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Bilan positif pour l'Océanic malgré l'élimination hâtive

RIMOUSKI — Même si l’organisation de l’Océanic digère encore très mal l’élimination de son équipe en huitième de finale contre les Wildcats de Moncton, elle dresse un bilan positif de la dernière saison.

Avec une fiche de 93 points, l’équipe est passée du 16e rang au 3e du classement général. «On a surpassé les attentes. On a extrêmement bien joué», estime l’entraîneur-chef, Serge Beausoleil. 

«La venue des jeunes Alexis Lafrenière, Colten Ellis, Christopher Innis et Mathieu Bizier laissait présager de très belles perspectives pour la saison 2017-2018. Il faut l’avouer, les attentes étaient tout de même modérées pour la formation la plus jeune du circuit Courteau. Tous anticipaient de voir une progression tant sur la glace qu’au classement général. Peu cependant avaient mesuré avec justesse l’ampleur de ce qui allait se passer à Rimouski lors de la saison 2017-2018.»

Éric Boucher, président et directeur administratif de l’Océanic, endosse les propos de son dg en mentionnant le début de saison très remarqué de son club avec la visite de Sidney Crosby, venu célébrer ses 30 ans en défilant dans les rues de Rimouski avec la Coupe Stanley, le 7 août. «Revoir la tête d’affiche des Nics à Rimouski alors que l’équipe s’apprêtait à accueillir son premier choix au repêchage 2017 fut un moment inspirant, autant pour l’organisation que pour ses partisans.»

Avec un total de 127 323 spectateurs, l’Océanic a connu une augmentation d’achalandage de 8,2 % par rapport à la saison précédente. L’assistance aux séries a culminé en atteignant plus de 4000 spectateurs par match, du jamais-vu depuis mars 2008.

Fin amère

Pour Beausoleil, plusieurs raisons expliquent le revers de ses protégés lors du septième et décisif match : l’inexpérience en séries, les longues heures de route, les nombreuses blessures et des pénalités coûteuses. Au-delà de toutes ces raisons, la méconnaissance de l’adversaire est assurément la plus importante.

Selon le pilote, le hockey dans les Maritimes est différent : plus robuste, plus serré et plus physique. «Ils ont la possibilité de donner un encadrement scolaire aux anglophones qu’on n’a pas dans les milieux francophones», déplore-t-il. «C’est un avantage important.»

La déveine des siens reste amère pour l’entraîneur. «J’ai toujours cru qu’on allait gagner cette série-là. On l’a de travers, les joueurs aussi. Mais avec du recul, ça fait partie du processus», ajoute Beausoleil, qui estime que ses troupiers ont beaucoup appris de ce revers. «L’Océanic sera à surveiller en 2018-2019.»

Beausoleil a aussi tenu à faire part de sa tristesse relativement au funeste accident survenu vendredi en Saskatchewan et qui a décimé l’équipe des Broncos de Humboldt. «On est sidérés, a-t-il laissé tomber avec une voix empreinte d’émotion. Ça nous ramène à la fragilité de la vie. Ça met en contexte une défaite comme on vient de vivre. Nos pensées sont avec eux.»

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L'Océanic éliminé devant ses partisans

RIMOUSKI — La saison de l’Océanic a pris fin sur une défaite crève-cœur de 6-3 contre les Wildcats de Moncton à l’issue d’un septième et ultime affrontement de ce huitième de finale, mardi au Colisée Financière Sun Life de Rimouski.

«Je suis très déçu», a admis l’entraîneur-chef Serge Beausoleil. «On y croyait vraiment. C’est une défaite qui fait mal!»

L’Océanic semblait en panne en première période, tirant de l’arrière dans la colonne de tirs au but (5 contre 13). Et après 28 minutes de jeu, c’était 4-1 pour les Cats. Les locaux ont fait bien piètre figure devant leurs 3757 partisans avec le seul but de Samuel Dove Mc-Falls (3e), pendant que les Wildcats obtenaient trois jeux de puissance contre aucun pour les Bleus.

