Le président du Tournoi international de hockey pee-wee de Québec, Michel Plante (à gauche), et le directeur général, Patrick Dom, ont présenté les nouveautés de la compétition en conférence de presse.

Petit guide pour l'amateur du Tournoi pee-wee

Pour sa 59e présentation, le Tournoi international de hockey pee-wee de Québec met la table en vue de la grande fête, l’an prochain. Les 60 ans du rendez-vous y seront célébrés par «quelque chose d’un peu spécial», selon le directeur général Patrick Dom. Ça n’empêche pas les organisateurs de peaufiner leur recette par quelques changements dès cette année, du 7 au 18 février. Petit guide pour l’amateur.

Le Pavillon de la Jeunesse mis à profit

Il s’agit de la plus importante nouveauté en vue de l’an prochain, selon Dom, qui se fait discret sur la nature des célébrations à venir dans un an. Dès cette année, le tournoi de la deuxième chance déménage de l’Arpidrome de Charlesbourg vers le Pavillon de la Jeunesse, à un jet de pierre du Centre Vidéotron. «Ça met la base pour l’année prochaine», soutient le directeur général. «De la façon dont on veut développer le tournoi, le PJ était primordial. C’est incroyable d’avoir un tournoi pee-wee avec deux gros arénas collés comme ça. On voulait vraiment créer une synergie sur le cite d’ExpoCité. Je suis convaincu que ça va augmenter le nombre de spectateurs.»

Une division scolaire

«Ça fait huit ans qu’on travaille là-dessus», lance Dom, questionné après une conférence de presse, lundi, au Centre Vidéotron. Pour la première fois, des équipes des ligues scolaires prendront part au tournoi. Huit cette année, toutes du Québec, réunies dans une division bien à elles. Un chiffre qui passerait à 16 l’an prochain, dont certaines pourraient provenir des États-Unis et du reste du Canada. Le tournoi a reçu 39 demandes cette année. «C’était décevant pour les enfants qui avaient choisi le hockey scolaire de ne pas pouvoir jouer au Tournoi pee-wee», a reconnu Dom.

Un match tout féminin

Depuis deux ans, l’Équipe Québec Féminin de Caroline Ouellette fait courir les foules. Un intérêt qui pourrait encore grandir cette année, car elle affrontera d’entrée de jeu celle dirigée par Manon Rhéaume, les Detroit Little Ceasars, dans un match de la classe AA (samedi 10 février, 14h15). Les choses progressent pour les jeunes filles au tournoi, mais il encore trop tôt pour parler d’une division toute féminine, soutient Dom. Alors que le tournoi de hockey olympique se mettra en branle à PyeongChang, la rivalité Canada–États-Unis chez les femmes sera bien vive à Québec aussi.

Le SSF à l’honneur

Les équipes du Séminaire Saint-François auront droit à une belle vitrine pendant le tournoi: le Cyclone de l’endroit se transformera en petits Remparts; le Typhon en petits Nordiques. Les premiers (AA-Élites) débuteront leur compétition le samedi 10 février (13h) contre le Drakkar de Baie-Comeau. Les deuxièmes (AAA) le lendemain, à la même heure, face aux Devils du New Jersey.

20$ pour une famille de quatre

«Des événements où une famille de quatre peut passer une journée pour 20$, il n’y en a plus beaucoup à Québec», fait remarquer le président du tournoi, Michel Plante. Les billets pour les enfants coûtent toujours 2$, tandis que ceux pour les adultes passent de 7$ à 8$. Les lunchs et le mini-hockey dans les couloirs du Centre Vidéotron seront toujours permis; le stationnement autour du vieux Colisée toujours gratuit.

Toujours sans les Russes

«Il faut être honnête, [les Russes] n’ont pas appliqué. Peut-être parce qu’ils savent qu’on ne les prend plus! Mais advenant le cas où ils appliqueraient dans les années futures, je pense que le temps d’attente a été assez long.» Il y a trois ans, les Russes avaient envoyé une équipe beaucoup trop forte pour le niveau dans lequel elle était inscrite, au grand dam de Dom. On ne les a pas revu depuis.

La fin de l’Inter C

«Ce qui était Inter C est rendu Inter B, ce qui était Inter B est rendu AA. Et on a “joué” avec les équipes des niveaux AA et AA-Élites pour les placer dans les bonnes catégories», explique Patrick Dom. Avec l’arrivée de la division scolaire, il y a toujours cinq catégories, le AAA étant l’autre.

Trop tard, Joe!

Ne cherchez pas l’Avalanche du Colorado, pourtant une habituée du tournoi. L’équipe s’est inscrite trop tard et l’organisation du tournoi ne tolère pas les retardataires. «On le fait pour être justes vis-à-vis les 300 équipes qui s’inscrivent à temps. C’est triste pour eux. Joe Sakic nous a appelés. On aime bien Joe, mais ces règlements-là sont là pour ça», a expliquer Dom, parlant du directeur général de l’Avalanche de la LNH et ancienne gloire des Nordiques.