Philippe Boucher dit être plus un dg dans l’âme qu’un coach. Il aime évaluer le talent dans les arénas. Il ajoute qu’il ne veut pas que son entraîneur-chef chez les Voltigeurs de Drummondville se sente menacé par son arrivée.

Philippe Boucher reprend du service avec les Voltigeurs

Après s’être offert quelques mois pour penser à lui, Philippe Boucher reprend du service à titre de directeur général des Voltigeurs de Drummondville. Il n’allait pas laisser passer la deuxième chance d’occuper ce poste.

Après sa démission comme entraîneur-chef et directeur général des Remparts de Québec au terme de la saison 2017-2018, Boucher avait fait partie du processus d’embauche pour trouver un successeur à Dominique Ducharme à Drummondville. Au bout de deux jours, il avait cependant avisé le président des Voltigeurs qu’il retirait sa candidature.

«Quand j’ai arrêté avec les Remparts, j’avais besoin de me reposer, de prendre un peu de temps pour moi. J’avais discuté avec les Voltigeurs, mais c’était trop vite pour moi», expliquait-il, mercredi, en marge d’une conférence de presse au Centre Marcel Dionne, où sa nomination a été officialisée.

Boucher avait également jasé avec les Mooseheads d’Halifax, qui cherchait alors un homme de confiance en cette longue saison de la Coupe Memorial, d’où la présence d’Éric Veilleux à la barre. «Un excellent choix», convenait Boucher, qui a aussi reçu une offre, cet hiver, pour retourner derrière le banc «d’une bonne équipe» de la LHJMQ.

«J’ai pensé toute l’année à ce que je voulais faire. Je me disais que le poste à Drummondville aurait été parfait pour moi, autant pour la distance porte-à-porte que pour la flexibilité de l’horaire. Mais comme il avait été comblé, je ne pensais pas qu’il se représenterait. Quand j’ai vu que le processus s’ouvrait à nouveau, je me suis informé auprès du président [Éric Verrier], qui m’a demandé de venir les rencontrer, samedi dernier», résumait Boucher à propos du cheminement ayant mené à son embauche.

Pas de regrets

Il dit ne pas avoir regretté sa décision de quitter les Remparts, où il a occupé la double fonction de coach/dg pendant cinq saisons. Il a aussi été le directeur général de l’Océanic pendant deux ans avant sa venue à Québec.

«Je ne le cacherai pas, c’était un job de rêve avec les Remparts. Et c’en est encore un, ce n’est pas pour rien que Patrick [Roy] voulait le reprendre. Mais la charge de travail était lourde. Je pense être plus un dg dans l’âme, j’aime évaluer le talent dans les arénas, et je ne veux pas que notre entraîneur-chef se sente menacé par mon arrivée», confiait celui qui connaît bien le père de Steve Hartley puisqu’il a joué sous les ordres de Bob Hartley avec le Titan de Laval.

Avant d’accepter, Boucher a discuté avec Kevin Cloutier, un autre homme de hockey de Québec qui est aussi directeur général à distance avec les Tigres de Victoriaville. La flexibilité de l’horaire rendra plus facile la conciliation travail/famille. Il pourra même poursuivre ses diverses collaborations médiatiques.

Chose certaine, il replongera vite dans le feu de l’action puisque le repêchage de la LHJMQ a lieu le 8 juin, à Québec. Les Voltigeurs ne possèdent pas de choix dans les quatre premières rondes, pas plus que ceux des rondes 1 et 2 en 2020 et 2021.