En un peu plus de deux minutes en fin de première, les hommes de Darren Rumble ont touché la cible trois fois sans riposte grâce à Brady Pataki — en avantage numérique — à Daniil Miromanov et à Jonathan Aspirot (3e).

La débandade s’est poursuivie à 7:26 de l’engagement médian lorsque Nicholas Welsh a déjoué Colten Ellis, chassé au profit de Jimmy Lemay. Mais à 8:51, un superbe lancer du poignet de Denis Mikhnin (4e) dans la partie supérieure du filet a redonné vie à l’Océanic. En feu, le jeune Russe a récidivé sans aide à 10:37 pour réduire l’écart à un seul but.

À 19:06 du dernier tiers, Ellis a involontairement glissé la rondelle dans le fond de son filet sur un lancer de Dylan Seitz. Puis un but de James Phelan dans un filet désert à quelques secondes à faire à la rencontre a scellé l’issue du match.

Amende de 2500 $

Le pilote des Rimouskois croit que la méconnaissance du club de Moncton a été l’une des pierres d’achoppement pour sa troupe. La perte de Christopher Innis et de Wilson Forest a aussi fait très mal.

Beausoleil a refusé de commenter l’amende de 2500 $ qui lui a été imposée par la LHJMQ pour avoir calomnié le gardien des Wildcats, Mark Grametbauer, après le match de vendredi. Il avait affirmé que «c’était un gars qui n’avait pas connu une grosse saison, qui n’avait pas une grosse confiance et qu’il ne serait pas là l’an prochain».

«Ça ne se dit pas», a indiqué au Soleil le préfet de discipline, Raymond Bolduc. «Ce sont des jeunes!»

Lors de l’échange de poignées de main d’après-match, Beausoleil s’est entretenu avec celui qu’il avait pris pour cible. Il a cependant été impossible de connaître la teneur de ses propos.

À la fin du match, le capitaine Samuel Dove-McFalls avait le cœur gros de quitter l’organisation de l’Océanic et, surtout, de se faire à l’idée d’apprivoiser la fin de sa carrière dans la LHJMQ. «C’est incroyable comme c’est dur», a-t-il laissé tomber, assis par terre, les yeux rougis par l’émotion.

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L'Océanic prend les devants

RIMOUSKI — L’Océanic n’a pas gâché l’atmosphère survoltée dans un amphithéâtre plein à craquer en prenant les devants 3-2 dans sa série contre les Wildcats de Moncton, vendredi.

Rimouski s’est imposé dans les dix dernières minutes de l’engagement médian. Offrant beaucoup d’intensité et de vitesse, l’Océanic a embouteillé les Wildcats plusieurs fois pour signer une victoire de 5-2. Les 4219 spectateurs, la meilleure foule de la saison, ont eu droit à un spectacle tout à fait enlevant.

«J’ai eu un feeling de 2014-2015», n’a pu s’empêcher d’avouer l’entraîneur-chef Serge Beausoleil en faisant allusion à la série qui avait mené sa troupe à la conquête de la Coupe du Président. «Le comble bien plein, les partisans qui sont derrière nous, nous aident, nous transportent. C’était fantastique pour tout le monde!

«En première période, ils avaient le momentum de l’autre côté. C’est en deuxième qu’on a commencé à jouer le hockey qu’on est capables de jouer et qu’on a joué si souvent, cette année, à Rimouski. Puis, c’est là qu’on a pris le contrôle du match!»

«Un gros but»

Il a donc fallu attendre à 11:13 de la deuxième avant de voir Mark Grametbauer céder après avoir été bombardé avec acharnement par les Bleus. Qui d’autre qu’Alexis Lafrenière (4e) aurait pu marquer le premier but du match en avantage numérique? La foule, qui lui a spontanément offert une ovation, était littéralement en délire.

