Charles-David Beaudoin

Coupe du président: Beaudoin et Verrier se parleront... cet été

À l'approche de la fin de leur carrière junior, Jérôme Verrier et Charles-David Beaudoin patinent encore sur la même patinoire. Au lieu de le faire dans la même équipe, comme c'était le cas à Drummondville, ils s'affrontent en finale de la Coupe du Président.
Tout comme l'ailier des Remparts, le défenseur de l'Océanic a fait partie d'une vente pour rajeunir les Voltigeurs, en décembre. À ce moment, les deux ex-coéquipiers ne savaient pas que leur route allait se croiser à nouveau. «Je suis reconnaissant envers [le dg] Dominic Ricard. Il s'agit d'une opportunité que tous les joueurs de 20 ans aimeraient avoir. Il me reste quelques kilomètres à parcourir dans la Ligue, je savoure la chance que j'ai», racontait Beaudoin après une session de course à pied.
Si quelqu'un connaît Verrier, c'est bien lui, et il rappelle à ses compagnons de Rimouski de ne pas tomber dans le panneau, ce qu'ils ont fait à deux reprises, mardi. «Jérôme a joué dans son élément, il a réussi à aller chercher des punitions. Il s'amuse à faire ça, c'est à nous d'être plus intelligents que lui. Il va se pendre tout seul, si on peut utiliser cette expression», indiquait-il en admettant un manque de discipline dans la première défaite. Aux fins de l'histoire, Verrier n'était pas disponible pour les médias, hier midi.
Comme le quatuor de l'équipe canadienne, les anciens des Voltigeurs n'ont pas l'impression de participer à un conventum. Les retrouvailles seront pour plus tard... «On prend plaisir à être des compétiteurs, on ne s'aime pas sur la patinoire et on se reparlera cet été ou après les séries... Il y a une belle rivalité entre Québec et Rimouski, on est en finale et ce serait fou de dire qu'on ferait des cadeaux à l'autre. Les deux, on veut la Coupe», ajoutait Beaudoin, qui a bouclé le premier match à -5, un chiffre trompeur selon son entraîneur.