LHJMQ

Un candidat de moins à la succession de Philippe Boucher

RIMOUSKI — Il y a un candidat de moins à la succession de Philippe Boucher. Ceux qui voyaient Serge Beausoleil au poste de directeur-gérant et entraîneur-chef des Remparts de Québec devront jeter leur dévolu sur quelqu’un d’autre, puisque l’Océanic vient de renouveler son contrat pour les trois prochaines saisons.

«C’est une grande organisation, les Remparts de Québec», souligne le directeur-gérant et entraîneur-chef de la troupe rimouskoise. «C’est toujours flatteur de voir souffler ton nom. C’est très gentil. Mais, au moment où on se parle, ce n’était pas une possibilité.

«Je n’ai jamais été celui qui briguait d’autres endroits, que ce soit dans un circuit ou un autre», a assuré Beausoleil. «Je suis acharné à travailler pour une organisation qui me fait confiance. Je suis ici depuis sept ans. Mes deux filles, Sarah et Marie, sont nées à Rimouski.»

Enseignant en histoire de formation, Beausoleil cumule une expérience de près de 25 ans comme entraîneur-chef. Parmi les moments marquants de sa carrière au sein de l’Océanic, notons la conquête de la Coupe du Président en 2015, la finale de la même coupe en 2012 et, plus récemment, le championnat de division ainsi que l’obtention du titre de directeur-gérant de l’année dans la LHJMQ. Selon Beausoleil, sa formation sera à surveiller lors de la prochaine saison. 

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Bilan positif pour l'Océanic malgré l'élimination hâtive

RIMOUSKI — Même si l’organisation de l’Océanic digère encore très mal l’élimination de son équipe en huitième de finale contre les Wildcats de Moncton, elle dresse un bilan positif de la dernière saison.

Avec une fiche de 93 points, l’équipe est passée du 16e rang au 3e du classement général. «On a surpassé les attentes. On a extrêmement bien joué», estime l’entraîneur-chef, Serge Beausoleil. 

«La venue des jeunes Alexis Lafrenière, Colten Ellis, Christopher Innis et Mathieu Bizier laissait présager de très belles perspectives pour la saison 2017-2018. Il faut l’avouer, les attentes étaient tout de même modérées pour la formation la plus jeune du circuit Courteau. Tous anticipaient de voir une progression tant sur la glace qu’au classement général. Peu cependant avaient mesuré avec justesse l’ampleur de ce qui allait se passer à Rimouski lors de la saison 2017-2018.»

Éric Boucher, président et directeur administratif de l’Océanic, endosse les propos de son dg en mentionnant le début de saison très remarqué de son club avec la visite de Sidney Crosby, venu célébrer ses 30 ans en défilant dans les rues de Rimouski avec la Coupe Stanley, le 7 août. «Revoir la tête d’affiche des Nics à Rimouski alors que l’équipe s’apprêtait à accueillir son premier choix au repêchage 2017 fut un moment inspirant, autant pour l’organisation que pour ses partisans.»

Avec un total de 127 323 spectateurs, l’Océanic a connu une augmentation d’achalandage de 8,2 % par rapport à la saison précédente. L’assistance aux séries a culminé en atteignant plus de 4000 spectateurs par match, du jamais-vu depuis mars 2008.

Fin amère

Pour Beausoleil, plusieurs raisons expliquent le revers de ses protégés lors du septième et décisif match : l’inexpérience en séries, les longues heures de route, les nombreuses blessures et des pénalités coûteuses. Au-delà de toutes ces raisons, la méconnaissance de l’adversaire est assurément la plus importante.

Selon le pilote, le hockey dans les Maritimes est différent : plus robuste, plus serré et plus physique. «Ils ont la possibilité de donner un encadrement scolaire aux anglophones qu’on n’a pas dans les milieux francophones», déplore-t-il. «C’est un avantage important.»

La déveine des siens reste amère pour l’entraîneur. «J’ai toujours cru qu’on allait gagner cette série-là. On l’a de travers, les joueurs aussi. Mais avec du recul, ça fait partie du processus», ajoute Beausoleil, qui estime que ses troupiers ont beaucoup appris de ce revers. «L’Océanic sera à surveiller en 2018-2019.»

