L'entraîneur-chef de l'Océanic, Serge Beausoleil, ne veut pas que son équipe péche par excès de confiance contre les Saguenéens. Les deux clubs ont divisé les honneurs de leurs six affrontements cette saison.

«Tout à prouver» pour l'Océanic

La retenue est de mise chez l'Océanic à l'approche de sa série de première ronde contre les Saguenéens de Chicoutimi, car on a encore frais à la mémoire non seulement le dernier match gagné à l'arraché 2-1 sur la patinoire olympique des Sags, mais aussi les désastreuses séries de 2013.
«Je comprends que les experts nous mettent gagnants en quatre. Mais on ne pêchera pas par excès de confiance. Notre thème des séries sera "tout à prouver". On respecte cet adversaire. Ils ont des jeunes très prometteurs et un duo de gardiens extrêmement solides. On a gagné le dernier duel 2-1 à Chicoutimi avec un but chanceux alors que Victor Provencher, Laurent Dauphin et Dominic Beauchemin n'étaient pas de l'alignement. Ce qui nous importe, c'est d'être prêt pour le premier match en jetant toutes nos forces dans la mêlée», lance, sans ambages, l'instructeur-chef de l'Océanic, Serge Beausoleil.
Cette année, en saison régulière, les deux clubs ont divisé les honneurs de leurs six affrontements, les joueurs rimouskois marquant 17 buts contre 15 pour leurs rivaux. «Les Sags jouent extrêmement bien sur leur glace olympique. Pour nous, c'est un gros handicap qui peut leur permettre de nous mettre les bâtons dans les roues», a ajouté Beausoleil.
Les séries 2014 de l'Océanic feront-elles oublier celles de 2013 qui se sont terminées abruptement en première ronde contre les Olympiques de Hull? Une leçon qui aura servi. «On n'avait pas un bon momentum en 2013 et, dans la chambre, on n'avait pas la chimie qu'on a en ce moment. Plusieurs joueurs pensaient à leurs options avec leur club professionnel. Philippe Desrosiers, Michaël Joly et Samuel Morin avaient été blessés un mois avant les séries [...] Les gars avaient à l'esprit que ce serait facile... C'est pour ça que cette année, on dit que nous avons tout à prouver.»
La cuvée Océanic 2014 est d'une autre trempe, selon Beausoleil. «On a une tout autre équipe sur la glace, plus rapide, robuste, plus liée, des joueurs de soutien de plus grande qualité et aussi de bonnes personnes, ce qui est aussi important que leur talent. On a changé nos 20 ans, rentré plusieurs 19 ans. À la défense, on s'est revampé assez solidement. On a 15 nouveaux joueurs sur les 24 qu'il y avait l'an passé pour amorcer la série.»
Fin de léthargie
Le jeu de puissance de l'Océanic - la seule faiblesse de l'équipe en deuxième moitié de saison - est sorti juste à temps de sa léthargie. Blessé, le meilleur buteur de l'Océanic avec 44 filets, Michaël Joly, a de très bonnes chances d'être de l'alignement vendredi au Colisée de Rimouski, tandis que le cas de Patrik Zdrahal est beaucoup plus douteux.
Les joueurs de l'Océanic sont prêts pour aller à la guerre à voir la coupe de cheveux apache des joueurs affichée hier à l'entraînement au retour d'une courte retraite. «Les gars avaient cet état d'esprit et on a acquiescé...» a conclu en souriant l'entraîneur-chef rimouskois.