L’animosité a grimpé entre les Predators de Nashville et l’Avalanche du Colorado lorsque P.K. Subban s’en est pris à Nathan MacKinnon en deuxième période du troisième match, lundi.

Pas d'amour entre les Predators et l'Avalanche

DENVER — L’animosité semble faire doucement sa place dans la série entre les Predators de Nashville et l’Avalanche du Colorado.

«Nous commençons à peine à nous connaître, n’est-ce pas?» fait remarquer Nikita Zadoro à la veille du quatrième match de la série, mercredi (22h). «Ce sont les séries éliminatoires», ajoute le défenseur de l’Avalanche. «C’est toujours comme ça. C’est amusant. Ils forment une équipe expérimentée qui a atteint la finale la saison dernière, et ils savent quoi faire pour provoquer des pénalités. Parfois après le coup de sifflet.»

Lors d’une séquence en deuxième période, le rapide Nathan MacKinnon patinait près de la rampe lorsque P.K. Subban a tenté de lui faire perdre possession de la rondelle avec son bâton dans la main gauche, puis l’a frappé de sa main droite. Le défenseur a projeté le rapide attaquant de l’Avalanche sur la patinoire pendant que des coéquipiers se précipitaient vers eux. Subban a été hué par la foule hostile tout le reste de la soirée.

«Je ne fais que jouer avec vigueur», s’est défendu Subban. Je ne les entends plus. C’est arrivé tellement souvent pendant ma carrière. J’essaie seulement de faire mon travail, d’avoir un impact quand je suis sur la glace.

«C’est le hockey des séries. On reprend ça le prochain match», note le défenseur des Predators, qui mènent la série 2-1.

Subban adore la robustesse des séries. «C’est facile de se sentir impliqué quand vous savez que vous allez frapper quelqu’un, quand vous savez que vous devez compléter toutes vos mises en échec. La prochaine partie devrait être robuste aussi.»

Difficile pour Rinne

Jusqu’à maintenant, l’Avalanche a marqué le premier but lors de chacune des trois premières rencontres. De plus, les hommes de Jared Bednar détiennent un avantage de 5-0 en première période depuis le début de la série. C’est en partie pourquoi les Predators ont tenu une énergique séance d’entraînement mardi, incluant de légères mises en échec.

«Aujourd’hui, il y avait un message dans cette séance d’entraînement, et de la passion», a affirmé le défenseur Ryan Ellis. «C’était beau à voir.»

Pendant cet entraînement, le gardien Pekka Rinne ressemblait à une muraille. Ç’a n’a pas été le cas depuis le début de la série, lui qui a accordé dix buts et dont la moyenne s’élève à 4,17. Lundi, il a été rappelé au banc après que Colorado eut pris une avance de 4-0 grâce au deuxième but du match de MacKinnon à 4:25 de la deuxième période.

L’entraîneur-chef Peter Laviolette ne semble pas trop inquiet au sujet de son gardien vedette ou de son équipe, qui s’est incliné en finale face aux Penguins de Pittsburgh en juin dernier. «Si les gars avaient pu jouer à midi, ils auraient tous voulu le faire. C’est la nature des gens compétitifs.»

Et c’est pour cette raison que Landeskog croit que l’Avalanche verra un Rinne dans de bien meilleures dispositions mercredi. «Il est un très bon gardien et en fait, il nous a rendu les choses difficiles tout au long de la série. Je suis certain qu’il va vouloir se ressaisir.»

Chez l’Avalanche, le défenseur Samuel Girard s’est entraîné vêtu d’un chandail qui interdit les contacts. Selon Bednar, son cas sera réévalué sur une base quotidienne.

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LES SHARKS NE PRENNENT RIEN POUR ACQUIS

Dans l’histoire de la LNH, seulement quatre équipes ont laissé filer une avance de 3-0 dans une série pour subir l’élimination. Parmi celles-ci, les Sharks de San Jose, qui mènent justement leur série 3-0 contre les Ducks d’Anaheim. Le souvenir de cet effrondrement est d’ailleurs assez récent dans le camp des Sharks, qui se sont fait faire le coup par les Kings de Los Angeles il y a quatre ans. C’est pour cette raison que San Jose jouera malgré leur avance confortable avec un sentiment d’urgence devant leurs partisans, mercredi (22h30). «Il y assez de joueurs d’expérience dans cette chambre pour nous répéter que le défi devant nous est grand», a déclaré le capitaine Joe Pavelski. «On veut sortir fort, on veut en finir. Mais on sait qu’on devra travailler fort pour mériter cette victoire.» Jusqu’à maintenant, les Sharks ont le contrôle de la série, dominant 14-3 au chapitre des buts, incluant un gain écrasant de 8-1 dans le match numéro 3, lundi. Dans cette rencontre, les Ducks ont également perdu tout sens de la discipline, écopant de nombreuses punitions qui ont mené à quatre buts de leurs rivaux californiens. «On doit juste commencer par gagner un match. Pour l’instant, on ne peut pas faire plus que ça», a simplement constaté le capitaine des Ducks, Ryan Getzlaf.