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Océanic

Prolongation fatale à l’Océanic [VIDÉO]

RIMOUSKI — Dans un match robuste, où les coups d’épaule étaient légion, l’Océanic a fait face à un adversaire coriace qui a su mettre fin à sa série de douze victoires, mercredi, au Centre Avenir de Moncton. Rimouski s’est incliné par la marque de 4-3 contre les Wildcats, supportés par une foule de 7800 spectateurs. «Ultimement, c’est un match correct pour nous, a concédé Serge Beausoleil. Mais, on aurait mérité un meilleur sort, quant à moi!»

«C’était un bon match de hockey, a poursuivi l’entraîneur-chef de l’Océanic. C’était au coude à coude! On a donné 26 tirs, ce qui n’est pas énorme. On a fait de très bonnes choses, on a joué contre une très bonne équipe et c’est allé en prolongation.» 

Mais, le pilote de Rimouski avait du mal à comprendre certaines bévues de ses protégés qui ont changé le cours du match. «On a fait une grossière erreur dans le but en désavantage numérique qu’on ne fait jamais, d’habitude, a-t-il déploré. Ce sont mes gars, mes premiers, mes meilleurs qui se sont fait prendre là-dessus! Le troisième but, normalement, c’est une pénalité pour interférence. On a joué de malchance un peu, en bout de ligne! C’était un match serré et il y a des erreurs qu’on ne peut pas faire!»

C’est Dmitry Zavgorodniy (24e) qui a brisé la glace en avantage numérique à 14:21 de la première période, sur une passe d’Alexis Lafrenière qui a atteint le cap des 100 points depuis le début de la saison. Dès les premières secondes de l’engagement médian, Jeremy McKenna (32e) a égalisé la marque. Mais à 12:31, Cédric Paré (36e) a profité d’un jeu de puissance pour redonner l’avance aux siens. 

Puis à 4:27 du troisième vingt, Jordan Spence (8e) a renivelé la marque en supériorité numérique et à mi-chemin de la période, McKenna (33e) a récidivé sans aide. À 16:53, Zavgorodniy (25e) a riposté avec son deuxième du match, aidé du même complice, le capitaine Lafrenière, forçant ainsi une période de prolongation. 

Il n’aura fallu que 2:40 à Jakob Pelletier (28e) pour donner la victoire aux hommes de Daniel Lacroix. Avec une récolte de quatre points, son coéquipier Jeremy McKenna a contribué à tous les buts des locaux. «Je n’ai pas aimé notre troisième période, a cependant laissé tomber Serge Beausoleil. On fait des bien meilleures troisièmes, d’habitude!»

Océanic

Rimouski 5/Blainville-Boisbriand 3: l’Océanic en gagne enfin une face à l’Armada

Rimouski — S’il a réussi à signer son premier gain en quatre matchs par la marque de 5-3 contre l’Armada de Blainville-Boisbrand, l’Océanic ne l’a cependant pas eu facile, vendredi, au Colisée Financière Sun Life. Avec une onzième victoire consécutive, Serge Beausoleil croit que ses soldats prennent un peu trop le succès pour acquis.

«Ils sont de moins en moins réceptifs, se désole l’entraîneur-chef. Ils gagnent en jouant des matchs B et C. Ce n’est pas la façon dont on veut jouer. Ils le savent pertinemment. Je n’ai pas eu à faire un long discours après le match. Il va falloir mieux jouer dimanche [contre les Remparts].» En ce jour de la Saint-Valentin, Beausoleil a reproché à ses joueurs, bien qu’en riant, de faire un peu trop dans la dentelle.

En première période, les locaux ont nettement dominé, tant sur le plan des tirs au but qu’en marquant quatre buts en moins de 7 minutes. Les auteurs de ces buts ont été Zachary Bolduc (28e), Nicolas Guay (24e) en avantage numérique, Olivier Bourret (3e) et Justin Bergeron (12e). 

À l’engagement médian, le tableau indicateur est demeuré inchangé et les deux formations ont généré bien peu de lancers au but. «On n’était pas là en deuxième période, a déploré l’entraîneur-chef local. On a levé le pied.»

L’écart se resserre

Au troisième vingt, si les Bas-Laurentiens croyaient que l’affaire était dans le sac, ils se sont vite aperçus que les hommes de Bruce Richardson n’avaient pas dit leur dernier mot. Blainville-Boisbriand s’est lancé en attaque dès les premières secondes de jeu, tant et si bien que Creed Jones, penché, n’a pu intercepter la rondelle sur un lancer en angle de Miguël Tourigny (8e) dans le haut du filet. À 7:41, Luke Henman (21e) s’est échappé et y est allé d’une habile manœuvre pour déjouer Jones en désavantage numérique en lançant dans la partie supérieure de la cage. À 14:01, l’écart s’est resserré lorsque les visiteurs ont inscrit leur troisième but sans riposte sur un lancer de Samuel Desgroseilliers (6e). «Il faut donner le crédit à Blainville, a reconnu Beausoleil. C’est un club qui travaille très bien, tout le temps. Ce n’est pas par hasard qu’ils sont revenus dans le match! On a joué avec mollesse. On a fait des moins bons choix de jeu [...]. Je pense qu’il y a une belle leçon d’humilité dans ce match-là. Espérons que tout le monde va s’en souvenir!»

À 2 secondes à faire à la partie, Alexis Lafrenière (28e) a enfilé le disque dans un filet désert, récoltant par le fait même son 92e point de la campagne. Avec ce but et deux passes au cours du match, son entraîneur estimait que son capitaine avait joué un «match moyen». «Comme toute l’équipe, on a laissé nos épaulettes au vestiaire, a analysé le pilote. De jouer contre un club comme ça qui est sur la rondelle, en espérant gagner les combats avec nos bâtons, ce n’est pas suffisant et Alexis fait partie de ce lot-là!»

Océanic

Alexis Lafrenière imperturbable

RIMOUSKI — Trois jours après avoir été présenté à la foule du Centre Bell lors du match opposant le Canadien aux Coyotes de l’Arizona et s’être entretenu avec Guy Lafleur, bien des jeunes hockeyeurs flotteraient littéralement sur un nuage. Mais fidèle à lui-même, l’introverti Alexis Lafrenière demeure imperturbable.

En début de semaine, pendant que ses coéquipiers de l’Océanic s’entraînaient à Rimouski, le capitaine était très sollicité par les médias montréalais. «J’ai eu un horaire assez chargé [...], confirme celui qui est perçu comme le futur premier choix au total du prochain repêchage de la LNH. Ça a été une belle expérience lorsque j’ai été présenté au Centre Bell et avec les gars, j’en ai bien profité!»

