Patrick Roy, entraîneur-chef de l'Avalanche du Colorado, a participé jeudi à l'Omnium des Anciens Nordiques au Club de golf Lorette.

Patrick Roy aura fort à faire pour rééditer ses exploits

Patrick Roy effectuait l'une de ses rares apparitions publiques de la saison estivale à Québec jeudi, à l'occasion du sixième Omnium de golf des Anciens Nordiques, qui se tenait au Club de golf Lorette. Fort d'une première saison couronnée de succès à la barre de l'Avalanche du Colorado, le récipiendaire du trophée Jack Adams profite d'une pause bien méritée, avant de reprendre le collier à la fin août et - pourquoi pas? - d'ébranler à nouveau le monde du hockey.
La dernière saison n'a pas été de tout repos pour Patrick Roy, qui a propulsé l'Avalanche du Colorado du 15e au deuxième rang de l'association de l'Ouest, en vertu d'un reluisant dossier de 112 points. En plus d'implanter une mentalité gagnante dans le vestiaire du Bourgogne et Bleu, l'ancien pilote des Remparts a ravivé les carrières des Semyon Varlamov et Erik Johnson, en plus de permettre au jeune Nathan MacKinnon d'émerger sous sa tutelle. Un impressionnant bilan qui lui a permis d'éclipser Mike Babcock et Jon Cooper à titre d'entraîneur de l'année.
À sa deuxième saison, Roy aura fort à faire s'il entend rééditer ces exploits. L'ajout récent de quelques bons vétérans, qui viendront appuyer les jeunes vedettes de l'équipe - les Duchene, Landeskog, MacKinnon -, devrait aider, croit-il.
«L'addition de [Jarome] Iginla, ça va être très important. C'est un joueur qui a un bon vécu dans la ligue. Je pense qu'il va permettre à nos plus jeunes de continuer à grandir. C'est extrêmement positif. Brad Stuart à la défense, il va amener une stabilité. C'est un gars qui va jouer de grosses minutes, fort probablement avec Erik Johnson sur le premier duo», a indiqué Roy, ajoutant également les noms de l'attaquant [Jesse] Winchester et du défenseur [Zach] Redmond à la liste.
L'entraîneur-chef de l'Avalanche estime également que l'arrivée de Daniel Brière, obtenu du Canadien en échange de Pierre-Alexandre Parenteau, apportera une dimension offensive supplémentaire à sa troupe.
«Un gars comme Daniel Brière va pouvoir aider les jeunes et, en même temps, jouer un rôle assez important au niveau de l'avantage numérique. C'est dur aujourd'hui de dire quel sera son rôle exact. [...] Je pense qu'il va jouer de temps en temps sur le premier trio, de temps en temps sur notre unité avec [John] Mitchell et [Jamie] McGinn. Alors j'ai dit à Daniel : "Viens t'amuser. On va avoir du fun ensemble cet hiver!"» a lancé le 33.
Un autre Québécois
Brière n'est pas le seul Québécois qui vient de se joindre à l'Avalanche. L'ancien directeur général des Tigres de Victoriaville, Jérôme Mésonéro, vient d'accepter un poste de dépisteur amateur pour le Québec avec l'organisation.
«Jérôme, c'est un passionné. Il a touché à peu près à tout. Il a été dépisteur et dépisteur-chef avec les Saguenéens de Chicoutimi. Et il a été directeur général pour les sept ou huit dernières années. Il a quand même connu beaucoup de succès. Alors on pense que pour la région de Québec, il va faire un travail extraordinaire. Il a un bagage intéressant. Ça lui donnait une longueur d'avance sur plusieurs candidats», a révélé Roy.
Ce dernier ne croit pas que les attentes qui pèsent désormais sur sa formation devront changer son approche derrière le banc de la formation.
«Il faut continuer de travailler dans la même direction et de penser à progresser et non pas de viser certains résultats. Si on continue de progresser comme équipe, on va apprendre à gagner et à vivre avec ces attentes-là.»
