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Acadie-Bathurst 4/Rimouski 3: l’Océanic devra se regarder dans le miroir, selon Beausoleil

RIMOUSKI — L’Océanic a nettement dominé au chapitre des tirs au but (46-21), vendredi, sans réussir à terminer avec un seul point au classement. Le Titan d’Acadie-Bathurst est reparti du Colisée Financière Sun Life avec une victoire de 4-3. «Ils ont bien fait ça, Bathurst, a reconnu Serge Beausoleil, visiblement déçu de la performance de ses joueurs. Ils ont travaillé avec acharnement [...]. Mais de notre côté, on ne s’est pas préparés de la bonne façon. On a à se regarder dans le miroir!»

Le match a donné lieu à un duel de gardiens qui ont déjà été coéquipiers, soit Colten Ellis et Tristan Bérubé. En première période, 4 buts ont été marqués en 3 minutes 46 secondes. C’est Maxime Collin (2e) qui a marqué le premier, suivi de Rémy Anglehart (22e) avec un tir sur réception, de Bennett MacArthur (3e) sur une échappée et de Christopher Innis (2e) qui a nivelé la marque. Dans une bousculade devant le filet des visiteurs, à moins d’une minute à faire à la première période, Justin Bergeron (8e) a permis aux siens de retraiter au vestiaire en avance d’un but. 

L’engagement médian a été pénible pour les hommes de Serge Beausoleil, ayant même été incapables de profiter d’un jeu de puissance à 5 contre 3. Beaucoup plus performant, Acadie-Bathurst a inscrit deux buts, l’un d’Olivier Coulombe (5e) et l’autre de Riley Kidney (4e). Après un cafouillage devant le filet d’Acadie-Bathurst, Nicolas Guay a eu droit à un tir de punition, mais en vain. 

«Je ne suis vraiment pas content [...], fulminait le pilote de Rimouski. […] Après la deuxième période, on avait des gars qui étaient centrés sur eux-mêmes, qui se fustigeaient, qui étaient négatifs par rapport à ce qui était arrivé. Il faut arrêter de s’autoflageller et jouer au hockey! Ce n’est pas parce qu’on est l’Océanic de Rimouski et qu’on a Alexis Lafrenière que ça va être la Mer rouge qui va s’ouvrir comme pour Moïse!»

Pour le dernier vingt, Creed Jones s’est amené en relève à Ellis, qui ne semblait pas se sentir en confiance ni au maximum de sa forme, ayant cédé quatre fois sur 16 lancers. «Il n’était vraiment pas dans son élément», a confirmé Beausoleil. J’ai bon espoir qu’il va rebondir. Mais disons que ce soir, c’est un match, pour lui, qui est à oublier.» L’Océanic est revenu en troisième avec 20 tirs contre 5. Mais, les Bas-Laurentiens se sont butés à Bérubé qui n’en a pas échappé une. Les deux mêmes formations s’affronteront samedi à Bathurst.

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Hommage à Doris Labonté: reporté au 20 mars

RIMOUSKI — Annoncée pour le 28 février, la cérémonie visant à rendre hommage à l’ex-entraîneur-chef et directeur-gérant de l’Océanic, Doris Labonté, est reportée au 20 mars au Colisée Financière Sun Life de Rimouski.

Ce report est dû à une intervention chirurgicale que devra subir M. Labonté relativement à un traitement contre le cancer qu’il avait subi en 2018. «Doris nous a appelés, hier [mercredi], et il nous a expliqué avoir reçu l’appel qu’il attendait depuis longtemps, explique le président du club de hockey, Éric Boucher. C’est un drôle de hasard, mais nous sommes très heureux qu’il puisse subir cette opération qui est la dernière étape pour son rétablissement.»

Le principal intéressé a appris la nouvelle avec beaucoup d’émotions et d’humilité. «L’annonce de cette soirée-hommage a été une surprise qui m’a laissé bouche-bée, raconte Doris Labonté. Je trouve ça gros, moi qui ai toujours voulu être un gars du peuple, qui n’ai jamais visé la gloire personnelle, mais plutôt le succès de mes missions.» S’il accepte de se présenter au centre de la patinoire pour voir une bannière à son effigie être hissée au plafond de l’amphithéâtre, c’est au nom de tous les joueurs, du personnel administratif et d’encadrement ainsi que des partisans». «La seule personne que je vais nommer, pour le moment, est celui par qui tout est arrivé, […] soit M. Maurice Tanguay, qui a cru en moi et avec qui j’ai fait équipe durant les 10 premières années de l’aventure», souligne-t-il.

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Doris Labonté deviendra un immortel de l’Océanic

RIMOUSKI — Doris Labonté, qui a consacré 12 ans de sa vie à l’Océanic de Rimouski, deviendra un immortel. Lors d’une cérémonie prévue le 28 février au Colisée Financière Sun Life de Rimouski, celui qui a été entraîneur-chef, directeur-gérant adjoint et directeur-gérant du club de hockey verra son nom hissé pour toujours dans les hauteurs de l’amphithéâtre.

L’événement précédera le match à 19h30 lors duquel l’Océanic recevra les Mooseheads d’Halifax. Selon le président Éric Boucher, il y a longtemps que son organisation souhaitait rendre hommage à Doris Labonté qui, dès la fondation du club en 1995, se trouvait parmi les pionniers. Il y est demeuré jusqu’en 2007. Pour l’Océanic, le 25e anniversaire devenait le moment idéal pour honorer l’un de ses bâtisseurs.

Pendant sa carrière, Labonté a dirigé des joueurs de talents tels Brad Richards, Vincent Lecavalier et nul autre que Sydney Crosby. Avec ses troupiers, il a conduit son équipe vers la victoire pendant deux saisons régulières, ce qui lui a permis de soulever deux coupes du Président, deux trophées Jean-Rougeau et une Coupe Memorial. «Doris Labonté nous a donné des années de coaching avec une passion extraordinaire, estime Éric Boucher. Il a été le coach de ce qu’on dit être la meilleure équipe des 50 ans de la Ligue de hockey junior majeur. Il nous a donné plusieurs belles années ici.»

Lorsqu’il était entraîneur-chef, Labonté ne se contentait pas de demeurer debout derrière le banc des joueurs. Reconnu pour son caractère intense, expressif et passionné, l’ancien pilote avait une façon peu commune de travailler lors des matchs. «Il était toujours grimpé sur la bande, se souvient M. Boucher, qui le connaît depuis sa plus tendre enfance. Aujourd’hui, il pense qu’on le garderait une demi-période et qu’il se ferait mettre dehors par la Ligue! Avec l’émotion qu’il avait, un coach ne pourrait plus faire ça, aujourd’hui. En tous cas, il ne pourrait plus le faire de la même façon!»

Le président du club rappelle aussi à quel point Doris Labonté est apprécié des gens de Rimouski. «À toutes les fois qu’il vient ici, qu’il fait une apparition sur la glace, il a toujours une grosse ovation, souligne Éric Boucher. Je me rappelle que quand on avait monté une bannière pour M. [Maurice] Tanguay, Doris avait eu une ovation aussi grande que Vincent Lecavalier!»

Le principal intéressé a appris la nouvelle mardi soir, lors d’un souper visant à souligner le 25e anniversaire de l’Océanic et qui réunissait, entre autres, l’ancien capitaine Jonathan Beaulieu et le descripteur Michel Germain. Quand Éric Boucher lui a appris par vidéo qu’il deviendrait un immortel, Doris Labonté a accueilli l’annonce avec beaucoup d’émotions.

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Alexis Lafrenière vit ses rêves

RIMOUSKI — Au cours des deux dernières semaines, Alexis Lafrenière a atteint les plus hauts sommets auxquels un hockeyeur de 18 ans peut aspirer. Après être revenu du Championnat du monde de hockey junior avec une médaille d’or au cou, deux prix en poche et une cérémonie en son honneur devant des milliers de partisans à Rimouski, voilà qu’il repart jeudi pour disputer le Match des meilleurs espoirs de la Ligue nationale de hockey à Hamilton, en Ontario.

«C’est un rêve d’enfance qui s’est réalisé de jouer le tournoi, a admis le capitaine de l’Océanic. De représenter le Canada, c’était un honneur […] et de gagner l’or avec l’équipe, c’était un moment spécial!» Même si tout va vite pour lui, il garde la tête froide. «Il faut que je reste dans le moment présent, répète-t-il, tel un mantra. J’ai vécu des semaines hautes en émotions. J’essaie de profiter le plus possible de ce que j’ai la chance de vivre.»

Lors du Championnat du monde en République tchèque, celui que ses coéquipiers surnomment «Lafy» a été sacré joueur par excellence et meilleur attaquant, devenant le premier Québécois à recevoir ce dernier titre. «Ce sont de beaux honneurs, se réjouit-il. C’est très flatteur. C’est un surplus. Mais, ce qui m’a le plus ému, c’est la médaille d’or!»

C’est avec un mélange d’excitation et d’appréhension qu’Alexis Lafrenière quittera Rimouski pour prendre part au Match des meilleurs espoirs, où il endossera le rôle de capitaine. «Il faut être prêts parce que tous les joueurs sont hypertalentueux, garde-t-il en tête. Il faut bien se préparer.» À son retour à Rimouski, son objectif sera, avec ses coéquipiers, de soulever la coupe du Président.  

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Les Huskies prennent leur revanche face à l'Océanic [VIDÉO]

RIMOUSKI — Blanchis la veille, les Huskies ont pris leur revanche sur l’Océanic, dimanche, par la marque de 2 à 0 lors du dernier match d’un programme double disputé au Colisée Financière Sun Life de Rimouski. Malgré seulement 19 tirs au but contre 33 du côté des locaux, la formation de Rouyn-Noranda a prouvé que ce n’est pas le nombre de lancers qui est gage de victoire. Pour les hommes de Serge Beausoleil, il s’agissait du deuxième revers par jeu blanc au cours de leurs six derniers matchs.

«Ils ont été bons», a été forcé de reconnaître l’entraîneur-chef de l’Océanic en parlant de l’adversaire, tout en mentionnant que ses troupiers avaient tout de même livré une bonne bataille, surtout en première période. «Ça aurait pu aller d’un côté comme de l’autre. C’est un bon match de hockey!» Pour Beausoleil, une chose a principalement fait défaut chez ses ouailles : la finition.

Pression sur la défensive

En première période, les Rimouskois ont investi la zone des visiteurs et ont mis beaucoup de pression sur leur défensive. À l’engagement médian, la jeune défensive de Mario Pouliot, très disciplinée, a su fort bien affronter l’attaque d’Alexis Lafrenière et de ses coéquipiers. «Ils [les Huskies] fermaient la bleue et l’accès au territoire et on s’entêtait à vouloir fignoler, au lieu de mettre la rondelle derrière eux et de travailler avec notre vitesse», a critiqué Beausoleil. De plus, les Bas-Laurentiens n’ont pas su profiter de leurs trois jeux de puissance contre l’équipe présentant le pire désavantage numérique de la Ligue. «En avantage numérique, on a eu de très belles chances, mais on a raté le filet à plusieurs reprises», a déploré le patron.

Après 40 minutes de jeu, la feuille de pointage était aussi blanche que la tempête qui soufflait à l’extérieur. Il a fallu attendre à 13:32 du troisième tiers avant de voir le tableau indicateur bouger sur un but de Mathieu Gagnon (2e). Puis, à un dixième de seconde de la fin de la rencontre, Vincent Marleau (17e) en a ajouté un dernier dans un filet désert.

