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Pas de sports universitaires cet automne; le scolaire et le collégial en action
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Pas de sports universitaires cet automne; le scolaire et le collégial en action
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Pas de sports universitaires cet automne au Québec; le scolaire et le collégial en action

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Pas de sports universitaires cet automne au Québec; le scolaire et le collégial en action

Sébastien Lajoie
Sébastien Lajoie
La Tribune
SHERBROOKE — À l’instar des trois autres conférences d’USPORTS, il n’y aura pas de sports universitaires cet automne au Québec, a annoncé le RSEQ par communiqué lundi après-midi. L’annulation est effective jusqu’au 31 décembre.

Les conférences USPORTS de l’Ouest, de l’Ontario et des Maritimes ont en effet pris la décision de suspendre toutes leurs activités sportives d’automne le 8 juin dernier, une décision qui avait soulevé tout un tollé partout au pays, à l’époque.

Les membres du secteur universitaire québécois expliquent leur décision par le nouveau système d’alerte régional, qui limiterait la participation des universités aux événements sportifs et ce, même si tous les efforts sont déployés pour assurer l’éthique sanitaire et la sécurité de tous les participants.

Le système d’alertes régionales et d’intervention graduelle précise, pour chacune des régions socio sanitaires du Québec, les mesures additionnelles à déployer au besoin, pour assurer la sécurité.

Les régions se voient donc attribuer une couleur, verte, jaune, orange ou rouge. Des paliers d’alerte qui sont établis selon les recommandations des autorités de santé publique, qui font une analyse selon la situation épidémiologique, le contrôle de la situation et la capacité du système de soins.

De plus, les membres du secteur universitaire du RSEQ ont analysé leur capacité d’offrir une programmation sportive régulière ainsi qu’une stabilité pour l’ensemble des participants incluant les étudiants-athlètes, entraîneurs, officiels, bénévoles et partisans, peut-on lire dans le communiqué émis par le RSEQ.

Par contre, certaines activités sportives pourront être organisées, avec deux équipes différentes, dans les disciplines du cross-country, du golf et du soccer. Ces derniers auront ainsi la flexibilité nécessaire afin d’évoluer à leur rythme en lien avec leur réalité propre, dit le communiqué.

Ce qui n’est pas le cas pour le football et le rugby, notamment en raison de la gestion du risque en milieu universitaire. Aucune activité entre deux équipes différentes ne pourra donc avoir lieu dans ces deux sports.

Un processus de décision concernant la programmation sportive hivernale du secteur universitaire du RSEQ s’amorcera dès le 15 octobre prochain.

Le sport scolaire et collégial va de l’avant

Les membres des secteurs scolaire et collégial confirment le retour officiel des activités pour l’automne.

Les membres du secteur scolaire ainsi que du secteur collégial peuvent dès maintenant indiquer leur intention à participer ou non aux activités des différents sports et ligues, toujours en lien avec le plan de relance des fédérations sportives.

Les modifications aux calendriers automnaux, pour l’ensemble des disciplines sportives du secteur scolaire et du secteur collégial du RSEQ, seront conformes aux directives de santé publique du Québec ainsi qu’aux avis du ministère de l’Éducation et du ministère de l’Enseignement supérieur.

Pourquoi du football au collégial?

La question à savoir pourquoi il n’y aurait pas de football au niveau universitaire, mais que le sport serait autorisé au niveau collégial, a fusé de partout sur les médias sociaux lundi.

« Ce ne sont pas les mêmes décideurs, et ce ne sont pas les mêmes enjeux. Il y a d’abord la question du nombre, effectivement, qui influe sur beaucoup, dans le processus. Par exemple, si les trois universités de Montréal (Université de Montréal, Concordia et McGill) ont voté pour jouer, mais que la région de Montréal passe au orange, vous avez 60 % des équipes de football universitaire du Québec qui ne peuvent plus jouer et faire du sport. Ce qui veut dire aussi qu’elles ne peuvent pas non plus disputer de matchs entre elles », a précisé le président et directeur général du RSEQ Gustave Roel.

