L'entraîneur-chef Serge Beausoleil et l'Océanic de Rimouski auront la lourde tâche d'affronter les champions de la saison, les Sea Dogs de Saint-Jean.

Tout un défi pour l'Océanic

C'est tout un défi qui attend l'Océanic de Rimouski en vue des séries de la LHJMQ. Seizième au classement, la troupe de Serge Beausoleil a rendez-vous avec les Sea Dogs, les champions de la saison, dès vendredi à Saint-Jean.
Plutôt que de mettre de la pression, Beausoleil appréhende le défi avec philosophie. «Le challenge est énorme, mais on n'a rien à perdre», lance en riant l'entraîneur-chef de l'Océanic. «On va là avec le désir d'offrir la meilleure performance possible, de passer à travers maints obstacles et surtout d'avoir une attitude gagnante de joueurs qui veulent aller au bout des choses. Il arrivera ce qu'il arrivera!»
Le directeur-gérant de l'Océanic est bien conscient que son club fait figure de négligé. «C'est un rôle sans pression», reconnaît-il. «Tout le monde s'attend à ce qu'on perde. C'est pas dangereux! On s'en va là avec l'esprit tranquille et libre dans l'idée de compétitionner, de donner le meilleur de nous-mêmes.» Selon lui, cet état d'esprit conduit souvent à de bonnes performances.
Des blancs-becs qui ont trimé très fort
Le travail acharné de ses troupiers au cours des dernières semaines y est pour beaucoup dans la qualification de l'équipe aux séries. «On n'a pas volé notre place en séries. Il a fallu batailler ferme! On a une équipe qui est décimée par les blessures depuis au-delà de six semaines.
«Puis, compte tenu du peu de profondeur qu'on a puisque les gars de 19 ans sont inexistants, c'est une équipe de blancs-becs qui a trimé très fort. Nos quatre 17 ans sont sur nos premiers trios et les gars apprennent à chaque match. Il a fallu travailler fort pour freiner la glissade. Je suis très fier d'eux. C'est une très bonne façon de se préparer pour les séries.»
Parlant de blessés, l'entraîneur ignore toujours si son capitaine, Samuel Laberge, sera en mesure de participer aux séries. «C'est au jour le jour», indique Serge Beausoleil. 
Il a beau voir le défi avec un certain flegme, il n'en demeure pas moins qu'il ne peut oublier que Saint-Jean est la meilleure équipe. «C'est le meilleur avantage numérique de la ligue. C'est aussi le meilleur désavantage numérique. C'est une équipe qui a beaucoup de profondeur, qui n'a pas de faille, ni en défensive, ni dans les buts, ni à l'attaque, avec trois trios, dont le troisième pourrait être le premier dans la plupart des équipes. Ils ont de la vitesse et de la robustesse. Ils sont équipés pour veiller tard!»
Le pilote et ses hommes ne semblent pas dérangés à l'idée d'affronter leur ancien capitaine, Simon Bourque. «C'est pas au centre de mes préoccupations», avoue Beausoleil. «Simon était notre général à la ligne bleue et il trône encore au centre de l'équipe qui est au sommet du circuit. Là, il joue de l'autre côté. Il va faire du mieux du sien, comme on fera du mieux du nôtre!»