En ayant fermé la porte 33 fois, le pilote de Rimouski a affirmé que si Zachary Émond «n’avait pas été là, il n’y aurait pas eu de match». Il faut cependant souligner que son vis-à-vis, Colten Ellis, qui en était à son premier départ à domicile après presque deux mois d’absence, a aussi été très solide. 

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Rimouski 3/Rouyn-Noranda 0: retour éblouissant pour Alexis Lafrenière

RIMOUSKI – Le match opposant l’Océanic aux Huskies de Rouyn-Noranda, samedi, a mis en lumière l’incontournable Alexis Lafrenière, qui a fait un retour très remarqué au Colisée Financière Sun Life de Rimouski, après un mois d’absence. Non seulement il a fait l’objet d’un hommage bien senti, mais il a contribué à tous les buts marqués par son équipe qui a blanchi les champions en titre des coupes Memorial et du Président au compte de 3 à 0.

Le capitaine de Rimouski a eu droit à une longue ovation et à des applaudissements nourris des 3 708 spectateurs qui étaient présents lors de la cérémonie en son honneur, malgré les conditions routières plutôt hasardeuses. «C’était vraiment un beau moment pour moi, a indiqué le principal intéressé. C’était spécial! Ça prouve à quel point les partisans de l’Océanic ont beaucoup de classe. Ça a fait chaud au coeur!»

Le président de l’Océanic, Éric Boucher, lui a décerné une médaille d’or pour son exceptionnelle performance lors du Championnat du monde de hockey junior, qui s’est tenu du 26 décembre au 5 janvier à Ostrava en République tchèque. Aussi, une plaque honorifique, qui est actuellement en confection, lui sera remise ultérieurement. 

En dépit d’une blessure qui lui a fait rater deux matchs lors de ce tournoi international, le joueur vedette a obtenu 10 points, contribuant largement à la victoire d’Équipe Canada, qui a décroché la médaille d’or aux dépens de la Russie. Blessé en début du tournoi, le hockeyeur de 18 ans s’était écroulé sur la patinoire en se tordant de douleur. «J’ai eu peur un peu, mais j’ai suivi le processus de retour au jeu et ça s’est bien passé, raconte-t-il. C’était le «fun» de revenir pour la ronde des médailles.» 

Le prodige a été sacré «joueur par excellence» et meilleur attaquant du championnat, un titre décerné pour la première fois à un Québécois dans l’histoire de cet événement. «C’est un bel honneur, mais je pense que derrière chaque titre individuel, il y a toujours une équipe qui travaille et qui aide, a commenté le jeune homme de peu de mots. Ils ont beaucoup de crédit là-dedans. Ce n’est vraiment pas juste moi.» Concernant sa participation à l’événement, il a fait savoir que «c’était un bel honneur de pouvoir gagner l’or pour le pays». «Avec le groupe qu’on avait, c’était vraiment spécial. C’était un rêve d’enfance.» Lafrenière, que ses coéquipiers appellent affectueusement «Lafy», figure au premier rang des pointeurs de la LHJMQ avec 73 points, dont 3 obtenus lors de la rencontre de samedi. 

Des enregistrements vidéos composées de témoignages d’anciens joueurs et d’ex-capitaines de l’Océanic ont été diffusées lors de la cérémonie visant aussi à souligner le 25e anniversaire du club. Trois anciens joueurs qui ont évolué dans la formation bas-laurentienne entre 2005 et 2009, soit Benoit Arsenault, Jason Caron et François Bolduc, surnommé «l’homme de fer», ont procédé à la mise au jeu protocolaire.

Rimouski devra encore une fois se priver des services de son légendaire numéro 11 qui quittera dès lundi pour le Match des meilleurs espoirs Kubota qui sera disputé jeudi à Hamilton, en Ontario, et lors duquel il assumera le rôle de capitaine de son équipe. S’il est le 21e joueur de l’Océanic à prendre part à ce match, il est seulement le deuxième à en être nommé capitaine, après Vincent Lecavalier en 1998.

Lafrenière contribue aux trois buts

Alors qu’il aurait pu continuer à flotter sur son nuage, Alexis Lafrenière est pourtant vite revenu sur ses patins, mordant avec conviction la glace de la patinoire lors du match qui opposait son équipe aux Huskies. «C’est sûr que j’ai vécu beaucoup d’émotions dans les dernières semaines, a-t-il reconnu. En revenant ici, il fallait rester dans le moment présent et me concentrer sur le match. C’est ce que j’ai essayé de faire et c’est le «fun» qu’on ait réussi à gagner! Je suis vraiment content d’être de retour!»

Même s’il avait manqué neuf parties, qu’il n’avait pas encore eu le temps de pratiquer avec ses coéquipiers et qu’il ne connaissait pas ses six nouveaux troupiers, le capitaine de l’Océanic a, sans grande surprise, ouvert la marque. Seul dans le haut de l’enclave, Lafrenière (24e) n’aura pris que 12:57 pour battre le nouveau gardien des Huskies, Samuel Richard, d’un bon tir des poignets. «Il est arrivé aujourd’hui, a précisé son entraîneur. Ça faisait une semaine qu’il n’avait pas patiné. Il a repris le collier là où il l’avait laissé!» Même si Serge Beausoleil reconnaît qu’il n’a pu avoir un gros impact sur ses coéquipiers, le pilote estime néanmoins qu’il «est un modèle pour les autres et que c’est un gars qui est inspirant pour toute l’équipe».

En deuxième période, les locaux ont inscrit deux autres buts en l’espace d’une minute et 2 secondes. Nathan Ouellet (11e) et Cédric Paré (33e) ont été les marqueurs, sur des passes d’Alexis Lafrenière. «On a joué un bon match», n’avait pour seule analyse le capitaine, en ajoutant qu’il aimait jouer avec Ouellet qui «n’arrête jamais de travailler et qui va toujours chercher beaucoup de rondelles». «C’est un travaillant et tout le crédit lui revient», a-t-il ajouté. «Quand on travaille de façon intense comme ça, je pense que ça facilite le travail de tout le monde», a indiqué Beausoleil. Quand il [l’adversaire] ne marque pas de buts, on a de grosses chances de remporter le match! Les mathématiques sont simples à faire!»

À son deuxième départ dans l’uniforme de l’Océanic, le portier Creed Jones a récolté son premier jeu blanc. «Ce ne sont pas des matchs faciles à garder, a souligné Beausoleil. Mais, Creed a été Creed: il a été calme. C’est une belle victoire et je suis content d’avoir un jeu blanc. Ça fait du bien!» 

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Le début d’une nouvelle ère pour l’Océanic de Rimouski

RIMOUSKI – Serge Beausoleil croit que le match de jeudi contre les Remparts à Québec «ne sera pas du gâteau». Il exhorte donc ses joueurs à continuer à travailler dans le même sens qu’ils l’ont fait mardi contre les Cataractes de Shawinigan, qu’ils ont vaincus par la marque de 5 à 1. L’entraîneur-chef de l’Océanic de Rimouski qualifie d’ailleurs ce moment de «jour 1 d’une nouvelle ère».

«On est en train de bâtir quelque chose», se réjouit l’entraîneur-chef de Rimouski. 

La performance exceptionnelle de mardi ne pouvait effectivement mieux tomber puisque les transactions sont conclues, Alexis Lafrenière et Adam Raska sont revenus du Championnat du monde de hockey junior et certains joueurs blessés font graduellement leur retour au jeu. Il restera un peu de synchronisme à trouver entre les anciens joueurs et les six nouveaux éléments dans l’alignement, dont Andrew Coxhead, Nicolas Guay et Justin Bergeron. Beausoleil est confiant qu’avec un peu de pratique, ses hommes développeront un système de jeu collectif.

Coxhead affrontera pour la première fois ses anciens coéquipiers jeudi. «C’est tout le temps des moments névralgiques. Ça va être la même chose pour Bergeron en fin de semaine contre Rouyn-Noranda. Avec une chance ou deux, Cole Cormier va nous faire une passe ou deux! Mais, j’espère que l’inverse ne sera pas vrai!» lance Serge Beausoleil en boutade.

Bien qu’il était de l’entraînement de mercredi sur la patinoire à Rimouski, il n’est pas encore certain que ce sera Colten Ellis, qui se remet d’une intervention chirurgicale au genou, qui sera devant la cage de l’Océanic. Il n’est pas non plus dans les plans qu’Alexis Lafrenière jouera. Tout juste revenu du Championnat du monde de hockey junior en République tchèque, il doit se remettre du décalage horaire.  

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«Deux gros points» pour l’Océanic [VIDÉO]

RIMOUSKI – «Ils étaient prêts à compétitionner comme une équipe qui vise un championnat, avec la quantité de lancers qu’ils ont bloquée», a été forcé d’admettre Daniel Renaud en parlant de l’Océanic, qui a vaincu son équipe 5 à 1, mardi, au Colisée Financière Sun Life de Rimouski. Pendant que les Cataractes de Shawinigan encaissaient un septième revers successif, les Rimouskois mettaient un terme à leur séquence de cinq défaites.

Si les Bas-Laurentiens ont dominé dans les tirs au but (31-19), il y a tout de même eu un peu de cafouillage causé par l’absence de synchronisme lié au manque d’entraînement des nouveaux joueurs au sein de la formation. Quoi qu’il en soit, Serge Beausoleil était content de la performance de ses ouailles et «des deux gros points» récoltés. Il était particulièrement satisfait de ses dernières acquisitions, le défenseur Justin Bergeron et le gardien Creed Jones. «Jones, on a trouvé qu’il avait énormément de calme, a-t-il observé. Il calme tout le monde. Bergeron, je savais qu’il était bon. Mais, il est tellement bon qu’en première période, certains de nos attaquants étaient surpris des passes qu’il faisait! Il joue rapidement, il voit bien le jeu.»

Hockey

Lafrenière «a prouvé qu’il était le meilleur»

RIMOUSKI — L’entraîneur d’Alexis Lafrenière ne tarissait pas d’éloges après que son capitaine eut contribué à la médaille d’or d’Équipe Canada au Championnat du monde de hockey junior, qui s’est terminé dimanche à Ostrava en République tchèque. «Il s’est fait un point d’honneur de dire que c’était lui le meilleur et qu’il allait le prouver», a lancé Serge Beausoleil.

La fierté se lisait sur le visage de l’entraîneur-chef et directeur-gérant de l’Océanic de Rimouski. «Époustouflant! Quel tournoi il a eu! Il est passé à travers toutes sortes d’épreuves et toute la gamme des émotions, avec la blessure. Il est revenu et il a été un joueur-clé dans le retour du Canada en quart de finale. Il a continué son bon travail en marquant des buts et en préparant des filets de toutes les façons. Voir notre capitaine gagner le Championnat du monde, c’est quelque chose de fantastique!»

Trois objectifs

Selon Beausoleil, cette performance exceptionnelle faisait partie des trois objectifs de son protégé : connaître une «saison du tonnerre» avec l’Océanic, être champion junior et rapporter la Coupe du président à Rimouski.

«On va continuer à travailler là-dessus, a promis le patron. On vient de lui fournir des éléments qui vont l’aider à nous guider vers les plus hauts sommets.»

Le pilote croit que l’expérience acquise lors du Championnat rejaillira immanquablement sur sa troupe «parce qu’à côté d’Alexis Lafrenière, il y a notre logo». «Il va partager ça de très belle façon, en est-il convaincu. Il a encore montré que quand le match est sur la ligne, il peut faire la différence. Il l’a fait sur le plan international contre les meilleurs joueurs de son âge et même plus vieux. Il va continuer à le faire dans notre circuit. On a hâte qu’il revienne!»

