Pour une deuxième semaine, Hugo Richard (à droite) est réduit au rôle de spectateur. On le voit ici à l'entraînement de mardi en compagnie du receveur Félix Lechasseur. Le duo s'était déniché un poste d'observation de choix sur le promontoire de la captation vidéo.

Pas d'effort pour Hugo Richard

Hugo Richard ne jouera pas encore samedi. Le quart-arrière du Rouge et Or prend du mieux, mais pas assez pour recommencer à s'entraîner. Tout effort physique soutenu fait resurgir ses symptômes de commotion cérébrale.
«Je ne suis pas préparé pour jouer cette fin de semaine et je n'en ai pas les moyens non plus», a reconnu le pivot de deuxième année, au terme de l'entraînement quotidien de mercredi. On peut déjà annoncer que Marc-Antoine Langevin obtiendra son deuxième départ universitaire en carrière contre St. F.X., samedi soir, à l'Université Laval. 
«Mais potentiellement, je pourrais jouer la semaine prochaine», avance la recrue par excellence au Canada de 2014. «Rendu là, ça peut aller très vite. Je peux jogger demain sans symptômes et deux jours après, je suis rendu à l'entraînement.»
Mais justement, Richard n'est pas encore rendu là. Sa dernière séance de course, mardi, lui a causé des problèmes. Dès que son rythme cardiaque monte trop, les symptômes de commotion rappliquent. Il tentera de nouveau sa chance aujourd'hui, 12 jours après avoir été ébranlé dans l'affrontement à Sherbrooke. Match dont il n'a aucun souvenir.
Richard est aussi étudiant en génie mécanique, d'aucuns diraient en priorité. Après une semaine d'absence des classes, il a repris les cours lundi. Avec succès... et soulagement. «J'ai fait huit heures de cours, lundi, et j'ai été correct. Rester concentrer n'est pas un problème. Je peux tout faire, sauf fournir un effort physique», admet-il.
Une commotion en 2011
Le quart numéro un du Rouge et Or avait déjà subi une commotion cérébrale à sa première campagne collégiale, en 2011. Il avait alors eu besoin d'une semaine complète pour s'en remettre et, hasard du calendrier, n'avait pas loupé de match. 
«Des blessures comme ça, l'erreur qu'il ne faut pas faire est de retourner au jeu trop rapidement. Oui, ça me fait peur et ça me fait suer de ne pas m'entraîner et de ne pas être avec les gars tout le temps. J'arrive en retard aux réunions parce que je dois étudier pour rattraper mon retard à l'école.
«Je ne suis pas investi à 100 % dans l'entraînement et la préparation de match et ça, ça vient me chercher, poursuit-il. Mais j'ai tellement hâte de recommencer que je passe au prochain jour et on continue. Un jour, je vais recommencer à m'entraîner et ça va aller mieux.»
Richard a été sonné à la fin de la première demie contre le Vert & Or, sur un jeu de course improvisé. Il est néanmoins revenu au début du troisième quart pour quatre jeux sur deux séries, la première achevée par une interception. Mais tout cela, on le lui a raconté.
Ne soyez pas surpris de ne le revoir au jeu que le 17 octobre, contre Montréal, puisque le Rouge et Or ne joue pas la semaine précédente. Il n'aurait alors raté que trois matchs contre des adversaires moins menaçants.
Outre Richard, les receveurs Félix Faubert-Lussier et Félix Lechasseur n'étaient pas non plus en épaulières, mercredi. Le bloqueur à droite partant Jason-Lauzon Séguin, lui, était de retour au boulot.
<p>L'entraîneur-chef des X-Men de St. Francis Xavier, Gary Waterman</p>
X-Men : à la recherche du prestige d'antan
Autant la tradition gagnante va de soi chez le Rouge et Or, autant les visiteurs de samedi au stade de l'Université Laval tentent de retrouver leur prestige d'antan. «On essaie de construire une équipe capable de compétitionner pour le championnat de conférence pas juste une année ou deux, mais chaque année», a affirmé mercredi l'entraîneur-chef des X-Men de St. Francis Xavier, de ses bureaux d'Antigonish, en Nouvelle-Écosse.
L'an dernier, Gary Waterman et sa bande ont joué en finale de l'Atlantique pour la première fois en cinq ans. Les X-Men ont entretemps raté les séries à trois reprises, en 2010, en 2012 et en 2013. Leur dernier titre de conférence remonte à 1996 et leur seule conquête du championnat canadien à 1966, deuxième match de la Coupe Vanier de l'histoire.
Les gars de St. F.X. se présentent à Québec pour la première fois. Le seul duel entre les deux équipes s'était soldé par une victoire de 51-8 du Rouge et Or, à Antigonish, en 2007. La formation de l'UL a depuis soulevé la Coupe Vanier quatre fois.
«Il est difficile de préparer les jeunes à rester assis dans un bus durant 12 heures et de devoir ensuite retrouver leurs jambes», explique Waterman, dont le groupe parcourra demain 1000 km en autocar.
«Et on sait quelle atmosphère nous attend et la foule incroyable qu'il y aura. Mais il ne faut pas se laisser emporter. Au fond, c'est juste une autre partie de football à jouer. On l'a mentionné aux gars, mais sans insister. On doit d'abord se concentrer sur nous. Jusqu'à ce que l'on maîtrise tout ce qu'on fait, on ne mettra pas trop d'emphase sur l'autre équipe.»
Malgré la varlope de 47-0 subie l'an passé aux mains des Carabins de Montréal, le coach dit apprécier les matchs interconférences. «C'est bon de pouvoir se mesurer à d'autres équipes et pour les jeunes de voir d'autres joueurs d'ailleurs au pays», résume-t-il.