« Par contre, si un Cégep, comme le Vieux-Montréal par exemple (deux cas de COVID y ont été recensés, NDLR), doit s’absenter pour un match, c’est un match de moins dans un calendrier de 8-9 semaines. Le nombre d’équipes au niveau collégial permet cette latitude. » 

« Et c’est la même chose au scolaire. Les 16 équipes des divisions 1 et 1B ont été regroupées, et divisées en trois sections afin que les affrontements soient géographiquement plus faciles. Ils ont trouvé une façon pour que les gens de Québec jouent entre eux, que le grand Montréal fasse la même chose. Au football universitaire, les cinq équipes proviennent de trois régions (Montréal, Québec, Sherbrooke) et deux d’entre elles sont dans le jaune », a réitéré Gustave Roel.

Ce dernier explique également que les comparatifs entre les campus des Cégeps et des universités ne tiennent pas la route.

« Ensuite, on ne peut comparer un campus de Cégep, un Cégep normal disons, avec un campus universitaire. Certains cégeps ont trois ou quatre bâtisses, alors que les universités peuvent en avoir 20-25, c’est une plaque tournante communautaire où les gens entrent et ressortent. Il y a un recteur qui nous a même avancé que s’il y avait un joueur de son équipe qui était déclaré positif à la COVID, il devrait fermer une douzaine de facultés! Une équipe de football, c’est entre 60 et 80 joueurs qui sont un peu partout sur le campus. »

« Comparer du football à du football, c’est pertinent. Mais on n’est plus uniquement dans un contexte sportif, alors il faut regarder les autres paramètres, qui diffèrent d’un niveau à l’autre. »

Déçu, Constantin dénote de l’incohérence entre le sport collégial et universitaire [VIDÉO]

Rouge et Or

Déçu, Constantin dénote de l’incohérence entre le sport collégial et universitaire [VIDÉO]

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
Déçu de voir la saison s’envoler en fumée, Glen Constantin ne pouvait pas s’empêcher de noter une forme d’incohérence entre l’interdiction de jouer au football universitaire et la permission de pouvoir le faire au niveau collégial.

«Au strict minimum, je m’attendais à ce que l’on aurait pu pratiquer ou disputer des matchs d’exhibition contre d’autres équipes. Je trouvais cette option plus réaliste que celle d’un calendrier officiel, car ça nous offrait plus de flexibilité pour l’annuler pour diverses raisons, comme des cas de COVID, de la neige, les études, etc.», expliquait l’entraîneur-chef du club de football Rouge et Or.

Feu vert pour une saison de sport collégial

Sports

Feu vert pour une saison de sport collégial

Thomas Thivierge
Thomas Thivierge
Le Soleil
Si l’incertitude planait autour du sport universitaire, au niveau collégial les différents intervenants du milieu n’attendaient qu’un dernier feu vert du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) pour mettre en branle leur prochaine saison.

Avec l’annonce de lundi, une nouvelle étape peut être franchie.

Normalement, la saison de football devrait reprendre officiellement vers le 25 septembre, mais d’ici là il reste encore beaucoup de détails à régler, selon le président-directeur général du RSEQ, Gustave Roel, qui a confirmé au Soleil que le principal enjeu à régler sera la refonte des divisions et du calendrier.

«Ça sera aux établissements collégiaux de déterminer cette semaine le genre de calendrier qu’ils souhaitent avoir et la manière d’organiser les divisions», a-t-il déclaré.

Pour limiter les risques de contagions en voyageant d’une région à l’autre, il est fort probable que les équipes se limitent à des affrontements régionaux pour la totalité de la saison.

Comme les équipes sportives collégiales ont pu recommencer leurs activités au mois d’août, les discussions entourant la prochaine campagne sont déjà avancées. 

Le Soleil a discuté avec les intervenants (voir fin du texte) des différents cégeps de la région, et selon leurs dires l’option d’une division régionale a de forte chance de faire consensus à Québec et Lévis.

Toutefois, en dehors de la logistique du calendrier, M. Roel se préoccupe aussi des détails concernant les mesures sanitaires pour les vestiaires, ainsi que le nombre de spectateurs admis au match.

«Quand on dit 250 personnes, ça ne veut pas dire 250 spectateurs. Si on prend l’exemple d’un match de football, il est question de seulement 90 personnes qui peuvent assister au match», résume-t-il. «Qui peut venir au match? Comment ça va se passer pour les amateurs de l’équipe adverse?»