Lors de l’événement, le numéro 11 a récolté 10 points (4 buts et 6 aides). Il a été récompensé du titre de joueur par excellence, une première dans l’histoire de ce championnat pour un attaquant québécois.

«L’expression québécoise “passer la gratte” s’applique dans ce cas-ci, a fait valoir Beausoleil. […] Il a fait fi de tous les obstacles qui étaient devant lui et c’est une expérience inestimable qu’il vient d’aller chercher sur la scène internationale!»

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L’Océanic acquiert Justin Bergeron et Creed Jones

RIMOUSKI – S’il considère que son organisation s’est bien débrouillée depuis le début de la saison, Serge Beausoleil commence tout de même à ressentir l’essoufflement de ses troupiers, surtout sur les plans de la maturité et de l’expérience. En mettant la main sur Justin Bergeron et Creed Jones, en plus d’Andrew Coxhead, d’Olivier Bourret, de Walter Flower et de Nicolas Guay acquis avant les Fêtes, le directeur-gérant de l’Océanic de Rimouski calcule qu’il s’enrichit de 1275 matchs d’expérience.

Il a payé cher auprès des Huskies de Rouyn-Noranda pour obtenir Bergeron, qui s’amène en échange d’un choix de 1re ronde en 2020, de deux de 2e en 2020 et en 2022, d’un de 3e en 2022 et d’un choix de 4e tour en 2021, en plus de trouver «épouvantable» d’avoir cédé les services d’Alexis Brisson. Mais, Beausoleil rappelle que Bergeron était sur le premier trio de défenseurs avec Noah Dobson lors des séries éliminatoires, pendant lesquelles il a récolté 20 points.

«C’est un des défenseurs les plus en demande dans le circuit présentement, considère-t-il. Justin Bergeron est un gars qui joue sur 200 pieds. Ses qualités offensives en font un joueur unique. Avec son retour possible l’an prochain, c’est une acquisition d’extrême importance parce qu’il a gagné la Coupe Memorial et la Coupe du Président, l’an passé. C’est un gars qui a une immense expérience. Le rajouter à notre brigade, il va venir tonifier notre attaque, notre relance. À cela s’ajoute Walter Flower […]. Ce sont deux défenseurs de très haut calibre qu’on vient d’aller chercher, déjà qu’on avait des gars comme [Zachary] Massicotte et [Christopher] Innis. Avec le jeune [Isaac] Belliveau et [Anthony] D’Amours, ça fait une défensive vraiment solide!»

Comme Colten Ellis a été mis à l’écart pendant deux mois et demi en raison d’une blessure, l’entraîneur-chef reconnaît qu’il a beaucoup demandé à ses gardiens substituts, Raphaël Audet et Justin Blanchette. «On sentait qu’on avait besoin d’expérience […], constate-t-il. C’est pour ça qu’on a acquis les services de Creed Jones, 19 ans, qui a énormément de potentiel et qui est capable de jouer de très grosses minutes. Ça nous fait un duo devant le filet qui est capable de faire face à la musique!» Le gardien des Olympiques de Gatineau a été transigé contre un choix de 2e ronde en 2021. C’est d’ailleurs lui qui se trouvera devant la cage de l’Océanic lors du match de mardi à domicile contre les Cataractes de Shawinigan. «Un certain Colten Ellis sera le gardien substitut», spécifie Beausoleil en esquissant un sourire. 

Échangé le 18 décembre des Cataractes contre un choix de 8e ronde conditionnel en 2021, Justin Blanchette devrait être réassigné à Granby dans le junior AAA. Quant à la recrue Raphaël Audet, il devra choisir entre le junior AAA ou le collégial. «Ça devrait se finaliser dans les prochains jours», fait savoir le directeur-gérant adjoint, Danny Dupont.

Pour l’instant, l’alignement de l’Océanic est composé de huit défenseurs, de deux gardiens et de quatorze attaquants. Mais, d’autres mouvements pourraient survenir d’ici vendredi.

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Blainville-Boisbriand 5/Rimouski 2: L’Armada fait la leçon à l’Océanic

RIMOUSKI – Après avoir signé une victoire convaincante sur la route la veille contre les Remparts, l’Armada n’entendait visiblement pas diminuer l’intensité de son élan en débarquant au Colisée Financière Sun Life de Rimouski, dimanche. Le couteau entre les dents, le club de Blainville-Boisbriand l’a emporté facilement sur l’Océanic par la marque de 5-2.

«Ce n’est pas un bon match, peinait à dire l’entraîneur-chef bas-laurentien, tant il était déçu. Je suis insatisfait du match. On avait de la misère à faire deux passes sur le sens du monde, on n’avait pas de rythme, on perdait nos batailles. On a eu une leçon de hockey! Ce n’est pas acceptable!»

Il a fallu attendre à 13:38 de la première période avant que Simon Lavigne (2e) n’ouvre la marque pour les visiteurs. Après avoir fait plusieurs arrêts, Raphaël Audet a abdiqué à 7:59 de l’engagement médian sur un lancer de Zachary Roy (11e), qui a doublé l’avance de sa troupe. Dans les dernières secondes, les hommes de Bruce Richardson ont élargi la brèche sur un but d’Antoine Demers (5e) qui, rapide sur ses patins, a dépassé Zachary Massicotte pour enfiler le disque dans le filet avec 21 secondes à faire.

Trop tard

Les locaux sont revenus dans le match tôt au troisième vingt, mais il était trop tard. Isaac Belliveau (8e) a marqué le premier but des Rimouskois en avantage numérique sur un lancer dans le haut de l’enclave. Mais l’exaltation des 3725 spectateurs a été abrégée par une réplique de Simon Pinard (13e) qui, sur une belle feinte, a glissé la rondelle entre les jambières d’Audet. Puis à 13:15, Frédéryck Janvier (4e) a redonné de l’ardeur à sa troupe en rétrécissant l’écart. D’ailleurs, Beausoleil a souligné la performance du numéro 88 qui, selon lui, a été l’un des deux seuls à s’être démarqués. «À l’attaque, je vais nommer Janvier et [Andrew] Coxhead, puis je vais arrêter là, a-t-il laissé tomber, mentionnant au passage que son jeune gardien, qui a repoussé 26 des 31 tirs reçus, n’était pas responsable du résultat de la rencontre.» L’espoir a été de courte durée puisque Walter Flower, après avoir fait un arrêt, n’a pu contenir un retour sur lequel Benjamin Corbeil (13e) a sauté pour diriger la rondelle dans un filet désert.

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Saguenéens 6/Rimouski 3: un résultat qui n'est pas à l'image du match, selon Beausoleil

RIMOUSKI – Après avoir nettement dominé la troisième période, la défaite était amère pour les joueurs de l'Océanic, samedi, au Colisée Financière Sun Life de Rimouski. Les Saguenéens de Chicoutimi sont repartis avec un gain de 6-3, malgré seulement 17 tirs au but, pendant que les locaux en ont dirigé 36. Selon Serge Beausoleil, ses troupiers auraient assurément mérité un meilleur sort. «Le bilan est très positif, malgré le résultat décevant», a toutefois reconnu l'entraîneur-chef.

«J'étais bien fier des gars, a-t-il tenu à souligner. En première période, on avait de la misère à connecter entre les joueurs. Les sorties de zone étaient difficiles. Il y avait quand même cinq nouveaux éléments dans notre équipe. Plus le match a été, plus la cohésion s'est amenée. En troisième période, 19 tirs contre 5, je pense que le pointage ne démontre pas ce qui s'est passé dans le match! Il y a eu deux buts déviés qui sont apparus de nulle part! Tu te dis que la rondelle avait des yeux là-dessus!»

Ces cinq nouveaux sont Andrew Coxhead, Olivier Bourret, Walter Flower, Nicolas Guay et le gardien Justin Blanchette. Beausoleil a souligné la performance de la majorité d'entre eux. «Sans vouloir individualiser, j'ai aimé le sang neuf qui était sur la glace, j'ai aimé nos jeunes, j'ai aimé comment Brisson et Janvier ont joué, j'ai aimé comment Bolduc a dévié encore une rondelle. Ce sont des points extrêmement positifs! On a une excellente équipe, cette année. On a des jeunes qui poussent et qui vont être excellents. C'est beau pour l'avenir!»

«On a eu 45 minutes de pratique, a continué le pilote bas-laurentien. On n'a pas fait de sorties de zone, on n'a pas fait de regroupements, on n'a pas fait de système de jeu en tant que tel. C'était de retoucher à la glace et d'éviter que les gars se blessent. Sur le plan de l'effort, c'est un des bons matchs que j'ai vus ici entre Noël et le Jour de l'An. Avec la dinde, les atokas et tout le tralala, ils nous donnent ce niveau d'intensité-là! J'étais très heureux d'être derrière le banc et de «coacher» ces gars-là. Plusieurs de nos nouveaux éléments nous ont montré de très belles choses aussi.» Parmi ces derniers, Bourret et Coxhead ont récolté chacun un point. «Il y a beaucoup de positif à retirer de ce match-là, même si on perd les deux points», a-t-il martelé.

Comme plusieurs joueurs étaient absents pour soigner des blessures et que le capitaine Alexis Lafrenière fait partie de l'équipe canadienne du Championnat mondial de hockey junior, Alexis Brisson et Frédéric Brunet avaient été rappelés du midget AAA. Le gardien numéro un, Colten Ellis, qui figure dans la liste des blessés, faisait partie de la pratique vendredi et samedi. «Ce n'est pas au jour le jour, mais ça s'en vient solidement», a fait savoir Serge Beausoleil, en ajoutant qu'Anthony D'Amours était aussi de retour sur la patinoire samedi matin et que les nouvelles sont encourageantes. Dmitry Zavgorodniy est également débarqué à Rimouski. «Un moment donné, on va avoir notre équipe complète», a souhaité le pilote rimouskois.

Les visiteurs se sont imposés dès les premières minutes du match lorsque la rondelle s'est dirigée entre les jambières du nouveau gardien de l'Océanic sur un lancer de Louis Crevier (8e), après qu'elle eut dévié sur le patin d'un adversaire. Le deuxième et dernier but de la première période a été compté par Samuel Houde (17e) en désavantage numérique lorsqu'il a poussé le disque sous la jambière gauche du cerbère local, doublant ainsi la marque des Sags. «Je pense qu'on a été très, très bons en première période, a analysé l'entraîneur-chef de Chicoutimi, Yanick Jean. C'est certain qu'il y a un manque de synchronisme des deux côtés après un «break» comme ça. Ça fait un match un petit peu décousu. Il manque des bons éléments des deux côtés. Mais, c'est un match qui était important pour nous autres. À ce temps-ci, c'est plus le résultat qui compte que la manière. Quand on recommencera à pratiquer au mois de janvier, on s'attardera à la manière de faire les choses.»