Il qualifie sa rencontre avec Guy Lafleur comme étant «un très bel honneur». «Je me considère chanceux», estime le surdoué de 18 ans qui possède 27 buts et 62 passes à sa fiche en 42 matchs. La légende du hockey ne lui pas donné de conseils, ni de mises en garde sur sa transition entre le hockey junior majeur et la grande ligue. «On a parlé de la vie et d’un peu de tout, raconte Lafrenière. On n’a pas parlé d’une chose en particulier. Juste de pouvoir échanger avec lui et de parler de n’importe quoi, c’était «le fun

À «L’Antichambre»

Interviewé sur le plateau de l’émission «L’Antichambre» à RDS, l’attaquant originaire de Saint-Eustache a fait savoir que son premier choix serait de faire partie de l’alignement du Canadien de Montréal. «Je viens de là, rappelle-t-il. […] J’ai grandi en les regardant. Mais, je n’ai pas dit que c’était juste Montréal. Peu importe l’équipe, pour moi, ça va être un honneur.»

Même si le jeune prodige n’est pas très doué pour exprimer ses émotions et qu’il semble garder la tête froide devant toute l’attention dont il fait l’objet, son entraîneur voit la fatigue s’installer. «Dans les matchs à Gatineau [en fin de semaine dernière], ça n’a pas été notre meilleur attaquant et il doit l’être, fait savoir Serge Beausoleil. Donc, quand on sent cette fatigue-là, il faut lâcher un peu la pression parce que trois matchs en trois jours, c’est difficile pour lui aussi!»

Olympiques

Océanic 4/Olympiques 3: Lafrenière a fait courir les foules

Des combinaisons parfaites ont contribué à remplir le centre Robert-Guertin comme à ses belles années en fin de semaine.

Ceux qui l’avaient déserté au fil du temps cherchaient sans doute l’occasion idéale d’y remettre les pieds, surtout que les Olympiques de Gatineau ont été parmi les meilleurs clubs de la LHJMQ depuis le retour de la pause de Noël.

Hockey junior

Martel vole la vedette à Lafrenière

Ils étaient 3712 dans les gradins du «Vieux Bob» samedi soir.

Ils ont formé la plus imposante foule de la saison -- et de loin -- des Olympiques de Gatineau. Plusieurs curieux avaient choisi de remettre les pieds à Guertin pour épier le talent d’Alexis Lafrenière, mais c’est finalement un héros obscur local qui lui a volé la vedette dans la victoire de 3-2 de l’Océanic de Rimouski.

Le meilleur espoir du prochain repêchage de la LNH a bel et bien compté un beau but en avantage numérique, mais Mikaël Martel a fait encore mieux en marquant deux buts, dont celui de la victoire avec 2:39 à faire au match.

Joueur de quatrième trio, le Gatinois était l’auteur d’un seul but en 47 matches avant de venir jouer à Guertin pour la première fois dans l’uniforme d’un club de la LHJMQ.

«J’ai tout donné. C’est une soirée de rêve! J’avais une centaine de parents et amis ici ce soir. Je me suis nourri de cette énergie-là. Quelques mauvais bonds (des Olympiques) ont joué en ma faveur. J’ai créé ma propre chance en travaillant fort.»

Le Gatinois de 18 ans avait peine à croire ce qui lui est arrivé samedi soir à Guertin.

«J’en parlais justement avec mon père avant le match. Nous étions venus voir les Olympiques contre l’Océanic dans les séries (de 2011). Serge Beausoleil était l’entraîneur de l’Océanic et nous étions directement derrière lui dans les gradins. Aujourd’hui, c’est moi qui suis là et c’est aussi moi qui compte le but gagnant. Je n’en reviens pas!»

Même si Martel patrouille son quatrième trio, Serge Beausoleil aime bien son «policier». Il avait même choisi son trio pour amorcer le match devant les siens. Martel était encore sur la patinoire avec moins de trois minutes à faire quand il a inscrit le but qui a scié les jambes des Olympiques.

«Ce n’était pas un hasard. Je sais qu’il est capable de faire le boulot. J’ai confiance en lui et c’est en l’envoyant sur la patinoire dans des moments comme ça qu’il va le réaliser. Je suis très content pour lui. C’est une belle histoire. Il jouait six minutes par match avant Noël. Il est rendu à 12 maintenant. Il en a même joué environ 14 ce soir.»

Olivier Bourret, qui faisait partie du quatrième trio des Olympiques avant d’être échangé à l’Océanic pendant la dernière période des transactions, a récolté une passe sur le but vainqueur de Martel.

Devant le filet, Creed Jones a savouré sa septième victoire en autant de départs depuis qu’il a quitté les Olympiques dans une autre transaction entre les deux clubs. Il n’a jamais accordé plus de deux buts depuis qu’il protège le filet de Rimouski. Sa moyenne est passée à 0,96 but alloué par match après avoir cédé devant Kieran Craig et David Aebischer samedi. Il a fait face à 20 tirs.

«J’étais excité pour ce match. Je ne pense pas avoir été nerveux pour ce retour à Gatineau. J’étais content d’affronter mes anciens coéquipiers et Rémi (Poirier). J’avais déjà affronté Bérou (Tristan Bérubé) à Bathurst. Il existait une saine compétition entre nous trois quand j’étais avec les Olympiques. Je n’avais pas encore accordé trois buts avec l’Océanic. Heureusement, ce soir, nous avons obtenu le troisième but avant les Olympiques.»

Rémi Poirier a été plus occupé. Il a fait face à 29 tirs de l’Océanic, victorieux dans un neuvième match de suite.

Le match de samedi a aussi coïncidé avec le retour au jeu de Vincent Martineau chez les Olympiques. Le défenseur de 20 ans avait raté les 13 derniers matches après avoir été blessé le 3 janvier dernier à Shawinigan. Il était lui aussi de l’alignement de départ pour affronter son ancien club.

Les deux clubs vont croiser le fer à nouveau dimanche après-midi. Déjà 2600 billets avaient trouvé preneurs pour ce duel. En trois matches contre les Olympiques cette saison, Alexis Lafrenière a été «limité» à trois points, mais il a créé plusieurs occasions de marquer samedi soir.

