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L'Océanic «a livré la marchandise»

RIMOUSKI – En rappelant sa conclusion de l'an dernier, alors qu'il avait déclaré que son équipe serait à surveiller en 2018-2019, Serge Beausoleil croit que l'Océanic «a livré la marchandise» au cours de la saison qui a pris fin la semaine dernière. Après avoir accédé au carré d'as, où il a été balayé en quatre matchs par les Huskies de Rouyn-Noranda, le club de Rimouski estime être devenu «une meilleure équipe».

L'entraîneur-chef et directeur-gérant de l'Océanic fournit pour preuve les solides performances d'Alexis Lafrenière, combinées au brio de Dmitry Zavgorodniy et de son gardien Colten Ellis. À ces joueurs s'ajoutent les talentueux vétérans Jimmy Huntington et Olivier Garneau, qui ont su épauler le capitaine Charle-Édouard D'Astous. «Voilà quelques-uns des aspects qui expliquent une excellente saison de 92 points», estime Beausoleil.

Le pilote mentionne aussi certains moments marquants qui ont jalonné la 24e campagne de la formation qu'il a dirigée pour une huitième année. Parmi eux, il pense à la classique hivernale de Saint-Tite, à l'inusitée victoire de sa troupe en quatrième période de prolongation contre les Saguenéens de Chicoutimi et au record de son capitaine qui est devenu le défenseur le plus productif en saison régulière dans l’histoire de l’équipe avec 181 points (49-132) en carrière.

Beausoleil considère toutefois que son club n'est pas parfait pour autant. Une quête demeure : «l'atteinte d'objectifs et de défis sans cesse renouvelés, étape par étape, effort par effort».

S'il y a trois aspects sur lesquels l'entraîneur entend bien travailler avec ses troupiers, c'est la culture, le leadership et la discipline. «On a été étiquetés, dans les deux à trois dernières années, comme l'équipe la plus robuste du circuit, soulève-t-il. Je veux qu'on continue à jouer très fort pour la rondelle, mais il faut le faire dans les limites et il faut éliminer les pénalités de bâton.» Beausoleil est catégorique : «Les gars qui ne comprendront pas ça ne joueront pas ici.»

Le dg n'a évidemment pas encore décidé du sort qui sera réservé aux joueurs de son alignement. Il estime néanmoins pouvoir compter sur une bonne base. «On a dix joueurs de 19 ans qui sont vraiment intéressants pour nous, souligne-t-il. Il y en a un devant le filet. On n'a pas statué sur ce qui allait se passer pour aucun de nos 20 ans. On les a tous rencontrés. Ils veulent tous jouer chez nous.» Jeudi, Serge Beausoleil partira pendant deux semaines à la rencontre des 50 premiers joueurs du midget AAA. «Je cherche à améliorer l'équipe, laisse-t-il tomber comme autant d'évidence. Il s'agit de mettre de la viande autour de l'os.»

La prochaine saison marquera le 25e anniversaire de l'Océanic. «Nos anciens qui ont écrit notre riche histoire seront mis en vedettes et il y aura un troisième chandail porté par l'équipe […], mentionne au passage le président et directeur administratif de l'Océanic, Éric Boucher, en ajoutant que d'autres initiatives seront annoncées au cours des semaines à venir.

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D’Astous avec le club-école des Wings

Pour se consoler du balayage de l’Océanic de Rimouski en demi-finale du junior (LHJMQ), le défenseur Charles-Édouard D’Astous a paraphé lundi son premier contrat professionnel avec les Griffins de Grand Rapids. Le club-école des Red Wings de Detroit dans la Ligue américaine (LAH) a toutefois été éliminé en première ronde des séries de la Coupe Calder et D’Astous aura donc sa chance en septembre.

Année chanceuse pour celui qui vient d’avoir 21 ans le 21 avril? Toujours est-il que l’arrière de 6’ 2” et 204 lb vient de compléter sa quatrième et dernière campagne dans l’uniforme de l’équipe de sa ville natale, Rimouski, avec le titre de défenseur de l’année dans la LHJMQ et de défenseur le plus prolifique dans l’histoire de l’Océanic, avec 181 points en 244 rencontres de saison pour un différentiel de + 47.

