Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
La sélection olympique de Charles Philibert-Thiboutot passera par Montréal. Et par le standard de 3:35. Peu importe, il sera branché le 29 juin, date-butoir pour se qualifier.
La sélection olympique de Charles Philibert-Thiboutot passera par Montréal. Et par le standard de 3:35. Peu importe, il sera branché le 29 juin, date-butoir pour se qualifier.

Philibert-Thiboutot jouera son va-tout olympique à Montréal

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
Article réservé aux abonnés
Incapable de réussir le standard à ses trois essais en 10 jours sur le vieux continent, Charles Philibert-Thiboutot a jonglé, mercredi, avec l’idée de renoncer aux deux dernières épreuves canadiennes à son agenda et de jouer son va-tout olympique en Europe d’ici la fin du mois de juin.

Déçu par sa performance au 1500 m du Meeting de Marseille, le coureur de Québec a finalement opté pour rentrer à la maison, où il pense pouvoir se ressourcer avant de participer aux essais canadiens et à la Classique d’athlétisme de Montréal, ses deux dernières chances pour l’obtention de son billet pour les Jeux olympiques de Tokyo.

Philibert-Thiboutot a ramené un chrono de 3 minutes, 36 secondes et 74 centièmes, mercredi, dans le Sud de la France, ce qui lui a valu la 13e place sur un imposant peloton de 20 participants.

Pire, pas moins de neuf «rivaux» ont réussi le standard olympique de trois minutes et 35 secondes (et moins), ce qui réduit encore plus ses chances de se qualifier pour les Jeux via le classement général de l’épreuve de demi-fond. Selon les projections de son entraîneur Félix-Antoine Lapointe, ce résultat l’éloignera même un peu plus du top-45 de la discipline, porte d’entrée pour le Japon pour ceux n’ayant pas réussi le standard. Avant la course marseillaise, il occupait le 46e rang.

«Brasser comme un pantin»

«Je suis vraiment déçu, pour ne pas dire en beau cr… Ç’a mal été du début à la fin. D’abord, 20 coureurs pour un 1500 m, c’est trop, je me suis fait brasser comme un pantin et je me suis retrouvé presque toujours en fin de peloton. Ensuite, j’ai essayé de pousser sur les 100 derniers mètres, mais je n’avais aucun «kick» dans les jambes, c’était exécrable. J’aurais aimé sortir un lapin de mon chapeau et réussir le standard, mais ça ne fonctionne pas comme ça», admettait-il après coup.

Le coureur de 30 ans ne cherche pas de midi à 14 heures pour expliquer sa déveine : il manque d’entraînement, notamment en raison de sa récente pause de 12 jours à la suite d’une blessure au tendon d’Achille.

«J’avais un bon rythme avant d’être blessé, mais les trois courses en Europe ont été assez difficiles. On a voulu prendre une chance pour réussir le standard, maintenant, j’espère juste retrouver mes repères en revenant au Québec», ajoutait celui qui doit se farcir une quarantaine de 14 jours même si les essais canadiens approchent à grandes foulées.

«On a pensé rester en Europe, mais les courses qu’on aurait pu faire n’étaient pas si extraordinaires que cela. Ça fait huit mois que je ne suis pas revenu au Québec, le ressourcement me fera du bien, tout comme l’entraînement dont j’ai besoin.»

La sélection olympique de Philibert-Thiboutot passera donc par Montréal. Et par le standard de 3:35. Peu importe, il sera branché le 29 juin, date-butoir pour se qualifier.

«À Montreuil et à Prague, j’avais battu quelques coureurs qui ont fait le standard, aujourd’hui [mercredi]. Mieux positionné, j’aurais pu le faire, moi aussi. En ce moment, c’est décevant sur toute la ligne, mais je reste positif. Il me reste 15 jours pour retrancher la seconde et demie qui me manque.»

Jusqu’à présent, 38 coureurs ont réussi le standard olympique du 1500 m qui lui échappe encore.

«Il reste encore trois semaines et il est fort possible que personne ne soit repêché à partir du classement mondial», ajoutait-il avant de plier bagage et de rentrer au bercail sans pouvoir échapper à la fameuse quarantaine qui fait tant rager les athlètes canadiens de haut niveau en quête de leur sélection olympique.