Les Screaming Eagles auront à l'oeil Charles-Édouard D'Astous a été élu meilleur défenseur de la LHJMQ.

Océanic et Screaming Eagles se revoient cinq mois plus tard

Six petits points au classement, voilà le mince écart ayant séparé l’Océanic de Rimouski et les Sreaming Eagles du Cap-Breton au classement de la conférence de l’Est de la LHJMQ, cette saison. Les deux clubs peu familiers s’affrontent en deuxième ronde des séries à compter de vendredi au Colisée Financière Sun Life.

«On ne les connaît pas du tout, en fait», admettait l’entraîneur-chef de l’Océanic Serge Beausoleil, jeudi, à la veille du premier match de cette série 4 de 7 de type 2-3-2.

L’Océanic et les Screaming Eagles ont croisé le fer pour la dernière fois au mois d’octobre. Étrangement, ils s’étaient affrontés à deux reprises en l’espace de cinq jours, le Cap-Breton l’emportant 3-2 à Rimouski et 4-3 en prolongation à la maison.

«Ça fait quand même cinq mois, c’est un peu spectaculaire. Dans les derniers jours, on s’est concentré un peu plus sur ce que fait le Cap-Breton, on se base sur les vidéos et les rapports de nos dépisteurs, mais il n’y a pas de roue réinventée, bien franchement», disait Beausoleil.

Il a vite reconnu les éléments à surveiller, mais sait bien que son homologue Marc-André Dumont en a fait autant. Il ne s’attend pas à une partie de plaisir face à cette formation de la Nouvelle-Écosse qui s’arrête dans le Bas-Saint-Laurent pour la première fois de son histoire dans les séries.

«On n’a pas gagné une seule fois contre eux, ça représente un bon défi. C’est un club des Maritimes, où le jeu est plus physique, où c’est une autre réalité. Il s’agit d’une équipe bien structurée qui attend les revirements et qui ressemble à Chicoutimi avec du punch offensif et qui pratique un jeu hermétique en zone neutre», analysait-il.

Si la série contre les Saguenéens a préparé son club à ce style, cela ne fait pas foi de tout.

«Le défi sera de retrouver nos repères et notre rythme rapidement. Ça va se jouer à l’arraché pour chaque possession de rondelle, et si tu te prépares autrement, tu vas être deuxième.»

Qui part favori?

Qui part favori dans cette série où chaque club doit se farcir 11 heures de route à chaque déplacement?

«Il s’agit d’une “popotte” qui ne m’intéresse pas vraiment. Écoute, il n’y a que six points qui nous séparent. On a gagné en quatre contre Chicoutimi avec deux victoires en prolongation, dont l’une de sept périodes. Allo le favori!!! Parfois, ça ne tient qu’à un fil», notait-il.

Comment l’adversaire perçoit-il son club?

«Il faudrait lui demander, mais Marc-André va probablement te dire qu’on vient d’avoir le meilleur défenseur du circuit [Charle-Édouard D’Astous] et le joueur le plus utile [Alexis Lafrenière], qu’on a un bon gardien [Colten Ellis]. Mais va jeter un coup d’œil sur le nombre de premier choix dans son alignement. Ils en ont beaucoup et repêchent très bien.»

Réponse de Dumont : «Il s’agit d’un adversaire qu’on respecte, c’est une excellente équipe. On n’a pas eu une semaine de préparation, on a su mardi soir qu’on jouait contre eux et on est parti mercredi matin. L’important sera de jouer selon notre identité. Comme toutes les séries, elle sera très serrée. Nous avons un groupe très uni et on a prouvé tout au long de l’année qu’on pouvait rivaliser avec les meilleures équipes», disait ce dernier après une séance d’entraînement à Rimouski, jeudi après-midi.

Les deux premiers matchs ont lieu à Rimouski vendredi (19h30) et dimanche (15h) et la série se transportera ensuite à Sydney pour les matchs 3 (mardi), 4 (jeudi) et 5 (vendredi).