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L’Océanic domine... sauf au tableau indicateur

RIMOUSKI — L’Océanic a tout fait, sauf gagner lors du premier match de son programme double contre les Olympiques de Gatineau, vendredi à Rimouski.

Inspirés par Tristan Bérubé, auteur de 45 arrêts, les visiteurs l’ont emporté 4-3. Jouant devant parents et amis, le portier originaire de La Pocatière a été la véritable vedette de la soirée.

«Tristan, depuis le début de la saison, nous fait des bonnes parties comme ça», a salué l’entraîneur-­chef des Olympiques, Éric Landry. «Il nous a donné la chance de gagner!»

De l’autre côté, son homologue convenait que ses hommes avaient dominé le match, mais qu’en troisième période, ils avaient «réagi d’une bizarre de façon. C’est un match qu’on a laissé filer», a analysé Serge Beausoleil. «En troisième, on a fait des erreurs majeures! Nos meilleurs à l’arrière n’ont pas fait le boulot. On a besoin d’arrêts-clés, on a besoin de gars qui défendent le devant du filet; on ne l’a pas eu et ça a coûté des gros buts!»

Le seul but marqué lors des 40 premières minutes de jeu a été celui d’Anthony Gagnon (5e) — un ancien des Olympiques — à 5:34 de la première période. Il a fallu attendre à 6:50 du troisième tiers pour assister à toute une manœuvre d’Iaroslav Likhachev, qui a enfilé son troisième but de la saison pour égaliser la marque.

«C’était la dixième fois qu’il manquait ce move-là et finalement, il l’a eu», a raconté le pilote de Gatineau. «Ça a donné de l’énergie aux joueurs et du momentum.»

À 8:37, Bérubé a fait trois arrêts consécutifs avant que la rondelle ne trouve le fond de la cage sur un lancer de Mathieu Bizier (4e). Mais, moins d’une minute plus tard, un tir dévié à courte distance de Shawn Boudrias a échappé à la vigilance de Colten Ellis.

Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, Gatineau a pris les devants lorsque Maxim Trépanier est venu déjouer son ancien cerbère dans la partie supérieure du filet à 12:04. Mais l’égalité créée à 17:01 par Cédric Paré (5e) n’aura duré que 30 secondes avant que Jeffrey Durocher ne donne la victoire aux visiteurs.

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L'Océanic roi et maître face à Shawinigan

RIMOUSKI – Si l'affrontement contre les Cataractes de Shawinigan aurait pu être périlleux pour l'Océanic, samedi, celui-ci lui a plutôt donné l'occasion d'être roi et maître sur sa patinoire. Le club de Rimouski a ainsi signé une convaincante victoire de 6-2 au Colisée Financière Sun Life.

Il ne faut toutefois pas croire que les hommes de Serge Beausoleil l'ont eu facile. Ils ont joué avec rigueur et constance, tout en étant menaçants en territoire adverse. «J'ai beaucoup aimé notre vitesse, a souligné l'entraîneur-chef du club gagnant, Serge Beausoleil. Il y a eu quelques revirements. Mais ensuite, les choses se sont tassées. On a joué, dans l'ensemble, un très bon match de hockey!» Dans le camp adverse, la déception était palpable. «On n'a pas mal commencé le match, mais on a manqué des occasions de marquer», a déploré Steve Larouche, qui agissait à titre d'entraîneur-chef des Cataractes.

Après 20 minutes de jeu, les Bas-Laurentiens n'ont eu besoin que de 8 tirs pour se donner une avance de 3 buts. C'est Alexis Lafrenière qui, à 6:07, a ouvert la marque en première période en marquant deux buts consécutifs en l'espace de 2 minutes, dont le deuxième en avantage numérique. Nathan Ouellet (2e) en a ajouté un autre pour Rimouski à 16:55. «C'est un superbe tir de la lucarne, a observé Beausoleil en parlant du but de Nathan Ouellet. Tout le monde était content pour lui. C'est un gars qui travaille d'arrache-pied.» Le principal intéressé n'était pas moins fier de sa performance. «J'ai vu la rondelle dans l'enclave, puis j'ai pris un bon tir dans le haut du filet. Ça m'a rappelé des souvenirs quand j'étais plus jeune et que je marquais des buts de la sorte. C'était une super bonne «game». Le trio m'a aidé. On travaille bien ensemble et on amène des «pucks» au filet et les tirs apportent des buts.»

