Laurent Dubreuil a conclu au neuvième rang le 500 m, samedi.

Patinage de vitesse longue piste: les Québécois à la recherche de la recette magique

MONTRÉAL — En cette première étape du circuit de la Coupe du monde de patinage de vitesse sur longue piste, les Québécois présents à Obihiro, au Japon, ont l’occasion de tester différentes tactiques et approches pour leurs courses. Certaines sont fructueuses, d’autres à travailler.

Après une cinquième place au premier 500 m groupe A du week-end, Laurent Dubreuil a conclu au neuvième rang de cette même épreuve samedi. Même s’il a fait savoir que ce résultat «n’est pas désastreux», le Lévisien sait qu’il avait les jambes pour faire mieux qu’un chrono de 35,093 s.

«C’était moyen. Je m'étais trouvé trop tendu hier, mais c'était encore pire aujourd'hui. Je voulais vraiment utiliser ma paire dans le deuxième droit en ayant un rapide premier 200 mètres, mais je voulais trop et ça m'a fait perdre ma fluidité et ma technique. J'ai également eu plusieurs légères pertes d'équilibre à la suite de cela», a fait savoir le patineur de 26 ans, qui aura l’occasion de pratiquer sa fluidité pour le 1000 m groupe A dimanche.

Sur cette même distance, mais dans le groupe B, le Montréalais Christopher Fiola n’avait qu’une chose en tête : prouver qu’il avait sa place dans le groupe A. Toutefois, son 15e rang obtenu avec un temps de 35,906 s n’a pas été suffisant puisque cela l’a placé au 24e échelon provisoire du classement de la Coupe du monde.

«Ce n’était pas la course à laquelle je m’attendais. Je me sentais un peu fatigué, probablement à cause du voyagement et du décalage. À partir de maintenant, c’est le top-20 au classement général par point qui se retrouve dans le groupe A. C’est toujours accessible si je peux finir dans les trois premiers du groupe B à la deuxième Coupe du monde », a dit l’athlète de 22 ans.

Gélinas-Beaulieu mise sur sa vitesse

En action au 1500 m groupe A, Antoine Gélinas-Beaulieu a suivi son plan qui lui a permis de décrocher la 12e place en 1 min 46,752 s. Pour ce faire, le Sherbrookois a décidé de patiner un premier tour conservateur et un deuxième avec confiance pour avoir un bon dernier tour sur l’anneau de glace.

«Le plan était de contenir un petit peu ma vitesse parce que je suis confiant en ma vitesse brute. Le deuxième tour était donc le plus important pour la maintenir et la glisser sur le dernier tour. Le tout s'est déroulé comme prévu ! J'ai testé une bonne base sur laquelle travailler dans mes prochaines courses.»

Heureux du résultat, Beaulieu-Gélinas compte pousser encore un peu plus l’ouverture et le premier tour. «La course que je viens de faire ne m'a pas autant drainé que ce à quoi je suis habitué. La forme, l'énergie et la motivation sont de la partie, j'ai encore plus hâte à mon 1000 m demain et aux prochaines Coupes du monde», a-t-il poursuivi.

De son côté, ennuyé par un claquage à l’ischio-jambier gauche depuis quelques jours, David La Rue n’a pas connu la journée espérée. Au 500 m groupe B, le patineur de Saint-Lambert a pris le 24e rang en 36,298 s. «Je n'ai pas eu une très bonne performance. Je sens que ma puissance n'est pas encore au rendez-vous. Mon petit claquage ne doit pas aider à mes performances.»

Pour ce qui est du 1500 m groupe A, La Rue n’est pas parti assez vite au départ selon ses dires, ce qui a nui à sa vitesse pour les tours suivants. «Dans les derniers tours, je sentais que je manquais de jambes comparativement à d'habitude. Malgré cela, mon 17e rang (1 min 48,605 s) m’a permis de garder ma place dans le groupe A. Je compte bien montrer les performances dont je suis capable à la Coupe du monde de Tomakomai en fin de semaine prochaine!»

Dimanche, Dubreuil, Fiola, Gélinas-Beaulieu et La Rue uniront leur force au sprint par équipe.