L'entraîneur-chef Serge Beausoleil (en arrière, à droite)

«Un match de ligue de garage»

Péchant par indiscipline plus souvent qu'à son tour depuis sa victoire de mercredi contre les Voltigeurs de Drummondville, l'Océanic a depuis développé une tendance, qui est loin de ravir l'entraîneur-chef Serge Beausoleil et qui a été fort coûteuse dans une défaite de 4-1 aux mains des Remparts, dimanche.
Ayant accordé pas moins de 17 avantages numériques aux Remparts en deux matchs en fin de semaine, l'équipe du Bas-Saint-Laurent, qui a alloué trois buts à Québec en infériorité numérique, dimanche, a été l'artisane de ses propres malheurs, a estimé le pilote.
«Depuis Drummondville, ç'a été l'avalanche, l'hécatombe! J'explique ça par la fatigue. [...] Ça va avec le focus. On est aussi moins appliqués en avantage numérique. L'exécution est moins fluide. Ç'a à voir avec le fait que si tu reçois la rondelle, il faut que tu saches quoi faire avec. En ce moment, c'est loin d'être le cas», a analysé Beausoleil.
L'entraîneur a aussi déploré le manque d'exécution et de finition de ses hommes, qui n'ont pas su tirer profit de six avantages numériques. «On n'a pas mis la rondelle dans le filet. On a eu plusieurs chances. En deuxième, on a eu neuf chances de marquer contre cinq et les Remparts vont chercher un but. Sur le troisième but en troisième, on a quelqu'un qui n'a pas fait le bon changement [pénalité de banc]. Mais ce sont des choses qui arrivent», a-t-il laissé tomber.
L'Océanic avait pourtant connu un excellent début de rencontre, appliquant un bon échec-avant et forçant l'adversaire à commettre de nombreux revirements en zone neutre.
«Ils n'étaient pas là en première période et on allait bien. De ce temps-ci, on donne des buts faciles. Ils ont très bien fait sur l'avantage numérique, ceci dit. Mais sur le premier but, ils essaient une passe de l'arrière du but, qui frappe le patin de notre joueur et arrive sur la palette de Moody, qui a un filet désert. Quand tu joues bien, tu as la chance avec toi. Ils méritent le crédit, là-dessus», a-t-il affirmé.
En troisième, Beausoleil estime que ses joueurs ont tout simplement abandonné la partie. «On n'a pas été assez dans leur face, de la manière qu'il aurait fallu le faire pour revenir dans le match. En ce moment, nos gros canons se cherchent. Je pense qu'on va réfléchir à l'intérieur de nous-mêmes, alors qu'il faudrait mettre ça sur la glace, ce travail-là», a lancé l'entraîneur, dont le joueur-vedette Michaël Joly a été blanchi de la feuille de pointage, au cours des deux matchs contre les Remparts.
Avec pour résultat un match en demi-teinte et un spectacle plus ou moins exaltant pour les amateurs, a encore jugé Beausoleil. «J'ai trouvé que c'était assez flat comme match. Je trouvais que c'était flat pour les deux équipes. Ça se colletaillait très peu. C'était un match de ligue de garage!»
Le pilote a attribué le manque d'émotion de sa troupe, qui contrastait avec la rencontre de vendredi, à la rigueur du calendrier. «Dans notre cas, on a joué quatre matchs dans la dernière semaine. Les Remparts ont aussi un rythme soutenu. On arrive au mois de novembre et toutes les équipes, et encore plus nos deux équipes, vont frapper un mur, en ayant joué 100 matchs, l'année passée. Tous les gars qui ont vécu ça le disent: fin octobre-début novembre, c'est plus difficile...»