Quand la COVID se mêle à la partie

Même si les gens du milieu sportifs sont sûrs d’avoir mis en place une structure sécuritaire pour les joueurs, le risque qu’une équipe soit aux prises avec des cas de COVID est bien réel.

Déjà lundi avant l’annonce du RSEQ,  le blogue Le bulletin sportif rapportait que deux joueurs des Spartiates du cégep du Vieux-Montréal avaient contracté le virus. L’établissement d’enseignement a confirmé l'information à La Presse.

Si une équipe devait voir son calendrier raccourci en raison d’une éclosion de COVID, que se passerait-il pour le reste de la division? M. Roel a avancé une idée proposée par le sport scolaire.

«Ils ont pris la décision de faire un classement selon le pourcentage de victoire par rapport au nombre de matchs joués. Cette formule est applicable si l’équipe a joué 50 % de son calendrier. Ça donne la chance aux jeunes de jouer plus longtemps», explique-t-il.

Le RSEQ entend présenter cette option aux établissements collégiaux. 

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CE QU’ILS ONT DIT

Claude Jr. Juneau, entraîneur des Élans du cégep Garneau

«Dans la normalité d’aujourd’hui, la meilleure chose à faire c’est d’y aller un jour à la fois. De profiter de chaque jour pour savourer les plaisirs du sport. On sait qu’on part, maintenant il reste à savoir comment ça se fera et pour combien de temps ça reste à déterminer. On va contrôler ce qu’on peut contrôler».

Le retour de la motivation dans le sport scolaire

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Le retour de la motivation dans le sport scolaire

Thomas Thivierge
Thomas Thivierge
Le Soleil
«Dans l’école, ça fait longtemps que j’ai vu à ce point un sentiment de joie et de quiétude». Luc Savoie, directeur général du Séminaire Saint-François (SSF), ne mâche pas ses mots pour décrire l’ambiance qui régnait au sein de son établissement à la suite de l’annonce de lundi du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ).

Le sport scolaire avait déjà reçu une bonne nouvelle vendredi dernier, lorsque le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge avait expliqué les paramètres pour permettre la reprise des activités parascolaires.

La joie était décuplée ce lundi lorsque le RSEQ a annoncé que les activités du sport scolaire pouvaient reprendre. Pour une formation comme le Blizzard du Séminaire-Saint-François, cela signifie que le retour à la compétition devrait se faire le week-end du 19 septembre.

Luc Savoie mentionne que la reprise du parascolaire va offrir une motivation supplémentaire aux jeunes.

«Ç’a donné une tape dans le dos aux élèves à tous les niveaux pour suivre leur passion dans notre école», a-t-il dit en entrevue avec Le Soleil.

Sans surprise, les matchs de la présente saison seront disputés entre les équipes de la même région. Une solution qui ne déplaît pas à M. Savoie 

«Je trouve que dans le contexte autant pour le sport en général, avoir une formule régionale c’est l’idéal», indique-t-il.

Être à l’écoute des jeunes

Si le retour des activités parascolaires est une bouffée d’air frais dans le quotidien des étudiants, Luc Savoie est d’avis qu’il faudra se préoccuper davantage des impacts de la pandémie sur le développement des jeunes.

«Je répète que les impacts au niveau moral, psychologique de ces jeunes-là sont importants. J’ai l’impression qu’on n’en parle pas assez dernièrement. Il est temps qu’on se préoccupe de ces kids-là», explique-t-il. «Pour moi en tant que directeur d’école, c’est important de voir le gouvernement écouter les préoccupations des jeunes. J’étais fier il y a deux semaines de les voir manifester de manière polie et respectueuse tout en faisant de la sensibilisation sur leur réalité.»

Si pour le moment le Séminaire Saint-François n’a pas recensé de cas de COVID, M. Savoie espère que la situation demeurera stable. Il trouverait dommage que les jeunes soient privés de sport advenant qu’un élève contracte le virus.

«Je trouve très sévère de mettre 50 à 60 joueurs au rancart, lorsqu’il n’y a qu’un cas», conclut-il.

Les derniers détails sur la reprise du sport scolaire seront finalisés mardi.