Olympiques

Mikaël Martel: l’éminent policier de l’Océanic

Pour la première fois de la saison, les Olympiques de Gatineau ont déjà vendu plus de 2000 billets en prévision de leur prochain match au centre Robert-Guertin.

L’Océanic de Rimouski sera en Outaouais pour son unique visite et pour l’occasion, il disputera deux matches plutôt qu’un ce week-end.

Océanic

Rimouski 4/Val-d'Or 1: la troisième période a suffi à l'Océanic

RIMOUSKI – À l'image du match de la veille, le deuxième match opposant l'Océanic aux Foreurs de Val-d'Or, disputé samedi au Colisée Financière Sun Life de Rimouski, a été serré jusqu'en troisième période. Mais, en montant leur jeu d'un cran dans les vingt dernières minutes, les Rimouskois ont obtenu un septième gain consécutif, dont cinq à domicile, au compte de 4-1. «C'est une période solide qui nous permet de ravir deux points qui sont importants pour nous en bout de ligne », s'est réjoui Serge Beausoleil.

Si l'entraîneur-chef de Rimouski ne s'attarde pas à comptabiliser les victoires, il ne peut s'empêcher de savourer ces moments. «J'aime la façon avec laquelle on gagne, a-t-il admis. Depuis la fin des transactions, on a joué 12 matchs et on a donné 14 buts. J'espère que les gars prennent goût à ça parce que quand tu n'en donnes pas ou que tu n'en donnes qu'un, ça donne de bonnes chances d'accéder à la victoire! On passe notre temps en zone adverse. Ce n'est pas en fermant le jeu, mais en utilisant notre vitesse et en jouant du hockey qui est le nôtre. C'est l'identité qu'on a. On veut être sur la rondelle, on veut être un club qui veut gérer de l'offensive. […] J'aime nos duos de défenseurs; ils sont stables, ils jouent bien, nos transitions sont de mieux en mieux et nos sorties de zone aussi.»

Deux premières périodes serrées

L'Océanic a commencé le match en lion, dominant largement l'adversaire en première période avec 19 tirs au but contre 9 de l'autre côté. À 7:43, Nathan Ouellet a dirigé la rondelle vers Andrew Coxhead (9e) qui a ouvert la marque sur une erreur des Foreurs. L'ancien joueur des Remparts inscrivait son premier but en 15 matchs dans l'uniforme de l'Océanic.

Les Bas-Laurentiens ont démontré moins d'acuité au deuxième tiers. «Je n'ai pas aimé notre gestion de rondelle, a d'ailleurs fait savoir Beausoleil. On a perdu notre momentum. […] On jouait un peu trop «fancy». Un moment donné, il faut mettre un peu plus de cols bleus sur certains trios pour aller chercher les rondelles et pour gagner ces batailles-là!»

Le seul but marqué en deuxième a été celui de la recrue Justin Robidas (18e) de Val-d'Or, qui a égalisé la marque. Bien que ce premier but des visiteurs en deux matchs ait semblé leur avoir donné un regain d'énergie, ils devaient remercier leur gardien Xavier Bolduc qui, après deux engagements, avait repoussé 28 lancers, empêchant par le fait même les locaux de doubler leur priorité.

L'Océanic explose en troisième

Si le deuxième tiers a appartenu aux hommes de Pascal Rhéaume, le troisième a été l'affaire des Bas-Laurentiens. «On est passés de 21 revirements à 5, avec 8 belles chances de marquer contre 2 seulement», a comparé le pilote de Rimouski. À 3:37, Justin Bergeron (11e) a fait passer la rondelle entre les jambières de Bolduc après qu'elle ait dévié sur un défenseur des visiteurs. À 7:08, lors du premier jeu de puissance de la partie, Zachary Massicotte y est allé de toute une charge sur une superbe passe de Dmitry Zavgorodniy. Pour célébrer son retour au jeu après avoir été absent pour soigner une blessure, Nicolas Guay (23e) a marqué le quatrième et dernier but de son équipe. «Il avait mal au cou et il a repris le collier où il l'avait laissé», a illustré Beausoleil en boutade. Il avait des ailes sur la patinoire [...]. Avec [Christophe] Chiasson et [Luka] Verreault, ils ont créé 5 ou 6 chances de marquer solides. […] On a réussi à persister et à signer en fin de match.»

Congé bien mérité

Avec l'absence de Ludovic Soucy, de Philippe Casault, de Frédéryck Janvier et d'Alexis Lafrenière qui purgeait le dernier de trois matchs de suspension, l'Océanic avait rappelé le Madelinot Christophe Chiasson comme douzième attaquant. «Il a eu un très bon match, à part son revirement en deuxième que j'ai oublié», a souligné Serge Beausoleil.

Les Rimouskois bénéficieront de cinq jours de congé avant leur prochain match contre les Cataractes à Shawinigan. «Shawinigan va nous attendre de pied ferme, appréhende le pilote bas-laurentien. Mais, on a le temps de se reposer un peu d'ici ce temps-là et de pratiquer ensemble. Ça va être le «fun» parce qu'on va avoir des retours au jeu. Alexis [Lafrenière] va être de retour. J'ai hâte de voir l'équipe au complet!»

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L’Océanic blanchit les Foreurs

RIMOUSKI — L’Océanic a blanchi les Foreurs de Val-d’Or par la marque de 4-0, vendredi, lors du premier duel d’un programme double présenté en fin de semaine au Colisée Financière Sun Life de Rimouski.

Les Bas-Laurentiens ont ainsi signé leur sixième victoire consécutive, malgré l’absence de certains joueurs importants, dont le capitaine Alexis Lafrenière, qui en était à son deuxième match de suspension sur trois.

«Colten [Ellis] a fait les arrêts quand c’était le temps, a souligné l’entraîneur-chef de l’Océanic, Serge Beausoleil. Je suis bien fier des gars parce que ça fait un petit bout que je coache ici et ce n’est pas arrivé souvent qu’on donne seulement quatre chances de marquer dans un match! Pas en fermant le jeu à outrance, mais en jouant du hockey inspirant! J’ai dit aux gars qu’on commence à avoir une équipe quand il manque des joueurs-clés et qu’on joue avec cette qualité de jeu!»

Au cours des 2:23 pendant lesquelles il a joué, Adam Raska (12e) a eu le temps de marquer le premier but du match sans aide lorsqu’en arrivant par-derrière le filet, il a profité d’une bourde de Jacob Gaucher, quelques secondes avant d’écoper d’une pénalité majeure de cinq minutes et d’être expulsé pour mise en échec par en arrière. Le défenseur Anthony Allepot, qui semblait sonné, est revenu en deuxième période. Malgré les sept minutes d’avantage numérique dont ils ont bénéficié, les Foreurs ont été presque incapables de s’installer en territoire offensif.