Malgré les 17 lancers des Bleus contre 6 du côté de l'équipe de la Mauricie, aucun but n'a été marqué lors de l'engagement médian. «En deuxième période, on a dirigé 39 tirs vers le filet adverse, a précisé le pilote rimouskois. Il y en a 22 qui ont raté le cadre. Mais, on en a eus quand même 17 sur le filet. Ça veut dire qu'on a passé beaucoup, beaucoup de temps en zone adverse. Ça, c'est la meilleure défensive qui soit! Ça me plaît beaucoup. J'ai bien aimé comment on s'est porté à l'attaque. Pour moi, c'est un match A!» 

Puis, à 1:23 du dernier tiers, Jimmy Huntington (9e) a enfilé le quatrième but lors d'un jeu de puissance des Rimouskois. À 5:20, Lafrenière a complété son tour du chapeau avec son 12e but de la saison. Avec ses trois buts et une mention d'assistance lors de ce match, le prodige a cumulé 7 points en deux rencontres. «Il a joué deux très forts matchs, a admis son entraîneur. Dans notre zone et dans l'autre zone, il a contrôlé le match à sa guise, tout comme son trio. Bien content pour lui!» 

Le numéro 11 garde néanmoins la tête froide. «Ça a bien été, a-t-il fait comme commentaire. Mais, les performances de l'équipe, c'est encore plus satisfaisant! De revenir vers la victoire, ça fait vraiment du bien après les temps durs qu'on a eus. On se prépare à chaque match à jouer notre meilleur hockey à nous, peu importe contre qui ça peut être. Ça va mieux, mais il faut rester terre à terre.»

Même si le tableau indiquait 5-0, Shawinigan n'a jamais abandonné. «On n'a pas lâché, a reconnu Larouche. Mais, c'est une gang de jeunes. Il faut toujours les «challenger». Il ne faut pas leur donner un pouce. On a continué à presser sur le citron et ils ont répondu. Ils ont travaillé fort. Mais, ils ont toute une machine de hockey, l'autre bord!» 

Ses hommes ont d'ailleurs augmenté le régime en troisième, tant et si bien qu'ils ont marqué deux buts en autant de lancers. Les marqueurs sont Jan Drozg (7e) à 13:34 et Valentin Nussbaumer (5e) à 15:50. À 7 secondes de la fin du match, Huntington (10e) a récidivé avec son deuxième de la période avec un homme en plus.

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L'Océanic lessive les Sea Dogs 9-1

RIMOUSKI — L’Océanic a enfin retrouvé le chemin de la victoire et amorcé sur une bonne note son séjour de cinq rencontres à domicile en écrasant les Sea Dogs de Saint-Jean 9-1, jeudi au Colisée Financière Sun Life.

Si certains diront que c’était une victoire facile, Serge Beausoleil croit plutôt que ses troupiers ont bien joué et qu’ils ont pleinement le droit de savourer cette victoire. «Il n’y avait rien pour nous autres là-dedans. Il fallait jouer le match pour nous-mêmes, pas contre Saint-Jean. Il fallait jouer à notre manière. Les gars ont saisi l’occasion et ont très bien répondu.»

Cédric Paré, qui a récolté trois points lors du match (1 but, 2 aides), estime que lui et ses coéquipiers ont appris des dernières défaites. «On a eu des meetings et c’est vraiment sur nous qu’on s’est concentrés. On voulait sortir fort», a raconté l’auteur de son quatrième but de la saison.
4 buts en 12 minutes

Dans un véritable festival offensif, les locaux ont démontré beaucoup plus de constance que lors des matchs précédents. Ils se sont imposés dès le début du match en marquant quatre buts en 12 minutes, dont trois comptés en l’espace de 2:22 au milieu de la première période.

