«On était dans le coup après deux périodes», a commenté Serge Beausoleil à l'issue d'un match très enlevant.

La machine de l'Océanic se détraque en troisième

La machine de l'Océanic s'est détraquée en troisième période et les Sea Dogs de Saint-Jean en ont profité pour filer vers une victoire de 5-3, vendredi, devant 3315 spectateurs du Colisée Financière Sun Life de Rimouski.
«On était dans le coup après deux périodes», a commenté Serge Beausoleil à l'issue d'un match très enlevant. «Notre avantage numérique nous a ramenés dans le match. On ne jouait pas du si bon hockey. Guindon a fait des arrêts solides. Mais à quatre contre quatre, on a eu des erreurs de couverture et des mauvais buts... Ce n'était pas notre équipe de hockey, en troisième période!»
Dans son plan de match, c'était très clair que ses hommes devaient bombarder le filet adverse. «On a raté plus d'une demi-douzaine de fois le filet seulement en première période», se désole Beausoleil. À la fin de la partie, Louis-Philip Guindon avait avait reçu 33 tirs, 10 de plus que Marc-Antoine Turcotte.
C'est Spencer Smallman qui a ouvert la marque en avantage numérique dès la 49e seconde de la deuxième période. Neuf minutes plus tard, les Sea Dogs ont doublé la mise, encore en supériorité numérique, quand le tir de Daniel Del Paggio est passé sous le bras de Guindon.
Il a suffi toutefois d'une minute à Samuel Laberge (14e) pour réduire l'écart sur un jeu de puissance. Puis Antoine Dufort-Plante (18e) a profité de l'avantage d'un homme pour créer l'égalité à 16:15 avec une spectaculaire manoeuvre individuelle.  Les Sea Dogs ont frappé trois fois en troisième lorsque Matt Murphy, Mathieu Joseph et Smallman ont creusé l'écart à 5-2, avant de voir Deven St-Hilaire (4e) répliquer.
«Leurs meilleurs éléments, en troisième période, ont survolé la glace, alors que les nôtres ont été empêtrés dans leur propre zone», a analysé Beausoleil, qui a aussi reconnu la solidité des trois trios adverses. «On n'a pas rivalisé avec eux là-dessus, a-t-il admis. Après deux périodes, on était toujours dedans. Il fallait jouer mieux que ça en troisième! On a fait des erreurs mentales très importantes.»
Selon Beausoleil, son cerbère a fait comme le reste de ses joueurs : il n'a pas été à la hauteur à la dernière période.