Le gardien de but des Olympiques, Creed Jones, a volé plusieurs buts à l'Océanic.

L'Océanic perd aux mains de Creed Jones

RIMOUSKI – Lors de leur deuxième duel de samedi contre les Olympiques au Colisée Financière Sun Life, les joueurs de l'Océanic avaient, de toute évidence, très bien compris la déception de leur entraîneur-chef après leur défaite de la veille. Contrairement au dernier match, les hommes de Serge Beausoleil ont commis peu d'erreurs et peu de revirements. Cela ne les a pas empêchés de plier encore une fois l'échine par la marque de 4-3. Gatineau doit beaucoup sa victoire remportée en tirs de barrage à son gardien Creed Jones.

Avec 36 lancers reçus contre seulement 17 du côté de son vis-à-vis, la muraille du cerbère de l'Outaouais a été difficile à percer. Même si Beausoleil a salué l'effort de ses joueurs qui ont mieux joué que la veille, il croit qu'ils ont payé pour ne pas avoir respecté l'adversaire la veille. «Quand on donne deux buts sur quatre tirs, un moment donné, il faut faire les arrêts, a-t-il critiqué en parlant de son jeune gardien Jonathan Labrie. On a eu de très belles occasions, mais il faut constater que c'est une fin de semaine décevante!»

À 9:13 de la première période, après une erreur de son coéquipier Zachary Massicotte, Labrie a cédé sur le deuxième tir des Olympiques lorsque Metis Roelens (7e) qui, après avoir raté son lancer, s'est repris avec une spectaculaire feinte. Malgré l'intense bourdonnement autour du filet des visiteurs, jumelé à la pression et à la vitesse du premier trio de Rimouski, Jones a été invincible. «Il a joué un bon match», a été forcé d'admettre l'entraîneur adverse.

Les 3 300 spectateurs ont eu droit à beaucoup d'action à l'engagement médian. 22 secondes après que David Aebischer eut été envoyé au cachot pour avoir retenu Alexis Lafrenière, l'empêchant ainsi de s'avancer au filet, Cédric Paré (23e) a réussi à battre le portier d'un puissant lancer pour créer l'égalité en avantage numérique. Puis, 1:19 plus tard, Alexis Lafrenière (13e) a permis aux siens, en atteignant la cible directement dans la lucarne, de prendre les devants pour la première fois du match. Mais, l'avance sera de bien courte durée puisque Carson MacKinnon (3e) est rapidement venu hanter son ancien club en s'avançant seul. «Je n'ai vraiment pas aimé ce deuxième but, a laissé tomber le pilote des Bleus. Ça n'a pas sa raison d'être!»

À mi-chemin du dernier tiers, Cole Cormier (4e) a brisé l'égalité sur une belle manœuvre de Frédéryck Janvier, permettant à son équipe de reprendre les devants pour une deuxième fois de la rencontre. Une pénalité pour avoir fait trébucher, accordée à Anthony D'Amours, aura coûté cher aux locaux. À moins d'une minute à faire au match, Éric Landry a retiré son gardien pour envoyer six joueurs dans la mêlée, contre seulement quatre du côté de l'adversaire. Aebischer (2e) a profité de ce jeu de puissance pour niveler la marque à moins d'une minute à faire, forçant ainsi une période de prolongation.

«Deux fois, on aurait pu sortir la rondelle du territoire, mais on n'a pas réussi à le faire et une autre fois, on a tiré dans le dos de notre coéquipier, regrettait Beausoleil. Quand je dis que ça ne roulait pas, ça fait référence un peu à ça. Ils ont marqué dans la circulation et on a touché la barre en supplémentaire.» Il a fallu aller en fusillade pour dénouer l'impasse.

Avec l'absence d'Adam Raska, qui s'était blessé en milieu de deuxième période la veille, ainsi que de Zachary Bolduc qui participait au Défi mondial de hockey des M-17, «il a fallu qu'on surtaxe certains joueurs», selon l'entraîneur bas-laurentien. «J'ai bien aimé la réponse de certains, mais il y a des jeunes qui manquent des occasions de se prouver, déplore Beausoleil. Je ne peux pas les utiliser parce qu'ils ne jouent pas de la bonne façon.»

Le prochain match de l'Océanic est prévu vendredi, alors que la formation rendra visite aux Tigres à Victoriaville.