Olivier Bourret a inscrit le premier but de Rimouski tôt au deuxième vingt, en lançant dans la partie supérieure du filet. L'ancien joueur obtenu des Olympiques de Gatineau était fier de son premier but dans son nouvel uniforme. «Mettre l'équipe au pointage en premier, ça fait toujours du bien, surtout que j'ai eu une première moitié de saison assez difficile à Gatineau, a-t-il admis. Ça aurait été le «fun» d'avoir une victoire pour ma première «game», mais on a bien joué.» Il s'est dit tout aussi fier d'avoir été échangé à Rimouski. «J'étais vraiment content. L'Océanic a une très bonne réputation dans la Ligue. On voit que c'est une organisation de première classe.» L'ailier gauche de 6 pieds 2 pouces, qui aura 20 ans à la mi-janvier, croit qu'il pourra contribuer au succès de l'Océanic. «Je suis un joueur qui est bon dans les deux sens de la patinoire et qui joue sur 200 pieds. Je ne suis pas le gars le plus offensif, mais je travaille fort et je suis quand même capable d'amener de l'offensive à l'équipe.» Il promet d'ailleurs de ne pas décevoir la confiance que lui accorde Serge Beausoleil. «On s'est rencontrés, confirme Bourret. Il m'a dit que la balle était dans mon camp et de montrer ce que j'étais capable de faire. Je vais continuer à aller dans cette direction-là. Je suis ici pour aider l'équipe à gagner!»

Après avoir tenu le coup à une double pénalité, l'une pour six hommes sur la patinoire et l'autre pour un lancer du cerbère Alexis Shank dans l'assistance, les hommes de Yanick Jean ont augmenté le déficit sur un but de Félix-Antoine Marcotty (8e) à 13:47. Puis à 16:45, Vladislav Kotkov (13e) a été l'auteur d'un but chanceux en faisant dévier une passe de Michael Pellerin.

La troupe de Serge Beausoleil a retrouvé un rythme d'enfer en exerçant beaucoup plus de pression au dernier tiers. Ainsi, après seulement 66 secondes, une passe de Christopher Innis a permis à Zachary Bolduc d'en ajouter un. À 11 minutes à faire, Shank a fini par céder à un intense trafic de quelques minutes devant son filet sur un tir de Frédéryck Janvier (3e), assisté de Coxhead. Nouvellement acquis des Remparts de Québec, celui-ci vend chèrement sa peau et, de l'avis de son nouvel entraîneur, a embrassé la culture d'équipe très rapidement.

Moins d'une minute plus tard, les visiteurs ont refroidi l'enthousiasme des 3 620 spectateurs qui étaient littéralement en feu quand Patrick Kyte (4e) a fait bouger les cordages pour la première fois dans l'uniforme des Saguenéens. «Kyte, on l'aimait depuis longtemps, a fait savoir Yanick Jean. C'est un guerrier, il est capable de jouer en avantage, en désavantage et à 5 contre 5 dans les moments cruciaux. Il va être très, très important pour nous.»

À moins d'une minute à écouler à la rencontre, Félix Bibeau (18e) a fait glisser tout doucement la rondelle dans un filet désert. «Il remporte des mises en jeu importantes, a observé Jean concernant l'ancien capitaine des Remparts. Il est efficace des deux côtés de la glace. Il n'est pas égoïste. En aucun temps, il ne pense à lui. Des gars comme ça, ça ne court pas les rues!»

De l'avis de l'entraîneur-chef local, sa brigade a fait le travail en troisième période, qui a donné lieu à de belles mises en échec. «Il y a eu des buts malchanceux, a-t-il regretté. Mais bien franchement, cette troisième période-là m'a plu énormément!»

De l'autre côté, son homologue a moins aimé la gestion de la rondelle de ses troupiers lors de ce même engagement. «Je nous ai trouvés sur les talons, a illustré Jean. On n'a pas remis de «puck» en zone neutre. Ça nous a fait mal.» Par ailleurs, le pilote des Sags n'était pas surpris de la performance de son portier, qui a repoussé 33 des 36 tirs reçus. «Il a repris là où il avait laissé avant le «break», a-t-il laissé tomber. Il est tout le temps comme ça.»

L'Océanic accueillera l'Armada de Blainville-Boisbriand dimanche.

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L’Océanic acquiert des individus de qualité, selon Beausoleil

RIMOUSKI — En acquérant les droits de Nicolas Guay, d’Andrew Coxhead, de Walter Flower et d’Olivier Bourret, le directeur général de l’Océanic de Rimouski ne voulait pas seulement des joueurs de qualité. Pour lui, il était tout aussi important qu’ils soient des individus de qualité.

«Les commentaires fusent de partout à propos de Guay, de Coxhead et de Flower, soulève Serge Beausoleil. Ce sont des individus qui étaient appréciés où ils étaient.»

«Flower, c’était sa cinquième année à Halifax, poursuit-il. Tu ne gardes pas un trouble-fête cinq ans! Nicolas Guay a été transigé parce que c’est un joueur de grand talent et partout, il a été très apprécié. Coxhead joue à Québec depuis qu’il est entré dans la Ligue.» Beausoleil a aussi obtenu Bourret parce qu’il estime qu’il avait joué du bon hockey contre son équipe lors des dernières séries au Cap-Breton.

«Ça a moins bien été à Gatineau, reconnaît-il toutefois. Mais c’est un gros ailier qui sait jouer. Je veux discuter avec lui comment on peut le challenger et comment il peut nous aider.»

Si certains estiment que l’organisation bas-laurentienne a payé cher pour Guay, Beausoleil rappelle que «c’est un gars qui a fait 88 points». «C’est le prix juste qu’on a payé», évalue le patron de Rimouski. En revanche, il admet avoir mis le prix pour Coxhead.

«Ça fait deux ans qu’on voulait l’avoir, indique le directeur général. Dans les deux à trois derniers matchs des Remparts, Coxhead était le meilleur joueur. C’est une valeur sûre.»  

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Océanic: bienvenue à Guay, Coxhead et Bourret

RIMOUSKI – L’Océanic de Rimouski annonce quatre transactions. Les rumeurs qui circulaient samedi voulant que Nicolas Guay soit envoyé à Rimouski se sont confirmées. De plus, l’organisation bas-laurentienne échange Cole Cormier et Jeffrey Durocher contre trois autres nouveaux joueurs : Andrew Coxhead, Olivier Bourret et Walter Flower.

Le club rimouskois a transigé les services de l’attaquant de 20 ans Jeffrey Durocher, accompagné d’un choix de deuxième ronde au repêchage de 2020, de première ronde en 2022 et d’un choix de troisième ronde en 2022 aux Sea Dogs de Saint John. En échange, l’Océanic obtient le joueur de centre de 20 ans Nicolas Guay, qui compte 216 points dans la Ligue, en plus d’un choix de premier tour à la séance de sélection de 2020 et d’un choix de troisième ronde en 2022.

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Rimouski 5/Québec 3: l'Océanic signe une quatrième victoire contre les Remparts

RIMOUSKI – Après avoir encaissé la défaite au cours de ses trois derniers matchs, l'Océanic a retrouvé le sentier de la victoire lors du duel qui l'opposait aux Remparts de Québec, samedi, au Colisée Financière Sun Life de Rimouski. Mais, les Diables rouges ont donné du fil à retordre à leurs hôtes jusqu'en fin de deuxième période, alors que les deux rivaux s'échangeaient les buts en alternance. Mais en troisième, les locaux ont obtenu une avance de deux buts sans riposte pour l'emporter par la marque de 5 à 3.

L'Océanic signait ainsi une quatrième victoire consécutive contre leurs rivaux légendaires. «J'éprouve un gros sentiment de fierté parce que c'est très difficile, pour les gars, après le calendrier éreintant de l'Abitibi et des examens, de rester focaliser et de jouer du hockey de qualité, a fait valoir l'entraîneur-chef local, Serge Beausoleil, en affichant un large sourire. Ils ont puisé au fond d'eux-mêmes pour aller chercher de grosses énergies et pour aller nous chercher deux gros points. De jouer avec cette passion-là, j'ai aimé ça!»

«On n'a pas bien amorcé le match, a analysé pour sa part son vis-à-vis pour les Remparts, Patrick Roy, cherchant à expliquer la défaite des siens. Par contre, le gardien a fait les bons arrêts; il nous a gardés dans le match. On a fait des revirements qui ont été coûteux sur le 1er et le 2e buts. Sur notre 4e but, notre défenseur est parti en échec avant alors qu'il n'avait pas d'affaire là! On aurait pu faire mieux dans ce match-là. Mais quand même, on a fait de belles choses. On a joué avec plus d'urgence et le côté de la compétition était beaucoup mieux. On a joué à dix attaquants, ce qui fait que les gars ont été disciplinés à garder leur présence courte. J'ai aimé ce côté-là. Le trio de [Aleksei] Sergeev avec [Anthony] Gagnon et [Thomas] Caron a très, très bien fait. D'ailleurs, Aleksei a deux buts. C'est le «fun» de le voir revenir au jeu et de contribuer à l'équipe.» Patrick Roy a aussi vanté l'apport d'un ancien de l'Océanic, Anthony Gagnon. «Antho fait du bon travail, a-t-il souligné. Il est bon avec les jeunes. Sincèrement, je suis très content de lui.»

Les hommes de Serge Beausoleil ont tôt fait de secouer les cordages dans la première minute de jeu sur un premier tir au but dirigé vers le nouveau gardien des Remparts, Tristan Côté-Cazenave, fraîchement échangé des Tigres de Victoriaville. «Le premier match n'est jamais facile pour un gardien, a convenu Roy. Je l'ai vécu au Colorado et ça n'avait pas été facile. Mais en même temps, il amène une énergie qui va faire du bien à l'équipe et il amène aussi de l'expérience. Je suis convaincu que ce sera bénéfique à l'équipe.» Ce premier but de Côté-Cazenave dans l'uniforme de Québec était aussi le premier but en saison de D'Artagnan Joly. Il a fallu attendre en fin de première période avant que la troupe de Patrick Roy créé l'égalité sur un lancer d'Aleksei Sergeev (1er).

Au début de l'engagement médian, Isaac Belliveau (7e) y est allé d'un puissant tir dans la partie supérieure du filet. Mais, l'avance de Rimouski n'a duré qu'un peu plus de 2 minutes avant que James Malatesta (11e) ne ramène l'égalité. Intense et rapide tout au long du match, Frédéryck Janvier (2e) a inscrit un but à 12:45 et en toute fin de période, les Remparts ont refroidi les ardeurs des hommes de Serge Beausoleil après le deuxième but de la rencontre de Sergeev (2e) sur une rondelle bondissante.

Le troisième vingt a appartenu aux Bas-Laurentiens, motivés par une foule bruyante de 3 480 spectateurs. «Il restait une période et c'était important d'aller au fond de nous-mêmes», a indiqué le pilote des Bleus.

Après une habile passe de Zachary Bolduc réalisée par derrière, Cédric Paré a marqué sur réception. Il s'agissait du 31e but du grand numéro 19 depuis le début de la saison et de son 50e dans l'uniforme de l'Océanic. Il fallait voir la manœuvre! Dans les dernières secondes de la partie, Bolduc en a ajouté un autre dans un filet désert. Pour la recrue, c'était son 15e but en 16 matchs.

Beausoleil ne tarissait pas d'éloges pour certains de ses vétérans tels que Paré, Zachary Massicotte et Christopher Innis, mais aussi pour certaines recrues. «Il y a des jeunes qui commencent à nous montrer des belles affaires, a-t-il mentionné. On a encore vu [Luka] Verreault, Janvier et [Brandon] Caisey à la défense. C'est beau de voir ça!»

Selon Serge Beausoleil, la période des transactions avant le congé des Fêtes entraîne beaucoup de nervosité chez ses troupiers. «C'est palpable, confirme-t-il. À Rimouski, à travers les années, on compte sur le bout de nos doigts les gars qui étaient enclins à vouloir quitter. Les gars veulent rester ici. On a un groupe soudé. Ici, ce que je vois en ce moment, ce sont des gars qui seraient prêts à faire n'importe quoi pour rester. C'est un bout de ma job que j'aime pas mal moins...» Le directeur général a fait savoir que des annonces seraient faites dès dimanche.

