Les dernières transactions au sein de l’Océanic font trois heureux : D’Artagnan Joly, Tristan Bérubé et Jeffrey Durocher.

Des échanges qui font des heureux chez l'Océanic

RIMOUSKI — Soulagé de quitter le Drakkar, D’Artagnan Joly ne pouvait espérer mieux que d’évoluer là-même où son frère Michael a marqué l’histoire. Quant à Jeffrey Durocher, il est excité à l’idée de joueur pour un club qui a formé des légendes. Repêché par l’équipe de sa région, Tristan Bérubé, lui, pourra jouer devant les siens. En résumé, voilà le portrait des trois nouveaux joueurs qui, jeudi, ont intégré l’alignement de l’Océanic de Rimouski.

«C’est comme un cadeau de Noël», estime D’Artagnan Joly. Après avoir quitté prématurément le Drakkar, où ses relations avec la direction n’était pas à son meilleur, il n’aura pas eu le temps de chausser ses patins avec les Tigres, pour qui il avait été échangé, que le directeur-gérant de l’Océanic, Serge Beausoleil, a mis la main dessus.

Joly admet éprouver de l’amertume à l’égard de l’organisation de Baie-Comeau, surtout après les commentaires du directeur général Steve Ahern qui, en entrevue au Soleil, avait reproché à son attaquant de 19 ans de manquer d’intensité. D’ailleurs, l’espoir des Flames de Calgary en 2017 attend avec impatience la partie de samedi, alors qu’il affrontera son ancienne équipe. «J’ai vraiment hâte de remettre les patins à Baie-Comeau et de donner tout ce que j’ai», anticipe-t-il. Lui qui a connu une excellente saison l’an dernier, il promet de faire oublier le creux de vague de son début de saison actuelle.

Selon Beausoleil, le colosse de 6 pieds 3 pouces ravivera de puissants souvenirs auprès des partisans de Rimouski à la suite de la vague d’émotions qu’avait créée son frère Michael en marquant le but gagnant qui avait permis à son équipe de soulever la Coupe du Président en 2015.

Durocher dans le club de ses idoles

Le capitaine des Olympiques avoue qu’il a eu un choc en apprenant qu’il prenait la direction du Bas-Saint-Laurent, lui qui croyait terminer sa carrière au sein de l’organisation gatinoise. Une fois l’étonnement passé, l’idée d’évoluer dans l’équipe où étaient passées ses idoles le ravit. «Quand j’étais plus jeune, j’ai suivi un peu l’Océanic, surtout avec l’histoire de Sydney Crosby et de Vincent Lecavalier, indique Jeffrey Durocher, natif de Sainte-Marthe-sur-le-Lac. Lors de mon repêchage, j’aurais souhaité une organisation comme ici.»

Le gardien Tristan Bérubé a souvent frustré l’Océanic lorsqu’il venait jouer à Rimouski. Maintenant qu’il est de l’autre côté de la patinoire, il promet de protéger le filet aussi farouchement, surtout que le natif de La Pocatière évoluera devant les partisans de sa région d’origine. Par ailleurs, il ne se dit pas offusqué de passer de gardien principal à celui de numéro 2. «Ça va être une belle compétition à l’interne», envisage le Bas-Laurentien.