Ajoutez-y 23 points en séries, dont 15 juste ce printemps en point d’exclamation sur sa carrière junior. Le capitaine de l’Océanic a connu une campagne à faire écarquiller les yeux des dépisteurs en menant tous les arrières du circuit pour les points (66) et les aides (52), dont 25 de ses passes décisives en attaque massive, un autre sommet dans la LHJMQ. Tout cela lui a aussi valu une place au sien de la première équipe d’étoiles. Il avait aussi été récompensé d’un trophée pour sa grande implication au sein de la communauté rimouskoise.

Malgré des invitations au camp des Blues de St. Louis, en 2017, puis à celui des Sénateurs d’Ottawa, en septembre dernier, D’Astous n’avait jamais réussi jusque-là à convaincre des décideurs de la LNH de lui octroyer un contrat. Voilà que les Wings, par le biais de leur club-école de la LAH, l’embauchent pour deux ans.

Après Jimmy Huntington, avec les Lightning de Tampa Bay, et Dmitry Zavgorodniy, avec les Flames de Calgary, qui l’avait repêché, D’Astous est le troisième joueur de l’Océanic à apposer sa griffe au bas d’un premier contrat professionnel dans les dernières semaines.  

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Les vacances pour l’Océanic [VIDÉO]

RIMOUSKI — L’Océanic a reçu son bleu mercredi, en marge du quatrième match de demi-finale de séries au Colisée Financière Sun Life de Rimouski. Avec une victoire de 6-3, les Huskies de Rouyn-Noranda ont balayé les Bas-Laurentiens. Les Abitibiens obtiennent donc leur passeport de finale pour la deuxième fois en quatre ans.

«C’est une équipe qui est redoutable de l’autre bord et quand ils étaient sur la barre, ils ont réussi à trouver le moyen d’aller chercher les gros buts en début de troisième période, a été forcé d’admettre l’entraîneur-chef de l’équipe perdante, Serge Beausoleil. Malgré le score, ils n’ont pas lâché. Je suis très fier d’eux.»

«La discipline de nos joueurs a été un élément-clé, croyait, pour sa part, l’entraîneur-chef de Rouyn-Noranda, Mario Pouliot, pour expliquer le succès de son équipe. L’autre chose qui était importante, pour nous, était qu’on joue offensivement de la bonne façon avec la rondelle. On voulait jouer profondément dans le territoire de l’Océanic. J’ai aimé la progression qu’on a eue avec la rondelle dans cette série-là. Si on m’avait dit que ça finirait en quatre, j’aurais été très surpris.»

Guerre de tranchées

Au cours des deux premières périodes, les joueurs de l’Océanic, fébriles et nerveux, ont livré une véritable guerre de tranchées aux Huskies en les talonnant pendant les 40 premières minutes de jeu. 

D’un lancer de la ligne bleue qui a trompé Tristan Bérubé, Jacob Neveu (2e) a propulsé les visiteurs en avant pour son 50e match en séries à 8:08 de la première période. Sur un jeu près du filet à 10:51, Alexis Lafrenière a profité d’un revirement derrière le filet pour faire une passe à Carson MacKinnon (3e) qui a glissé la rondelle entre les jambières de Samuel Harvey, nivelant ainsi la marque. En récupérant une rondelle libre, Alexis Lafrenière (9e) a, 44 secondes plus tard, surpris le gardien des Huskies d’une belle manœuvre dans le coin de la cage. Le numéro 11 récoltait alors 2 points en moins d’une minute. Mais à 16:13, Patrik Hrehorcak (5e) a sauté sur une rondelle libre devant la cage de l’Océanic. L’égalité était à nouveau créée.

En refilant une passe de Jordan Lepage derrière Harvey, Jeffrey Durocher (4e) a redonné une avance aux Bleus à l’engagement médian. Celle-ci a cependant été de courte durée avant que Félix Bibeau (10e) ne marque. 