À ce chapitre, l'Océanic aurait fait l'acquisition de l'attaquant de 20 ans Nicolas Guay des Sea Dogs de Saint-Jean dans une transaction qui serait confirmée dans les prochaines heures.

Avec l'arrivée de Côté-Cazenave comme gardien numéro un des Remparts, le sort du gardien Anthony-Carmine Pagliarulo demeure incertain. «J'ai aucune idée pour le moment, s'est contenté de répondre Patrick Roy. On a des décisions à prendre d'ici l'ouverture des transactions.»

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Victoriaville 5/Rimouski 2: le gardien des Tigres indomptable

RIMOUSKI — Malgré une nette domination, tant sur les lancers (45-25), sur les chances de marquer que sur les unités spéciales, l’Océanic s’est buté au gardien des Tigres, vendredi, au Colisée Financière Sun Life de Rimouski. Nikolas Hurtubise a fermé la porte 43 fois, ce qui a permis à ses coéquipiers de l’emporter par la marque de 5-2. «Je pense que la seule place où on n’a pas gagné, c’est sur le tableau indicateur», a été forcé d’admettre Charles Juneau.

«Ils ont été opportunistes et plus chanceux que nous, a analysé Juneau, qui remplaçait Serge Beausoleil derrière le banc, pendant que celui-ci observait le match dans l’enceinte de l’amphithéâtre. Je pense qu’on a joué de la bonne façon, avec beaucoup de lancers et plusieurs chances de marquer. En troisième période, on aurait pu marquer deux à trois buts faciles!» Il faut aussi ajouter que Rimouski est privé de quelques de ses meilleurs éléments, dont Alexis Lafrenière, Dmitry Zavgorodniy et Adam Raska. «On est un peu à court d’effectifs, a confirmé l’entraîneur. Mais, les gars qui étaient sur la glace ont livré la marchandise quand même.»

C’est Nathan Ouellet (9e) qui a ouvert la marque sur un jeu de puissance en début de match en frappant la rondelle au vol. Mais, à 7:10 du premier vingt, les Tigres ont égalé la marque sur un lancer de Vincent Sévigny (5e), qui a dévié dans le filet de Raphaël Audet. À mi-chemin de la période, les hommes de Louis Robitaille ont pris les devants grâce à une erreur du gardien adverse. Après un bourdonnement intensif des locaux en zone offensive, Jérôme Gravel (11e) a dégagé la rondelle sur environ 150 pieds. Audet l’a alors bloquée de façon apathique et elle a rebondi dans son filet. «Ça fait mal, a concédé Juneau. On avait un départ explosif. Dans les 5 premières minutes, on était un peu partout sur la glace!»

20 buts pour Abramov

Mikhail Abramov a atteint le plateau des 20 buts après s’être brillamment faufilé pour s’échapper et lancer dans la lucarne à 8:26 de la deuxième période. Puis à 13:32, Victo a poursuivi sur le même élan lorsque Nicolas Daigle (4e) a profité d’un avantage numérique pour battre Audet.

En tout début du dernier tiers, Gravel (12e) a ajouté un 5e but sans riposte pour les Félins, son deuxième de la partie. Jonathan Labrie s’est alors amené devant le filet des locaux. Avec un peu plus de troi minutes à écouler à la rencontre, Luka Verreault (5e) a rétréci le déficit en supériorité numérique en plongeant dans la cage.

Les Remparts rendront visite à l’Océanic, samedi. «Ce sera un gros match [...], a prévenu Charles Juneau. Il y a une rivalité très grande contre Québec et je pense que les gars vont s’en servir comme motivation.»

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Des erreurs graves coulent l’Océanic à Val-d’Or [VIDÉO]

RIMOUSKI – L’Océanic a terminé une séquence de quatre matchs en cinq jours en Abitibi, dimanche, où il a encaissé une défaite de 4 à 1 face aux Foreurs au Centre Air Creebec de Val-d’Or. «C’était un bon match, a tout de même reconnu Serge Beausoleil. On a eu une bonne première période. Mais, trois buts en début de deuxième période en cinq minutes sur des erreurs graves, ça nous a coûté le match!» Les Rimouskois se sont au moins consolés en revenant de ce long périple avec une récolte de 5 points sur une possibilité de 8.

À l’issue d’une première période physique et de bonnes mises en échec, un seul but a été marqué. Dans une spectaculaire manœuvre, Alexis Lafrenière (24e) s’est faufilé, a intercepté une tentative de sortie adverse et, d’une superbe feinte, a mystifié Francesco Lapenna et ses coéquipiers en faisant glisser le disque dans une cage béante. Le capitaine de l’Océanic a quitté les siens pour le camp de sélection d’Équipe Canada junior avec 7 buts et 10 points.

Les visiteurs ont manqué d’énergie au deuxième engagement, démontrant beaucoup de fatigue et étant moins alertes. Les hommes de Pascal Rhéaume ont donc profité de la situation en marquant trois buts en autant de lancers. Karl Boudrias a empêché une sortie de zone en faisant une passe à Alexandre Doucet qui a aperçu Peyton Hoyt (8e). Celui-ci n’a alors pas tardé à enfiler l’aiguille dans la partie supérieure de la cage. 

À la période médiane, David Noël (7e) y est allé d’un lancer de la pointe qui a dévié derrière Raphaël Audet à sa gauche. Puis, la persévérance de Maxence Guénette (6e) a payé lorsqu’il a réussi à battre Audet d’un lancer des poignets. Avec 28,7 secondes à écouler au tableau, les Foreurs ont ajouté un quatrième but sur seulement huit lancers quand Nicolas Ouellet (16e) a achevé une superbe passe de Jérémy Michel dans l’enclave, profitant d’un cafouillage défensif de l’adversaire. «On leur a donné la rondelle 15 fois en deuxième période, se désolait le pilote de Rimouski, tout en admettant que ce voyage avait été difficile pour le cerbère Raphaël Audet. Ça a causé notre perte.» 

Les Bas-Laurentiens ont donné tout ce qu’il leur restait d’énergie en revenant en troisième avec 15 tirs au but contre seulement 7 du côté des locaux, mais le gardien de Val-d’Or a fermé la porte. «J’ai bien aimé comment ils ont compétitionné en troisième période, a souligné Beausoleil. On a eu de très belles chances. On a de loin dominé la période! Mais, Lapenna a fait des arrêts-clés à plusieurs reprises. Ça fait partie du hockey!»

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Rimouski 6/Rouyn-Noranda 7: «trop de buts alloués»

RIMOUSKI — Si le match de la veille contre les Foreurs a cumulé 18 buts, le duel opposant l'Océanic aux Huskies à l'Aréna Iamgold de Rouyn-Noranda, samedi, en a dénombré juste un peu moins. La partie s'est soldée par la marque de 7 à 6 en faveur des locaux. «Trop de buts alloués, a répété plus d'une fois Serge Beausoleil. Sept buts, c'est trop!»

L'entraîneur-chef de Rimouski nuançait ses propos afin de ne pas être trop sévère envers le jeune gardien appelé du midget, Thomas Couture, qui ne comptait même pas trois matchs dans le circuit. «Je pense qu'on aurait mérité un meilleur sort, a-t-il tout de même laissé tomber. Mais, on a fait de très bonnes choses quand même, pour un deuxième match en deux soirs et un troisième en quatre jours! Puis, on va chercher 3 points sur 4. On est rendus à 5 sur 6 dans notre voyage en Abitibi!»

La rencontre a été un partage de momentums de part et d'autre. «On a fait des revirements dans notre zone qui ont été coûteux, regrettait Beausoleil. J'aurais souhaité une meilleure gestion de la rondelle. On aurait pu mieux défendre et avoir des arrêts de plus. Mais dans l'ensemble, les gars ont déployé un effort louable. C'est sûr qu'on aurait aimé que ça finisse d'une autre façon! Avant le match de ce soir, on avait quand même la meilleure séquence dans le circuit!»

L'Océanic est parti en lion dès la première minute de jeu sur un but de Cole Cormier (8e) qui a dirigé la rondelle vers le filet après une superbe passe d'Anthony D'Amours. Jeffrey Durocher (9e) s'est ensuite amené seul pour déjouer Zachary Émond. Après ces deux premiers buts de la première période, les visiteurs ont vite été rattrapés par les locaux, d'abord sur un but de Thomas Belzile (3e) qui a déclenché une effusion de peluches sur la patinoire, en marge du match des toutous. À presque 8 minutes au cadran, l'égalité a été créée par Alex Beaucage (22e) qui a profité d'un avantage numérique. 

À 7:25 de l'engagement médian, un deuxième but de Cormier (9e) a redonné l'avance aux siens après qu'il eut sauté sur un retour de lancer d'Alexis Lafrenière, alors que l'Océanic jouait à 6 joueurs de position contre 5, Couture ayant quitté son filet pour une pénalité à retardement. Mais à 14:11, Belzile (4e) a répliqué avec son deuxième du match lui aussi, pour niveler à nouveau la marque. Puis en fin de période, Lafrenière (22e) a mis en boîte le gardien de Rouyn-Noranda d'un angle improbable après avoir lancé le disque dans son dos, qui est ensuite tombé derrière lui dans sa cage.

Lors d'un jeu de puissance à 56 secondes du dernier vingt, Zachary Bolduc (14e) en a ajouté un autre avec un lancer sur réception. Mais à 6:00, Alex Beaucage (23e) a rétréci le déficit d'un superbe lancer, suivi d'un solide tir frappé du capitaine Alexis Arsenault (2e) qui a permis à son équipe, une autre fois, d'égaliser la marque. Mais à 6:44 à faire à la rencontre, la troupe de Serge Beausoleil a repris son avance grâce à toute une manœuvre du capitaine Lafrenière (23e) devant Émond, avant que Louis-Filip Côté ne fasse accidentellement dévier la rondelle dans son propre filet d'un repli défensif. Avec deux buts et deux passes, Lafrenière récoltait son 4e point. Alors qu'il ne restait qu'un peu plus d'une minute au tableau, Côté (9e) a su se faire pardonner des partisans de Rouyn-Noranda avec un but chanceux, créant encore une fois l'égalité. 

C'est Beaucage (24e) qui a procuré la victoire à la meute de Mario Pouliot en période de prolongation avec son troisième but de la partie. Pour les Bas-Laurentiens, il s'agissait de leur sixième défaite en temps supplémentaire depuis le début de la campagne. «C'est certain qu'on a des choses à travailler là-dessus, mais il faudrait avoir le temps de les pratiquer», a reconnu le pilote de l'Océanic.

Dimanche, la troupe de Rimouski affrontera les Foreurs de Val-d'Or. Raphaël Audet sera devant le filet de l'Océanic.

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Rimouski 10/Val-d’Or 8: un match bizarre, insolite, inhabituel

RIMOUSKI — Un match bizarre, insolite, inhabituel. Serge Beausoleil cherchait ses mots pour décrire le duel qui s’est soldé 10 à 8 à l’avantage de l’Océanic qui rendait visite aux Foreurs, vendredi, au Centre Air Creebec de Val-d’Or. «Des fois, il y a des matchs de fou comme ça», a laissé tomber l’entraîneur-chef de Rimouski, alors que son équipe a nettement dominé la première période et les 10 premières minutes de la troisième. Puis, dans ce que Beausoleil a appelé «l’entre-période», «la chaîne a débarqué».

