Des 43 lancers reçus par Colten Ellis, 42 se sont soldés par des arrêts, dont certains tenaient quasiment du miracle, dans la victoire 4-1 de l’Océanic, dimanche, aux dépens du Drakkar de Baie-Comeau.

Ellis et l'Océanic ne laissent aucune chance au Drakkar

RIMOUSKI – Une performance de 42 arrêts sur les 43 lancers reçus par Colten Ellis, dont certains tenaient quasiment du miracle, a procuré une victoire de 4-1 à l’Océanic, dimanche, aux dépens du Drakkar de Baie-Comeau, au Colisée Financière Sun Life de Rimouski.

L’entraîneur-chef du club vainqueur, Serge Beausoleil, ne tarissait pas d’éloges à l’égard de son cerbère: «Il a fait des arrêts sublimes, il a été au-dessus de la mêlée, il était en contrôle. Quand ses déplacements sont incisifs comme ça, il nous donne plus qu’une chance de marquer!» «Je pense que c’était spécial comme match, a reconnu le principal intéressé, qui a avoué être fatigué à l’issue de la rencontre. Comme c’est toujours plus plaisant de jouer à la maison, c’est plus facile de performer.»

La première période a été sans artifices, plutôt sage, avec bien peu d’opportunités de marquer. «On a limité les dégâts en première, estimait Beausoleil. On était un peu amorphes.» Du revers, Gabriel Fortier (5e) a ouvert la marque pour le Drakkar à 7:41, après un revirement en zone défensive.

Revenir affamé

Alors qu’il tirait de l’arrière, l’Océanic est revenu pour l’engagement médian tellement plus affamé qu’il a complètement renversé la vapeur. Un premier but d’Olivier Garneau (6e), qui a créé l’égalité à 1:34, a semblé fouetter l’ardeur de ses troupiers. À 7:50, Carson MacKinnon (7e) a profité d’un rebond favorable pour donner les devants aux locaux. Puis, à seulement 16 secondes du début de l’avantage numérique, Garneau (7e) a complété la passe d’Alexis Lafrenière pour enfiler son deuxième du match avec 3 minutes à faire à la période. «Ça a bien été, a admis Garneau. 

Surtout quand tu joues avec Alexis, il faut que tu sois prêt à recevoir la rondelle! Il m’a bien trouvé; j’avais juste à lancer au but.»

Ellis a fermé la porte pas moins de 27 fois en troisième période, pendant que Justin Blanchette était sur le point d’avoir les pieds gelés avec seulement 5 lancers. «En troisième, le Drakkar a ouvert la machine», a observé le pilote des Bleus. Mais cela n’a pas empêché Lafrenière (4e) d’en ajouter un dernier dans un but ouvert.

«On voulait revenir sur la bonne voie, a indiqué Olivier Garneau. On l’a fait aujourd’hui, surtout contre le Drakkar, qui est une très bonne équipe, la première au classement. De battre le Drakkar, ça fait vraiment du bien! C’est un bon test pour nous!»

«C’est un bon match de hockey, surtout quand tu pars de Rimouski avec 43 shots au net, dont 27 en troisième, faisait comme lecture l’entraîneur-chef des Nord-Côtiers, Martin Bernard. On a eu nos chances, on n’a pas été opportunistes.»

Le pilote de Baie-Comeau a donné la chance aux frères Samuel et Dylan L’Italien de vivre une première expérience en jouant ensemble dans la ville qui les a vu grandir. «Ça n’arrive pas souvent, dans une vie, que des parents peuvent voir leurs deux jeunes sur la glace en même temps», a-t-il convenu.