Alexandre Lagacé a été très solide devant son filet.

L'Océanic rattrapé par la fatigue

La séquence de six victoires à domicile de l'Océanic a pris fin par une défaite de 6-3 contre les Screaming Eagles du Cap-Breton, mercredi.
La volonté était là, mais la fatigue mentale et physique était palpable chez les troupiers de Serge Beausoleil après cinq matchs en huit jours. «Il y a une équipe qui était sur la rondelle et une autre qui ne l'était pas. Malheureusement, on n'était pas dans le bon camp!» a résumé l'entraîneur-chef de l'Océanic.
«On était croches un peu. On a fait beaucoup trop de revirements avec la rondelle et on a perdu nos batailles un contre un», a analysé Beausoleil. «D'habitude, on est fluides avec la rondelle. On a bataillé toute la soirée comme si on jouait dans un champ de gravelle! Assurément, on a besoin de plus de repos que de s'entraîner en ce moment!» 
Pourtant, tout allait plutôt rondement pour les locaux en première période. Ils ont ouvert la marque à la sixième minute lorsque Samuel Laberge (8e) a frappé en avantage numérique. Bombardé de 15 lancers, Alexandre Lagacé a été solide devant son filet, y allant de quelques arrêts spectaculaires.
Du tir au pigeon
Les choses se sont gâtées dès la 13e seconde de la deuxième période, Tyler Hylland marquant le premier de trois buts des Eagles. Giovanni Fiore et Massimo Carozza ont aussi déjoué Lagacé. «C'est une équipe qui est très intense sur l'échec avant et qui prend des risques», a noté Beausoleil. «Ils ont été sur la rondelle et ils ont mérité ce qui est arrivé.»
Hunter Moreau (6e) et Tyler Boland (14e) ont créé l'égalité dans la dernière moitié de l'engagement médian, mais Cap-Breton a encore une fois frappé rapidement au début de la troisième période lorsque Pierre-Luc Dubois a marqué son quatrième but de la saison après seulement 36 secondes. Puis, Vasily Glotov (4e) et Phélix Martineau (9e) en ont fait autant à 2:17 et à 8:39.
«Ça a été du tir au pigeon en troisième période», a illustré Beausoleil. 
Le but de Martineau a chassé Lagacé au profit de Charles-Olivier Lévesque. «Lagacé, je ne le pointe pas», a tenu à souligner le directeur-gérant des Bleus. «Je pointe la qualité des chances de marquer qu'on leur a donnée, particulièrement en début de troisième période. On a perdu des couvertures.»