«Juste analyser les chances de marquer, on en a pour une semaine, a commenté le pilote rimouskois. Il y a des buts qu’on ne reverra pas de la saison! Il y a des choses incompréhensibles! Par ailleurs, on a mis de beaux filets, vraiment bien travaillés!»

Débandade en première

Les 1708 spectateurs ont pu assister à une véritable débandade en première période, alors que les visiteurs n’ont pas perdu de temps en marquant quatre buts en un peu plus de 4 minutes. Les buteurs sont Luka Verreault (3e), Cédric Paré (29e), Jeffrey Durocher (7e) et Alexis Lafrenière (19e et 20e) qui en a ajouté deux. Après 20 minutes de jeu, les Bas-Laurentiens ont donc retraité au vestiaire avec une avance de 5-0.

Mais, les locaux sont revenus dans le match dès le début du deuxième tiers. Ils ont démontré un tel caractère que la période s’est terminée 6 à 5! Justin Robidas (7e), Nicolas Ouellet (13e et 14e) qui faisait un retour au jeu et Peyton Hoyt (7e) ont battu Raphaël Audet, avant qu’il ne soit remplacé par Thomas Couture. En fin d’engagement, le seul but de l’Océanic a été celui de Durocher (8e) en avantage numérique, son deuxième du match. «Je n’ai pas enguirlandé les gars après la deuxième, a précisé Beausoleil. Les gars savaient qu’ils s’étaient mis dans l’eau chaude, savaient qu’ils devaient revenir dans le présent et savaient comment le faire», a raconté Serge Beausoleil.

Ses troupiers n’ont donc pas paniqué et sont revenus en force au troisième vingt avec trois buts en 5 minutes. Zachary Bolduc (13e) sur un jeu de puissance, Verreault (4e) avec son deuxième du match et Isaac Belliveau (6e) en sont les auteurs. Mais, la réplique des Foreurs n’a pas tardé avec trois buts eux aussi : Ouellet (15e) qui a signé son tour du chapeau, Jérémie Biakabutuka (2e) et Robidas (8e) en désavantage numérique, son deuxième de la rencontre. Puis, Lafrenière (21e) a mis un terme à ce «match de fou» en glissant la rondelle dans une cage vide. Le capitaine de Rimouski obtenait ainsi son tour du chapeau et son 5e point de la partie. 

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L’Océanic dompte les Huskies [VIDÉO]

RIMOUSKI – Lors de sa visite de mercredi à l’aréna Iamgold de Rouyn-Noranda, l’Océanic a réussi à dompter les Huskies dans un remarquable duel. Grâce à un jeu défensif, surtout au cours des deux premières périodes, les Rimouskois ont âprement réussi à arracher la victoire aux champions de la Coupe Memorial par la marque serrée de 2-1.

«On a joué un bon match de route, a commenté l’entraîneur-chef du club vainqueur. Ils [les Huskies] avaient sept tirs d’accordés après deux périodes. C’est très bien! [Zachary] Massicotte et [Christopher] Innis ont joué un match fantastique!» Pour Serge Beausoleil, la victoire était encore plus méritoire parce que, selon lui, il n’est pas facile de jouer sur une petite patinoire comme celle de Rouyn-Noranda. «Il n’y a pas d’espace pour créer des jeux, a-t-il déploré. Les revirements sont nombreux parce que les adversaires sont toujours sur la rondelle. C’était très fermé.»

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Drummondville 4/Rimouski 5: une victoire signée Bolduc [VIDÉO]

RIMOUSKI – L’Océanic a eu chaud lors du match de dimanche, alors qu’il recevait les Voltigeurs au Colisée Financière Sun Life devant ses 4017 partisans. Avec un écart de quatre buts à mi-chemin de la rencontre, il a peut-être cru, à tort, que la victoire était dans la poche. Mais, Drummondville n’avait pas dit son dernier mot, enfilant trois buts sans réplique, passant même proche d’égaliser la marque. Le temps ayant joué en faveur des locaux, ils ont pu l’emporter au compte serré de 5-4.

«Je ne suis vraiment pas content de la façon dont on a géré ça, a fait savoir l’entraîneur-chef rimouskois, Serge Beausoleil. Bolduc a joué un fort match et que dire d’Audet! Mais après ça, je ne suis pas content de la tenue de nos gars. On a tourné les coins ronds. C’était une bonne équipe de hockey, de l’autre côté! Ils ont de la vitesse, du talent. Ils ont remonté et ont bien failli niveler! Ce n’est pas acceptable comme performance pour cette moitié de match.»

Après s’être approché d’Anthony Morrone, Zachary Bolduc (10e) l’a déjoué en début de duel d’une brillante feinte, déclenchant 4226 peluches en ce match des toutous. Puis, le seul autre but de la première période a été l’œuvre de la même sagace recrue (11e) qui, six secondes après que Xavier Simoneau ait été envoyé au cachot, a récupéré une rondelle libre dans l’enclave pour la lancer dans la partie supérieure du filet.

Au début du deuxième tiers, Édouard Charron (5e) a rétréci le déficit à un seul but, après que la rondelle ait dévié devant Raphaël Audet pour réussir à se loger derrière lui. À 5:05, Bolduc (12e) a frappé le disque au vol, complétant par le fait même son premier tour du chapeau dans la LHJMQ. «Personnellement, j’ai joué un bon match», n’avait que pour seul commentaire le numéro 15 des Bleus.

À 10:07, Cédric Paré (28e) en a ajouté un et à 13:41 et Cole Cormier (7e) a creusé l’écart encore plus. Jacob Leblanc s’est alors amené devant le filet des visiteurs. Malgré un fossé de quatre buts, les hommes de Steve Hartley n’ont pas baissé les bras. Ainsi, Charles-Antoine Dumont (1er) a riposté en fin de deuxième. 

Pendant que leurs hôtes peinaient à maintenir la cadence, les Voltigeurs ont pris le contrôle du dernier engagement. Brandon Skubel (2e) y est allé d’un tir des poignets sous la mitaine d’Audet. C’est finalement Xavier Simoneau (16e) qui a scellé l’issue du match en avantage numérique. «Ça aurait été le fun de garder notre avance, regrettait Bolduc. On a des apprentissages à faire là-dedans! Il faut être capables, malgré le score, de continuer à jouer de la même façon. Ça va être important d’appliquer ça dans le futur.»

Océanic

Sherbrooke 2/Rimouski 3: l'Océanic bat l'équipe numéro un au pays

RIMOUSKI – Si l’Océanic appréhendait le puissant Phoenix de Sherbrooke, occupant rien de moins que le premier rang du Circuit Courteau, il a su relever l’épreuve avec brio lors de l’affrontement de jeudi au Colisée Financière Sun Life. Malgré une brillante fiche du gardien de but Samuel Hlavaj, cela n’a pas empêché le club de Rimouski de battre la troupe de Stéphane Julien au compte de 3-2.

Le match a été ponctué de beaucoup d’action, alors que les hommes de Serge Beausoleil ont offert un très beau jeu défensif, donnant bien peu de chance au Phoenix de marquer. Malgré une domination des visiteurs au chapitre des tirs au but (34-22), leurs hôtes ont marqué trois buts sur 16 lancers, pour faire 3-0 jusqu’aux 10 dernières minutes de jeu. 

«L’équipe semée numéro un au Canada, c’était un beau défi, compte tenu de notre alignement, se réjouissait l’entraîneur-chef de l’Océanic, Serge Beausoleil. J’ai aimé les jeunes et les vétérans. Audet a joué un fort match. On a donné des tirs, la plupart du temps à l’extérieur de l’enclave et Audet a fait les arrêts-clés quand c’était le temps.»

D’Artagnan Joly faisait un retour dans son ancien uniforme puisque l’Océanic était encore privé de six joueurs réguliers. Comme la formation ne peut aligner plus de trois joueurs de 20 ans, Beausoleil avait retranché le défenseur Vincent Martineau, préférant bénéficier des services d’un attaquant supplémentaire. 

À mi-chemin de la première période, les locaux ont ouvert la marque en désavantage numérique sur une bévue du portier de l’Estrie qui a été surpris derrière son but par celui qu’on ne veut jamais voir derrière soi : le redoutable Alexis Lafrenière, qui a mis la main sur la rondelle pour la passer au jeune Zachary Bolduc, qui n’a pas manqué l’occasion de la mettre dans le fond du filet. Pour la recrue, il s’agissait de son 9e but en seulement 18 matchs. La manœuvre entre le joueur de 16 ans et son capitaine a été une superbe démonstration de la cohésion entre les deux coéquipiers.

Deux buts ont été marqués au deuxième vingt, l’un dans les deux premières minutes au cadran et l’autre dans les dernières secondes. Ils ont été l’oeuvre de Jeffrey Durocher (5e et 6e) sur deux puissants lancers.

Il a fallu attendre les 10 dernières minutes du match avant que la troupe sherbrookoise ne secoue les cordages, après un but de Benjamin Tardif (9e) sur un jeu de puissance. Dans les dernières secondes de la fin, les Bas-Laurentiens ont eu chaud après que Bolduc ait raté un but dans un filet désert et que Julien Anctil (5e) ait rétréci l’écart à un seul but.

Océanic

L’Océanic signe sa 500e victoire [VIDÉO]

RIMOUSKI – Même avec un effectif dégarni de plusieurs joueurs réguliers, l’Océanic a, dès les premières minutes, donné le ton au duel qui l’opposait aux Islanders de Charlottetown, mardi, au Colisée Financière Sun Life de Rimouski pour signer une victoire de 6-3, sa 500e en 25 saisons. Après deux défaites sur la route, la troupe de Serge Beausoleil était résolument déterminée à obtenir un gain devant leurs 2591 partisans.

«On patinait bien, on utilisait bien notre vitesse, on a créé beaucoup de chances de marquer, s’enthousiasmait l’entraîneur-chef local, tout en soulignant la contribution de plusieurs joueurs. [Nathan] Ouellet a joué un bon match et en défensive, les gars ont bien fait aussi.»

À partir de 5:17 de la première période, trois buts ont été marqués en l’espace de deux minutes. Bien positionné, Mikael Martel, surnommé Marteau par ses coéquipiers, a sauté sur une rondelle libre pour marquer son premier but dans la LHJMQ. Mais après une belle feinte, Brett Budgell (10e) a profité d’un avantage numérique pour glisser la rondelle entre les jambières de Raphaël Audet. Après avoir échangé le disque deux fois avec Zachary Bolduc en sortie de zone neutre, Alexis Lafrenière (16e) a battu le vétéran Matthew Welsh.

En poussant la machine au maximum, les locaux ont augmenté leur priorité à l’engagement médian, alors que Cole Cormier et Nathan Ouellet (8e) ont marqué sur un jeu de puissance. Jeffrey Durocher en a ajouté un autre sur une passe de son capitaine. Mais en fin de période, Drew Johnston (4e) a déjoué Audet dans un angle restreint, diminuant par le fait même le déficit de la troupe de Jim Hulton.

À la fin du dernier vingt, Noah Laaouan a aperçu Johnston (5e) qui a inscrit son deuxième but du match. Mais à 55 secondes à faire à la rencontre, Lafrenière (17e) a enfilé l’aiguille pour une deuxième fois, récoltant ainsi son troisième point de la soirée. «J’ai moins aimé la troisième, a toutefois admis Beausoleil. Il y a eu une couple de pénalités et on a joué avec le score. On va se le dire, le pointage était en notre faveur et on a essayé des jeux qui n’ont pas connu beaucoup de succès.»

