L’Océanic a joué avec le feu et s’est brûlé, vendredi, au Colisée Financière Sun Life de Rimouski.

Le Drakkar punit l'Océanic

RIMOUSKI— L’Océanic a joué avec le feu et s’est brûlé, vendredi, au Colisée Financière Sun Life de Rimouski.

Envoyés au cachot huit fois, les Rimouskois ont donné toutes les chances au Drakkar de pouvoir signer une victoire de 4-3. Si les locaux ont commencé en lions en prenant les devants en première période, les visiteurs ont su revenir de l’arrière et renverser la vapeur en troisième.

L’amertume était à son comble chez l’entraîneur-chef de l’Océanic. Pour Serge Beausoleil, huit pénalités contre le club qui se classe au deuxième rang du circuit en termes de points accumulés en avantage numérique, ce n’est vraiment pas une bonne idée.

«Elles étaient méritées», a-t-il reconnu. «On ferme la main sur la rondelle, on se fait doubler sur une mise en jeu en zone neutre. On ne joue pas notre vie! On est en pleine situation de contrôle avec six minutes à faire et on prend deux autres pénalités, elles aussi méritées, qui amènent un deuxième 5 contre 3 dans le match.

«Je ne suis vraiment pas satisfait de ça. On ne cherchera pas de coupables, mais ce n’est pas une bonne façon de jouer!» Le pilote des Bleus a toutefois souligné la solidité de son gardien, Colten Ellis, qui a repoussé 35 des 39 lancers.

«On n’a j amais paniqué»

Du côté de Baie-Comeau, la lecture du match était bien différente. «C’est un bon match de hockey d’abord et avant tout. Les partisans ont été choyés : ça patinait des deux côtés», se réjouissait Martin Bernard.

«On a fait preuve d’énormément de caractère. En arrière de 2-0 dans le match, puis revenir de même et d’aller chercher deux gros points à Rimouski, c’est important pour nous! On n’a jamais paniqué. C’est ça que j’ai apprécié. Ils ont gardé la tête sur le plan de match qu’on avait mis en branle. C’est tout à leur honneur!»

Dmitry Zavgorodniy (18e) a lancé l’Océanic en avant dès la 64e seconde avec bon tir qui a surpris Kyle Jessiman (25 arrêts). Carson MacKinnon (10e) a doublé cette avance en désavantage numérique avec 1:54 à jouer au première vingt.

À mi-chemin de la deuxième période, Jordan Martel (14e) a réduit l’avance de Rimouski de moitié. Puis, avec 2,8 secondes à faire, Christopher Benoit (3e) a nivelé la marque, bien qu’il eut fallu un long conciliabule des officiels et du juge de lignes pour valider le but.

Très tôt lors du dernier tiers, Oliver Garneau (18e) a profité d’un avantage numérique pour redonner les devants à l’Océanic grâce à la complicité deJimmy Huntington, qui récoltait sa troisième passe de la soirée. Le Drakkar a toutefois frappé deux fois en avantage numérique en l’espace de 75 secondes peu avant la 15e minute lorsque Nathan Légaré (20e) et Christopher Merisier-Ortiz ont déjoué Ellis.