Beausoleil a aussi tenu à faire part de sa tristesse relativement au funeste accident survenu vendredi en Saskatchewan et qui a décimé l’équipe des Broncos de Humboldt. «On est sidérés, a-t-il laissé tomber avec une voix empreinte d’émotion. Ça nous ramène à la fragilité de la vie. Ça met en contexte une défaite comme on vient de vivre. Nos pensées sont avec eux.»

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L'Océanic éliminé devant ses partisans

RIMOUSKI — La saison de l’Océanic a pris fin sur une défaite crève-cœur de 6-3 contre les Wildcats de Moncton à l’issue d’un septième et ultime affrontement de ce huitième de finale, mardi au Colisée Financière Sun Life de Rimouski.

«Je suis très déçu», a admis l’entraîneur-chef Serge Beausoleil. «On y croyait vraiment. C’est une défaite qui fait mal!»

L’Océanic semblait en panne en première période, tirant de l’arrière dans la colonne de tirs au but (5 contre 13). Et après 28 minutes de jeu, c’était 4-1 pour les Cats. Les locaux ont fait bien piètre figure devant leurs 3757 partisans avec le seul but de Samuel Dove Mc-Falls (3e), pendant que les Wildcats obtenaient trois jeux de puissance contre aucun pour les Bleus.

En un peu plus de deux minutes en fin de première, les hommes de Darren Rumble ont touché la cible trois fois sans riposte grâce à Brady Pataki — en avantage numérique — à Daniil Miromanov et à Jonathan Aspirot (3e).

La débandade s’est poursuivie à 7:26 de l’engagement médian lorsque Nicholas Welsh a déjoué Colten Ellis, chassé au profit de Jimmy Lemay. Mais à 8:51, un superbe lancer du poignet de Denis Mikhnin (4e) dans la partie supérieure du filet a redonné vie à l’Océanic. En feu, le jeune Russe a récidivé sans aide à 10:37 pour réduire l’écart à un seul but.

À 19:06 du dernier tiers, Ellis a involontairement glissé la rondelle dans le fond de son filet sur un lancer de Dylan Seitz. Puis un but de James Phelan dans un filet désert à quelques secondes à faire à la rencontre a scellé l’issue du match.

Amende de 2500 $

Le pilote des Rimouskois croit que la méconnaissance du club de Moncton a été l’une des pierres d’achoppement pour sa troupe. La perte de Christopher Innis et de Wilson Forest a aussi fait très mal.

Beausoleil a refusé de commenter l’amende de 2500 $ qui lui a été imposée par la LHJMQ pour avoir calomnié le gardien des Wildcats, Mark Grametbauer, après le match de vendredi. Il avait affirmé que «c’était un gars qui n’avait pas connu une grosse saison, qui n’avait pas une grosse confiance et qu’il ne serait pas là l’an prochain».

«Ça ne se dit pas», a indiqué au Soleil le préfet de discipline, Raymond Bolduc. «Ce sont des jeunes!»

Lors de l’échange de poignées de main d’après-match, Beausoleil s’est entretenu avec celui qu’il avait pris pour cible. Il a cependant été impossible de connaître la teneur de ses propos.

À la fin du match, le capitaine Samuel Dove-McFalls avait le cœur gros de quitter l’organisation de l’Océanic et, surtout, de se faire à l’idée d’apprivoiser la fin de sa carrière dans la LHJMQ. «C’est incroyable comme c’est dur», a-t-il laissé tomber, assis par terre, les yeux rougis par l’émotion.

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L'Océanic prend les devants

RIMOUSKI — L’Océanic n’a pas gâché l’atmosphère survoltée dans un amphithéâtre plein à craquer en prenant les devants 3-2 dans sa série contre les Wildcats de Moncton, vendredi.

Rimouski s’est imposé dans les dix dernières minutes de l’engagement médian. Offrant beaucoup d’intensité et de vitesse, l’Océanic a embouteillé les Wildcats plusieurs fois pour signer une victoire de 5-2. Les 4219 spectateurs, la meilleure foule de la saison, ont eu droit à un spectacle tout à fait enlevant.

