Malgré la défaite, l’entraîneur-chef de l’Océanic, Serge Beausoleil, est fier de ses joueurs qui «n’ont pas lâché», malgré le score.

Les vacances pour l’Océanic [VIDÉO]

RIMOUSKI — L’Océanic a reçu son bleu mercredi, en marge du quatrième match de demi-finale de séries au Colisée Financière Sun Life de Rimouski. Avec une victoire de 6-3, les Huskies de Rouyn-Noranda ont balayé les Bas-Laurentiens. Les Abitibiens obtiennent donc leur passeport de finale pour la deuxième fois en quatre ans.

«C’est une équipe qui est redoutable de l’autre bord et quand ils étaient sur la barre, ils ont réussi à trouver le moyen d’aller chercher les gros buts en début de troisième période, a été forcé d’admettre l’entraîneur-chef de l’équipe perdante, Serge Beausoleil. Malgré le score, ils n’ont pas lâché. Je suis très fier d’eux.»

«La discipline de nos joueurs a été un élément-clé, croyait, pour sa part, l’entraîneur-chef de Rouyn-Noranda, Mario Pouliot, pour expliquer le succès de son équipe. L’autre chose qui était importante, pour nous, était qu’on joue offensivement de la bonne façon avec la rondelle. On voulait jouer profondément dans le territoire de l’Océanic. J’ai aimé la progression qu’on a eue avec la rondelle dans cette série-là. Si on m’avait dit que ça finirait en quatre, j’aurais été très surpris.»

Guerre de tranchées

Au cours des deux premières périodes, les joueurs de l’Océanic, fébriles et nerveux, ont livré une véritable guerre de tranchées aux Huskies en les talonnant pendant les 40 premières minutes de jeu. 

D’un lancer de la ligne bleue qui a trompé Tristan Bérubé, Jacob Neveu (2e) a propulsé les visiteurs en avant pour son 50e match en séries à 8:08 de la première période. Sur un jeu près du filet à 10:51, Alexis Lafrenière a profité d’un revirement derrière le filet pour faire une passe à Carson MacKinnon (3e) qui a glissé la rondelle entre les jambières de Samuel Harvey, nivelant ainsi la marque. En récupérant une rondelle libre, Alexis Lafrenière (9e) a, 44 secondes plus tard, surpris le gardien des Huskies d’une belle manœuvre dans le coin de la cage. Le numéro 11 récoltait alors 2 points en moins d’une minute. Mais à 16:13, Patrik Hrehorcak (5e) a sauté sur une rondelle libre devant la cage de l’Océanic. L’égalité était à nouveau créée.

En refilant une passe de Jordan Lepage derrière Harvey, Jeffrey Durocher (4e) a redonné une avance aux Bleus à l’engagement médian. Celle-ci a cependant été de courte durée avant que Félix Bibeau (10e) ne marque. 

Au début du dernier tiers, deux buts d’avance des hommes de Mario Pouliot ont eu l’effet d’une véritable massue pour les locaux. Une pénalité accordée au capitaine Charle-Édouard D’Astous a coûté deux buts à sa troupe, alors que Joël Teasdale (11e) et Justin Bergeron (6e) ont placé les derniers clous de cercueil de la série pour le club rimouskois.

À noter que Dmitry Zavgorodniy était absent. Le numéro 17 éprouve des problèmes respiratoires à l’effort.

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LE MORAL DANS LES TALONS

Après leur troisième défaite en demi-finale de séries contre les Huskies, mardi, les joueurs de l’Océanic avaient le moral dans les talons. «Ils étaient abattus», a admis l’entraîneur-chef de Rimouski. Mais, selon Serge Beausoleil, ils avaient retrouvé leur combativité après une bonne nuit de sommeil. Tant et si bien qu’ils comptaient bien gagner le match de mercredi!

Le capitaine affichait lui aussi une mine basse après la déveine de 5-2 devant leurs partisans. Mais, Charle-Édouard D’Astous croit que ses hommes savent se relever. «On sait ce qu’on a à faire et je pense qu’avec l’équipe qu’on a, on est capables de gagner une game, croyait-il avant le match. On a un excellent groupe de joueurs […]. On a une équipe mature. Durant les séries contre Cap-Breton et Chicoutimi, c’est arrivé qu’on tirait de l’arrière et on ne s’est jamais effondrés.»

Ce n’est pourtant pas le comportement que les Bleus ont démontré la veille. «On a eu une première partie de match qui était bonne, a souligné Beausoleil. On a eu plus de chances de marquer que l’adversaire. Le deuxième but nous a fait mal et le troisième [...] nous a cassé les reins. On a arrêté de compétitionner [...]. On ne croyait plus en nos chances pour la suite.» Sachant très bien qu’ils devaient gagner le match de mercredi pour demeurer dans les séries, les Bas-Laurentiens étaient confiants.

Mardi, Dmitry Zavgorodniy a quitté la patinoire après seulement 58 secondes de jeu, victime d’un malaise. «Il est à l’hôpital pour passer des tests, raconte son entraîneur. On n’est pas encore capables de dire ce qu’il en est.» Une grosse perte pour l’Océanic.