Acquis des Oilers d’Edmonton en mars 2015 contre deux choix au repêchage, Jeff Petry, originaire du Michigan, a progressé au cours de son séjour avec le Canadien.

Petry: jamais trop tard pour s’améliorer

Il n’est jamais trop tard pour apprendre, et c’est ce que Jeff Petry continue de démontrer dans son parcours dans la LNH.

Étiqueté pendant longtemps comme un défenseur à caractère offensif avec des lacunes dans sa zone, Petry continue de travailler sur son jeu défensif. Ses efforts font qu’à 31 ans, et à sa 10e saison dans la LNH, Petry est un défenseur plus complet qu’à son arrivée chez le Canadien il y a quatre ans et demi.

«C’est un gars qui comprend qu’il y a un aspect du jeu dans lequel il est très bon et un autre aspect qu’il veut améliorer, a noté l’entraîneur-chef Claude Julien. Peu importe l’âge d’un joueur de hockey, quand il voit ça comme ça, c’est bon signe.»

Acquis des Oilers d’Edmonton en mars 2015 contre deux choix au repêchage, Petry a progressé au cours de son séjour avec le Canadien. Il a même été projeté dans un rôle important quand Shea Weber a raté presque une année complète en raison de blessures, avant de revenir au jeu à la fin novembre 2018.

«Ça ne lui a certainement pas nui, a admis Julien. Nous lui en demandions beaucoup plus et il a accepté ça comme un beau défi. C’est évident que jusqu’à un certain point, ça l’a aidé à devenir plus complet.»

De son côté, Petry dirige les louanges vers Julien quand il parle de l’évolution de son jeu au cours des dernières années.

Petites choses à peaufiner

«Il m’a dit que la production offensive allait venir d’elle-même et que je devais peaufiner quelques petites choses défensivement, a mentionné Petry. Je me suis concentré là-dessus pendant le camp. J’essaie d’être du bon côté de la rondelle, c’est-à-dire entre la rondelle et le joueur devant, plutôt que derrière et de tenter de lui soulever le bâton. Je trichais un peu dans l’espoir de relancer l’attaque. «Si je parviens à peaufiner ces choses-là, alors ça va solidifier mon jeu défensif, tout en gardant la liberté de pouvoir contribuer à l’attaque.»

Petry a établi des sommets personnels lors des deux dernières campagnes grâce à des récoltes de 42 et 46 points. Sa production n’a pas été affectée par le retour au jeu de Weber l’hiver dernier.


« C’est un gars qui comprend qu’il y a un aspect du jeu dans lequel il est très bon et un autre aspect qu’il veut améliorer. Peu importe l’âge d’un joueur de hockey, quand il voit ça comme ça, c’est bon signe »
L’entraîneur-chef Claude Julien

Le joueur originaire du Michigan ne semblait pas voué à un tel avenir quand le Tricolore a obtenu ses services. Petry était peut-être sous-évalué à Edmonton. Peut-être aussi que les circonstances l’ont aidé à Montréal. «Je pense que l’identité et le style de jeu ici cadrent mieux avec mes habiletés», a expliqué Petry.

Après avoir terminé la saison avec Brett Kulak à sa gauche, Petry a commencé la nouvelle campagne avec Ben Chiarot comme partenaire. Chiarot est un défenseur robuste qui n’a pas nécessairement l’habitude de se joindre à l’attaque. Aux yeux de Petry, il s’agit d’un partenaire idéal.

«J’ai toujours préféré jouer avec un joueur dont la mentalité est plus défensive, a-t-il admis. Ça me donne la liberté de me joindre à l’attaque. [Chiarot] est aussi un joueur physique. Il peut séparer l’adversaire de la rondelle et je peux aller la récupérer pour vite relancer l’attaque.» Petry a ajouté que la cohésion entre eux ne pouvait que continuer à s’améliorer.