«J’ai eu un feeling de 2014-2015», n’a pu s’empêcher d’avouer l’entraîneur-chef Serge Beausoleil en faisant allusion à la série qui avait mené sa troupe à la conquête de la Coupe du Président. «Le comble bien plein, les partisans qui sont derrière nous, nous aident, nous transportent. C’était fantastique pour tout le monde!

«En première période, ils avaient le momentum de l’autre côté. C’est en deuxième qu’on a commencé à jouer le hockey qu’on est capables de jouer et qu’on a joué si souvent, cette année, à Rimouski. Puis, c’est là qu’on a pris le contrôle du match!»

«Un gros but»

Il a donc fallu attendre à 11:13 de la deuxième avant de voir Mark Grametbauer céder après avoir été bombardé avec acharnement par les Bleus. Qui d’autre qu’Alexis Lafrenière (4e) aurait pu marquer le premier but du match en avantage numérique? La foule, qui lui a spontanément offert une ovation, était littéralement en délire.

«C’était un gros but», a reconnu le joueur recrue. «La foule était incroyable! Il y avait du bruit à chaque chance de marquer qu’on avait.» «Le but de Lafrenière était un beau bijou», a commenté son entraîneur.

À 15:53, Carson MacKinnon (1er) a doublé l’avance des locaux. Colten Ellis a cédé une première fois devant Nicholas Welsh avec 7:55 à faire au dernier vingt. Mais à partir de la 13e minute, Mathieu Nadeau (2e), Samuel Dove-McFalls (2e) en avantage numérique et Denis Mikhnin (2e) en ont ajouté trois autres. Puis pendant que les partisans s’apprêtaient à se lever pour célébrer la victoire des leurs, Brady Pataki (2e) a trompé la vigilance du cerbère rimouskois à huit secondes de la fin.

L’Océanic prenait la route vers Moncton pour disputer le sixième match de la série, dimanche. «Il nous reste un gros match à aller chercher», a souligné Beausoleil. C’est le plus difficile dans une série. Ce ne sera pas évident. Mais, en ce moment, on est en avance et il s’agit de continuer à travailler de la bonne façon.»

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L'Océanic battu à plate couture à Moncton

RIMOUSKI — Les 3178 partisans des Wildcats ont assisté à un beau retour en force de leurs favoris, qui ont créé l’égalité 2-2 dans leur série de première ronde contre l’Océanic de Rimouski, mercredi au Colisée de Moncton.

Les rôles ont été inversés. Battue 6-2 la veille, l’équipe locale a explosé dans une victoire de... 6-2, alors qu’elle semblait seule sur la glace et que l’Océanic offrait bien peu de résistance.

«On a perdu ce match-là à tous les niveaux», a déploré l’entraîneur-chef Serge Beausoleil. «On a été deuxièmes partout! On avait une équipe qui ne focalisait pas sur les détails importants.»

Selon Beausoleil, plusieurs revirements et des mauvaises pénalités ont coulé sa formation. «Les meilleurs éléments de l’autre côté ont été meilleurs que les nôtres, se désolait-il. «Dove-McFalls a travaillé d’arrache-pied. Je n’ai pas un mot à dire sur lui. Gagnon aussi. Après ça, la liste commence à s’estomper.»

Les Wildcats ont ouvert la marque à 5:44 de la première période lorsque James Phelan a sauté sur un retour de lancer. Anthony Gagnon (3e) n’a pas tardé à répliquer en faisant dévier un tir de la pointe à 7:24. Adam Capannelli a toutefois donné les devants pour de bon à Moncton à 16:03 en faisant dévier un tir derrière Colten Ellis en avantage numérique.

Soirée écourtée pour Ellis

Phelan a creusé l’écart à 5:31 de l’engagement médian avec son deuxième but de la rencontre. Un but qui aurait dû être refusé, selon Beausoleil. «C’est un non-sens», fustigeait-il. «Ce n’est même pas proche!»

Le pilote des Bleus estime que ce «mauvais but» a solidement déconcentré ses troupiers. «Mais, ne cherchons pas d’excuse, ni de faux-fuyants», s’est-il ravisé. «On a une équipe qui n’a pas joué au même niveau que les Wildcats. Ils méritaient la victoire beaucoup plus que nous!»