Au début du dernier tiers, deux buts d’avance des hommes de Mario Pouliot ont eu l’effet d’une véritable massue pour les locaux. Une pénalité accordée au capitaine Charle-Édouard D’Astous a coûté deux buts à sa troupe, alors que Joël Teasdale (11e) et Justin Bergeron (6e) ont placé les derniers clous de cercueil de la série pour le club rimouskois.

À noter que Dmitry Zavgorodniy était absent. Le numéro 17 éprouve des problèmes respiratoires à l’effort.

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L'Océanic à une défaite des vacances [VIDÉO]

RIMOUSKI — Match capital pour l’Océanic, le troisième duel de demi-finale entre la formation bas-laurentienne et les Huskies de Rouyn-Noranda au Colisée Financière Sun Life de Rimouski, mardi, n’aura pas donné le résultat escompté pour les locaux. Alors qu’ils espéraient profiter de l’avantage de la patinoire, les Rimouskois se sont inclinés 5-2, accordant une avance de 3-0 à la meute de l’Abitibi dans cette série de 4 de 7.

Pourtant, ce ne sont pas les encouragements des 3705 partisans qui faisaient défaut, alors que plusieurs d’entre eux étaient munis de clignotants bleus aux poignets, ce qui contribuait à mettre beaucoup d’ambiance dans un amphithéâtre dynamique et bruyant. 

«Aujourd’hui, on a fait un pas dans la bonne direction, a salué l’entraîneur-chef de Rouyn-Noranda, Mario Pouliot. J’ai vraiment aimé comment on s’est comportés. Il y avait une bonne foule, il y avait de l’ambiance et puis ils [l’Océanic] sont partis fort. Ils ont marqué le premier but. Après, on a gardé notre sang-froid pour revenir tranquillement, pas vite dans le match.»

Isolé dans l’enclave, Olivier Garneau (6e) a détourné l’attention de Samuel Harvey d’un tir des poignets pour marquer le premier but du match à 5:21. Mais, d’une belle feinte à 10,8 secondes à faire à la période, le général à la ligne bleue des Huskies, Noah Dobson (5e), a attaqué l’enclave avec brio en sautant sur un retour de lancer devant Ellis pour marquer le but égalisateur en avantage numérique. «Le but à Dobson nous a fait du bien», a indiqué Pouliot. Cette première période a été la seule que son homologue, Serge Beausoleil, a appréciée. «C’est une période où on a été physiques, impliqués, où on a fait de très bons jeux et où on a marqué un très gros but. Le but qu’on a donné en fin de première période en voulant se faufiler, au lieu de sécuriser la rondelle […], il fait très mal au moral parce que les gars, qui viennent de jouer une période A, retraitent au vestiaire avec une égalité 1-1.»

«But totalement controversé»

À 7:16 de l’engagement médian, Justin Bergeron (5e) a fait dévier la rondelle d’un tir voilé en toute fin de jeu de puissance, qui a glissé entre les jambières d’Ellis qui ne l’a jamais vue. «Le deuxième but est totalement controversé pour nous, croit Beausoleil. Il y avait vraiment un dégagement. On a regardé la séquence plusieurs fois. Cependant, sur le même jeu, il y a plusieurs erreurs. Ça n’excuse pas tout, le dégagement. Après ça, on s’est affaissés. On a arrêté de jouer le hockey qu’on devait jouer.»

À 10:59, Félix Bibeau (9e) a procuré une avance de deux buts. Ellis n’a rien pu faire. Le gardien a alors laissé sa place à Tristan Bérubé, qui en était à sa deuxième présence en demi-finale. 

D’un lancer impeccable de la pointe, tôt au troisième tiers, Dobson (6e) en a ajouté un autre en avantage numérique, son deuxième du match. Puis, Vincent Marleau (3e) a profité d’un revirement en territoire adverse pour marquer. À mi-chemin de la période, Radim Salda (2e) a scellé l’issue du match.

Les deux mêmes équipes s’affronteront mercredi au même endroit pour le quatrième duel.

