La victoire des Screaming Eagles est en grosse partie redevable à Kevin Mandelese qui a bloqué 41 des 43 tirs reçus.

Le Cap-Breton l'emporte face à l'Océanic

RIMOUSKI - Lors de la première période du match de samedi au Colisée Financière Sun Life de Rimouski, l'Océanic a pris les commandes sur les Screaming Eagles en embarrassant fortement leur gardien par un trafic intense devant son filet. Mais, lors des deux derniers tiers, le vent a complètement tourné en faveur de la troupe du Cap-Breton, qui l'a emporté 3-2.

Le cerbère des Eagles, Kevin Mandolese, qui a été la grande vedette de la rencontre en repoussant avec brio 41 des 43 tirs au but, y est d'ailleurs pour beaucoup dans la victoire des siens. 

«J'ai beaucoup aimé notre premier vingt, a réagi l'entraîneur-chef des Bas-Laurentiens qui, pour marquer l'ouverture de la chasse, avaient revêtu un uniforme à carreaux. On était partout sur la patinoire. Mandolese a été très, très bon. En deuxième période, avant même le mi-chemin, je n'ai pas aimé notre façon de jouer: on a commencé à travailler seul, d'une façon qui n'était pas adéquate.»

En première période, la jeune recrue Frédéryck Janvier a, par un tir bas, relayer la rondelle à Carson MacKinnon (6e) qui a ouvert la marque à 11:46, son troisième but des quatre dernières périodes.

À l'engagement médian, une passe très intelligente de Zachary Massicotte, qui a aperçu la rondelle dans l'embouchure du filet, a permis à Jordan Lepage (4e) de s'inscrire au pointage à 11:46. Mais, à la fin de la période, le vétéran de 20 ans Mitchell Balmas (6e) a profité d'une largesse de Colten Ellis pour réduire l'écart à un seul but. «Mitchell Balmas, si tu lui laisses un pouce, il va la mettre dedans, a analysé l'entraîneur de Rimouski. C'est un revirement gras qu'on a fait en zone neutre sur ce jeu-là. Puis, ça nous a coûté cher!»

Au troisième tiers, ce but des visiteurs semblait avoir ébranlé leurs hôtes, tant et si bien que les 3 012 spectateurs ont eu l'impression d'assister à un tout nouveau duel, à moins de 15 minutes à faire à la rencontre, devant des Eagles beaucoup plus affamés. Après une erreur de Christopher Innis qui a causé un grossier revirement en voulant faire une passe derrière le filet de son portier, Gabriel Proulx (3e) a intercepté le disque pour créer l'égalité sans aide à 4:54. Puis, à 13:46, un but de Mathias Laferrière (4e) a procuré la victoire à la troupe de Marc-André Dumont. «Les deux buts en troisième, c'est vraiment une très mauvaise gestion de la rondelle, a reproché le pilote des locaux. On a cafouillé les deux fois pratiquement sans pression. Il y a des choses à apprendre là-dedans!» 

Pour l'entraîneur des Bleus, ce revers fait mal. «Je n'ai pas aimé l'attitude des gars par rapport à l'adversité, a-t-il continué. On va se parler et on va améliorer ça! Une chose est claire: ça n'a pas été une fin de match qu'on souhaitait. Cap-Breton, qui était sur une fin de voyage extrêmement éreintante, a tout mis ce qu'il avait sur la patinoire, sachant qu'il pourrait se reposer ensuite. Il faut leur rendre le crédit; ils ont bien fait ça!»

Serge Beausoleil ne croit pas que ses protégés se laisseront perturber par cette défaite en vue de leur affrontement de dimanche contre le Drakkar de Baie-Comeau. «Ça ne vient pas nous atteindre dans nos fondements, a-t-il assuré. C'est juste des bonnes leçons de hockey et de vie, quant à moi. Est-ce qu'on est ébranlés par ça? J'espère que non! Il s'agit juste de faire le bon choix de jeu quand il est là! C'est ça, le hockey. Il faut aller chercher plus de constance dans nos matchs, surtout à la maison. On le fait à l'extérieur avec beaucoup moins de pression.»