LHJMQ

Une occasion rêvée pour Joly

Quatrième joueur de 20 ans chez l’Océanic de Rimouski à l’ouverture de la saison, D’Artagnan Joly aura une occasion unique de relancer sa carrière dans les prochaines semaines alors qu’il sera appelé à évoluer à la droite du meilleur duo d’attaquants de la LHJMQ.

Du jour au lendemain, le Gatinois va passer d’une équipe junior A de l’Ontario au premier trio de l’Océanic en compagnie d’Alexis Lafrenière et de Cédric Paré. À Trenton, il avait pris l’habitude d’évoluer devant des foules moyennes de 175 spectateurs. À Rimouski, il sera lancé sous les feux de projecteurs avec les deux meilleurs marqueurs du circuit Courteau. L’Océanic attire en moyenne 3600 spectateurs par match.

Il n’y a pas plus drastique comme revirement de situation !

Entraîneur-chef et directeur général de l’Océanic, Serge Beausoleil a noté la progression de Joly au cours des dernières semaines. Chez les Golden Hawks, il a inscrit 19 points en 13 matches. Et comme Beausoleil compose avec des effectifs réduits en ce moment, notamment avec la perte de Dmitry Zavgorodniy, il a cru bon de rappeler l’ancien espoir des Flames de Calgary.

« Il avait commencé lentement avec aucun point en deux matches, mais il vient d’en récolter 19 en une dizaine de matches. Il a repris confiance. Nous avons besoin d’aide en attaque. L’option de jouer avec Lafrenière et Paré est sur la table. Je vois ça comme une belle opportunité pour lui », a expliqué Beausoleil au Droit mardi.

En action dès jeudi

Joly est allé cueillir son équipement à Trenton mardi. Il va retrouver l’Océanic mercredi afin d’affronter le Phoenix de Sherbrooke dès jeudi soir.

« C’est une fenêtre qui s’ouvre pour moi. J’ai déjà complété de bons duos dans ma carrière. À Gatineau avec Benoît-Olivier Groulx et Xavier Simoneau, puis à Baie-Comeau avec Gabriel Fortier et Ivan Chekhovich. Je vais arriver en confiance. J’ai repris goût à jouer au hockey. Je m’en vais rejoindre l’Océanic, mais ça me fait quelque chose de laisser les gars à Trenton. Je me suis senti apprécié comme jamais. Tout le monde était proche dans l’équipe. Je ne suis pas resté longtemps, mais j’étais émotif quand j’ai quitté l’aréna tantôt », a raconté Joly en route vers Gatineau.

Joly a connu sa meilleure saison dans la LHJMQ à 18 ans quand il avait récolté 68 points en 55 matches avec le Drakkar de Baie-Comeau, mais le courant ne passait pas entre son entraîneur et lui à 19 ans. Il a abouti à Rimouski où il a cumulé 23 points en 33 matches sans pourtant reprendre son rythme de croisière.

Au camp d’entraînement cette année, il n’en avait pas assez fait pour convaincre son entraîneur-chef de l’inclure parmi ses trois joueurs de 20 ans, mais les besoins d’une équipe évoluent durant une saison et l’Océanic a maintenant recours à la créativité offensive de Joly. Ce dernier revient d’ailleurs à Rimouski dans un bien meilleur état d’esprit qu’à son départ.

« J’avais le moral dans les talons quand je suis parti. Mon entourage me disait d’arrêter de jouer et de me concentrer sur mes études ou un travail, mais je voulais me donner une autre chance. Je veux encore faire carrière au hockey et je voulais continuer à pousser. Ma deuxième chance, je l’ai maintenant. J’ai huit matches devant moi jusqu’à Noël pour aider l’équipe et montrer ma valeur. Je compte bien en profiter. On va me donner la chance de jouer avec des joueurs exceptionnels. Je ne m’y attendais pas à ce moment-ci de l’année. »

À Trenton, Joly avait goûté à la victoire à ses 10 derniers matches avec les Golden Hawks.

« Je remercie l’entraîneur-chef Peter Goulet. Mon passage à Trenton a été très utile. Le calibre de jeu de cette ligue est bien plus élevé que ce que je pensais. J’ai tout aimé de mon passage là-bas. Ça me fait de quoi de quitter l’équipe, mais si je veux faire carrière au hockey, il fallait que je retourne à Rimouski. »

Il a raison. Ce n’est pas tous les jours qu’on nous donne l’occasion de jouer aux côtés du meilleur espoir de la LNH.

Océanic

Rimouski 2/Drummondville 3: le mauvais sort s’acharne sur l’Océanic [VIDÉO]

RIMOUSKI – Pour son deuxième et dernier match en moins de 24 heures, l’Océanic ne l’a pas eu facile contre les Voltigeurs, à qui il rendait visite, dimanche, au Centre Marcel-Dionne de Drummondville. La longue liste de blessés, les nombreuses pénalités et un but chanceux des locaux ont coulé la troupe de Rimouski. «On dirait que le mauvais sort s’acharne sur nous», pensait Serge Beausoleil.

«On peine à trouver des trios réguliers, a expliqué l’entraîneur-chef de l’Océanic. Il n’y a pas de stabilité. Il y a tellement de nouveaux joueurs et de nouvelles combinaisons que la chimie tarde à s’installer. Plusieurs de nos jeunes s’entêtent à faire des jeux trop compliqués.» Beausoleil a toutefois apprécié la performance de Christopher Innis et de Zachary Massicotte.

Les 2703 spectateurs, la plus grosse foule depuis le début de la campagne des Voltigeurs, ont eu droit à une première période pendant laquelle les leurs ont nettement dominé leurs invités, tant au chapitre des buts marqués que des tirs au but. Malgré l’absence du gardien Colten Ellis et de l’attaquant Dmitry Zavgorodniy, l’Océanic a tout de même réussi, grâce à une remarquable performance défensive, à tenir le coup à quatre désavantages numériques contre un seul jeu de puissance. 

À 12:23 de la première, Nicholas Girouard a refilé le disque en entrée de zone à Brandon Skubel qui a ouvert la marque d’un lancer du revers sous la mitaine du gardien affilié Jonathan Labrie. Il s’agissait du premier but de la saison du vétéran.

Doubler l’avance

En début de deuxième, les locaux ont profité d’un mauvais rebond de la rondelle pour doubler leur avance en avantage numérique. En contournant le filet, Xavier Simoneau (14e) a tenté de glisser le disque devant et celui-ci, en déviant sur le bâton du cerbère, s’est dirigé dans le fond du filet. «On a joué de malchance, croyait Beausoleil. C’est le seul qu’on a donné en désavantage numérique.» 

À la fin de l’engagement, la menace des Rimouskois a porté fruit. Zachary Massicotte (2e) a redonné de l’espoir aux visiteurs en perçant la muraille d’Anthony Morrone d’un tir parfait sur réception, réduisant ainsi le déficit à un seul but.

Après avoir remporté la mise au jeu, Dawson Mercer a fait une passe à Isiah Campbell (14e) qui y est allé d’un lancer parfait dans la partie supérieure de la lucarne, redonnant un coussin de deux buts à la formation de Steve Hartley à 1:25 à écouler à la rencontre. «Sur le but de Campbell, il y avait une obstruction flagrante qui n’a pas été appelée», a déploré le pilote de Rimouski. À la suite d’une pénalité accordée à Mathieu Charlebois pour double-échec contre Cédric Paré, Zachary Bolduc (8e) a profité d’un deuxième jeu de puissance des siens pour décocher un tir précis qui a touché la cible à 61 secondes de la fin. Les Bas-Laurentiens ont eu beau continuer à mettre de la pression en zone adverse, mais il était trop tard.

Océanic

Blainville-Boisbriand 3/ Rimouski 2: une défaite crève-coeur pour l’Océanic

RIMOUSKI — Malgré une domination au chapitre des tirs au but, l’Océanic a débuté sa fin de semaine en encaissant une défaite crève-coeur de 3-2 en prolongation contre l’Armada à qui il rendait visite, samedi, au Centre d’excellence Sports Rousseau de Blainville-Boisbriand. «C’est très décevant», a laissé tomber Serge Beausoleil à l’issue de ce premier de deux matchs sur la route, alors que sa troupe s’est inclinée après 14 secondes de prolongation «sur une vulgaire couverture par un joueur de 20 ans».

«On venait d’avoir 2 minutes de «break» et on avait les meilleurs sur la glace», a ajouté l’entraîneur-chef bas-laurentien. Seule consolation: l’organisation de Rimouski a récolté un point. «C’est un gros point qu’on va chercher, se réconfortait-il. On a quand même joué un match de route qui était sensiblement bien.»

Avec 39 lancers contre 26, les visiteurs se sont nettement imposés devant leurs adversaires au chapitre des tirs au but. «C’est un aspect du match qu’on a dominé, a reconnu Beausoleil. On a eu plusieurs chances de marquer.»

Ses hommes ont connu un bon début de match. Sur une première passe de Luka Verreault dans la LHJMQ, Nathan Ouellet (7e) a ouvert la marque sur un retour de lancer en avantage numérique à 9:04 de la première période. Sur un deuxième jeu de puissance, le meilleur pointeur du circuit, Cédric Paré (27e) a, sur un tir de réception, mystifié Émile Samson en fin d’engagement.

En début de période médiane, les 3 410 spectateurs ont assisté à un revirement de situation avec deux buts rapides marqués par la troupe de Bruce Richardson. «On a eu un début de deuxième période qui nous a fait mal, a commenté l’entraîneur de Rimouski. Je ne sais pas ce qui s’est passé entre la première et la deuxième! On a peut-être pensé trop vite que ce serait acquis. Après ça, les gars ont pigé dans leurs énergies.» Le premier à avoir inscrit son équipe au pointage est Thomas Lacombe (3e) qui, sur un jeu qui a échappé au défenseur devant le filet, a complètement désarçonné Raphaël Audet d’un lancer à très courte distance. Puis, après avoir laissé filer trois occasions de marquer en supériorité numérique, les locaux ont profité pour la première fois de l’indiscipline des hommes de Serge Beausoleil. À genoux devant le filet, Christopher Innis n’a rien pu faire contre la passe de Samuel Bolduc à Blake Richardson (5e) qui a marqué le but égalisateur dans l’ouverture laissée par Audet du côté de sa mitaine. «On a fait des erreurs bêtes sur les deux buts qu’on a accordés, a déploré le pilote rimouskois. J’étais un peu surpris de ça parce que ça allait bien!»

Pour tenter de dénouer l’impasse, Beausoleil a surtaxé certains joueurs, dont son capitaine Alexis Lafrenière, qui a joué sur deux trios. «Il a cassé un peu trop de glace, a admis l’entraîneur. On va l’utiliser un peu moins demain. On va ajuster ça. Il a donné tout ce qu’il pouvait avec deux belles passes sur les filets.» Après 60 minutes de jeu, la marque était toujours à égalité. 

Il n’a fallu qu’une dizaine de secondes de prolongation à l’Armada pour obtenir la victoire sur un but de Samuel Bolduc (4e) qui a fait dévier une belle passe d’Adam Capannelli. «On a manqué un peu d’énergie à la fin du match», a observé Beausoleil. 

Notons que l’organisation rimouskoise était amputée de sept de ses joueurs. Parmi les blessés figurent notamment Dmitry Zavgorodniy, qui souffre d’une fracture de la clavicule, et Ludovic Soucy, qui doit se remettre d’une commotion cérébrale. Aussi, Frédéryck Janvier était suspendu pour une partie à cause d’un double-échec. 