À l’engagement médian, aucun but n’a été marqué. Ce n’est pourtant pas parce que les hommes de Serge Beausoleil n’ont pas essayé, en y allant de 18 tirs au but contre huit de l’autre côté. Mais, le portier Jonathan Lemieux s’est montré infaillible. «On a généré 12 chances de marquer en deuxième période, a spécifié le pilote des Bleus. Il faut donner le crédit au gardien adverse.»

Troisième enlevante

Si certains des 3006 spectateurs ont pu trouver les deux premiers vingt ennuyants, ils se sont ravisés en troisième, lorsque les locaux ont augmenté la pression sur les visiteurs. À 7:03, la recrue de 16 ans Zachary Bolduc a inscrit son 25e but sur un jeu de puissance, à son 41e match dans le Circuit Courteau. À 15:23, Dmitry Zavgorodniy (18e) a foncé seul à pleine vitesse pour placer le disque dans le fond de la cage pendant que Lemieux était un peu trop avancé. Puis à 17:30, Cédric Paré (34e) a compté le quatrième et dernier but de la rencontre dans un filet désert.

Les deux équipes s’affronteront de nouveau samedi. «On va les challenger encore et on va tout faire pour qu’ils sortent le même genre de match», promet Beausoleil.

Océanic

L’Océanic arrache la victoire aux Sea Dogs

RIMOUSKI – Privé de Nicolas Guay ainsi que de son capitaine et joueur étoile Alexis Lafrenière, qui en était au premier de trois matchs de suspension pour coup à la tête, l’Océanic a fait preuve de beaucoup de combativité lors de son affrontement contre les talentueux Sea Dogs, mardi, au Colisée Financière Sun Life de Rimouski.

Les hommes de Serge Beausoleil ont eu à travailler très fort pour réussir à l’emporter 3-2 contre la troupe de St-John.

«Ça va être des matchs comme ça souvent, a prédit l’entraîneur-chef de Rimouski. […] Il manquait deux morceaux importants en Lafrenière et Guay. Les gars ont travaillé […] et vraiment, on a trouvé une façon de gagner encore. Ces deux points sont très importants pour nous!» Beausoleil a d’ailleurs apprécié que ses soldats se soient partagé le boulot, «surtout avec un alignement décimé».

Le pilote était d’autant plus fier que ses joueurs ont réussi à vaincre «une équipe qui a énormément de vitesse, de fluidité, de talent en attaque». «Ils bougent très rapidement la rondelle, a-t-il poursuivi. Si tu leur laisses de l’espace pour manœuvrer, ils peuvent te faire mal de façon solide! C’est une pléiade de premiers choix. Joshua Roy, c’était le premier choix au total l’an passé. Il a fait une très belle feinte sur un de nos défenseurs pour s’emmener en échappée. Creed a fait tout un arrêt là-dessus! […] C’est une équipe qui est montante et à surveiller.»

Si les locaux ont nettement dominé au chapitre des tirs au but (16-2) en première période, ils n’ont tout de même pas réussi à percer la muraille de Zachary Bouthillier, très solide devant sa cage, tout autant que son vis-à-vis, Creed Jones. Aucun but n’a été marqué.

À 3:59 de la période médiane, les visiteurs ont ouvert le pointage lorsque Maxim Cajkovic (12e) est arrivé en trombe et a lancé la rondelle dans la partie supérieure du filet de Jones. Il a toutefois fallu le visionnement de la reprise vidéo avant que le juge n’accorde le but. Puis à 14:08, Zachary Massicotte (3e), qui se porte rarement en attaque, a fait coucher Bouthillier devant son filet après une remarquable feinte dans l’enclave pour créer l’égalité. Quelques secondes plus tard, Nathan Ouellet (14e) en a ajouté un autre en avantage numérique. Après ces deux buts rapides des Bas-Laurentiens, les hommes de Jeff Cowan ont semblé paniquer pendant quelques instants.

À 3:56 du dernier vingt, un superbe échange des Dogs en territoire offensif a permis à Jérémie Poirier (15e) de tirer un plomb dans le haut du filet pour niveler la marque à nouveau. Mais à mi-chemin de la période, Adam Raska (11e) a donné la victoire aux siens.

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Trois matchs de suspension pour Alexis Lafrenière

L’attaquant vedette de l’Océanic de Rimouski, Alexis Lafrenière, ratera les trois prochains matchs des siens. Le préfet de discipline de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) lui a imposé une suspension de trois matchs pour sa mise en échec à la tête envers l’attaquant Thomas Caron des Remparts de Québec dimanche.

Le meilleur marqueur de la LHJMQ et potentiel premier choix au prochain repêchage de la LNH a reçu cette suspension pour son geste, mais aussi pour accumulation de codes, lui qui en était à sa quatrième infraction.

L’entraîneur-chef des Remparts, Patrick Roy, n’a pas voulu trop s’avancer quant à son appréciation de la décision de la ligue. «Que je sois d’accord ou pas d’accord avec la sanction, ça n’a pas d’importance, mais j’imagine que c’est le genre de geste que la ligue ne veut pas voir», a-t-il affirmé mardi en parlant des coups à la tête.

«C’est dommage qu’un joueur comme lui fasse ça, car il n’a pas besoin de poser ce genre de geste. C’est quand même un attaquant important et il attire beaucoup partout où passe l’Océanic», ajoute-t-il à propos du surdoué qui montre une fiche de 24 buts et 60 aides en 39 parties cette saison.

«Pour nous, l’important est que Thomas s’en soit bien sorti. Il est à l’entraînement aujourd’hui et ne semble pas avoir de séquelles de ce coup», résume Roy. Quant à Caron, il a avoué en avoir été quitte pour une bonne frousse. «J’ai eu peur un peu, j’ai été un peu «shaké», mais j’ai terminé le match. Il y a eu un impact, j’ai repris mon souffle et j’ai continué.»

Du côté de Rimouski, l’Océanic a réagi à la suspension par voie de communiqué de presse. «La suspension imposée à Alexis Lafrenière pour une durée de trois matchs servira d’apprentissage important pour Alexis et tous les joueurs de l’Océanic. Alexis accueille avec humilité et respect cette décision», a déclaré le directeur des communications et du marketing Nicolas Thibeault-Dallaire, rappelant que l’Océanic, de concert avec la LHJMQ, visait à bannir les coups à la tête dans le sport.

