«Comme joueur, entraîneur ou directeur général, tu veux toujours avoir le sentiment du devoir accompli quand tu finis quelque chose. De tout ce que j'ai fait dans le hockey, c'est probablement l'endroit où je suis parti avec le meilleur feeling», dit Philippe Boucher, au sujet de son départ de Rimouski.

L'héritage de Boucher perdure à Rimouski

Il est assez ironique de constater qu'il n'y a plus que l'équipe dirigée par Philippe Boucher pour mettre fin à la séquence actuelle de 15 victoires de suite de l'Océanic! À l'approche de la fin de la saison régulière, l'entraîneur-chef des Remparts de Québec constate qu'il avait raison de partir de Rimouski avec l'esprit tranquille.
Le transfert de Boucher chez les Diables rouges n'avait pas été accueilli favorablement par certains partisans des Bleus, l'été dernier. Du plus profond de son âme, il savait cependant que l'équipe du Bas-Saint-Laurent survivrait à son départ.
«Comme joueur, entraîneur ou directeur général, tu veux toujours avoir le sentiment du devoir accompli quand tu finis quelque chose. De tout ce que j'ai fait dans le hockey, c'est probablement l'endroit où je suis parti avec le meilleur feeling», admettait le patron hockey des Remparts, hier matin, pendant que l'Océanic sautait sur la glace du Colisée Pepsi pour une séance d'entraînement en prévision du match d'aujourd'hui, premier d'un programme double en deux jours.
Boucher a été le directeur général de l'Océanic pendant deux saisons avant de succéder à Patrick Roy, à Québec. Il n'est pas surpris des succès de son ancienne équipe pilotée par Serge Beausoleil, qu'il avait embauché à son arrivée à Rimouski.
«Nous n'avons pas parlé de leur séquence victorieuse avec les joueurs, mais on ne cachera pas que ce serait le fun de l'arrêter. Avec 15 victoires de suite, il est difficile de dire que ce n'est pas la meilleure équipe de la Ligue, présentement. En fait, je le pense depuis le début de l'année. Lorsqu'on me posait la question, je répondais Baie-Comeau et Rimouski», rappelait-il.
Et les deux derniers jours du calendrier le confirmeront, puisque l'Océanic, le Drakkar et les Mooseheads de Halifax se feront la lutte pour le sommet du classement général. Il n'y a que les Remparts pour empêcher l'Océanic de finir en tête.
À part quelques ajouts, l'alignement de l'Océanic ressemble en grande partie à celui qu'il avait contribué à bâtir, Beausoleil se chargeant d'en développer le potentiel sur la glace.
«Que ce soit les joueurs, les espoirs ou les choix au repêchage, j'ai eu l'impression de laisser l'organisation la plus en santé de la Ligue canadienne de hockey. Et je demanderais à bien du monde de me prouver le contraire», indiquait celui qui a désormais le mandat de garder les Remparts à un niveau compétitif, ce qu'il a réussi à faire à sa première saison à Québec.
Un grand regret
Son plus grand regret à Rimouski a été de ne pas avoir vu le dossier du joueur européen Dominik Simon aboutir. Il s'agit de son dernier projet avant de s'amener dans la capitale. Malgré une entente, le Tchèque ne s'est jamais présenté à Rimouski.
«Le seule chose que je trouve plate, c'est l'Européen qui n'est pas venu. Sa décision arrivait du champ gauche, et même si j'étais à Québec, j'ai essayé de faire débloquer le dossier. Pour le reste, j'ai passé deux ans loin de chez nous, j'ai tout donné à cette organisation et je suis content de voir les résultats qu'ils ont», affirmait Boucher, la casquette rouge sur la tête.