Charle-Édouard D’Astous a connu une soirée de quatre points, enfilant notamment ses 7e et 8e de la saison. Tout comme Paré, Alexis Lafrenière (8e et 9e) et Olivier Garneau (10e) ont terminé le match avec trois points. Les autres marqueurs des vainqueurs ont été Dmitry Zavgorodniy (11e), Radim Salda (3e) et Anthony Gagnon (4e).

Pour Salda et Paré, il s’agissait de leur premier affrontement contre leur ancien club. «Contre mon ancienne équipe, mes anciens amis, mon ancien coach, j’ai trouvé ça le fun de les affronter et d’avoir un petit challenge de plus sur la glace», a commenté Paré.

Chez les visiteurs, seul William Poirier a réussi à battre Colten Ellis. Le but a été marqué sans aide d’un tir du revers à 1:06 de l’engagement médian.

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Donald Dufresne: «un enseignant extraordinaire»

Serge Beausoleil le soupçonne d’avoir développé le concept de «donner au suivant». Après avoir travaillé avec Donald Dufresne à sa première saison à titre d’entraîneur-chef de l’Océanic de Rimouski, il a retrouvé le même adjoint toujours prêt se mettre au service des jeunes et de l’équipe.

Dufresne n’a pas eu à réfléchir longtemps lorsque la possibilité de travailler à nouveau avec l’Océanic s’est présentée après son départ de l’organisation du Canadien, où il fut entraîneur-adjoint de son club-école de la Ligue américaine pendant six ans à Hamilton, St. John’s et Laval.

«Je suis béni d’avoir pu vivre autant de belles expériences. J’ai rencontré plein de monde, j’ai voyagé, j’ai plus de bagage qu’avant. Je me suis promené en masse et j’étais content quand Serge et Alexandre [Tanguay] m’ont demandé si je voulais revenir. Je suis d’ici, je connais l’histoire du club, les coulisses, les environs», racontait Dufresne, rencontré vendredi avant le premier des deux matchs contre les Remparts et son ancien coéquipier dans la LNH, Patrick Roy.

Dufresne a roulé sa bosse dans le hockey, comme joueur et comme adjoint. Il a disputé 268 matchs dans la LNH avec Montréal, Los Angeles, Tampa Bay, St. Louis et Edmonton. Il a aussi brièvement évolué avec les défunts Rafales de Québec, de la Ligue internationale, avant de prendre sa retraite.

Comme entraîneur, il a notamment travaillé avec Éric Lavigne chez les Citadelles de Québec avant de retourner à Rimouski, où il a notamment vécu l’époque de Sidney Crosby. Ironie du sort, il arrive au moment où l’Océanic aligne une autre vedette montante en Alexis Lafrenière.

Vers l’avenir

Dufresne n’est pas le genre à comparer les deux joueurs, au même âge. «Je ne crois pas aux comparaisons. Sid, c’est Sid; Brad [Richards], c’était Brad et Alexis va faire son propre chemin. Moi, je suis là pour aider les jeunes, les guider un peu avec mon vécu et mes connaissances», dit l’homme de hockey de 51 ans.

Il a apprécié son séjour dans la Ligue américaine, où on lui demandait de développer des défenseurs pour la LNH. Et même si son mandat a pris fin, le printemps dernier, pas question non plus de pleurer sur le lait renversé.

«J’aime mieux vivre le moment présent à fond. Si je regardais dans le passé, je pleurerais. Et il y a trop d’inconnu pour prédire le futur», souligne-t-il avec la sagesse de ses 30 saisons passées dans la LHJMQ et le hockey professionnel

Dufresne n’aide pas seulement les jeunes qu’il a devant lui. À sa première saison à Rimouski, Beausoleil avait profité des conseils de celui qui fut son adjoint pendant un an avant de partir travailler avec le Canadien.

«Je suis privilégié de l’avoir eu comme adjoint à mes débuts. J’arrivais du midget AAA et j’étais assez rigide. Quand j’étais un peu impatient, Donald me disait : “Serge, on va les aider”. Ça me calmait un peu.

«Donald est un enseignant extraordinaire. Encore aujourd’hui, il est là pour les bonnes raisons, pour aider les jeunes. Il a le cœur sur la main, il ne prend jamais le crédit de rien. Ce n’est pas pour rien qu’il est un ami intime de Sidney Crosby», soulignait Beausoleil.