Samedi après-midi, au Centre Vidéotron, les milliers d’amateurs ont été gâtés par des victoires de leurs deux équipes favorites. Les petits Remparts l’ont emporté 3-0 et l’Équipe féminine du Québec, 3-1.

Pee-wee: les petits Remparts et les filles gagnent leur premier match

La chanson dans le vestiaire n’était pas la même qu’à l’habitude. Mais les petits Remparts de Québec venaient quand même de gagner leur premier match au Tournoi pee-wee de Québec.

Samedi après-midi, au Centre Vidéotron, les milliers d’amateurs ont été gâtés par des victoires de leurs deux équipes favorites. Les petits Remparts l’ont emporté 3-0 et l’Équipe féminine du Québec, 3-1. Les deux formations chouchoutes rejouent jeudi soir.

«Heille! Ce n’est pas ça, la chanson de la victoire!» a lancé l’entraîneur-chef David Rodrigue, dubitatif en entendant Toutes les femmes savent danser émerger du grand vestiaire rouge-noir-bois. Les grands Remparts avaient cédé leurs quartiers généraux aux jeunes représentants, les juniors jouant à Baie-Comeau.

«D’habitude, c’est I like it, mais je ne commencerai pas à les obstiner», a poursuivi Rodrigue, à la suite d’une solide victoire de 3-0 aux dépens des Ukrainiens du Sokil Kyiv (Faucons de Kiev). Alexis Michaud, Étienne Lavallée et Marc-Olivier Roy ont marqué.

À sa première expérience au Tournoi pee-wee, Rodrigue estime qu’il était peut-être le plus nerveux du groupe au moment de participer au match d’ouverture officielle, devant les légendes Guy Lafleur, Marcel Dionne et Raymond Bourque pour la mise au jeu protocolaire et la meilleure foule du tournoi jusqu’ici,

«J’ai quand même senti nos joueurs un peu moins calmes, ils précipitaient un peu leurs gestes. Mais on a joué à notre façon. Notre match hors concours contre la Russie nous avait préparés au style de jeu des Ukrainiens. Moi, j’étais sans doute le plus stressé, mais je voulais tellement que ce soit une expérience positive pour nos jeunes», explique le pilote, qui est aussi préparateur physique des grands Remparts.

Les petits Remparts, ou As de Québec pee-wee AAA, ont tenu l’adversaire en respect avec seulement neuf lancers réussis par Kiev contre 26. Un véritable «jeu blanc d’équipe», se réjouit le coach.

L'équipe féminine affrontait Tampa Bay pour l'ouverture du tournoi.

Bonne chimie chez les filles

Plus tard, aux portes du vestiaire de l’équipe féminine du Québec, la quadruple championne olympique et entraîneuse-chef Caroline Ouellette soulignait également l’excellent boulot défensif accompli par ses troupes dans le gain de 3-1, face aux Bulls Juniors de Tampa.

Malgré le peu de temps passé ensemble sur la glace, les filles, sélectionnées en décembre par Ouellette et ses acolytes, semblent déjà détenir une bonne chimie d’équipe.

«Comme elles n’ont pas joué beaucoup ensemble, on a beaucoup de plans de match en zone défensive et elles sont très réceptives», indique celle qui estime compter sur d’excellentes défenseures et trois trios capables de marquer.

Adoptées par la foule du Centre Vidéotron depuis leur première participation de 2016, les jeunes hockeyeuses de la seule formation 100% féminine du tournoi sont encore une fois parvenues à se nourrir de l’énergie des spectateurs. «On leur a dit avant le match : “Vous méritez d’être ici. Prenez quelques secondes en embarquant sur la patinoire pour regarder les gens qui sont venus vous encourager. C’est un avantage, profitez-en!”

L’attaquante du Lac-Saint-Louis Sienna D’Alessandro, capitaine de l’équipe, ancienne défenseure et auteure de deux aides samedi, s’avère un nom à retenir. Par ailleurs, trois athlètes de la région de Québec font partie de l’équipe cette année : Justine Gourgues, Emmie Carbonneau et Sandrine Chouinard.

À souligner que le fils du directeur général du Lightning de Tampa Bay Julien Brisebois, Justin, s’aligne avec les Bulls. Papa devrait être en ville jeudi pour le deuxième match de fiston, au Pavillon de la jeunesse.