Michael O'Connor est bien heureux de revenir Stade Telus, lui qui avait permis aux Thunderbirds de l'Université de la Colombie-Britannique de remporter la Coupe Vanier sur ce terrain en novembre 2015.

O'Connor, un cas et un quart unique

Deux ans et demi après avoir joué les héros au Stade Telus en guidant les Thunderbirds de UBC à la conquête de la Coupe Vanier, Michael O’Connor est de retour à Québec avec de grandes ambitions professionnelles.

 «Je me sens bien d’être de retour. J’ai de bons souvenirs ici. Je dirais que c’est le plus gros match que j’ai jamais joué», a lancé O’Connor à propos de la Coupe Vanier 2015, après l’entraînement matinal du Défi Est-Ouest, jeudi. 

Âgé de seulement 19 ans, le quart-arrière ontarien avait lancé pour 389 verges et un touché dans le triomphe face aux Carabins de l’Université de Montréal, au grand plaisir des partisans du Rouge et Or. Pour O’Connor, qualifié de prodige dans le monde du football canadien depuis son adolescence, c’était la consécration.

Depuis, toutefois, les Thunderbirds n’ont plus réussi à atteindre la demi-finale canadienne, étant vaincus par les Dinos de Calgary dans des circonstances crève-cœur lors des deux dernières Coupe Hardy.  L’automne dernier, c’est un placement record de 59 verges du botteur des Dinos, Niko DiFonte, sur le dernier jeu du match, qui a envoyé UBC en vacances.

«Je ne suis toujours pas passé par-dessus, pour être honnête. J’ai probablement revisionné le match une dizaine de fois depuis. Celle-là fait encore mal», admet celui qui portera les couleurs de l’équipe de l’Ouest, samedi. 

Il rêve à la NFL

Les quarts-arrière qui participaient au Défi Est-Ouest 2017 ont tous été ignorés au dernier repêchage de la Ligue canadienne de football. La récente retraite d’Andrew Buckley, des Stampeders de Calgary, signifie que Brandon Bridge est l’unique quart-arrière canadien évoluant dans la LCF. 

Qu’à cela ne tienne, O’Connor ne rêve pas seulement de la LCF, mais également de la NFL. «Je pense que si tu ne vises pas trop haut, tu vises trop bas», lance-t-il, rappelant que d’autres joueurs ont fait le saut du U Sports à la NFL, ces dernières années. 

«Évidemment, ce sera plus difficile en tant que quart-arrière, mais il n’y a pas de raison que je ne sois pas capable. Du football, ça reste du football. Si tu es assez bon, ils vont te trouver. Tout ce que je veux est une chance de me prouver.»

Il faut dire que Michael O’Connor est un cas unique. L’un des quarts-arrière nord-américains les plus courtisés dans la NCAA à sa sortie du secondaire, l’athlète de 6’5’’ et de 226 livres avait choisi de joindre les Nittany Lions de Penn State, alors dirigé par Bill O’Brien, ex-entraîneur du quart vedette Tom Brady chez les Patriots de la Nouvelle-Angleterre.   

Mais O’Brien a finalement accepté le poste d’entraîneur-chef des Texans, dans la NFL, avant même la première saison de l’Ontarien, et ce dernier a décidé de changer d’université après seulement un an. Malgré plusieurs offres de puissantes équipes de la NCAA, O’Connor a choisi de revenir au Canada et tenter de relever le programme de football UBC avec l’entraîneur-chef Blake Nill. 

«Je pense que j’ai pris beaucoup de maturité à UBC. Ça a été une grande expérience pour moi de rejoindre une jeune équipe et être en mesure de construire quelque chose à partir de la base. Le chemin vers la NFL sera plus dur que si j’étais resté dans la NCAA, mais je pense être prêt à relever ce défi.»

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Kevin McGee ratera le premier match de la saison du Rouge et Or, lui qui doit purger le dernier de ses trois matchs de suspension.

KEVIN MCGEE A TOURNÉ LA PAGE

Six mois après qu’une suspension ait abruptement mis fin à sa saison, Kevin McGee assure avoir tourné la page. 

En raison d’un plaqué jugé dangereux dans le match de la Coupe Dunsmore, le demi défensif avait écopé d’une suspension de trois matchs, sa deuxième de la saison, le privant de la demi-finale canadienne et du match de la Coupe Vanier. Il manquera le premier match de la saison 2018 du Rouge et Or pour la même raison.

«C’est quelque chose qui est déjà derrière moi. Si je vis dans le passé, je vais être malheureux, parce que c’est quelque chose qui m’a rendu malheureux quand c’est arrivé. Je n’ai pas pu aller à la guerre avec mes chums sur le terrain lors des deux matchs les plus importants de la saison.»

Tout sourire sur le terrain du Stade Telus depuis le début de la semaine, il assure que participer au Défi Est-Ouest fera de lui un meilleur joueur. «J’adore l’expérience. Chaque répétition que tu fais, tu la fais contre les meilleurs. Je profite de chaque pratique et chaque moment avec les entraîneurs. Chaque entraîneur nous amène quelque chose de différent, alors c’est vraiment intéressant.»

Celui qui sera utilisé comme secondeur hybride en plus de maraudeur dans l’uniforme de l’équipe de l’Est, samedi, est convaincu que ses suspensions de la saison dernière ne changeront pas sa manière de jouer.  «C’est sûr que je dois faire attention de ne pas frapper à la tête. Je ne suis pas un idiot, je le comprends», reconnaît l’ancien des Cougars de Champlain-Lennoxville. «Mais ça ne va vraiment pas changer mon style de jeu. Je vais continuer à frapper le plus fort que je peux, tout en baissant un peu mon point d’impact sur l’adversaire.»