Patrick Roy ne s'ennuie pas du hockey

Patrick Roy ne s'est «pas vraiment» ennuyé du hockey pendant sa saison loin des patinoires. Pas assez, à tout le moins, pour affirmer hors de tout doute qu'il y fera un retour.
Vendredi, le membre du Temple de la renommée a abordé une foule de sujets avec les journalistes présents lors de la divulgation d'un événement dont il est l'ambassadeur, au club de golf Royal Québec. Vous l'aurez compris, il a été bien peu question de golf, même si Roy l'a beaucoup pratiqué dans les 12 derniers mois.
Visiblement serein et détendu, l'ex-gardien et ex-entraîneur dans la LNH affirme prendre la vie une journée à la fois depuis son départ-surprise de l'Avalanche du Colorado, en août dernier. Il ne ferme pas la porte à un éventuel retour dans le sport qui l'a rendu célèbre, mais elle n'est pas encore grande ouverte, comprend-on.
«Je vais toujours écouter [les offres]. Que je le veuille ou non, je suis passionné de hockey. Mais en même temps, est-ce que je vais rembarquer dans le hockey? C'est une décision que j'aurai à prendre éventuellement», a déclaré l'ancien grand patron des Remparts de Québec. 
Il vient de vivre un hiver agréable, où il a apprécié son temps loin des projecteurs, loin du rythme trépidant de la meilleure ligue de hockey au monde. Loin du hockey tout court. Il a bien aimé se retrouver à l'extérieur du bain dans lequel il était plongé depuis si longtemps.
Roy assure n'avoir reçu aucune offre directement liée au hockey dans les derniers mois. Donc, pas de coup de fil de Marc Bergevin lors du congédiement de Michel Therrien, en février. «Si un jour le Canadien m'approche pour quoi que ce soit, c'est sûr que je vais écouter avec beaucoup d'attention. Mais j'étais capable de comprendre que Claude Julien était un entraîneur de grande qualité. [...] Je ne suis pas surpris que les choses se soient passées assez rapidement dans ce dossier-là.»
Roy a passé beaucoup de temps en Floride dans les derniers mois. Il a amélioré son golf - «Il reste du travail à faire», a-t-il lancé en riant - tout en gardant un oeil sur les activités de la LNH. «J'ai regardé ici et là. Je trouvais que c'était une belle opportunité pour moi de passer à autre chose. Mais quand on est passionné de hockey, difficile de ne pas regarder. Effectivement, j'ai suivi avec beaucoup d'intérêt plusieurs matchs pendant la saison.»
Choyé d'être dans le top 100 de la LNH
Habitué aux trophées, Roy se considère choyé d'avoir été nommé parmi la liste des 100 plus grands joueurs de l'histoire de la LNH. Cette sélection a été dévoilée en cours de saison par le circuit Bettman en marge de son 100e anniversaire. Un «bel accomplissement» qui permet à l'ex-Tricolore de mesurer le chemin parcouru depuis qu'il pratiquait le hockey-balle dans les stationnements de Québec, enfant.
«On rêvait un jour de jouer dans la Ligue nationale. Mais ce n'était pas de se retrouver parmi ce club sélect. C'était de survivre, juste de mettre un pied à l'intérieur de la Ligue nationale, juste de jouer un match dans la Ligue nationale», s'est-il souvenu avec une pointe de nostalgie, vendredi.
«Je suis rendu à une période de ma vie où je peux apprécier ce que j'ai réussi à faire comme joueur», a ajouté l'homme de 51 ans, gagnant de quatre Coupes Stanley, trois trophées Vézina et trois trophées Conn-Smythe.
Roy se dit agréablement surpris de voir les enfants d'aujourd'hui lui demander un autographe. Les médias sociaux et sites de partage de vidéos leur permettent de jeter un oeil sur les exploits du passé, remarque-t-il. «T'as toujours l'impression qu'éventuellement, tu vas tomber dans l'oubli. [...] Ça m'impressionne de voir à quel point ça demeure...»
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Triste pour l'Avalanche
Les récents déboires de l'Avalanche du Colorado ont attristé plus que réjoui Patrick Roy, assure le principal intéressé. Même si sa démission du poste d'entraîneur-chef de l'équipe, en août, a été causée par une différence entre sa vision et celle de l'état-major. «Je ne regarde pas ça comme ça. [...] J'adorais les joueurs. Ça me rend malheureux de voir que la saison n'a pas été comme ils l'auraient souhaités. Mais je suis convaincu que l'avenir sera possiblement meilleur.»
Malgré la présence de plusieurs bons jeunes joueurs dans leur formation, les anciens Nordiques ont connu une campagne misérable à Denver, récoltant un maigre 48 points, le plus bas total pour une saison complète dans la LNH depuis les 39 points des Thrashers d'Atlanta en 1999-2000. Et les Thrashers avaient au moins l'excuse d'être une équipe d'expansion...
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Patrick Roy a dit...
«Il a été tout simplement extraordinaire. Je pense qu'il a permis au Canadien de passer à un autre niveau. Il a certainement été le joueur le plus dominant soir après soir»
- En parlant de l'attaquant Alexander Radulov, qu'il a dirigé chez les Remparts de 2004 à 2006
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«Je n'embarquerai pas là-dedans. Le contexte ne favorise certainement pas Marc Bergevin parce que P.K. est en finale. [...] Je suis convaincu, en bout de ligne, que les deux organisations sont très contentes»
- En parlant de la transaction envoyant P.K. Subban à Nashville en retour de Shea Weber