Puis pendant que l’attaque à cinq des visiteurs n’allait nulle part, Brady Pataki a intercepté un jeu à la ligne bleue, s’est échappé et, sans aide, a augmenté le déficit à 15:40. Et avec moins de deux minutes à faire à la période, Jacob Hudson a touché la cible en avantage numérique.

Battu cinq fois sur 20 tirs, Ellis a cédé sa place au dernier tiers à Jimmy Lemay, qui a été déjoué par Jonathan Aspirot en avantage numérique à 12:03, Et avec 18 secondes à faire au match, le jeu de puissance de l’Océanic — son huitième de la soirée — a enfin fait mouche lorsque Dmitry Zavgorodniy (1er) a trompé la vigilance de Mark Grametbauer, auteur de 20 arrêts.

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L'Océanic ne laisse aucune chance aux Wildcats

RIMOUSKI — Un départ canon de l’Océanic a mis très rapidement le match hors de portée de ses hôtes et permis à Rimouski de prendre les devants 2-1 dans sa série contre les Wildcats, mardi au Colisée de Moncton.

Les Wildcats ont commis plusieurs bévues en défensive, allant parfois jusqu’à remettre le disque à l’adversaire, ce qui a ouvert la porte à une victoire de 6-2 de Rimouski. «On a joué un fort match», se réjouissait l’entraîneur-chef Serge Beausoleil. «C’est une victoire importante pour nous autres!

«On a bien débuté le match», a-t-il ajouté. «Ils sont très intenses en échec-avant. Notre désavantage numérique a été très bon également. C’est un peu là que ça s’est joué.»

C’est Rimouski qui a ouvert la marque en début de match après que le capitaine Samuel Dove-McFalls eut déjoué Mark Grametbauer sur le retour d’un tir d’Alexis Lafrenière.

Gagnon vite comme l’éclair

Pendant un jeu de puissance en fin de première période, Anthony Gagnon a augmenté l’écart dans la controverse puisqu’à première vue, la rondelle semblait avoir été poussée avec la main dans le fond du filet. Un conciliabule, possiblement le plus long de la saison, a été nécessaire entre les officiels qui ont fini par déterminer, sous les chahuts de la foule, que le but était bon. Puis, 35 secondes plus tard, le numéro 22, véritablement en feu, a de nouveau enfilé l’aiguille, triplant ainsi l’avance des visiteurs.

À 11:24 du deuxième tiers, Lafrenière s’est emparé d’un rebond sur la bande pour battre le gardien en avantage numérique. Au dernier vingt, Mathieu Nadeau en a ajouté un autre pour les Rimouskois. Mais, à 10:44, les hommes de Darren Rumble ont mis fin à leur longue séquence sans but. C’est Simon Le Coultre qui a évité le blanchissage de son équipe.

À 12:38, Anderson MacDonald a aussi trompé Colten Ellis (26 arrêts) d’un tir parfait dans le haut du filet en avantage numérique. Et avec une minute à faire, Lafrenière a scellé l’issue de la rencontre sans aide dans un filet désert, son deuxième de la soirée et son troisième de la série.

Les deux mêmes clubs s’affronteront au même endroit mercredi (18h). «Il faut remettre sur la patinoire, demain, les bonnes choses qu’on a bien faites», envisageait déjà Beausoleil. «Il y a encore des choses sur lesquelles on peut travailler, surtout en troisième période. On va se reposer. Mais c’est la même cadence pour les deux équipes! Demain, ça va être un match encore difficile pour nous deux.»

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Lafrenière donne la victoire à l'Océanic en prolongation

RIMOUSKI — Pour un deuxième match de première ronde des séries éliminatoires, samedi, l'Océanic et les Wildcats de Moncton ont livré un match intense et physique, où les mises en échec étaient légion. Les sacs de glace ont sûrement dû être nombreux après la rencontre. C'est à l'issue d'un duel où l'espace était rare que les hommes de Serge Beausoleil ont réussi à arracher la victoire au compte de 2-1 en prolongation au Colisée Financière Sun Life de Rimouski.

