Après avoir réalisé son meilleur résultat en carrière au Super G à St Moritz, la skieuse de Lac-Etchemin Marie-Michèle Gagnon a dû se contenter d’une 22ème place au slalom géant vendredi à Courchevel, en France.

Parcours difficile pour Marie-Michèle Gagnon sur la piste de Courchevel

Après avoir réalisé son meilleur résultat en carrière au Super G à St Moritz, la skieuse de Lac-Etchemin Marie-Michèle Gagnon a dû se contenter d’une 22ème place au slalom géant vendredi à Courchevel, en France. L’épreuve a été remportée par l’Américaine Mikaela Shiffrin, toujours meneuse au classement général sur le circuit de la Coupe du monde de ski alpin.

«Je n’ai pas fait mon meilleur ski, mais les conditions de glisse étaient plutôt variées avec certaines portes qui étaient glacées et d’autres un peu moins. Mais j’aurais quand même pu skier mieux que ça», a déclaré Marie-Michèle en entrevue téléphonique avec Le Soleil samedi. 

La skieuse n’avait pas participé à l’épreuve du slalom disputée samedi matin, ayant décidé de mettre de côté le slalom au moins jusqu’à la fin de la saison pour se concentrer sur les épreuves de vitesse comme la descente, le Super G et le slalom géant. Elle s’était plutôt dirigée vers Graz, en Autriche, où elle a loué un appartement avec quelques-unes de ses coéquipières et adversaires pour y célébrer Noël entre skieuses en attendant la reprise du «cirque blanc» à Semmering, où aura lieu la prochaine étape de la Coupe du monde les 28 et 29 décembre. «On a décidé de faire ça cette année, on sera davantage dans l’esprit des Fêtes que si on était à l’hôtel!»

Marie-Michèle envisage par ailleurs la suite de sa saison avec optimisme. «Ça va très bien à l’entraînement et Semmering, c’est une piste que j’aime beaucoup. La première fois que j’ai gagné la deuxième manche au géant il y a deux ans, c’était là. Alors je n’ai pas de difficulté à approcher cette piste», explique-t-elle.

Pistes ou patinoires?

L’athlète de 29 ans avoue cependant que les conditions de plusieurs pistes européennes sont fort différentes de celles des pistes canadiennes, ce qui avantagerait les skieuses qui s’entraînent sur le vieux continent. C’est la pratique d’injection d’eau dans les pistes, décriée par certains skieurs nord-américains depuis plusieurs années, qui est au banc des accusés. Cette pratique consiste à injecter de l’eau dans la neige via de très petits trous dans un boyau à haute pression dans le but de rendre les parcours plus consistants et résistants aux intempéries. Elle a cependant le désavantage de rendre les pistes «semblables à un étang de glace», pour reprendre les dires de l’ex-championne du monde et médaillée olympique Lindsey Vonn.

«Nous, les skieuses canadiennes, on est beaucoup moins habituées à ça, car on n’a pas vraiment besoin de faire ça sur nos pistes étant donné qu’il fait froid ici. On préfère skier sur de la neige froide qui n’est pas injectée d’eau. En Europe, surtout depuis une quinzaine d’années, c’est plutôt rare qu’il fasse froid alors ils utilisent cette méthode qui rend les pistes pareilles à des patinoires de glace. Les Autrichiennes et les Italiennes ont un avantage, car elles y sont habituées puisqu’elles s’entraînent toujours sur cette surface», explique Marie-Michèle.

Après Semmering, la skieuse ira passer une semaine chez son copain en Californie avant de reprendre du service pour les épreuves de la Coupe du monde. «On aura beaucoup de courses en janvier et en février, c’est les championnats du monde. Comme je reviens d’une blessure, je prends le temps et j’espère bien pouvoir remonter mon rang mondial», conclut celle qui est présentement 11ème au classement du Super G, 22ème au slalom géant et 33ème en descente.