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L’OCÉANIC HEUREUX DE RETROUVER SES PARTISANS 

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L’Océanic s’incline 4-3 devant les Huskies

ROUYN-NORANDA — Félix Bibeau a semé l’hystérie à l’aréna Iamgold en faisant scintiller la lumière rouge alors qu’il ne restait que 40 secondes à écouler et les Huskies de Rouyn-Noranda ont eu raison de l’Océanic de Rimouski 4-3, samedi soir.

Bibeau, qui avait nivelé le pointage en deuxième période, a complété un superbe échange à trois avec Joël Teasdale et Rafaël Harvey-Pinard pour procurer une victoire in extremis à son équipe.

Les Huskies ont pris les devants 2-0 dans cette série demi-finale de la LHJMQ et le troisième affrontement aura lieu mardi soir, au domicile de l’Océanic.

Patrik Hrehorcak et Noah Dobson, qui a ajouté une aide, ont aussi marqué pour la formation de l’Abitibi, qui a signé une huitième victoire de suite au cours des présentes séries. Justin Bergeron a préparé deux buts dans la victoire.

Alexis Lafrenière, Carson MacKinnon et Anthony Gagnon ont répliqué pour l’Océanic, qui a laissé filer une avance d’un but au deuxième engagement après avoir effacé un retard de deux filets.

Samuel Harvey a gardé le fort pour les Huskies et il a bloqué 28 lancers. Colten Ellis, qui avait été chassé du match la veille, a conclu la partie avec 40 arrêts devant la cage de l’Océanic.

Comme ils l’ont fait la veille, les Huskies ont appliqué un échec avant agressif envers les défenseurs de l’Océanic et ils ont obtenu quelques occasions de marquer. Le travail a payé à mi-chemin au premier tiers, quand Hrehorcak a battu de vitesse Ellis à la suite d’un retour de lancer de Dobson, qui venait de rater la cible.

Les visiteurs ont survécu aux assauts de la meilleure formation de la LHJMQ lors de la première période, mais Dobson a doublé l’avance des siens dès la 27e seconde du deuxième engagement. Le défenseur étoile a logé la rondelle par-dessus l’épaule d’Ellis, du côté rapproché.

Ce but aurait pu faire mal à l’Océanic, mais il s’est retroussé les manches pour enfiler l’aiguille deux fois en seulement 11 secondes. Lafrenière a d’abord déjoué Harvey entre les jambières et MacKinnon a joué de chance quand son dégagement en territoire offensif a touché une paroi métallique avant d’atterrir au fond du filet.

Les hommes de Serge Beausoleil ont même pris les devants 3-2 en deuxième période, quand Gagnon a battu Harvey grâce à un tir sur réception précis en avantage numérique, mais Bibeau a permis aux Huskies de rentrer au vestiaire à égalité après avoir vu son puissant lancer frappé tromper la vigilance d’Ellis.

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Mooseheads 5 - Voltigeurs 4 (La série est égale 1-1)

Arnaud Durandeau a joué les trouble-fête quelques instants après que les arbitres eurent refusé un but aux Voltigeurs et a mis un terme au débat en enfilant l’aiguille à 5:45 de la deuxième période de prolongation pour donner la victoire aux Mooseheads de Halifax, 5-4 devant la formation de Drummondville.

Les deux équipes s’envoleront pour Halifax avec une égalité de 1-1 dans leur série de troisième tour de la LHJMQ.

Après s’être buté à Anthony Morrone lors de la première période de surtemps, Maxim Trépanier a patienté avant de remettre le disque à Durandeau, qui s’est faufilé derrière Marc-Olivier Duquette pour inscrire le but gagnant.

Les buts refusés semblent être devenus coutume pour les Voltigeurs, qui avaient également inscrit deux buts qui ont finalement été refusés en prolongation lors du dernier match de leur précédente série, face au Phoenix de Sherbrooke.