Océanic

Chicoutimi 1/Rimouski 4: l’Océanic freine l’élan des Saguenéens

Pour la première fois en cinq duels contre les puissants Saguenéens, l’Océanic a obtenu une grosse victoire de 4-1, vendredi, au grand plaisir des 3780 partisans réunis au Colisée Financière Sun Life de Rimouski. Du même coup, les Rimouskois ont mis fin à une séquence de 8 victoires consécutives de Chicoutimi.

«Les gars étaient sur la rondelle, se réjouissait l’entraîneur-chef, Serge Beausoleil. Ils compétitionnaient, ils voulaient prouver qu’ils étaient dans le coup. Chicoutimi trône au sommet du classement avec Sherbrooke. Ce n’est pas pour rien! Il n’en échappe pas, de match comme ça. De pouvoir rivaliser avec eux, de voir qu’on est capables de gérer la rondelle, de créer de l’offensive, de donner si peu de chances, ce sont beaucoup de choses qui nous font plaisir. […] Les gars ont joué un match d’équipe en commençant par Alexis Lafrenière et les autres ont suivi. Ça crée un effet d’entraînement qui est contagieux.»

Dès la première période, les locaux sont arrivés sur la patinoire affamés, résolument décidés à ne pas faire de cadeau à leurs invités. C’est Adam Raska (9e) qui a ouvert la marque en avantage numérique à 11:26. Puis à 16:23, Zachary Bolduc (23e) a doublé l’avance des siens sur un impressionnant tic-tac-toe avec Alexis Lafrenière et Dmitry Zavogorodniy.

Les hommes de Serge Beausoleil ont continué à dominer l’adversaire qui a bien tenté de s’approcher du filet de Creed Jones, mais sans succès. À seulement 17 secondes, Justin Bergeron (9e) en a ajouté un autre sans aide à la suite d’un revirement. 

Au début du dernier engagement, les hommes de Yanick Jean ont augmenté la pression et ont réussi à s’inscrire au pointage sur une rondelle bondissante dans l’enclave logée par Félix Bibeau (21e) dans le fond d’une cage ouverte. Les Bas-Laurentiens fracassaient ainsi un nouveau record d’équipe avec 183 minutes et 43 secondes sans avoir accordé de but. À 2:47 à faire à l’affrontement, Zavgorodniy a marqué dans un filet désert. Avec un but et une passe, le Russe a célébré de belle façon son retour au jeu après 10 semaines d’absence. «J’avais hâte de le voir, a fait savoir son entraîneur. Je me rappelais comment il jouait bien, comment il rendait tout le monde meilleur autour de lui. Il a repris le collier là où il l’avait laissé!» Avec trois passes, Lafrenière a quant à lui atteint le cap des 60 mentions d’aide depuis le début de la saison.

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L’Océanic sans pitié pour les Voltigeurs [VIDÉO]

RIMOUSKI — Les Voltigeurs ont trébuché devant l’attaque de l’Océanic qui a été sans pitié, en l’emportant 7-0, mercredi, au Centre Marcel-Dionne de Drummondville. Pendant que la troupe de Rimouski remportait un deuxième jeu blanc successif, les locaux baissaient pavillon pour la deuxième fois de suite. «On ne pavoisera pas trop, mais c’est un bon match pour nous», se réjouissait Serge Beausoleil.

«Ce sont deux gros points pour nous, a poursuivi l’entraîneur-chef. Ce n’est jamais facile de jouer à Drummondville. C’est une équipe qui joue serré, qui est dure à jouer contre. Je pense qu’il faut continuer à bâtir là-dessus. Les gars commencent à s’apprivoiser les uns les autres. Il reste très peu de matchs avant les séries. Il faut être à point!»

En dépit du fait que les visiteurs n’ont pu compter sur Isaac Belliveau, Walter Flower et Andrew Coxhead en raison d’un virus, ils ont livré une puissante bataille. «C’est le fun de savoir qu’on peut performer même quand des éléments-clés ne sont pas là», a indiqué le pilote des Bleus. Même si plusieurs des 26 lancers qu’il a repoussés n’étaient pas dangereux, Colten Ellis a fermé la porte quand il le fallait. «Colten a mérité son blanchissage, surtout en fin de première et de deuxième, où il a fait des arrêts-clés», estimait Beausoleil.

Doublé de Bolduc

Les deux seuls buts marqués au premier vingt ont été signés par Zachary Bolduc, dont le premier en avantage numérique et le deuxième sur un tir faible des poignets qui a rebondi sur la mitaine d’Anthony Morrone. Motivée à jouer devant parents et amis, la recrue de 16 ans originaire de Bécancour atteignait le cap des 20 points en 37 matchs dans le Circuit.

Il a fallu attendre à la 13e seconde de la troisième période pour voir le tableau indicateur bouger à nouveau sur une frappe de Nathan Ouellet (13e). À 2:15, Nicolas Guay (22e), complètement oublié dans l’enclave, est venu hanter son ancienne formation d’un tir sur réception. À 14:53, le vétéran Olivier Bourret (2e) en a ajouté un autre sur un retour de lancer de Christopher Innis qui, pour son anniversaire, a joué un très fort match. 

À 15:05, Bolduc (22e) a complété son tour du chapeau. «Il mérite ce qui lui arrive, croyait Beausoleil en vantant son lancer du poignet. Il sait traîner dans l’enclave et trouver les espaces libres.» 

Puis à 9 secondes à faire à la rencontre, Maxime Collin (3e) a inscrit le 7e but sans riposte des visiteurs sur une feinte en supériorité numérique.

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Rimouski 5/Titan 0: l’Océanic blanchit le Titan

RIMOUSKI – Défait la veille par le même adversaire à domicile, l'Océanic est débarqué au Centre régional K.C. Irving de Bathurst, samedi, le couteau entre les dents, résolument déterminé à prendre sa revanche sur le Titan. Avec 41 tirs au but contre 20 du côté des locaux, la formation rimouskoise les a blanchis 5 à 0, se sauvant ainsi avec deux points en poche.

Serge Beausoleil a particulièrement aimé la gestion de la rondelle et la vitesse utilisée par ses troupiers, ce qui «a donné de beaux élans offensifs qui se sont concrétisés par des buts». «Il y a eu de très bons tirs du point d'appui, a-t-il ajouté. Ce qu'on a aimé, c'est ce synchronisme entre les joueurs. On a beaucoup moins donné la rondelle à l'adversaire. On était beaucoup plus patients. En compétitionnant comme on l'a fait, c'est pas mal la clé du succès! Tout le monde a fourni l'effort et mis l'épaule à la roue. C'est un match qui peut les faire grandir. Il faut bâtir là-dessus.»

