Serge Beausoleil a tout simplement avoué que son équipe avait été dominée à tous les niveaux par les Wildcats, mercredi.

L'Océanic battu à plate couture à Moncton

RIMOUSKI — Les 3178 partisans des Wildcats ont assisté à un beau retour en force de leurs favoris, qui ont créé l’égalité 2-2 dans leur série de première ronde contre l’Océanic de Rimouski, mercredi au Colisée de Moncton.

Les rôles ont été inversés. Battue 6-2 la veille, l’équipe locale a explosé dans une victoire de... 6-2, alors qu’elle semblait seule sur la glace et que l’Océanic offrait bien peu de résistance.

«On a perdu ce match-là à tous les niveaux», a déploré l’entraîneur-chef Serge Beausoleil. «On a été deuxièmes partout! On avait une équipe qui ne focalisait pas sur les détails importants.»

Selon Beausoleil, plusieurs revirements et des mauvaises pénalités ont coulé sa formation. «Les meilleurs éléments de l’autre côté ont été meilleurs que les nôtres, se désolait-il. «Dove-McFalls a travaillé d’arrache-pied. Je n’ai pas un mot à dire sur lui. Gagnon aussi. Après ça, la liste commence à s’estomper.»

Les Wildcats ont ouvert la marque à 5:44 de la première période lorsque James Phelan a sauté sur un retour de lancer. Anthony Gagnon (3e) n’a pas tardé à répliquer en faisant dévier un tir de la pointe à 7:24. Adam Capannelli a toutefois donné les devants pour de bon à Moncton à 16:03 en faisant dévier un tir derrière Colten Ellis en avantage numérique.

Soirée écourtée pour Ellis

Phelan a creusé l’écart à 5:31 de l’engagement médian avec son deuxième but de la rencontre. Un but qui aurait dû être refusé, selon Beausoleil. «C’est un non-sens», fustigeait-il. «Ce n’est même pas proche!»

Le pilote des Bleus estime que ce «mauvais but» a solidement déconcentré ses troupiers. «Mais, ne cherchons pas d’excuse, ni de faux-fuyants», s’est-il ravisé. «On a une équipe qui n’a pas joué au même niveau que les Wildcats. Ils méritaient la victoire beaucoup plus que nous!»

Puis pendant que l’attaque à cinq des visiteurs n’allait nulle part, Brady Pataki a intercepté un jeu à la ligne bleue, s’est échappé et, sans aide, a augmenté le déficit à 15:40. Et avec moins de deux minutes à faire à la période, Jacob Hudson a touché la cible en avantage numérique.

Battu cinq fois sur 20 tirs, Ellis a cédé sa place au dernier tiers à Jimmy Lemay, qui a été déjoué par Jonathan Aspirot en avantage numérique à 12:03, Et avec 18 secondes à faire au match, le jeu de puissance de l’Océanic — son huitième de la soirée — a enfin fait mouche lorsque Dmitry Zavgorodniy (1er) a trompé la vigilance de Mark Grametbauer, auteur de 20 arrêts.