Cette fois-ci, Félix Lauzon croyait avoir donné la victoire aux siens, mais son but a été refusé après que l’arbitre eut effectué un appel à retardement avant que les Voltigeurs reprennent possession du disque. Sur la séquence fautive, Dawson Mercer avait touché la rondelle plus haut que la hauteur permise.

Samuel Asselin a profité d’une supériorité numérique pour remettre les deux équipes à la case départ en nivelant la marque 4-4, avec 1:19 à écouler en fin de rencontre.

Rafaël Lavoie a réussi un tour du chapeau pour les Mooseheads, enfilant notamment deux buts sans riposte en avantage numérique dans un intervalle de 1:07 en deuxième période. Avec sa 16e réussite des séries, Lavoie a égalé le record d’équipe pour le plus de buts inscrits lors du tournoi printanier détenu par Stefan Fournier.

Alexis Gravel a pour sa part réalisé 38 arrêts du côté des Mooseheads, qui ont profité de trois des quatre occasions en supériorité numérique pour s’inscrire au pointage.

Un peu plus tôt en troisième, Pavel Koltigyn avait redonné les devants 4-3 aux Voltigeurs en complétant une descente à deux contre un, à 11:25.

Mercer touché la cible en plus de se faire complice de deux autres buts du côté des Voltigeurs. Cédric Desruisseaux et Maxime Comtois ont également sonné la charge pour les locaux. Après avoir inscrit un but et deux mentions d’aide la veille, Lauzon a amassé deux aides.

De l’autre côté de la patinoire, Morrone a repoussé 50 tirs, dont 14 lors de la première période de prolongation pour limiter les dégâts.

Les deux équipes croiseront de nouveau le fer mardi soir.

Avec moins de trois minutes à faire à la première période, Mercer a décroché un tir dans le haut du filet après que Lauzon ait remporté la mise en jeu en territoire des Mooseheads pour donner les devants aux Voltigeurs.

Anglehart a par la suite profité de la chute d’un adversaire pour remettre le disque à Desruisseaux, laissé seul dans l’enclave, pour doubler l’avance des locaux.

Lavoie a toutefois profité de deux pénalités à quelques secondes d’intervalle au deuxième tiers pour d’abord réduire l’écart 2-1, alors que les Voltigeurs étaient à court de deux hommes. L’espoir de 18 ans a par la suite profité du lourd achalandage devant Morrone pour remettre les compteurs à zéro avec un puissant tir, à 5 contre 4.

Moins de cinq minutes plus tard, Comtois a redonné les devants aux Voltigeurs en décochant un tir précis du côté rapproché.

Lavoie a complété son tour du chapeau lorsque Justin Barron l’a repéré devant le filet des Voltigeurs, créant l’égalité avec 56 secondes à écouler avant le second entracte.

Les deux équipes se sont échangées des buts au troisième engagement, forçant la tenue d’une période de prolongation.

Morrone s’est illustré lors de la première période de surtemps en volant Trépanier du bout de la jambière, après que Durandeau eut raté la cible.

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L'Océanic ne peut freiner l'attaque des Huskies, 5 à 1

L’Océanic de Rimouski n’est finalement pas invincible à l’étranger. Les troupiers du Bas-Saint-Laurent ont écopé d’un premier revers en six matchs sur la route jusqu’ici en séries, s’inclinant 5-1 contre les champions de la saison régulière, les Huskies de Rouyn-Noranda, en lever de rideau de cette série demi-finale.

Rouyn-Noranda n’avait nullement l’air d’une équipe privée du meilleur marqueur de la LHJMQ en saison et jusqu’ici en séries, Peter Abbandonato. La rapidité de la meute a donné bien du fil à retordre à l’Océanic et lors des quelques occasions des visiteurs, Samuel Harvey s’est dressé, ne cédant qu’une seule fois alors que le pointage était de 5-0.

«On a donné un mauvais but en partant, on a ensuite pris un quatre minutes à 200 pieds de notre filet et ils ont marqué. Ils [les Huskies] ont mieux joué que nous au début du match et ils l’ont mis hors de portée», ne pouvait que reconnaître le pilote Serge Beausoleil. «On a eu de la misère à connecter, on avait de la misère à coller deux passes en ligne», a-t-il ajouté, relevant que les siens ont toutefois eu de bonnes chances de marquer, sans parvenir à concrétiser.

