Pascal Laberge a eu la chance de participer aux derniers matchs de la saison régulière des Phantoms de Lehigh Valley, club-école des Flyers dans la LAH.

Pascal Laberge attend dans l'ombre à Lehigh Valley

Fort d’une confiance retrouvée durant son passage chez les Remparts de Québec, Pascal Laberge est maintenant dans la Ligue américaine (LAH) et attend une occasion de faire ses preuves. Qui pourrait venir plus vite que prévu.

Laberge vit au rythme des professionnels, depuis deux semaines. Le choix de deuxième ronde des Flyers de Philadelphie en 2016 (36e) a été appelé auprès du club-école après l’élimination des Remparts en première ronde contre Charlottetown.

L’attaquant de tout juste 20 ans natif de Châteauguay a depuis disputé deux rencontres dans l’uniforme des Phantoms de Lehigh Valley, les deux derniers rendez-vous au calendrier régulier. Il a ensuite observé de la passerelle les deux matchs éliminatoires contre les Bruins de Providence, la fin de semaine dernière.

«J’ai joué sur les deux premières lignes dans les deux matchs où j’ai été utilisé et j’ai eu de l’avantage numérique dans le deuxième. Ç’a très bien été. J’ai obtenu des occasions de marquer et j’ai même effectué un tir de barrage dans le deuxième match. Bon, je n’ai pas marqué, mais c’était vraiment excitant», note au téléphone celui qui a obtenu deux lancers au filet dans chacune de ses deux rencontres à domicile où certains vétérans avaient été mis au repos.

En mode séries

«La grosse différence avec le junior, c’est que tous les gars ici ont une bonne vision du jeu, alors ça facilite la tâche. Quand tu es libre, tu reçois la rondelle. Et quand tu as la rondelle, il y a toujours un gars de libre», résume le nouveau numéro 29 des Phantoms.

Les champions de la division Atlantique de la LAH sont ensuite passés en mode séries. Laberge a accompagné l’équipe sur la route pour les deux premières manches de ce trois de cinq, mais sans enfiler l’uniforme dans l’antre des bébés Bruins.

«Il y a beaucoup de blessés, donc j’attends juste mon tour et ça se pourrait qu’il arrive plus vite que prévu», avance-t-il. «Ils ont déjà retourné un gars à la maison, on serait deux attaquants de trop. Ce serait plaisant de jouer en séries.»

Il en saura plus lors du retour au boulot mardi, sous les ordres de l’entraîneur-chef Scott Gordon. Éliminés dimanche, les Flyers ont toutefois annoncé lundi qu’ils cédaient l’attaquant Oskar Lindblom et le défenseur Travis Sandheim aux Phantoms.

Laberge se plaît à Allentown, ville de la Pennsylvanie située à une heure au nord de Philadelphie. Des bannières des Phantoms parsèment les rues et l’ambiance s’annonce électrique au PPL Center, cette fin de semaine, pour les matchs trois, quatre et peut-être même cinq, lundi, si nécessaire.

«Les gens sont derrière leur équipe et savent qu’elle a fini en bonne position, alors ils s’attendent au moins à gagner la première ronde», indique-t-il. Lehigh Valley, du nom de la région, a terminé deuxième au classement général derrière les Marlies de Toronto.

Les partisans reverront leurs favoris à domicile à compter de vendredi, dont les Québécois Nicolas Aubé-Kubel, Danick Martel et peut-être Samuel Morin, s’il n’est plus blessé. Laberge leur conseille aussi de jeter un coup d’œil au petit attaquant de Providence Austin Czarnik, «un gars l’fun à regarder jouer, un joueur énergique avec des bonnes mains», décrit-il. Czarnik, 25 ans, a compilé quatre aides dans les deux premiers matchs.

Les atouts retrouvés

Quant à son court séjour de 40 matchs au sein des Remparts, Laberge réitère y avoir retrouvé sa confiance d’antan. «Ç’a été bénéfique pour moi. Ça m’a redonné les petits atouts que j’avais perdus à Victoriaville», dit celui qui se mort les doigts de voir les Islanders en demi-finale de la LHJMQ, alors qu’«on était à une période de les battre. Ça pourrait être nous!»

Il ne s’attendait pas au départ de l’entraîneur-chef et directeur général Philippe Boucher au terme de la campagne, bien qu’après avoir jasé avec son fils, Matthew, de qui il est proche et qui était aussi capitaine du club, il dit comprendre que l’ancien défenseur de la LNH prenne enfin du temps pour lui