Le quart des Redmen de McGill, Frédéric Paquette-Perrault, aimerait voir le nombre de revirements à sa fiche stagner, lui qui en compte déjà huit en trois rencontres.

Paquette-Perrault n'aime pas le jeu des comparaisons

Au jeu des comparaisons, Frédéric Paquette-Perrault a bien peu de chances de gagner, du moins pour l'instant. L'exercice est peut-être incontournable, mais il est aussi injuste.
«Je n'aime pas beaucoup me comparer», lance d'ailleurs le quart-arrière des Redmen de l'Université McGill, l'équipe en visite au PEPS de l'Université Laval, dimanche après-midi.
Un solide athlète «qui n'est peut-être pas de la trempe» des meilleurs de la conférence RSEQ, avait dit l'entraîneur-chef du Rouge et Or, Glen Constantin, quelques jours avant le premier rendez-vous entre les deux équipes, début septembre. Ces meilleurs, ce sont la recrue de l'année en 2014 (Hugo Richard, Laval), le joueur par excellence en 2015 (Trenton Miller, Concordia) et le joueur par excellence en 2016 (Samuel Caron, Montréal). Tous des hommes plus expérimentés que Paquette-Perrault.
À cela s'ajoute le contexte de son arrivée à McGill, l'an dernier. N'ayons pas peur des mots : avec 44 recrues dans leur formation, les Redmen étaient en reconstruction. Une quête d'excellence toujours en chantier cette année, avec ses hauts et ses bas.
L'étudiant en finances se dit satisfait de son jeu jusqu'ici en 2017, même s'«il y a des trucs que j'aimerais revoir». Parmi eux : de trop nombreux revirements.
Son entraîneur Ronald Hilaire tient le même discours. «Mais sa prise de décision est plus rapide que l'an passé. Il joue avec beaucoup plus de confiance. Contre Laval et Montréal, il a bien bougé le ballon. Il faut juste que notre offensive, rendu près de la zone des buts, exécute bien pour ressortir avec des touchés. Tu ne peux pas toujours te contenter de placements...»
La défaite de 16-3 contre les Carabins, la semaine dernière, en est le meilleur exemple. Paquette-Perrault a réussi 31 passes pour des gains de 343 verges. Des chiffres qui auraient dû mener à bien plus qu'un petit placement. Jusqu'ici cette saison, il a achevé 73 de ses 128 relais pour 1030 verges, avec quatre passes de touché contre huit interceptions.
Une cible sur son chandail
Paquette-Perreault s'amène à Québec avec une cible sur le chandail. Jusqu'ici cette saison, les Redmen ont la pire attaque au sol au Canada avec 50,5 verges de gain par rencontre. Il assure malgré tout ne pas ressentir une pression supplémentaire sur son jeu aérien.
«Non. Je sais que si la passe va moins bien, le jeu au sol va aller mieux. Je sais que ça va finir par débloquer», explique l'ancien coéquipier de Mathieu Betts, avec qui il a remporté le Bol d'or au collégial, en 2014, chez les Spartiates du Vieux-Montréal.
Dimanche, il aura devant lui son «chum» joueur de ligne défensive, justement reconnu pour ses sacs du quart. Le pivot des Redmen refuse de se dire intimidé par son ancien coéquipier.
«On ne se le cachera pas : c'est un des meilleurs joueurs au Canada. Mais j'aime l'affronter. Même l'an passé, c'était tout le temps un beau challenge», affirme le numéro 7, quand même un solide gaillard de 6'1'' et de 214 livres.
À la sauce Rouge et Or
À McGill, il reçoit des conseils à la sauce Rouge et Or. Le coordonnateur offensif et responsable des quarts de l'équipe est Benoît Groulx, ancienne grande vedette de l'Université Laval. Pour qui Paquette-Perrault n'a que de bons mots.
«C'est un super coach. Il a une solution pour tout. Avec lui, on voit vraiment ce qu'on peut faire contre chacune des défensives adverses», remarque-t-il.
On verra à 13h, dimanche, si Paquette-Perrault, Groulx et compagnie pourront enfin trouver des solutions pour percer la muraille lavalloise. Les Redmen présentent une séquence de 27 défaites contre le Rouge et Or, dont la dernière au compte de 50-14.