Le gardien des Remparts Kyle Jessiman en a eu plein les bras lundi face à l'Océanic. Il repousse ici un tir de Dmitry Zavgorodniy.

L'Océanic démolit les Remparts

RIMOUSKI – Après deux défaites crève-coeur à l'extérieur, les joueurs de l'Océanic semblaient nerveux, lundi, lors de ce match devenu une tradition pour terminer l'année contre les Remparts, alors qu'ils jouaient à guichet fermé devant 4 503 spectateurs. Cela ne les a pas empêchés de défaire Québec par la marque de 7-1 devant la meilleure foule du Colisée Financière Sun Life de Rimouski depuis le septième match de la finale de la Coupe du Président de 2015 entre les deux mêmes rivaux.

«J'ai bien aimé la façon dont on a joué, surtout en deuxième et troisième périodes, s'enthousiasmait l'entraîneur-chef local, Serge Beausoleil. On était sur la rondelle, puis les gars commencent à trouver une certaine chimie entre eux. On a bien utilisé notre vitesse. Les gars jouaient bien ensemble. Ça détonnait de notre voyage où on se cherchait un peu, où on était raboteux. Là, c'était vraiment bien!»

«L'Océanic a joué un très bon match, a reconnu avec philosophie l'entraîneur-chef des Remparts, Patrick Roy. De notre côté, on se débrouillait pas si pire, à aller jusqu'à 7 minutes de la fin de la deuxième où ils ont marqué sur la mise en jeu. Ça a été un peu plus difficile à partir de ce moment-là. Il y a des choses que j'ai aimées dans mon équipe, mais c'est sûr qu'il y a des choses que j'ai moins aimées. Ça donne la chance à nos jeunes de jouer et ça, c'est positif en soi. On n'a pas connu un bel après-midi, mais ça fait partie du hockey. Cette saison, il y a des matchs où on met des «x» sur la «game» et on passe à autre chose. On va faire ça avec ce match-là.»

Les locaux ont marqué tôt dans le match sur un lancer de Cédric Paré (8e). Dans les 5 dernières minutes de la première période, Anthony Gagnon (7e) a fait dévier un tir pour doubler l'avance des siens. Mais, à moins d'une minute à faire, Sam Dunn a répliqué en avantage numérique.

À l'engagement médian, l'assistance a eu droit à une véritable explosion de buts en 3 minutes 14 secondes de la part des Bleus qui étaient vêtus, pour l'occasion, de leur nouvel «ugly sweater». Les marqueurs ont été Carson MacKinnon (12e), Anthony Gagnon (8e) pour son deuxième de la rencontre et Olivier Garneau (20e) qui est venu hanter son ancienne équipe. Celui-ci obtenait son neuvième point en quatre matchs. «On voulait sortir fort après nos deux «games» sur la route, a commenté Gagnon qui, malgré tous les efforts investis depuis le début de la saison, avait une timide production de buts à son actif. Ça aide pour ma confiance. Arriver avec plein d'intensité, c'est ça que je vais continuer à faire et ça va bien aller.» 

Cédric Paré a marqué le premier but de l'Océanic, en plus d'amasser deux passes dans la victoire de 7-1 contre les Remparts.

Pour le dernier vingt, les hommes de Serge Beausoleil ont continué à attaquer, malgré une avance de quatre buts. À 6:50 Jeffrey Durocher (12e) a atteint la cible en supériorité numérique pour son premier match à domicile dans l'uniforme de l'Océanic. «J'avais beaucoup de pression ici devant les partisans pour mon premier match, a mentionné l'ex-capitaine des Olympiques qui se trouve fort bien accueilli par sa nouvelle troupe. Mais, c'est une bonne pression. Je sais que c'est un gros marché de hockey, ici. Je veux féliciter l'équipe parce qu'en travaillant ensemble, j'ai fait un gros match. Je suis vraiment fier de ce qu'on a accompli. Je pense que ça va continuer de bien aller.» 

Durocher a beaucoup apprécié l'ambiance créée par un amphithéâtre plein à craquer. «Ça donne des frissons, a-t-il décrit. Ça amène de l'énergie. Ça fait une différence pour un joueur de hockey!»

À 12:50 du dernier tiers, Vincent Martineau, qui en était à sa onzième partie cette saison en raison de deux blessures au genou, a marqué son premier but, après avoir obtenu une mention d'aide sur le deuxième de Gagnon. «Il y avait une certaine crainte quand il a joué le dixième match à Baie-Comeau, où il s'est blessé et il a joué solidement malgré ça, indique son entraîneur. Aujourd'hui, c'est tout un lancer du poignet qu'il a décoché!»