Vlasic prêt à chausser les patins de Boyle
Avec le départ du vétéran Dan Boyle, le défenseur Marc-Édouard Vlasic devient la pierre angulaire de la défensive des Sharks. Un défi qu'il est impatient de relever, au lendemain d'une autre élimination rapide en séries éliminatoires.
Blessé lors du quatrième match de la série de première ronde contre les Kings, Marc-Édouard Vlasic a dû assister, impuissant, à la déconfiture des siens, qui ont laissé s'envoler une avance de 3-0, pour finalement s'incliner en sept matchs face aux éventuels champions de la Coupe Stanley.
«Ça fait deux mois, alors tu passes à autre chose, mais tu y penses, c'est sûr. On voulait connaître une meilleure saison, une meilleure série, mais le plus décevant pour moi, ç'a été de ne pas jouer dans les cinquième, sixième et septième matchs. Je continue de penser que si j'avais joué, on se serait peut-être rendus plus loin. C'est ça, le plus décevant», a indiqué l'ancien Remparts, qui avait été blessé au haut et au bas du corps à la suite d'un coup de Jarret Stoll.
Totalement remis, Vlasic profite de son été à Québec pour refaire le plein d'énergie en vue d'une prochaine saison, où il entend jouer un rôle de leader au sein de la brigade défensive des Sharks.
«C'est de la pression, mais c'est correct. J'aime ça, la pression. Ça fait déjà huit ans que je suis là. Dès ma quatrième année, j'avais un rôle plus important à jouer. Et présentement, ils font de la place aux jeunes. Des jeunes comme Demers, Braun, Burns et moi, il faut qu'on prenne la relève. On est prêts», a soutenu le 44, qui participait à l'Omnium des Anciens Nordiques, jeudi.
Malgré une fin en queue de poisson, la saison du défenseur aura été marquée par un haut fait d'armes, avec la conquête de l'or olympique, à Sotchi.
«Les Olympiques, ç'a été toute une expérience. J'ai bien aimé ça. Personnellement, j'ai eu une meilleure saison aussi. Je suis très content de cet aspect-là. Avec les Sharks, je suis un peu déçu, mais ça arrive...»
Cette première sélection au sein d'Équipe Canada parviendra-t-elle finalement à faire sortir l'excellent arrière de l'anonymat?
«Vu que tu joues pour le Canada, tout le monde te regarde, dans l'Est comme dans l'Ouest. Peut-être qu'il y a maintenant un petit peu plus de monde qui sait qui je suis. Mais quand tu joues dans l'Ouest, c'est plus dur...»
En vitesse...
Jamais Patrick Roy ne s'est imaginé remporter le trophée Jack-Adams au terme de sa première saison à titre d'entraîneur-chef dans la LNH. Un résultat qu'il attribue aux années de préparation passées chez les Remparts. «Je me sentais prêt lorsque j'ai décidé de me lancer à l'aventure. [...] Ça m'a aidé beaucoup. J'en suis très reconnaissant», a-t-il soutenu... Même s'il aurait aimé participer à un deuxième tournoi de la Coupe Memorial avec les Remparts, Roy dit faire confiance au personnel en place. «Philippe [Boucher] a fait un travail superbe, l'année passée. Il n'était pas dans une position facile en début de saison parce que plusieurs joueurs étaient partis dans des camps professionnels. Dans son ensemble, ç'a été une belle saison», a-t-il estimé... Dépisteur professionnel avec les Flames de Calgary, Michel Goulet espérait un retour plus hâtif des Nordiques à Québec, à la suite de la Marche bleue. «Quand on a fait le grand rallye, je me disais que ça prendrait de trois à cinq ans. Mais on voit que ce n'est pas facile. [...] Le fait qu'on va avoir un amphithéâtre, je pense que ça va quand même donner de meilleures chances de ravoir un club»... L'Omnium de golf des Anciens Nordiques a permis de recueillir 47 000 $ au profit de la Fondation Maurice Tanguay, qui vient en aide aux enfants handicapés de l'Est-du-Québec.