Le Gatinois Mikaël Martel a marqué deux buts dans une victoire de 3-2 de l'Océanic de Rimouski sur les Olympiques de Gatineau devant 3712 spectateurs au centre Robert-Guertin samedi soir.
Le Gatinois Mikaël Martel a marqué deux buts dans une victoire de 3-2 de l'Océanic de Rimouski sur les Olympiques de Gatineau devant 3712 spectateurs au centre Robert-Guertin samedi soir.

Martel vole la vedette à Lafrenière

Jean-François Plante
Jean-François Plante
Le Droit
Ils étaient 3712 dans les gradins du «Vieux Bob» samedi soir.

Ils ont formé la plus imposante foule de la saison -- et de loin -- des Olympiques de Gatineau. Plusieurs curieux avaient choisi de remettre les pieds à Guertin pour épier le talent d’Alexis Lafrenière, mais c’est finalement un héros obscur local qui lui a volé la vedette dans la victoire de 3-2 de l’Océanic de Rimouski.

Le meilleur espoir du prochain repêchage de la LNH a bel et bien compté un beau but en avantage numérique, mais Mikaël Martel a fait encore mieux en marquant deux buts, dont celui de la victoire avec 2:39 à faire au match.

Joueur de quatrième trio, le Gatinois était l’auteur d’un seul but en 47 matches avant de venir jouer à Guertin pour la première fois dans l’uniforme d’un club de la LHJMQ.

«J’ai tout donné. C’est une soirée de rêve! J’avais une centaine de parents et amis ici ce soir. Je me suis nourri de cette énergie-là. Quelques mauvais bonds (des Olympiques) ont joué en ma faveur. J’ai créé ma propre chance en travaillant fort.»

Le Gatinois de 18 ans avait peine à croire ce qui lui est arrivé samedi soir à Guertin.

«J’en parlais justement avec mon père avant le match. Nous étions venus voir les Olympiques contre l’Océanic dans les séries (de 2011). Serge Beausoleil était l’entraîneur de l’Océanic et nous étions directement derrière lui dans les gradins. Aujourd’hui, c’est moi qui suis là et c’est aussi moi qui compte le but gagnant. Je n’en reviens pas!»

Même si Martel patrouille son quatrième trio, Serge Beausoleil aime bien son «policier». Il avait même choisi son trio pour amorcer le match devant les siens. Martel était encore sur la patinoire avec moins de trois minutes à faire quand il a inscrit le but qui a scié les jambes des Olympiques.

«Ce n’était pas un hasard. Je sais qu’il est capable de faire le boulot. J’ai confiance en lui et c’est en l’envoyant sur la patinoire dans des moments comme ça qu’il va le réaliser. Je suis très content pour lui. C’est une belle histoire. Il jouait six minutes par match avant Noël. Il est rendu à 12 maintenant. Il en a même joué environ 14 ce soir.»

Olivier Bourret, qui faisait partie du quatrième trio des Olympiques avant d’être échangé à l’Océanic pendant la dernière période des transactions, a récolté une passe sur le but vainqueur de Martel.

Devant le filet, Creed Jones a savouré sa septième victoire en autant de départs depuis qu’il a quitté les Olympiques dans une autre transaction entre les deux clubs. Il n’a jamais accordé plus de deux buts depuis qu’il protège le filet de Rimouski. Sa moyenne est passée à 0,96 but alloué par match après avoir cédé devant Kieran Craig et David Aebischer samedi. Il a fait face à 20 tirs.

«J’étais excité pour ce match. Je ne pense pas avoir été nerveux pour ce retour à Gatineau. J’étais content d’affronter mes anciens coéquipiers et Rémi (Poirier). J’avais déjà affronté Bérou (Tristan Bérubé) à Bathurst. Il existait une saine compétition entre nous trois quand j’étais avec les Olympiques. Je n’avais pas encore accordé trois buts avec l’Océanic. Heureusement, ce soir, nous avons obtenu le troisième but avant les Olympiques.»

Rémi Poirier a été plus occupé. Il a fait face à 29 tirs de l’Océanic, victorieux dans un neuvième match de suite.

Le match de samedi a aussi coïncidé avec le retour au jeu de Vincent Martineau chez les Olympiques. Le défenseur de 20 ans avait raté les 13 derniers matches après avoir été blessé le 3 janvier dernier à Shawinigan. Il était lui aussi de l’alignement de départ pour affronter son ancien club.

Les deux clubs vont croiser le fer à nouveau dimanche après-midi. Déjà 2600 billets avaient trouvé preneurs pour ce duel. En trois matches contre les Olympiques cette saison, Alexis Lafrenière a été «limité» à trois points, mais il a créé plusieurs occasions de marquer samedi soir.