Un tour du chapeau pour Guay

En première période, Nicolas Guay (21e) a complété un tour du chapeau en l'espace de 7 minutes 4 secondes, dont deux buts sur des passes d'Alexis Lafrenière. Il n'en fallait pas plus pour que Mario Durocher ordonne à Félix-Anthony Éthier de céder sa place à Tristan Bérubé devant le filet. Puis à 13:22, le capitaine Lafrenière a repéré Nathan Ouellet (12e) dans l'enclave, lui permettant de déjouer Bérubé en enfilant la rondelle dans la partie supérieure du filet.

Il a fallu attendre à mi-chemin du troisième engagement avant que le tableau indicateur ne bouge. Fort bien placé devant la cage, Frédéryck Janvier (5e) en a ajouté un dernier sur une splendide poussée de Lafrenière qui, à sa troisième partie en trois jours dans trois provinces différentes, récoltait son quatrième point de la rencontre, portant ainsi sa fiche à 78 points. «Hier [vendredi], c'était un match beaucoup plus moyen pour Alexis; il était au bout du rouleau, a indiqué son entraîneur. On sait à quel point il peut être bon quand ses réflexes sont affutés et, quand tout est en place, comment il domine. Hier, ce n'était pas le cas. On savait qu'il avait besoin d'une pause. Il a insisté pour jouer en disant qu'il se reposerait demain [dimanche] et lundi, au pire. On a acquiescé à sa demande et ce soir, il était partout sur la glace!»

Serge Beausoleil a aussi souligné le retour exceptionnel de Janvier après une absence pour soigner une blessure. «Il a pris où il avait laissé […], croyait-il. Ce n'est pas toujours facile, pour un joueur, de revenir, de reprendre le collier et d'être au niveau. Il a bien fait!»

Outre les performances de Guay, de Lafrenière et de Janvier, le pilote de Rimouski a mentionné le travail remarquable de Walter Flower à la défensive. «Il a été très solide, non seulement avec la rondelle, mais sans rondelle», a-t-il souligné.

Deux jeux blancs en trois matchs

Implacable devant son filet, Jones signait son deuxième jeu blanc dans l'uniforme bleu. «Creed Jones a été mis beaucoup plus à l'épreuve en troisième période et il a été vraiment solide, a salué Beausoleil. Ça fait trois matchs qu'il joue et il a donné un seul but! On peut dire que c'est un bon départ! Il amène un contrôle qui est contagieux et qui plaît bien à ses coéquipiers. Quand on a fléchi un peu, il a fait la différence.»

Quel impact peut-il avoir sur le gardien numéro un, Colten Ellis? «Ça lui demande d'élever son jeu», a répondu le patron de l'Océanic.

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Acadie-Bathurst 4/Rimouski 3: l’Océanic devra se regarder dans le miroir, selon Beausoleil

RIMOUSKI — L’Océanic a nettement dominé au chapitre des tirs au but (46-21), vendredi, sans réussir à terminer avec un seul point au classement. Le Titan d’Acadie-Bathurst est reparti du Colisée Financière Sun Life avec une victoire de 4-3. «Ils ont bien fait ça, Bathurst, a reconnu Serge Beausoleil, visiblement déçu de la performance de ses joueurs. Ils ont travaillé avec acharnement [...]. Mais de notre côté, on ne s’est pas préparés de la bonne façon. On a à se regarder dans le miroir!»

Le match a donné lieu à un duel de gardiens qui ont déjà été coéquipiers, soit Colten Ellis et Tristan Bérubé. En première période, 4 buts ont été marqués en 3 minutes 46 secondes. C’est Maxime Collin (2e) qui a marqué le premier, suivi de Rémy Anglehart (22e) avec un tir sur réception, de Bennett MacArthur (3e) sur une échappée et de Christopher Innis (2e) qui a nivelé la marque. Dans une bousculade devant le filet des visiteurs, à moins d’une minute à faire à la première période, Justin Bergeron (8e) a permis aux siens de retraiter au vestiaire en avance d’un but. 

L’engagement médian a été pénible pour les hommes de Serge Beausoleil, ayant même été incapables de profiter d’un jeu de puissance à 5 contre 3. Beaucoup plus performant, Acadie-Bathurst a inscrit deux buts, l’un d’Olivier Coulombe (5e) et l’autre de Riley Kidney (4e). Après un cafouillage devant le filet d’Acadie-Bathurst, Nicolas Guay a eu droit à un tir de punition, mais en vain. 

«Je ne suis vraiment pas content [...], fulminait le pilote de Rimouski. […] Après la deuxième période, on avait des gars qui étaient centrés sur eux-mêmes, qui se fustigeaient, qui étaient négatifs par rapport à ce qui était arrivé. Il faut arrêter de s’autoflageller et jouer au hockey! Ce n’est pas parce qu’on est l’Océanic de Rimouski et qu’on a Alexis Lafrenière que ça va être la Mer rouge qui va s’ouvrir comme pour Moïse!»

Pour le dernier vingt, Creed Jones s’est amené en relève à Ellis, qui ne semblait pas se sentir en confiance ni au maximum de sa forme, ayant cédé quatre fois sur 16 lancers. «Il n’était vraiment pas dans son élément», a confirmé Beausoleil. J’ai bon espoir qu’il va rebondir. Mais disons que ce soir, c’est un match, pour lui, qui est à oublier.» L’Océanic est revenu en troisième avec 20 tirs contre 5. Mais, les Bas-Laurentiens se sont butés à Bérubé qui n’en a pas échappé une. Les deux mêmes formations s’affronteront samedi à Bathurst.

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Hommage à Doris Labonté: reporté au 20 mars

RIMOUSKI — Annoncée pour le 28 février, la cérémonie visant à rendre hommage à l’ex-entraîneur-chef et directeur-gérant de l’Océanic, Doris Labonté, est reportée au 20 mars au Colisée Financière Sun Life de Rimouski.

Ce report est dû à une intervention chirurgicale que devra subir M. Labonté relativement à un traitement contre le cancer qu’il avait subi en 2018. «Doris nous a appelés, hier [mercredi], et il nous a expliqué avoir reçu l’appel qu’il attendait depuis longtemps, explique le président du club de hockey, Éric Boucher. C’est un drôle de hasard, mais nous sommes très heureux qu’il puisse subir cette opération qui est la dernière étape pour son rétablissement.»

