En première période, Nicolas Guay a complété un tour du chapeau en l'espace de 7 minutes 4 secondes.

Rimouski 5/Titan 0: l’Océanic blanchit le Titan

RIMOUSKI – Défait la veille par le même adversaire à domicile, l'Océanic est débarqué au Centre régional K.C. Irving de Bathurst, samedi, le couteau entre les dents, résolument déterminé à prendre sa revanche sur le Titan. Avec 41 tirs au but contre 20 du côté des locaux, la formation rimouskoise les a blanchis 5 à 0, se sauvant ainsi avec deux points en poche.

Serge Beausoleil a particulièrement aimé la gestion de la rondelle et la vitesse utilisée par ses troupiers, ce qui «a donné de beaux élans offensifs qui se sont concrétisés par des buts». «Il y a eu de très bons tirs du point d'appui, a-t-il ajouté. Ce qu'on a aimé, c'est ce synchronisme entre les joueurs. On a beaucoup moins donné la rondelle à l'adversaire. On était beaucoup plus patients. En compétitionnant comme on l'a fait, c'est pas mal la clé du succès! Tout le monde a fourni l'effort et mis l'épaule à la roue. C'est un match qui peut les faire grandir. Il faut bâtir là-dessus.»

Un tour du chapeau pour Guay

En première période, Nicolas Guay (21e) a complété un tour du chapeau en l'espace de 7 minutes 4 secondes, dont deux buts sur des passes d'Alexis Lafrenière. Il n'en fallait pas plus pour que Mario Durocher ordonne à Félix-Anthony Éthier de céder sa place à Tristan Bérubé devant le filet. Puis à 13:22, le capitaine Lafrenière a repéré Nathan Ouellet (12e) dans l'enclave, lui permettant de déjouer Bérubé en enfilant la rondelle dans la partie supérieure du filet.

Il a fallu attendre à mi-chemin du troisième engagement avant que le tableau indicateur ne bouge. Fort bien placé devant la cage, Frédéryck Janvier (5e) en a ajouté un dernier sur une splendide poussée de Lafrenière qui, à sa troisième partie en trois jours dans trois provinces différentes, récoltait son quatrième point de la rencontre, portant ainsi sa fiche à 78 points. «Hier [vendredi], c'était un match beaucoup plus moyen pour Alexis; il était au bout du rouleau, a indiqué son entraîneur. On sait à quel point il peut être bon quand ses réflexes sont affutés et, quand tout est en place, comment il domine. Hier, ce n'était pas le cas. On savait qu'il avait besoin d'une pause. Il a insisté pour jouer en disant qu'il se reposerait demain [dimanche] et lundi, au pire. On a acquiescé à sa demande et ce soir, il était partout sur la glace!»

Serge Beausoleil a aussi souligné le retour exceptionnel de Janvier après une absence pour soigner une blessure. «Il a pris où il avait laissé […], croyait-il. Ce n'est pas toujours facile, pour un joueur, de revenir, de reprendre le collier et d'être au niveau. Il a bien fait!»

Outre les performances de Guay, de Lafrenière et de Janvier, le pilote de Rimouski a mentionné le travail remarquable de Walter Flower à la défensive. «Il a été très solide, non seulement avec la rondelle, mais sans rondelle», a-t-il souligné.

Deux jeux blancs en trois matchs

Implacable devant son filet, Jones signait son deuxième jeu blanc dans l'uniforme bleu. «Creed Jones a été mis beaucoup plus à l'épreuve en troisième période et il a été vraiment solide, a salué Beausoleil. Ça fait trois matchs qu'il joue et il a donné un seul but! On peut dire que c'est un bon départ! Il amène un contrôle qui est contagieux et qui plaît bien à ses coéquipiers. Quand on a fléchi un peu, il a fait la différence.»

Quel impact peut-il avoir sur le gardien numéro un, Colten Ellis? «Ça lui demande d'élever son jeu», a répondu le patron de l'Océanic.