Perry Pearn, ci-dessus à gauche, a fait partie du personnel d’entraîneurs des Jets de Winnipeg avant leur déménagement à Atlanta, ainsi que de celui des Jets 2.0. Il a également été adjoint avec les Sénateurs, le Canadien, les Rangers de New York et, plus récemment, les Canucks jusqu’en 2016-2017.

Perry Pearn dirige l’équipe canadienne de hockey féminin à la Coupe des quatre nations

CALGARY — Perry Pearn voulait utiliser ses 21 années passées dans la LNH auprès d’une équipe qui apprécierait son expérience.

Il a trouvé cela au hockey féminin. À compter de mardi à Saskatoon, il dirigera l’équipe féminine canadienne à la Coupe des quatre nations, qui réunit trois autres pays (États-Unis, Suède et Finlande).

L’Albertain de 67 ans a été entraîneur adjoint dans la LNH assez longtemps pour avoir fait partie du personnel d’entraîneurs des Jets de Winnipeg avant leur déménagement à Atlanta, ainsi que de celui des Jets 2.0. Il a également été adjoint avec les Sénateurs, le Canadien, les Rangers de New York et, plus récemment, les Canucks jusqu’en 2016-2017.

«J’étais à une étape de ma carrière au hockey masculin où mon expérience ne semblait plus avoir beaucoup de valeur. En conséquence, j’ai estimé que l’expérience était beaucoup plus valorisée du côté des femmes.»

Pearn n’avait pas travaillé avec une équipe féminine avant de faire du dépistage pour l’équipe olympique canadienne en 2018.

Il a été ajouté au personnel d’entraîneurs comme adjoint quelques jours avant les Jeux d’hiver pour être l’œil sur la passerelle» de l’équipe à PyeongChang, en Corée du Sud.

Une année à la fois

Des entraîneurs ayant l’expérience de la LNH ont déjà fait partie du programme national féminin. Le plus connu a été Kevin Dineen qui, après avoir été congédié de son poste d’entraîneur-chef des Panthers de la Floride, a été parachuté pour guider le Canada à la médaille d’or aux Jeux olympiques de 2014, à Sotchi. Doug Lidster, ancien défenseur de la LNH, était adjoint au JO de 2010. 

Comme ces individus ont eu des possibilités d’emploi que les entraîneuses canadiennes n’ont pas actuellement, la question est de savoir combien de temps ils resteront avec l’équipe nationale féminine avant de retourner au hockey professionnel masculin. «Je serais probablement disposé à m’engager jusqu’aux prochains Jeux olympiques», a affirmé Pearn. «Nous n’en sommes pas encore à ce stade avec Hockey Canada. La décision a été d’aborder cette question une année à la fois.

«Si vous regardez autour de vous dans la Ligue nationale de hockey, vous constaterez que l’âge moyen du personnel d’entraîneurs a considérablement diminué. L’expérience acquise dans la LNH ne semble pas avoir beaucoup de valeur. Cela pourrait toujours changer, mais à l’heure actuelle, je ne considère pas cette occasion comme un tremplin pour revenir dans la LNH.»

Gina Kingsbury, la nouvelle directrice du programme national féminin de Hockey Canada, pense que Pearn peut ramener le pays au sommet du hockey international féminin et qu’il peut aider les joueuses et les entraîneuses avec lesquelles il travaille à s’améliorer, peu importe la durée de ce séjour.

«Je pense qu’il y a un énorme avantage pour nous de prendre ce risque et de tirer le meilleur parti de ce qu’il peut nous apporter, dans la mesure du possible, avec l’espoir de le garder un peu plus longtemps», a confié Kingsbury.

Les États-Unis ont battu le Canada en finale des quatre derniers Mondiaux et des trois dernières Coupes des quatre nations, et ont gagné en tirs de barrage en finale olympique de 2018.