Le gardien Julio Billia et les Sags ont eu le dernier mot 2-1 sur l'Océanic.

Un point chanceux pour l'Océanic

Pour la première fois en cinq duels entre les Saguenéens et l'Océanic de Rimouski, l'équipe à domicile a eu le dessus.
Évoluant devant de nombreux anciens joueurs et dirigeants lors du 3001e match de l'équipe, au Centre Georges-Vézina, les Chicoutimiens ont survécu à une fin de match hasardeuse pour s'imposer 2-1 en fusillade. 
Avec moins d'une minute à faire, Mark Bzowey avait l'occasion de mettre un terme au match avec un filet désert et une descente à trois contre un. L'attaquant des Sags a gardé la rondelle très longtemps avant de la perdre après avoir fait le tour du but et, à l'autre bout, Dylan Montcalm a forcé la prolongation d'un tir précis qui a battu Julio Billia du côté du bloqueur.
En tirs de barrage, Jake Smith et Nicolas Roy, même s'il a échappé la rondelle en cours de route, ont sauvé la mise alors que seul Tyler Boland a réussi à déjouer le gardien des Sags. 
Cadeau de Guindon
En tout début de deuxième, Jonathan Bourcier avait ouvert la marque en profitant d'un véritable cadeau du gardien Louis-Philip Guindon. En voulant rejoindre le défenseur Simon Bourque, sa passe a été interceptée facilement par Bourcier, qui a touché la cible malgré un angle restreint.
«Faire une erreur de même dans un match de 1-0, c'est pas mal central», a estimé l'entraîneur-chef de l'Océanic, Serge Beausoleil. «On ne se mettra pas la tête dans le sable. C'est une erreur monumentale à ce stade-ci de la saison.»
Beausoleil a reconnu que ses protégés avaient disputé un match moyen et arraché un point par une grande chance, pointant surtout l'erreur de Bzowey avec le filet désert. «On a manqué d'énergie sur la rondelle. On est capables de mieux faire et les Sags ont été plus solides que nous sur cet aspect. Le chiffre des lancers [32-26 en faveur de l'Océanic] est peu probant.»
En fin de première et de deuxième, les joueurs de l'Océanic ont écopé de sept pénalités consécutives, dont deux successives, mais les Sags ont été incapables d'en profiter pour s'éloigner au pointage.«C'est un système qui demande du momentum et de la pratique», a plaidé l'entraîneur-chef Yanick Jean, mentionnant qu'il avait manqué de temps cette semaine à l'entraînement au retour du voyage dans les Maritimes.
Il n'a toutefois pas senti de manque d'effort contre un adversaire potentiel au premier tour éliminatoire et, surtout, difficile à affronter. «Tout aurait pu coûter cher. C'est quoi le jeu du match? Il y en a six, sept ou huit et c'est tout le temps de même contre eux.»