Alexis Shank des Saguenéens a cédé un troisième but après 129 minutes de jeu, accordant ainsi la victoire à l'Océanic.

Chicoutimi/Rimouski: l'Océanic remporte le plus long match de son histoire [VIDÉO]

RIMOUSKI — La deuxième rencontre de huitième de finale 4 de 7 des séries entre les Saguenéens et l'Océanic, samedi, a été le théâtre de plusieurs records au Colisée Financière Sun Life de Rimouski. Il aura fallu 129 minutes de guerre de tranchées avant que les Rimouskois réussissent à avoir raison des Chicoutimiens par la marque de 3-2, ce qui en fait le plus long match de l'histoire des deux formations.

Le dernier exploit des locaux datait de 2008, lors du troisième match de la deuxième ronde des séries contre les Huskies de Rouyn-Noranda, alors que la troupe rimouskoise avait joué pendant 91 minutes et 57 secondes. En 24 ans d'histoire, les Bas-Laurentiens ont aussi fracassé leur exploit du plus grand nombre de tirs au but avec 83. Par ailleurs, il s'agissait de la troisième plus longue partie des 50 ans de la LHJMQ.

«Il a été long, n'a pu s'empêcher, en riant, de commenter l'entraîneur-chef du club vainqueur, Serge Beausoleil. Je n'ai jamais coaché un match aussi long et aussi enlevant. Ouf! C'était épuisant pour les coachs, imaginez pour les joueurs! C'était incroyable! Les joueurs, à l'intérieur du vestiaire, se disaient qu'ils étaient sur le bord de quelque chose. Les gars avaient encore de l'énergie. On les a fait travailler fort. C'est un match très serré! Il faut aussi donner le crédit de l'autre bord. C'est tout un match de hockey pour tout le monde!»

Tout comme son frère Michael qui avait permis à l'Océanic de soulever la Coupe du Président en 2015, c'est D'Artagnan Joly qui, quatre ans plus tard, a trouvé l'ouverture qu'il fallait pour battre Shank d'un puissant et impeccable tir du poignet à 9:15 de la septième période. «On a la main heureuse avec les Joly, rigolait Beausoleil. C'est une belle association avec nous autres! Mais, il y a plusieurs gars qui auraient pu marquer!» Le pilote a d'ailleurs tenu à souligner le travail d'Anthony Gagnon et de Radim Salda. «Je suis très fier des gars, a-t-il tenu à dire, même si cela se lisait sur son visage. Mais, c'est seulement deux victoires. Tout va être à refaire à Chicoutimi. Ce ne sera pas évident. On voit comment l'adversaire est coriace!»

Même dans la défaite, son vis-à-vis du côté de Chicoutimi avait un sentiment partagé. «On s'est battus et c'est ce qu'on veut faire, a analysé Yanick Jean. Je ne pense pas que personne ne doit baisser la tête. Ce sont des grosses «games  de hockey. On retourne à la maison et on recommence à zéro! On l'avait dit que ce serait serré. C'est comme une série de deuxième ou de troisième ronde. Ce sont deux équipes qui ont fini avec une bonne position au classement général. On n'a pas eu de chance dans cette série-là!»

Un match enlevant

Encore une fois, le duel entre les deux formations a donné lieu a un très bon spectacle. Durement disputé des deux côtés de la patinoire, les 3 456 spectateurs ont eu droit à de belles séquences et à un très bon duel de gardiens entre Alexis Shank qui a bloqué 80 des 83 tirs et Colten Ellis qui a repoussé 53 des 55 lancers . Si les visiteurs ont laissé bien peu d'espace dans leur zone en refermant le jeu, les locaux ont remarquablement bien travaillé.

L'Océanic a profité d'un jeu de puissance pour s'inscrire au pointage en début de première période sur un but chanceux de Dmitry Zavgorodniy (1er) après un dégagement de Zachary Lavigne qui a dévié sur la jambière du joueur russe, pour se diriger au fond de la cage.

Au début du deuxième tiers, un lancer de Théo Rochette (3e) dans la partie supérieure du filet a ramené les deux clubs à égalité. Après ce but des Sags, les locaux ont redoublé d'effort dans les dix dernières minutes de l'engagement. Beaucoup plus vifs, les hommes de Serge Beausoleil ont créé plusieurs chances de marquer, mais Shank a fermé la porte.

Au troisième vingt, l'incontrôlable Rochette (4e) a donné les devants aux hommes de Yanick Jean pour la première fois en séries en marquant son deuxième du match en surnombre. Il s'agissait du quatrième but de la recrue suisso-québécoise de 16 ans depuis le début de la série. Mais avec moins de 2 minutes à écouler au match, pendant que Rimouski jouait à 6 contre 4, Cédric Paré (1er) y est allé d'un projectile sur réception, forçant ainsi quatre périodes de prolongation avant que l'égalité soit brisée.

Après deux gains en prolongation, l'Océanic prend donc les commandes de la série face aux Sags à qui il rendra visite à Chicoutimi mardi.