L'ancien défenseur du Canadien Patrice Brisebois était à Québec vendredi pour participer à un match amical de balle donnée, tout comme Sergio Momesso, Jocelyn Lemieux et plusieurs autres.

Patrice Brisebois a trouvé sa voie

En plein coeur de l'été, la démission d'un rouage important du Canadien de Montréal fait toujours la manchette. Même si Patrice Brisebois a quitté son poste d'entraîneur au développement des joueurs pour des raisons familiales, il n'est pas impossible qu'on le revoit derrière le banc d'une équipe de hockey à brève échéance.
Lundi, le père de deux jeunes filles a avisé le directeur général Marc Bergevin que les nombreux voyages aux quatre coins de l'Amérique n'étaient plus compatibles avec sa vie de famille. Il a attendu à la fin du camp de développement pour lui faire part de sa décision.
«Il n'y a pas de job parfait. J'adorais travailler avec les jeunes défenseurs de l'organisation, mais le voyagement était très exigeant. Je savais dès le début que ça allait être comme ça, mais ça me manquait de ne pas pouvoir faire d'activités avec mes filles et ma femme», racontait le principal intéressé, vendredi, au Stade municipal de Québec.
Au lendemain de la publication de la nouvelle à son sujet, le hasard voulait que Brisebois participe à un match promotionnel des anciens Canadiens contre les anciens des Capitales au profit de la Fondation du club de baseball.
Nouvelle passion
«Il était temps pour moi de passer à autre chose. À chaque fin de semaine, j'étais parti à Hamilton, à Vancouver, à Denver, n'importe où. En faisant ce boulot, j'ai découvert une passion pour le coaching. Je suis content de l'avoir fait, ça m'a permis de savoir ce que je voulais faire. J'adore me retrouver sur la patinoire avec les jeunes», notait-il.
L'ancien numéro 71 a profité des deux dernières saisons pour trouver sa voie, mais celle-ci ne passait plus par le Tricolore.
«Je me questionnais à savoir s'il y avait un avenir pour moi dans l'organisation. J'aimerais être un coach, je regardais et je me disais, ''hum''. Je ne sais pas si je vais recevoir des offres. Je vais écouter, ça pourrait être dans la LNH, le junior, même le midget AAA. S'il y en a, tant mieux, sinon, je ferai autre chose», ajoutait celui qui disait ne pas encore avoir de propositions sur la table.
Le CH entre bonnes mains
Tout au long de son association avec le Canadien, Brisebois a vu grandir des recrues comme Nathan Beaulieu et Jared Tinordi, notamment. Selon lui, les réserves sont pleines de bons jeunes en mesure de jouer dans la grande ligue, éventuellement.
«Il n'y a pas que le talent qui va vous mener en haut, le respect et l'éthique de travail sont les deux plus importantes qualités. J'essayais de les inculquer aux joueurs dont je m'occupais. Lorsqu'ils ont appris mon départ, plusieurs m'ont téléphoné pour me remercier. Si jamais ils ont besoin de moi, je serai toujours là. Peut-être que je le reverrai dans la Ligue nationale dans 5 ou 10 ans...»
Pour l'heure, Brisebois sait que le Canadien est entre bonnes mains, tant au plan de la direction que du personnel hockey. Il a apprécié travailler avec tout le monde, notamment l'équipe en poste à Hamilton, soit Sylvain Lefebvre, Donald Dufresne, Stéphan Lebeau et Vincent Riendeau. «Je n'ai aucun doute qu'il [le Canadien] s'en va dans la bonne direction», notait celui qui se réjouissait de la promotion de Gerard Gallant au poste d'entraîneur-chef des Panthers de la Floride.