L’Océanic devra trouver le moyen d’être moins assidu au banc des pénalités. Vendredi, les Rimouskois ont accordé neuf jeux de puissance, contre cinq pour l’adversaire. Les hommes de Beausoleil ont laissé libre cours à la frustration à quelques occasions et les Huskies n’ont pas semblé intimidés. «À part les deux pénalités de quatre minutes, des gestes accidentels, je n’ai pas aimé plusieurs de nos punitions. Il y avait beaucoup de frustration», a-t-il laissé entendre.

Rouyn-Noranda s’impose

Les Huskies ont rapidement montré de quel bois ils entendaient se chauffer dans cette série. Joël Teasdale est sorti du coin avec le disque et est rapidement revenu devant pour battre de vitesse Colten Ellis à 2:17 de la première. Et deux minutes plus tard, durant une pénalité de quatre minutes à Parker Bowman, Félix Bibeau a doublé l’écart d’un tir voilé.

Rouyn-Noranda a ajouté deux autres filets à l’engagement médian. Jakub Lauko a d’abord surpris Ellis d’un tir parfait sans pratiquement aucun angle. Beausoleil a alors rappelé le cerbère au banc, remplacé par Tristan Bérubé. «On ne commencera pas à jeter la pierre à Colten, qui nous a tenu plus souvent qu’à son tour, mais c’était là une belle occasion d’essayer de changer le momentum et aussi de donner du temps de jeu à Bérubé», de faire valoir Beausoleil.

Bérubé, qui a été solide une fois dans ce match (22 arrêts) a cependant accordé un généreux retour à Jacob Neveu, qui appuyait l’attaque pour une rare fois, et le défenseur a porté la marque 4-0 à 16:05 de la deuxième.

Au dernier tiers, Teasdale a enfilé son second de la soirée. Jimmy Huntington a évité l’affront d’un blanchissage à l’Océanic en trompant la vigilance d’Harvey au terme d’une belle poussée à l’aile.

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L'Océanic passe en demi-finale

L’Océanic de Rimouski fait maintenant partie du carré d’as de la LHJMQ. Il a pleinement mérité son billet pour la demi-finale en l’emportant 5-3 contre les Screaming Eagles, vendredi à Sydney. Les hommes de Serge Beausoleil ont remporté cette série quatre victoires contre une, raflant les trois rencontres disputées au Cap-Breton.

C’est un long tir voilé de Radim Salda à 4:41 du dernier vingt, son premier but en carrière en séries, qui a fait la différence dans ce match, dominé durant 40 minutes par l’Océanic. Solide, le cerbère des locaux, Kevin Mandolese, a fait son possible, mais il n’a pu empêcher les Rimouskois de se diriger vers l’étape suivante dans cette ronde printanière.

«On a connu un bon début de match, on avait axé là-dessus, mais l’égalité persistait après la première», a souligné l’entraîneur-chef des vainqueurs. «Personne ne s’est dégonflé, tout le monde est resté confiant. Leur but en début de troisième (qui faisait 3-3) aurait pu nous rendre nerveux, mais ça n’a pas été le cas», a-t-il ajouté en rendant hommage à l’adversaire. «Il faut souligner la hargne, la ténacité de cette équipe. Ils n’ont jamais abandonné.»

Ellis se signale

Peu occupé dans les deux premiers engagements, Colten Ellis s’est dressé en troisième, quand les siens avaient le plus besoin de lui. Avec quatre minutes à faire, il a notamment frustré Egor Sokolov durant un avantage numérique, d’un arrêt miraculeux du bloqueur.

«Sur deux de leurs trois buts, Colten ne pouvait pas faire grand-chose, et il avait reçu seulement neuf lancers à mi-chemin du match, ce qui n’est pas facile pour un gardien, a déclaré Beausoleil. En troisième, il a démontré son calme olympien et il a été magistral sur Sokolov.»

