Thomas Chabot a marqué deux buts et récolté une aide pour les Sea Dogs, qui mènent la série 2-0 contre l'Océanic.

Rimouski ne fait pas le poids à Saint-Jean

C'était toute une commande qui attendait l'Océanic, vendredi au Harbour Station de Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick. Vaincue 9-3, la troupe de Serge Beausoleil n'a pas fait le poids devant la maturité des Sea Dogs, qui comptent 17 joueurs de 19 et 20 ans.
«C'est aussi à cause de leur talent», a souligné Beausoleil. «C'est une équipe chevronnée, qu'on a affrontée là! C'est le meilleur avantage numérique et le meilleur désavantage numérique du circuit!»
Par conséquent, même si son alignement avait été au grand complet - l'Océanic était amputée de six joueurs réguliers -, les chances demeuraient bien minces de vaincre la meilleure équipe de la LHJMQ sur sa propre patinoire. «On affrontait la plus grosse machine du circuit», a reconnu Beausoleil. «Ça a paru beaucoup que notre équipe est amoindrie par les blessures! Ils sont très gros et très rapides. On a souffert de ça.»
S'il est vrai que c'est en se frottant contre meilleur que soi qu'on s'améliore, l'Océanic pourra dire qu'il a eu tout un apprentissage! «C'était un bon test pour les gars», a admis Beausoleil. «J'ai beaucoup aimé l'effort collectif qu'on a déployé, même si le résultat n'en témoigne pas. Chaque erreur a été payée chèrement!»
Un peu après le milieu de la première période, Thomas Chabot, Joe Veleno et Bokondji Imama ont marqué en l'espace de 2 minutes et 20 secondes.  Si Charle-Édouard D'Astous (13e), Tyler Boland (44e) et Denis Mikhnin (20e) ont battu Callum Booth en deuxième période, les Sea Dogs n'ont pas levé le pied pour autant, Mathieu Joseph, Julien Gauthier, Spencer Smallman et Kyle Ward déjouant Charles-Olivier Lévesque, auteur de 32 arrêts pendant le match. Le dernier tiers n'a pas plus souri à l'Océanic, alors que Ward  et Matthew Highmore ont complété la marque.