Le principal intéressé a appris la nouvelle avec beaucoup d’émotions et d’humilité. «L’annonce de cette soirée-hommage a été une surprise qui m’a laissé bouche-bée, raconte Doris Labonté. Je trouve ça gros, moi qui ai toujours voulu être un gars du peuple, qui n’ai jamais visé la gloire personnelle, mais plutôt le succès de mes missions.» S’il accepte de se présenter au centre de la patinoire pour voir une bannière à son effigie être hissée au plafond de l’amphithéâtre, c’est au nom de tous les joueurs, du personnel administratif et d’encadrement ainsi que des partisans». «La seule personne que je vais nommer, pour le moment, est celui par qui tout est arrivé, […] soit M. Maurice Tanguay, qui a cru en moi et avec qui j’ai fait équipe durant les 10 premières années de l’aventure», souligne-t-il.

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Doris Labonté deviendra un immortel de l’Océanic

RIMOUSKI — Doris Labonté, qui a consacré 12 ans de sa vie à l’Océanic de Rimouski, deviendra un immortel. Lors d’une cérémonie prévue le 28 février au Colisée Financière Sun Life de Rimouski, celui qui a été entraîneur-chef, directeur-gérant adjoint et directeur-gérant du club de hockey verra son nom hissé pour toujours dans les hauteurs de l’amphithéâtre.

L’événement précédera le match à 19h30 lors duquel l’Océanic recevra les Mooseheads d’Halifax. Selon le président Éric Boucher, il y a longtemps que son organisation souhaitait rendre hommage à Doris Labonté qui, dès la fondation du club en 1995, se trouvait parmi les pionniers. Il y est demeuré jusqu’en 2007. Pour l’Océanic, le 25e anniversaire devenait le moment idéal pour honorer l’un de ses bâtisseurs.

Pendant sa carrière, Labonté a dirigé des joueurs de talents tels Brad Richards, Vincent Lecavalier et nul autre que Sydney Crosby. Avec ses troupiers, il a conduit son équipe vers la victoire pendant deux saisons régulières, ce qui lui a permis de soulever deux coupes du Président, deux trophées Jean-Rougeau et une Coupe Memorial. «Doris Labonté nous a donné des années de coaching avec une passion extraordinaire, estime Éric Boucher. Il a été le coach de ce qu’on dit être la meilleure équipe des 50 ans de la Ligue de hockey junior majeur. Il nous a donné plusieurs belles années ici.»

Lorsqu’il était entraîneur-chef, Labonté ne se contentait pas de demeurer debout derrière le banc des joueurs. Reconnu pour son caractère intense, expressif et passionné, l’ancien pilote avait une façon peu commune de travailler lors des matchs. «Il était toujours grimpé sur la bande, se souvient M. Boucher, qui le connaît depuis sa plus tendre enfance. Aujourd’hui, il pense qu’on le garderait une demi-période et qu’il se ferait mettre dehors par la Ligue! Avec l’émotion qu’il avait, un coach ne pourrait plus faire ça, aujourd’hui. En tous cas, il ne pourrait plus le faire de la même façon!»

Le président du club rappelle aussi à quel point Doris Labonté est apprécié des gens de Rimouski. «À toutes les fois qu’il vient ici, qu’il fait une apparition sur la glace, il a toujours une grosse ovation, souligne Éric Boucher. Je me rappelle que quand on avait monté une bannière pour M. [Maurice] Tanguay, Doris avait eu une ovation aussi grande que Vincent Lecavalier!»

Le principal intéressé a appris la nouvelle mardi soir, lors d’un souper visant à souligner le 25e anniversaire de l’Océanic et qui réunissait, entre autres, l’ancien capitaine Jonathan Beaulieu et le descripteur Michel Germain. Quand Éric Boucher lui a appris par vidéo qu’il deviendrait un immortel, Doris Labonté a accueilli l’annonce avec beaucoup d’émotions.

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Alexis Lafrenière vit ses rêves

RIMOUSKI — Au cours des deux dernières semaines, Alexis Lafrenière a atteint les plus hauts sommets auxquels un hockeyeur de 18 ans peut aspirer. Après être revenu du Championnat du monde de hockey junior avec une médaille d’or au cou, deux prix en poche et une cérémonie en son honneur devant des milliers de partisans à Rimouski, voilà qu’il repart jeudi pour disputer le Match des meilleurs espoirs de la Ligue nationale de hockey à Hamilton, en Ontario.

«C’est un rêve d’enfance qui s’est réalisé de jouer le tournoi, a admis le capitaine de l’Océanic. De représenter le Canada, c’était un honneur […] et de gagner l’or avec l’équipe, c’était un moment spécial!» Même si tout va vite pour lui, il garde la tête froide. «Il faut que je reste dans le moment présent, répète-t-il, tel un mantra. J’ai vécu des semaines hautes en émotions. J’essaie de profiter le plus possible de ce que j’ai la chance de vivre.»

Lors du Championnat du monde en République tchèque, celui que ses coéquipiers surnomment «Lafy» a été sacré joueur par excellence et meilleur attaquant, devenant le premier Québécois à recevoir ce dernier titre. «Ce sont de beaux honneurs, se réjouit-il. C’est très flatteur. C’est un surplus. Mais, ce qui m’a le plus ému, c’est la médaille d’or!»

C’est avec un mélange d’excitation et d’appréhension qu’Alexis Lafrenière quittera Rimouski pour prendre part au Match des meilleurs espoirs, où il endossera le rôle de capitaine. «Il faut être prêts parce que tous les joueurs sont hypertalentueux, garde-t-il en tête. Il faut bien se préparer.» À son retour à Rimouski, son objectif sera, avec ses coéquipiers, de soulever la coupe du Président.  

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Les Huskies prennent leur revanche face à l'Océanic [VIDÉO]

RIMOUSKI — Blanchis la veille, les Huskies ont pris leur revanche sur l’Océanic, dimanche, par la marque de 2 à 0 lors du dernier match d’un programme double disputé au Colisée Financière Sun Life de Rimouski. Malgré seulement 19 tirs au but contre 33 du côté des locaux, la formation de Rouyn-Noranda a prouvé que ce n’est pas le nombre de lancers qui est gage de victoire. Pour les hommes de Serge Beausoleil, il s’agissait du deuxième revers par jeu blanc au cours de leurs six derniers matchs.