Le premier vingt s’est terminé sur un score de 2-2, même si l’Océanic a accordé trois jeux de puissance dans les cinq premières minutes. Entre les deux premières pénalités, Jimmy Huntington a lancé les hostilités, imité par Mitchell Balmas sur le troisième avantage numérique des Eagles. Félix Lafrance a ensuite lancé les locaux en avant, mais Olivier Garneau a fait dévier le tir de Jordan Lepage, de retour après une absence de sept matchs, pour créer l’égalité.

L’Océanic a continué à être la meilleure équipe sur la glace en deuxième et il a pris l’avantage à 15:16 sur l’échappée d’Anthony Gagnon, lancé par la bombe de Charle-Édouard D’Astous. Derek Gentile avait créé l’égalité en début de troisième. Garneau a complété la marque dans un filet désert. «Dans cette série, Garneau a élevé son jeu d’un cran», de faire valoir le pilote.

NOTES : D’Astous et Alexis Lafrenière ont récolté trois passes chacun dans ce duel…Rimouski a dominé 35-24 au chapitre des tirs…L’Océanic n’a toujours pas perdu sur la route en séries. En comptant le dernier match de la saison régulière à Baie-Comeau, il est sur une séquence de six victoires consécutives sur la route.

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Rimouski 5/Cap-Breton 2, une troisième période payante pour l’Océanic [VIDÉO]

RIMOUSKI — Même s’il a connu un lent départ en marge de son quatrième match de quart de finale contre les Screaming Eagles, l’Océanic a joué un bon match, jeudi, au Centre 200 à Sydney, au Cap-Breton, principalement en troisième période, où il a marqué trois buts en moins de cinq minutes. Les Rimouskois l’ont emporté 5 à 2 et ils prennent ainsi les devants 3-1 dans leur série.

«Ça ressemble beaucoup au match de mardi, a fait remarquer l’entraîneur-chef de l’Océanic, Serge Beausoleil. Les momentum se sont échangés. Cap-Breton a vraiment eu l’avantage en première période. Malgré tout, on est sortis de là avec une avance de 1-0. En deuxième, on a commencé à prendre le contrôle du match. En troisième, ça a été une période extrêmement solide pour nous autres sur le plan de la gestion de la rondelle.»

Tôt au début du match, Olivier Garneau (2e) a été le premier à faire bouger le tableau indicateur sur un rebond de Carson MacKinnon. Les Bas-Laurentiens ont ainsi touché la cible sur l’un de leurs trois seuls lancers en première période, contre 13 du côté de leurs adversaires. Le gardien Colten Ellis s’est encore une fois illustré, particulièrement lors de cet engagement. «Il a été vraiment très bon au moment où la tempête faisait rage, a reconnu son entraîneur. Il a livré la marchandise.»

À 5:07 de l’engagement médian, Shawn Boudrias (3e) a égalisé la marque en avantage numérique. Ellis cédait après plus de 92 minutes de jeu contre la formation de sa région natale. La riposte ne s’est cependant pas fait attendre, alors que Garneau (3e), 13 secondes plus tard, a complété la manœuvre d’Alexis Lafrenière. Ce deuxième but du vétéran a permis aux hommes de Serge Beausoleil de reprendre les devants.

Les visiteurs ont pris le contrôle du dernier tiers avec trois buts rapides de D’Artagnan Joly (2e), Jeffrey Durocher (3e) et Cédric Paré (2e), ce dernier dans un filet désert. Mais à 50,4 secondes à faire à la rencontre, Kyle Havlena (2e) a réussi à tromper la vigilance du cerbère de Rimouski. Colten Ellis a repoussé 22 des 24 lancers reçus, tandis que Kevin Mandolese a bloqué 27 des 32 tirs. Charle-Édouard D’Astous a récolté trois mentions d’aide et Carson MacKinnon, deux passes.

Le cinquième match entre l’Océanic et les Screaming Eagles sera disputé vendredi à Sydney en Nouvelle-Écosse.