«Ils jouent bien de l'autre côté, a reconnu l'entraîneur-chef de Rimouski. Ils jouent du jeu inspiré. Ils ferment l'enclave. Il n'y a pas beaucoup de rebonds favorables. Ils ne jouaient pas comme ça. Ils sont beaucoup plus appliqués qu'ils l'étaient, puis ça paraît sur la patinoire. Grametbauer fait le boulot aussi. Ça fait un match extrêmement serré.» «On savait que ce serait une série difficile, a renchérit le capitaine Samuel Dove-McFalls. C'est une équipe talentueuse.»

Si Grametbauer a été solide devant son filet en repoussant 32 tirs, Colten Ellis a démontré une assurance toute aussi exceptionnelle en bloquant tout autant de lancers. Ragaillardis, les hommes de Serge Beausoleil se sont relevés avec brio de leur défaite de la veille en imposant leur rythme en première période. «Les gars ne les ont pas pris à la légère», a fait remarquer le pilote. Mais, cela n'a pas empêché les visiteurs de dominer les deux derniers tiers.

Deux joueurs bas-laurentiens sont tombés au combat: Wilson Forest et Nathan Ouellet. Pour Beausoleil, un visionnement sera requis pour Ouellet, qui a été blessé plus sérieusement et qui, à son avis, a été victime d'un plaquage très franc par derrière.

Il a fallu attendre à 12:09 de la deuxième période avant qu'un premier but ne soit marqué. Telle une bombe, Charle-Édouard D'Astous a battu Mark Grametbauer d'un puissant tir frappé. «J'ai utilisé mon lancer et ça a rapporté», a reconnu le troupier originaire de Rimouski, qui dit se sentir très fébrile de performer devant sa famille et ses amis. Mais, 24 secondes plus tard, Colten Ellis a donné un retour directement sur le bâton d'Alexander Khovanov (1er), qui n'a pas manqué de rediriger la rondelle au fond du filet pour créer l'égalité. Les dernières secondes de l'engagement ont pris fin sur une mêlée générale qui a coûté des pénalités mineures pour rudesse à quatre joueurs: Jonathan Aspirot, Gabriel Sylvestre, Charle-Édouard D'Astous et Alexis Lafrenière.

À 2:54 à faire à la période de prolongation, Alexis Lafrenière s'est lancé sur une rondelle libre et y est allé d'un tir du poignet du côté de la mitaine. Agenouillé, le gardien des Cats n'a jamais vu arriver le disque puisqu'il avait la vue voilée par un joueur adverse. «Ça fait du bien de marquer le premier but, mais je pense que ça a vraiment été un effort d'équipe, a souligné le joueur de 16 ans qui a avoué avoir de la difficulté à contrôler ses émotions. On est restés dans le plan de match toute la «game». C'est vraiment l'équipe qui a tout le crédit!» «C'est son plus beau but en carrière en séries dans la Ligue de hockey junior majeur jusqu'à maintenant, a soutenu son entraîneur. C'est son premier. Mais, à mon avis, il va y en avoir d'autres! Il a joué un fort match, tout comme ses copains de trio.»

Avant l'affrontement, le jeune prodige a reçu le trophée Michel Bergeron. Remis à la recrue offensive de l'année, cette distinction vise à souligner ses 42 buts et ses 38 mentions d'aide, pour un total de 80 points. «C'est un très bel honneur, s'est exclamé le numéro 11 de Rimouski. C'est vraiment le «fun» sur le plan personnel. Mais, je pense qu'en arrière de chaque trophée, il y a une équipe qui m'a aidé tout le long de la saison.»

Quant à Dove-McFalls, il a mérité le trophée Guy-Carbonneau à titre de meilleur attaquant défensif de la LHJMQ. «Je suis très honoré de remporter ce prix individuel-là, a affirmé le principal intéressé. Mais, à la fin de la journée, ce sont les honneurs de l'équipe qui sont les plus importants.»

Avant le début des hostilités, pour la première fois en 23 ans d'existence, le club rimouskois s'est vu décerner, devant 3 376 partisans, le trophée Robert-Lebel remis à l'équipe ayant obtenu la meilleure moyenne de buts alloués en saison régulière.