Le directeur général de l’Océanic a donc rappelé les attaquants Alexis Brisson et Salvatore Bucaro de la Ligue midget AAA du Québec. Ces recrues avaient respectivement été choisies en troisième et onzième rondes lors du dernier repêchage. 

Les troupiers qui étaient absents dû à un virus étaient tous de retour: Mikael Martel, Vincent Martineau, Christophe Chiasson et Raphaël Audet. Concernant ce dernier, Serge Beausoleil estimait qu’il avait connu un bon match et réalisé plusieurs arrêts-clés. «Audet a bien fait, a-t-il vanté. Il a été mis à l’épreuve beaucoup. Il revient de quatre à cinq jours où il était hors de la compétition. Il faut lui laisser du temps pour récupérer.» C’est donc Jonathan Labrie qui sera devant le filet dimanche, lors du match contre les Voltigeurs à Drummondville. Originaire d’Amqui, le cerbère sera rappelé de son club junior AAA de Montmagny pour la quatrième fois depuis le début de la campagne.

En prévision de cet affrontement, Beausoleil accordera du repos à ses soldats. «Il va falloir recharger nos batteries parce qu’il travaille d’arrache-pied et de façon incroyable, ce club-là, appréhendait-il. Donc, ce ne sera pas une partie de plaisir!»

Océanic

Zavgorodniy en convalescence pour 8 à 12 semaines

RIMOUSKI — Une tuile s’abat sur l’Océanic. «Le club de hockey l’Océanic de Rimouski confirme que l’attaquant Dmitry Zavgorodniy sera absent pour une durée de 8 à 12 semaines [...]», fait savoir l’organisation dans un communiqué laconique.

Le Russe de 19 ans doit guérir une fracture de la clavicule. Cette blessure lui a été infligée en début de match dimanche contre les Cataractes de Shawinigan, à la suite d’une mise en échec provoquée par son ancien coéquipier, le Rimouskois Jordan Lepage. Le troisième meilleur pointeur de la Ligue est rentré au vestiaire et n’est pas revenu dans le match. L’ailier gauche faisait partie du premier trio de Rimouski. 

En 23 matchs cette saison, Zavgorodniy a marqué 16 buts et a obtenu 27 mentions d’aide. À l’issue de la dernière campagne, il avait cumulé 64 points en 67 matchs. Le choix de septième tour des Flames de Calgary l’an dernier devra mettre une croix sur ses espoirs de participer au Championnat mondial de hockey junior pendant la période des Fêtes. 

C’est un dur coup pour l’Océanic, d’autant plus que son capitaine Alexis Lafrenière risque une suspension pour abus physique envers un officiel. Dimanche, l’Océanic était privé de huit soldats, dont quatre étaient blessés et quatre autres souffraient d’un virus, sans compter que son gardien Colten Ellis est en convalescence pour une blessure au genou.

Océanic

Rimouski 6/Shawinigan 4: «un match de fou», selon Beausoleil [VIDÉO]

«Un match de fou», a lancé Serge Beausoleil à l’issue du duel de dimanche, alors que l’Océanic recevait les Cataractes au Colisée Financière Sun Life de Rimouski. Les esprits se sont échauffés à un point tel que l’entraîneur-chef local a écopé d’une pénalité mineure. Malgré le fait que les Bas-Laurentiens étaient déjà privés de huit joueurs réguliers, ils ont tout de même réussi, avec seulement sept attaquants, à frustrer Shawinigan et à l’emporter 6-4.

Les 10 premières minutes ont été teintées de beaucoup d’action, alors que six buts ont été marqués, dont deux inscrits après des manœuvres rapides et impressionnantes d’Alexis Lafrenière (14e et 15e), qui a aussi obtenu une mention d’assistance. C’est la recrue Luka Verreault qui a ouvert le pointage d’un lancer des poignets dans la partie supérieure du filet, signant ainsi son premier but en carrière dans la LHJMQ. 

En désavantage numérique, Xavier Cormier (8e) a profité d’une erreur du jeune gardien Thomas Couture qui avait toutes les raisons d’être nerveux puisqu’il en était à son premier match dans la LHJMQ. Il remplaçait Raphaël Audet aux prises avec un virus. Cole Cormier (5e) a répliqué d’un tir sur réception en supériorité numérique. Dans une échappée, Mikael Robidoux (6e) a déjoué le gardien local entre les jambières.

Si aucun but n’a été marqué en deuxième période, elle a tout de même été très mouvementée, alors qu’elle s’est terminée dans le chahut après que le capitaine et joueur vedette Alexis Lafrenière a fait l’objet d’une suspension immédiate pour abus physique envers un officiel et que Serge Beausoleil a été puni pour inconduite. Furieux, le pilote des Bleus a, à grands gestes, reproduit l’expulsion de l’arbitre sous les applaudissements des partisans complètement galvanisés. «Au lieu de calmer le jeu, on a jeté de l’huile sur le feu, a déploré Beausoleil en parlant des officiels. Dans ce match-là, il y a eu des choses extrêmement graves qui se sont passées.»

Dès le début du dernier tiers, Mavrik Bourque (16e) a réduit le déficit avant que Zachary Bolduc (7e) et Luka Verreault (2e) ne redonnent un coussin de trois buts à l’Océanic. Mais à 2:50 à faire à la partie, Bourque (17e) a profité d’un jeu de puissance pour enfiler l’aiguille à nouveau.

Océanic

L’Océanic profite de l’indiscipline des Tigres

RIMOUSKI — En visite au Colisée Desjardins de Victoriaville, l’Océanic a capitalisé sur l’indiscipline des Tigres, vendredi, pour obtenir un gain de 4-1. «C’est une grosse victoire pour un deuxième match en 24 heures», a souligné Serge Beausoleil.

«Les gars ont travaillé très fort, cette semaine, a indiqué le pilote de Rimouski. Ils sont réceptifs, ils sont avides d’améliorer tout le temps leur jeu. On a vraiment fait un beau boulot avec eux.»

À 7:48 de la première période, Dmitry Zavgorodniy (15e), qui mettait beaucoup de pression sur Tristan Côté-Cazenave, a profité d’une bévue de celui-ci pour enfiler le disque dans une ouverture béante de sa cage en désavantage numérique. L’avance des visiteurs a duré pendant presque toute la première moitié du match, grâce notamment à Raphaël Audet qui a repoussé de bons lancers de Victo. Serge Beausoleil dira que «le match a été durement disputé et serré pendant un long moment». «Je trouve que les gars ont bien géré ça, s’est réjoui l’entraîneur-chef. C’était beaucoup d’intensité! Audet a fait des arrêts-clés en première période qui ont été importants.»

À 16:42 de l’engagement médian, Cédric Paré a déjoué le gardien d’un puissant lancer des poignets entre les jambières en avantage numérique, signant par le fait même son 25e but de la saison. Mais, au moment où Audet s’en attendait le moins, à 0,9 seconde à écouler à la période, les locaux ont réduit le déficit sur un but d’Alexander Peresunko (3e). La période s’est terminée sur une mêlée générale.

Paré (26e), encore une fois très bien positionné devant le filet, a profité d’une passe oblique d’Isaac Belliveau sur un jeu de puissance pour récidiver en tout début du troisième vingt. Enfin, après que Louis Robitaille eut rappelé son cerbère au banc à 1:53 de la fin, Zavgorodniy (16e) a touché la cible lui aussi pour une deuxième fois du match.

Remparts

Rimouski 6/Québec 1: deuxième période fatale

Une deuxième période où l’Océanic de Rimouski a été opportuniste, et un peu chanceux, en marquant cinq buts en huit minutes leur a permis de l’emporter 6 à 1 sur les Remparts de Québec jeudi soir au Centre Vidéotron.

«On a fait de bonnes choses en première, on a utilisé notre vitesse et on a mis du monde autour du filet, mais, en deuxième, les rondelles avaient des yeux! Je pense qu’on réessaie la même chose demain et ça ne fonctionnera pas», a commenté l’entraîneur des vainqueurs, Serge Beausoleil, après la partie.

Frédéryck Janvier avait ouvert le pointage en première et le ciel est véritablement tombé sur la tête des Remparts à mi-chemin en deuxième quand Vincent Martineau, Zachary Bolduc, Cédric Paré et Nathan Ouellet ont marqué à leur tour et chassé du match le gardien Anthony Pagliarulo. 

Le cerbère des Remparts n’était pas de très bonne humeur suite au but de Ouellet, donnant quelques coups de bâton à ses poteaux avant de quitter la glace.

Son successeur devant la cage des Diables rouges, Émerik Despatie, n’a pas tardé à être mis à l’épreuve. Une minute après qu’il ait posé les patins sur la glace, Dmitry Zavgorodniy le déjouait avec un tir qui a fait un rebond chanceux sur le bâton d’un défenseur des Remparts pour passer près du poteau et aboutir au fond du filet.

Changer d’air

«On a eu des chances de marquer en première et ça aurait pu être 3 à 1 pour nous, mais c’était 1 à 0 pour eux. En deuxième, ils ont eu six chances de marquer et ils ont compté cinq buts», a résumé le capitaine des Remparts, Félix Bibeau, après la partie. 

«En troisième, par contre, on avait la tête basse et c’est un peu frustrant. On doit avoir eu quatre deux contre un et on n’a pas eu un seul tir. C’est décevant, mais je crois qu’il faut arrêter de se compliquer la tâche. Ça va faire du bien de repartir sur la route pour changer d’air un peu», a-t-il ajouté.

L’entraîneur-chef des Remparts, Patrick Roy, partageait le point de vue de son capitaine. «Je lève mon chapeau à Bibeau et je pense comme lui. Je crois qu’on est gâté d’avoir des gens qui nous appuient et qui réalisent qu’on a une équipe jeune qui, malheureusement, ne joue pas du bon hockey à domicile. Le voyage à Baie-Comeau et Chicoutimi sera le bienvenu.»

Confiance absente

«Pour nous, offensivement, la confiance n’est clairement pas là. Il faudra être meilleurs autour du filet, car quand on ne marque pas, on ne casse pas le momentum», a repris Roy, qui a aussi pointé du doigt les défenseurs Félix-Olivier Chouinard et Colton O’Brien, déclarant qu’ils «pouvaient faire mieux», tout en épargnant son jeune centre Nathan Gaucher même s’il a terminé le match avec une fiche de -4.

«Moi, je m’en fous! C’est du millage pour lui. Nate, je vais continuer à l’embarquer quand même, car je veux qu’il apprenne», a déclaré Roy à propos de son attaquant de 16 ans.

Thomas Caron, qui a provoqué un revirement avec une trentaine de secondes à faire au deuxième engagement et a déjoué Raphaël Audet sur une échappée, a été la seule étincelle de cette fin de match où les Remparts n’ont lancé que huit fois au but en 40 minutes.

NOTES : Les buts de Janvier et Martineau étaient leurs premiers de la saison avec l’Océanic... Il s’agissait d’un huitième revers en onze matchs à domicile pour les Remparts cette saison... Blessé mardi à l’entraînement, le défenseur Nicolas Savoie a été rayé de l’alignement hier et ratera vraisemblablement le match de samedi à Baie-Comeau. L’arrière recrue Olivier Archambault, fraîchement arrivé du Phénix du Collège Esther-Blondin, fera le voyage avec l’équipe après avoir disputé son premier match junior jeudi...