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Alexis Lafrenière et Félix Lafrance: amis... et ennemis

RIMOUSKI — Alexis Lafrenière joue au sein de l’Océanic de Rimouski. Félix Lafrance évolue au sein des Screaming Eagles du Cap-Breton. Les hockeyeurs de 17 ans sont tous deux natifs de Saint-Eustache, près de Montréal. Dans la vie, ils sont les meilleurs amis au monde. Mais sur la patinoire, ils deviennent des ennemis. Surtout pendant les séries, alors que leur formation respective s’affronte en quart de finale.

Pour Félix Lafrance, faire les séries contre son meilleur ami, «c’est spécial et c’est drôle. 

«J’espérais jouer contre lui, admet-il. On ne se voit pas pendant toute l’année et là, j’ai la chance de le voir jouer.» Mais, il ressent tout de même des sentiments «bizarres». «Quand il marque, en dedans de moi, je me dis : “Ah, encore lui! Mais en même temps, c’est mon meilleur ami!”»

Quand le numéro 13 du Cap-Breton a appris qu’il allait affronter Alexis Lafrenière à Rimouski, il a envoyé un message texte aux parents de son meilleur ami. «Ils m’ont dit qu’ils viendraient me voir, raconte-t-il. C’est vraiment spécial de jouer contre son meilleur ami!» L’histoire ne dit cependant pas si les Lafrenière ont encouragé le joueur du club de la Nouvelle-Écosse une fois dans les gradins…!

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L’Océanic reprend le contrôle dans sa série

RIMOUSKI — Pour ce troisième duel de quart de finale, mardi, au Centre 200 de Sydney en Nouvelle-Écosse, on ne peut reprocher à l’Océanic d’avoir joué du hockey de rattrapage, comme il l’avait fait lors des derniers matchs de séries. En déployant son attaque dès le début de la rencontre, Rimouski a blanchi les Screaming Eagles 3-0, reprenant ainsi la tête des séries 2-1.

«On a pris les devants sur un superbe tir de Lafrenière, a souligné l’entraîneur-chef du Bas-Saint-Laurent, Serge Beausoleil. Mais, il a fallu se défendre parce qu’on a eu trois à quatre désavantages numériques à tuer.» Pour Colten Ellis, qui n’a reçu que 18 tirs contre 21 pour son vis-à-vis, Kevin Mandolese, il s’agissait d’un premier blanchissage en séries, d’autant plus que le gardien originaire du Cap-Breton s’exécutait devant les siens. «Colten joue devant sa famille et ses amis, a précisé son entraîneur. C’est une pression supplémentaire et le kid, il nous sort une performance comme ça! Je suis vraiment fier et content de lui!»

Les visiteurs ont ouvert le pointage à 8:12 de la première période sur un habile tir des poignets d’Alexis Lafrenière (6e) dans la partie supérieure du filet. «C’est un but très opportun de Lafrenière, a admis Beausoleil. Ensuite, ça a été un match très serré, encore une fois. Colten a été très solide […].» Avec très peu de lancers des deux côtés de la patinoire en deuxième, un jeu soudé, à forces égales, n’a donné aucun but. 

Déterminée à avoir le dernier mot au troisième vingt, la troupe rimouskoise a totalement dominé son adversaire, notamment au chapitre des tirs au but (11-2). Tôt lors de l’engagement, Carson MacKinnon (1er) a déjoué Mandolese après une échappée. Puis, fidèle à sa tradition de récolter une moyenne de 2 points par partie depuis le début des séries, Lafrenière (7e) en a ajouté un deuxième pour compléter la marque dans un filet désert. «On a pris le contrôle du match avec un très gros but de MacKinnon, se réjouissait le pilote des Bleus. Le mérite revient aux joueurs qui ont joué une troisième période comme ils avaient fait à Chicoutimi lors des deux matchs. J’ai beaucoup aimé la réaction des gars. C’est une grosse victoire!»

Le match numéro 4 entre les hommes de Serge Beausoleil et ceux de Marc-André Dumont sera disputé jeudi au même endroit.