Selon l'entraîneur-chef de l'Océanic, ce dernier affrontement donne le ton aux séries, alors que sa troupe se dirigera vers les Maritimes, mardi et mercredi, pour croiser le fer contre les mêmes rivaux. «Pas facile d'aller jouer à Moncton, a admis Beausoleil. Le hockey dans les Maritimes, c'est très différent du hockey au Québec. Il faudra être prêts. Le retour de Chase Stewart va faire du bien!» Notons que lors de la rencontre de vendredi, Stewart a été suspendu pour un match après avoir écopé d'une pénalité majeure. «C'est sûr que c'est un gros joueur dans notre défensive, a ajouté Lafrenière. Avec son jeu physique, il apporte beaucoup à notre équipe. Ce sera vraiment un retour important.»

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Frustrant début de série pour Rimouski

RIMOUSKI — Le grand bal du printemps est parti sur une note plutôt décevante pour l’Océanic qui s’est incliné au compte de 4-1 contre les Wildcats de Moncton, devant 3322 partisans au Colisée Financière Sun Life de Rimouski, vendredi.

«Ce n’était pas pour nous ce match-là», a reconnu l’entraîneur-chef Serge Beausoleil.«Il faut juste prendre acte de ça! Ce n’était pas un match A pour nous. On a eu de la difficulté avec nos exécutions. On a joué avec beaucoup de frustration. C’est un match qu’il faut mettre derrière nous!»

En fin de première période, la troupe de Darren Rumble a su tirer avantage d’une punition majeure accordée à Chase Stewart, qui a engagé le combat pour venir à la défense de Mathieu Nadeau, plaqué violemment. Le numéro 3 de l’Océanic a été expulsé pour avoir été l’agresseur.

«C’est un cas de visionnement», estime Beausoleil. «Normalement, il y a suspension. Ce qu’on voit, c’est une altercation entre deux gars. Ce n’est pas un troisième homme. Ce n’est pas un agresseur.»

À partir de cette pénalité de cinq minutes, Rimouski a semblé perdre tous ses moyens. James Phelan et Jakob Pelletier en ont profité pour inscrire deux buts lors du même jeu de puissance.

«À la pénalité, c’est 16-8 les tirs pour nous», raconte le pilote des Bleus. «On bourdonne en zone adverse. On joue du très bon hockey. Cet appel-là a changé le match. Les arbitres ont appelé ce qu’ils ont vu. Nous, on a vu autre chose, mais il n’en demeure pas moins que c’est une situation qu’il faut gérer. On donne deux buts sur deux erreurs flagrantes. C’est regrettable… On a joué frustrés tout le reste de la game!»

Manque de finition

En deuxième période, l’avance de deux buts des visiteurs a semblé mettre du plomb dans l’aile des hommes de Serge Beausoleil, qui manquaient de finition. «On a eu presque 15 revirements», se désolait l’entraîneur-chef. «Ils fermaient le jeu et nous, plutôt que de remettre la rondelle derrière eux et de travailler avec notre vitesse, on s’entêtait à aller s’emboutir dans un mur. Le match revient à Moncton, qui a mieux joué que nous, qui a été plus solide sur la rondelle.»

Denis Mikhnin a été le seul joueur de l’Océanic à réussir à marquer en s’échappant à 7:21 du dernier tiers, réduisant ainsi l’écart à un seul point. Mais, 27 secondes plus tard, la rondelle a bifurqué sur le patin de Jordan Lepage pour arriver sur la palette de Pelletier qui, avec son deuxième but de la rencontre, a élargi de nouveau le déficit à deux buts. Puis, à 10:32, le but de Brady Pataki a coupé pour de bon des jambes des Rimouskois, qui ont été incapables de remonter la pente.

Le gardien recrue Colten Ellis a repoussé 26 tirs dans la défaite, tandis que Mark Grametbauer réalisait 30 arrêts du côté des Wildcats. L’Océanic aura l’occasion de se reprendre dès samedi (16h),

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Wildcats-Océanic : les chiffres ne veulent plus rien dire

BAIE-COMEAU — Serge Beausoleil assure ne pas se laisser berner par les 31 points qui séparent sa formation, l’Océanic de Rimouski, de son premier adversaire en séries, les Wildcats de Moncton.

