Olivier Bamrounsavath a toujours évolué à la position de quart-arrière durant son cheminement au football, dont au niveau collégial où il a joué avec les Titans du cégep Limoilou. Cette année avec le Rouge et Or, il doit faire la transition au poste de receveur de passes.

Olivier Bamrounsavath: devenir la cible comme receveur

Pour Olivier Bamrounsavath, qui a toujours évolué à la position de quart-arrière durant son cheminement au football, la transition au poste de receveur de passes constitue un défi. La recrue du Rouge et Or est cependant convaincu qu’il arrivera à devenir la cible plutôt que celui qui lance les projectiles.

«C’est sûr qu’il y a des bouts du travail de quart-arrière qui me manquent, comme la possibilité de sauver un jeu à moi tout seul quand ça va mal en courant avec le ballon. Par contre, je commence à avoir beaucoup de plaisir à faire des choses que je ne faisais jamais comme quart», a-t-il expliqué au terme de l’entraînement du Rouge et Or mercredi.

Dès le début de la période de recrutement, ce sont les qualités athlétiques du produit des Titans du Cégep de Limoilou qui ont attiré les recruteurs universitaires, dont plusieurs le voyaient dans des rôles différents de celui auquel il était habitué sur le terrain.

«Le Vert & Or de Sherbrooke voulait m’avoir comme joueur défensif et le Rouge et Or m’a choisi comme athlète avant tout en me disant que j’avais un bel avenir comme receveur», explique celui dont l’entraîneur au collégial, Dave Parent, répétait souvent qu’il était le plus bel athlète qu’il ait dirigé.

Apprentissage

«Pour moi, c’est donc une année d’apprentissage dans ce nouveau rôle, mais j’ai eu la chance de faire le camp d’hiver. J’ai vraiment appris beaucoup là-bas et j’arrive ici mieux préparé. Avant le camp d’hiver, je ne savais même pas encore courir des routes!»

Même si Olivier aimerait bien fouler le terrain cette année, le coordonnateur offensif du Rouge et Or, Justin Ethier, le voit davantage comme un projet à moyen et long terme.

«C’est vrai qu’Olivier est très athlétique et qu’il a des habiletés vraiment solides. Pour le moment, je ne crois pas qu’il soit prêt à évoluer comme receveur. Je le vois plus à moyen et long terme mais le jeune est patient et il s’améliore chaque jour. On sent qu’il aime le défi d’essayer une nouvelle position», a commenté Ethier. 

D’un frère à l’autre

De plus, le recrutement d’Olivier par Laval assure que le patronyme de 13 lettres d’origine laotienne demeure quelques années encore sur l’uniforme du Rouge et Or. 

Son grand frère Félix Bamrounsavath, un demi-défensif, a en effet terminé ce printemps sa formation universitaire et est retourné avec le Titan de Limoilou comme entraîneur des demis-défensifs et responsable du conditionnement.

«C’est spécial, on a un peu fait le switch : moi qui passe du Titan au Rouge et Or et Félix qui passe du Rouge et Or au Titan. On a six ans de différence, alors on n’a jamais eu la chance de jouer ensemble. Mais maintenant, je rencontre tous ses amis du Rouge et Or et lui, mes anciens coéquipiers du Titan», termine Olivier.

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THOMAS KHUONG: LES LEÇONS DU BOL D'OR

L’ailier défensif recrue du Rouge et Or de l’Université Laval, Thomas Khuong, a participé au dernier Bol d’Or collégial avec les Élans de Garneau. Même s’il n’a pas pu rapporter le précieux trophée, le jeune athlète a dit avoir beaucoup appris de cette expérience.

Les Élans s’étaient alors inclinés 41-17 contre la grosse machine du Phénix d’André-Grasset. La brigade défensive de Garneau avait dans les pattes le quart vedette Jonathan Sénécal et sa cible favorite, le receveur de passes Kevin Mitale.

«Ce n’était pas facile avec les gros joueurs qu’il y avait de l’autre côté. Je me souviens aussi [du joueur de ligne offensive] Patrick Lavoie qui était très bon lui aussi. C’était une grosse game, mais je suis ressorti de là avec plus d’expérience», raconte-t-il au Soleil.

De l’expérience, il en prend encore au camp du Rouge et Or où il s’affaire à combler la marge entre le football collégial et le football universitaire.

«La grosse différence, c’est la verge que tu as entre la ligne offensive et la ligne défensive. À l’université, tu ne peux pas t’en sortir seulement avec un bon départ. Ça te prend un move et un counter-move, car les joueurs de ligne offensive adverses sont plus gros et plus habiles. Si tu n’es pas technique, tu n’as aucune chance contre eux», poursuit Khuong.

«Adversaires» de taille

L’ailier défensif se réjouit d’ailleurs d’avoir la chance de s’entraîner contre l’une des meilleures lignes offensives au pays. «Il y en de très bon à Laval, dont trois All Canadian [Samuel Lefebvre, Samuel Thomassin, Kétel Assé], alors ça nous aide à apprendre de les avoir contre nous à l’entraînement.»

Même si deux postes d’ailier défensif sont libres à la suite des départs de Mathieu Betts et Marc-Antoine Bellefroid, l’athlète originaire de Neufchâtel jure qu’il n’a aucune attente pour sa première année. «C’est certain qu’on espère tous jouer, mais ce sont les entraîneurs qui ont la décision finale.»

Entre temps, il profite de chaque moment dans l’uniforme de l’équipe qu’il suivait depuis son plus jeune âge et consacre tout son temps à ses études universitaires et à son sport.

«C’est un bien plus gros investissement personnel rendu à ce niveau. Maintenant, tu fais du vidéo de 7 à 9 le soir et tu dois apprendre un livre de jeux beaucoup plus étoffé. Ça te prend presque tout ton temps libre», termine-t-il.