Malgré sa décision de faire l'impasse sur l'épreuve des bosses en parallèle samedi, Marquis entend néanmoins disputer les deux dernières Coupes du monde prévues au Japon et au Kazakhstan.

Philippe Marquis cède sa place pour les bosses en parallèle aux mondiaux

Au lendemain d'une performance mémorable aux championnats du monde de ski acrobatique, Philippe Marquis a décidé de céder sa place à son jeune coéquipier Kerrian Chunlaud, samedi, en vue de l'épreuve des bosses en parallèle. Et ce n'est pas seulement pour s'accorder une journée de congé après les vives émotions vécues à la suite de sa sixième place en finale de l'épreuve individuelle, vendredi soir.

«À 29 ans, je suis le plus vieux skieur de la compétition. J'en suis à mon dernier tour de piste. J'estime qu'il s'agit d'une décision pleine de sagesse tout en permettant à un jeune (Chunlaud) de vivre sa première expérience aux championnats du monde, a expliqué Marquis joint au téléphone à Deer Valley.

«C'est dans mes valeurs de jouer un rôle de leader pour épauler les jeunes. Je laisse tranquillement ma place même si, physiquement, j'étais capable de prendre part à la compétition.»

Marquis a également souligné que les duels sont plus risqués en raison de la vitesse et que la piste commence à se détériorer après quatre jours d'utilisation intensive.

L'athlète de Sainte-Foy a vécu un moment magique, vendredi soir, lorsqu'il a décroché la sixième place des mondiaux sur la piste même où, il y a un peu plus d'un an, il a été victime d'une rupture du ligament croisé antérieur du genou droit lors d'un entraînement avant une Coupe du monde. Opéré au printemps, il ignorait encore il y a quelques semaines si son genou lui permettrait de vivre une dernière aventure aux championnats du monde.

«Après toute l'adversité que j'ai dû surmonter au cours de la dernière année, cette sixième place obtenue sur la piste la plus difficile du calendrier, c'est complètement fou. Même si je n'ai plus rien à prouver à personne, j'ai en quelque sorte pris ma revanche sur Deer Valley, qui m'a coûté mon genou l'an dernier à un mois des Jeux olympiques.»
De son propre aveu, ce résultat aux mondiaux va même au-delà de ses attentes les plus optimistes.

Malgré sa décision de faire l'impasse sur l'épreuve des bosses en parallèle samedi, Marquis entend néanmoins disputer les deux dernières Coupes du monde prévues au Japon et au Kazakhstan.

«Je le fais pour le plaisir. Ça me donne aussi l'occasion de retourner au Japon, l'un de mes endroits préférés, et de découvrir le Kazakhstan. Je veux m'assurer de bien finir ma carrière. En mars, je serai prêt à accrocher mes skis de bosses.»

Vainqueur de 12 médailles en Coupe du monde, dont deux en or, en 89 départs, et d'une médaille d'argent en bosses parallèles aux mondiaux de 2015, il peut déjà dire mission accomplie.