«On se doit de les respecter, ils ont une force de frappe trop importante pour se permettre de jouer échevelé», a souligné avec justesse le grand patron hockey des champions de la division Est. Moncton a inscrit 233 buts en saison régulière, deux de plus que Rimouski, et compte sur quatre marqueurs de plus de 60 points.

«Jusqu’en novembre, ils étaient l’un des meilleurs clubs de la ligue, mais ils ont été frappés par plusieurs blessures», a enchaîné Beausoleil, qui confie qu’à son avis, les Wildcats auront une raison supplémentaire d’être chargés à bloc. «Je suis certain qu’ils ne sont pas contents de leur rang au classement [14e]», a-t-il déclaré.

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L’entraîneur-chef et directeur général dirige toutefois une solide défensive, celle qui a accordé le moins de buts dans la LHJMQ (174) en 2017-2018. Cette excellente brigade est menée par Charle-Édouard D’Astous, Chase Stewart et Jordan Lepage, qui incidemment sera de retour au jeu pour le premier match de cette série. Beausoleil a également sous la main la meilleure unité en désavantage numérique de tout le circuit.

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Un match sans histoire entre l’Armada et l’Océanic

BAIE-COMEAU — Avec des alignements privés de nombreux éléments de chaque côté, l’Armada de Blainville-Boisbriand et l’Océanic de Rimouski devaient se livrer un match sans signification, dimanche, un duel remporté 2-1 en fusillade par l’Armada. Les champions de la saison régulière de la LHJMQ ont ainsi signé une 50e victoire en 2017-2018.

S’ils l’ignoraient, les personnes présentes au Centre d’excellence Sports Rousseau ont découvert l’un des sens du mot formalité, à part toutefois ce qui concerne la prolongation.

Les 60 premières minutes ont donné lieu à du jeu sans émotion, mais les cinq minutes de prolongation ont regorgé d’attaques de la part de l’Océanic, qui s’est toutefois buté à un Gabriel Waked en pleine forme, lui qui a pris la relève d’Émile Samson à 13:52 de la deuxième période. Les visiteurs ont bénéficié de meilleures chances que les locaux, mais les deux cerbères de l’Armada ont été solides.

Plusieurs congés

En toute logique, les deux pilotes avaient accordé plusieurs congés pour ce 68e et dernier duel de la saison régulière, qui devait en théorie avoir lieu mercredi dernier mais qui a été repoussé à dimanche en raison d’une tempête de neige, qui avait forcé l’Océanic à rebrousser chemin.

Ainsi, Serge Beausoleil n’avait pas fait revêtir l’uniforme à ses trois vétérans de 20 ans, soit Samuel Dove-McFalls, Chase Stewart et Mathieu Nadeau, ainsi qu’à deux jeunots très importants dans son club, Alexis Lafrenière et Colten Ellis.

Même chose de l’autre côté, alors que Joël Bouchard n’a habillé que 16 patineurs outre les gardiens, laissant notamment de côté Mikhail Denisov, Drake Batherson, Pascal Corbeil, Antoine Crête-Belzile et Luke Henman. En revanche, Antoine Barré-Boulet et Alexandre Alain étaient de la partie, eux qui avaient reçu leur soirée de congé la veille à Gatineau.

Rémy Anglehart a été le seul à marquer au cours des 40 premières minutes, en supériorité numérique. À 8:26 de la première, il a bondi sur le retour du tir de Ryan DaSilva, que Jimmy Lemay n’avait pu maîtriser. Dans toute la rencontre, le cerbère de l’Océanic n’a reçu que 20 rondelles. Louis-Philippe Denis a enfilé le seul but des Rimouskois, en début de troisième.

L’Océanic, qui a conclu une excellente saison avec 93 points et le championnat de la section Est, se prépare maintenant à affronter les Wildcats de Moncton en première ronde des séries éliminatoires. Les deux premiers duels de cette série seront disputés vendredi et samedi sur la glace du Colisée Financière Sun Life de Rimouski.