Il reste trois matches à Jean-Gabriel Pageau pour s’attaquer au record de 13 buts comptés en novembre par Daniel Alfredsson, en 2005.

Pageau pourchasse Alfie

Les Blue Jackets de Columbus ont réussi à faire dérailler le « train Pageau » lundi soir.

Le centre gatinois des Sénateurs d’Ottawa Jean-Gabriel Pageau a vu sa séquence de matches avec au moins un point s’arrêter à trois lors du blanchissage de 1-0 encaissé par son équipe sur la glace du Nationwide Center.

Au lendemain de ce deuxième coup de pinceau encaissé cette saison, après celui de 2-0 contre le Wild du Minnesota lors du troisième match de la saison, les Sénateurs ont obtenu une journée de congé mardi. L’équipe connaîtra une fin de mois de novembre chargé, avec trois parties en quatre jours à commencer par la visite des Bruins de Boston mercredi soir, suivie de visites au Minnesota vendredi et à Calgary samedi. Les Sénateurs amorceront ensuite un long voyage de huit jours qui se poursuivra à Vancouver, Edmonton et Philadelphie.

Les trois dernières parties de novembre donneront une dernière chance à Pageau de s’attaquer à un vieux record de Daniel Alfredsson, soit 13 buts au cours du mois des morts de 2005. Alfie avait alors battu la marque de 12 que se partageaient Marian Hossa (deux fois, 2002 et 2003) et Alexeï Yashin (deux fois aussi, 1999 et 2001). Dany Heatley, en 2007, et Bob Kudelski, en ont compté 11 chacun.

Pageau n’est évidemment pas trop du genre à penser à un tel record individuel. Il est plus intéressé par les succès de son équipe. Et son club est déjà assuré de finir un mois chargé de 16 parties en 28 jours avec une fiche d’au moins ,500, son dossier étant de 8-5-0 jusqu’à maintenant.

« Nous nous donnons une chance à chaque soir, a souligné Pageau après le revers contre les Jackets. Nous jouons du hockey pendant les 60 minutes au complet et encore une fois, c’est un match [lundi] qui se décide par la marge d’un but. Parfois ça va aller de notre côté, d’autres fois ça va aller dans l’autre sens, mais la bonne chose est que lorsqu’on joue de la bonne façon pendant toutes les 60 minutes, on se donne une chance de gagner... Il ne nous manquait qu’un but, ils [les Jackets] ont gagné une bataille de plus que nous, c’est tout. »

Les Sénateurs (11-12-1), qui ont vu une série de trois victoires consécutives prendre fin en Ohio, font effectivement de bonnes choses, ayant réduit leur nombre de buts alloués considérablement par rapport à l’an dernier. Après le match de lundi, et avant ceux de mardi, ils occupaient le 13e rang dans la LNH avec leurs 2,96 buts alloués par partie. Leur attaque a compté seulement six buts de moins (65) que la défensive en a alloué (71), une tendance presque normale en prenant en considération que leur jeu de puissance est le pire du circuit Bettman, à 9,8 % d’efficacité.

« Nous avons fait des erreurs de jeunesse avec la rondelle [lundi], mais cela dit, l’effort était là. Ils ont juste suivi leur plan de match un peu plus longtemps que nous, profitant d’un dégagement pour ensuite gagner une mise au jeu et compter leur but », a analysé l’entraîneur-chef D.J. Smith après le revers contre Columbus.

Le jeune Logan Brown a perdu la mise au jeu en question, puis un tir de la pointe a été dévié par Oliver Bjorkstrand. Le gardien Joonas Korpisalo s’est chargé du reste, repoussant les 25 tirs des visiteurs, dont un d’Anthony Duclair pendant la dernière minute de jeu, alors que Filip Chlapik a frappé une barre horizontale plus tôt. Connor Brown, en échappée, et Thomas Chabot, sur une descente à quatre contre un, ont été frustrés sur les autres bonnes chances de marquer des Sénateurs.

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TORTORELLA IMPRESSIONNÉ

D.J. Smith ne cesse de dire que les Sénateurs sous son joug sont une équipe « qui travaille avec ardeur » et qui est « difficile à affronter ».

Plusieurs de ses homologues à travers la ligue l’ont fait remarquer au cours des dernières semaines, et après le gain de 1-0 de ses Blue Jackets contre Ottawa lundi soir, John Tortorella s’est ajouté à cette liste.

« Il faut leur donner du crédit, ils jouent avec ardeur en défensive. Ils ont le système du lock à l’aile gauche, et il est difficile de passer par là en zone neutre. Ça a donné un match qui n’était pas beau à regarder, mais nous sommes sortis du bon bord, a-t-il raconté dans son point de presse d’après-match. On ne s’est pas laissés endormir par ça, on n’a rien fait de trop fou. On pouvait voir que ça allait être dur toute la soirée. Les chances de compter était cinq contre cinq, pour eux et pour nous, après deux périodes. Holy shit... Ils sont stiffs en zone neutre, ils sont agressifs, ils ne vous laissent pas d’espace et ils défendent la ligne rouge. Ils mettent leurs bâtons sur bien des rondelles, gagnent des courses 50-50 pour la rondelle. On savait qu’ils jouaient comme ça, mais j’ai beaucoup de respect pour la façon dont ils jouent en zone neutre. »