« La plus grande pression, c’est toujours celle que je m’impose… », affirme Maxence Parrot.

Parrot sera mieux outillé à Pyeongchang

Maxence Parrot est prêt. Prêt pour une saison dont le point culminant sera évidemment sa participation aux Jeux de Pyeongchang, en Corée du Sud, au mois de février. Mais attention, ne lui parlez pas des Jeux trop vite…

« C’est une année olympique, c’est important, mais il y aura d’autres moments importants, lance le surfeur des neiges de Bromont. Les Jeux font vibrer le monde entier et c’est normal que ça excite les gens comme ça. Mais il y a autre chose aussi… »

Parrot pense principalement aux fameux X Games, qui auront lieu à Aspen au Colorado à la fin janvier, où il voudra défendre avec succès son titre en big air.

« Les X Games, pour un athlète qui gagne sa vie avec son sport comme moi, c’est très important. Peut-être pas autant que les Olympiques, mais presque. En plus, j’ai l’habitude de bien performer­ là-bas. »

Une douzaine de compétitions sont à son horaire en 2017-2018. Il entreprendra la nouvelle saison en Chine, à la fin du mois. Il partira d'ailleurs bientôt s’entraîner en Autriche.

« J’ai trois épreuves de moins cette saison et c’est parce qu’il faut que j’arrive à Pyeongchang trois semaines avant le début des compétitions de surf des neiges. Et je me considère comme privilégié parce que mon sport va encore me permettre de faire le tour du monde. »

Préparation différente

Mais c’est à Sainte-Agathe qu’on a joint Maxence Parrot cette semaine. Il faut dire que l’athlète de 23 ans prend goût aux Laurentides, lui qui y a passé une partie de l’été.

« Je peux m’entraîner ici quand il n’y a pas de neige en raison du système de glisse qu’on y a installé, explique-t-il. Ainsi, on glisse sur une espèce de plastique et on atterrit dans un coussin gonflable. On me dit que c’est unique en Amérique du Nord. »

C’est donc à Sainte-Agathe qu’il a entrepris sa préparation pour les Jeux de Pyeongchang, ses deuxièmes après ceux de Sotchi, où il avait terminé cinquième en slopestyle. En Corée du Sud, il participera aux compétitions de slopestyle, mais aussi à celles de big air, qui ont été ajoutées au programme olympique.

« Ma préparation n’est pas la même cette fois. La grosse différence, c’est que je ne suis plus seul. En 2014, je faisais tout moi-même, ou presque. Maintenant, j’ai un entraîneur qui s’occupe de mon mental (il n’aime pas le terme psychologue sportif) et un autre qui s’occupe de mon entraînement en gymnase. Je vais être beaucoup mieux outillé quand je vais débarquer­ à Pyeongchang. »

Puisqu’il a connu une autre saison exceptionnelle en 2016-2017 avec 10 podiums en 15 épreuves dont cinq victoires, Parrot sait que les gens s’attendent à ce qu’il ramène au moins une médaille de la Corée du Sud.

« Il va y avoir de la pression, c’est sûr, mais je ne me suis pas vraiment attardé à ça. La plus grande pression, anyway, c’est toujours celle que je m’impose… »

Il rigole, d’ailleurs, quand on lui demande s’il parviendra à faire encore mieux au cours de la saison qui s’apprête à commencer.

« Je pensais que j’avais fait des miracles en 2015-2016 et que je ne pourrais jamais faire mieux. Mais voilà, j’ai réussi à améliorer mes performances. J’imagine que je vais trouver une autre façon de faire un peu mieux encore une fois… »

La confiance est un élément essentiel à la réussite d’un athlète de haut niveau. Et Maxence Parrot possède cette confiance.