«C’était un gros but», a reconnu le joueur recrue. «La foule était incroyable! Il y avait du bruit à chaque chance de marquer qu’on avait.» «Le but de Lafrenière était un beau bijou», a commenté son entraîneur.

À 15:53, Carson MacKinnon (1er) a doublé l’avance des locaux. Colten Ellis a cédé une première fois devant Nicholas Welsh avec 7:55 à faire au dernier vingt. Mais à partir de la 13e minute, Mathieu Nadeau (2e), Samuel Dove-McFalls (2e) en avantage numérique et Denis Mikhnin (2e) en ont ajouté trois autres. Puis pendant que les partisans s’apprêtaient à se lever pour célébrer la victoire des leurs, Brady Pataki (2e) a trompé la vigilance du cerbère rimouskois à huit secondes de la fin.

L’Océanic prenait la route vers Moncton pour disputer le sixième match de la série, dimanche. «Il nous reste un gros match à aller chercher», a souligné Beausoleil. C’est le plus difficile dans une série. Ce ne sera pas évident. Mais, en ce moment, on est en avance et il s’agit de continuer à travailler de la bonne façon.»

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L'Océanic battu à plate couture à Moncton

RIMOUSKI — Les 3178 partisans des Wildcats ont assisté à un beau retour en force de leurs favoris, qui ont créé l’égalité 2-2 dans leur série de première ronde contre l’Océanic de Rimouski, mercredi au Colisée de Moncton.

Les rôles ont été inversés. Battue 6-2 la veille, l’équipe locale a explosé dans une victoire de... 6-2, alors qu’elle semblait seule sur la glace et que l’Océanic offrait bien peu de résistance.

«On a perdu ce match-là à tous les niveaux», a déploré l’entraîneur-chef Serge Beausoleil. «On a été deuxièmes partout! On avait une équipe qui ne focalisait pas sur les détails importants.»

Selon Beausoleil, plusieurs revirements et des mauvaises pénalités ont coulé sa formation. «Les meilleurs éléments de l’autre côté ont été meilleurs que les nôtres, se désolait-il. «Dove-McFalls a travaillé d’arrache-pied. Je n’ai pas un mot à dire sur lui. Gagnon aussi. Après ça, la liste commence à s’estomper.»

Les Wildcats ont ouvert la marque à 5:44 de la première période lorsque James Phelan a sauté sur un retour de lancer. Anthony Gagnon (3e) n’a pas tardé à répliquer en faisant dévier un tir de la pointe à 7:24. Adam Capannelli a toutefois donné les devants pour de bon à Moncton à 16:03 en faisant dévier un tir derrière Colten Ellis en avantage numérique.

Soirée écourtée pour Ellis

Phelan a creusé l’écart à 5:31 de l’engagement médian avec son deuxième but de la rencontre. Un but qui aurait dû être refusé, selon Beausoleil. «C’est un non-sens», fustigeait-il. «Ce n’est même pas proche!»

Le pilote des Bleus estime que ce «mauvais but» a solidement déconcentré ses troupiers. «Mais, ne cherchons pas d’excuse, ni de faux-fuyants», s’est-il ravisé. «On a une équipe qui n’a pas joué au même niveau que les Wildcats. Ils méritaient la victoire beaucoup plus que nous!»

Puis pendant que l’attaque à cinq des visiteurs n’allait nulle part, Brady Pataki a intercepté un jeu à la ligne bleue, s’est échappé et, sans aide, a augmenté le déficit à 15:40. Et avec moins de deux minutes à faire à la période, Jacob Hudson a touché la cible en avantage numérique.

Battu cinq fois sur 20 tirs, Ellis a cédé sa place au dernier tiers à Jimmy Lemay, qui a été déjoué par Jonathan Aspirot en avantage numérique à 12:03, Et avec 18 secondes à faire au match, le jeu de puissance de l’Océanic — son huitième de la soirée — a enfin fait mouche lorsque Dmitry Zavgorodniy (1er) a trompé la vigilance de Mark Grametbauer, auteur de 20 arrêts.