«Ils ont été bons», a été forcé de reconnaître l’entraîneur-chef de l’Océanic en parlant de l’adversaire, tout en mentionnant que ses troupiers avaient tout de même livré une bonne bataille, surtout en première période. «Ça aurait pu aller d’un côté comme de l’autre. C’est un bon match de hockey!» Pour Beausoleil, une chose a principalement fait défaut chez ses ouailles : la finition.

Pression sur la défensive

En première période, les Rimouskois ont investi la zone des visiteurs et ont mis beaucoup de pression sur leur défensive. À l’engagement médian, la jeune défensive de Mario Pouliot, très disciplinée, a su fort bien affronter l’attaque d’Alexis Lafrenière et de ses coéquipiers. «Ils [les Huskies] fermaient la bleue et l’accès au territoire et on s’entêtait à vouloir fignoler, au lieu de mettre la rondelle derrière eux et de travailler avec notre vitesse», a critiqué Beausoleil. De plus, les Bas-Laurentiens n’ont pas su profiter de leurs trois jeux de puissance contre l’équipe présentant le pire désavantage numérique de la Ligue. «En avantage numérique, on a eu de très belles chances, mais on a raté le filet à plusieurs reprises», a déploré le patron.

Après 40 minutes de jeu, la feuille de pointage était aussi blanche que la tempête qui soufflait à l’extérieur. Il a fallu attendre à 13:32 du troisième tiers avant de voir le tableau indicateur bouger sur un but de Mathieu Gagnon (2e). Puis, à un dixième de seconde de la fin de la rencontre, Vincent Marleau (17e) en a ajouté un dernier dans un filet désert.

En ayant fermé la porte 33 fois, le pilote de Rimouski a affirmé que si Zachary Émond «n’avait pas été là, il n’y aurait pas eu de match». Il faut cependant souligner que son vis-à-vis, Colten Ellis, qui en était à son premier départ à domicile après presque deux mois d’absence, a aussi été très solide. 

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Rimouski 3/Rouyn-Noranda 0: retour éblouissant pour Alexis Lafrenière

RIMOUSKI – Le match opposant l’Océanic aux Huskies de Rouyn-Noranda, samedi, a mis en lumière l’incontournable Alexis Lafrenière, qui a fait un retour très remarqué au Colisée Financière Sun Life de Rimouski, après un mois d’absence. Non seulement il a fait l’objet d’un hommage bien senti, mais il a contribué à tous les buts marqués par son équipe qui a blanchi les champions en titre des coupes Memorial et du Président au compte de 3 à 0.

Le capitaine de Rimouski a eu droit à une longue ovation et à des applaudissements nourris des 3 708 spectateurs qui étaient présents lors de la cérémonie en son honneur, malgré les conditions routières plutôt hasardeuses. «C’était vraiment un beau moment pour moi, a indiqué le principal intéressé. C’était spécial! Ça prouve à quel point les partisans de l’Océanic ont beaucoup de classe. Ça a fait chaud au coeur!»

Le président de l’Océanic, Éric Boucher, lui a décerné une médaille d’or pour son exceptionnelle performance lors du Championnat du monde de hockey junior, qui s’est tenu du 26 décembre au 5 janvier à Ostrava en République tchèque. Aussi, une plaque honorifique, qui est actuellement en confection, lui sera remise ultérieurement. 

En dépit d’une blessure qui lui a fait rater deux matchs lors de ce tournoi international, le joueur vedette a obtenu 10 points, contribuant largement à la victoire d’Équipe Canada, qui a décroché la médaille d’or aux dépens de la Russie. Blessé en début du tournoi, le hockeyeur de 18 ans s’était écroulé sur la patinoire en se tordant de douleur. «J’ai eu peur un peu, mais j’ai suivi le processus de retour au jeu et ça s’est bien passé, raconte-t-il. C’était le «fun» de revenir pour la ronde des médailles.» 

Le prodige a été sacré «joueur par excellence» et meilleur attaquant du championnat, un titre décerné pour la première fois à un Québécois dans l’histoire de cet événement. «C’est un bel honneur, mais je pense que derrière chaque titre individuel, il y a toujours une équipe qui travaille et qui aide, a commenté le jeune homme de peu de mots. Ils ont beaucoup de crédit là-dedans. Ce n’est vraiment pas juste moi.» Concernant sa participation à l’événement, il a fait savoir que «c’était un bel honneur de pouvoir gagner l’or pour le pays». «Avec le groupe qu’on avait, c’était vraiment spécial. C’était un rêve d’enfance.» Lafrenière, que ses coéquipiers appellent affectueusement «Lafy», figure au premier rang des pointeurs de la LHJMQ avec 73 points, dont 3 obtenus lors de la rencontre de samedi. 

Des enregistrements vidéos composées de témoignages d’anciens joueurs et d’ex-capitaines de l’Océanic ont été diffusées lors de la cérémonie visant aussi à souligner le 25e anniversaire du club. Trois anciens joueurs qui ont évolué dans la formation bas-laurentienne entre 2005 et 2009, soit Benoit Arsenault, Jason Caron et François Bolduc, surnommé «l’homme de fer», ont procédé à la mise au jeu protocolaire.

Rimouski devra encore une fois se priver des services de son légendaire numéro 11 qui quittera dès lundi pour le Match des meilleurs espoirs Kubota qui sera disputé jeudi à Hamilton, en Ontario, et lors duquel il assumera le rôle de capitaine de son équipe. S’il est le 21e joueur de l’Océanic à prendre part à ce match, il est seulement le deuxième à en être nommé capitaine, après Vincent Lecavalier en 1998.

Lafrenière contribue aux trois buts

Alors qu’il aurait pu continuer à flotter sur son nuage, Alexis Lafrenière est pourtant vite revenu sur ses patins, mordant avec conviction la glace de la patinoire lors du match qui opposait son équipe aux Huskies. «C’est sûr que j’ai vécu beaucoup d’émotions dans les dernières semaines, a-t-il reconnu. En revenant ici, il fallait rester dans le moment présent et me concentrer sur le match. C’est ce que j’ai essayé de faire et c’est le «fun» qu’on ait réussi à gagner! Je suis vraiment content d’être de retour!»

Même s’il avait manqué neuf parties, qu’il n’avait pas encore eu le temps de pratiquer avec ses coéquipiers et qu’il ne connaissait pas ses six nouveaux troupiers, le capitaine de l’Océanic a, sans grande surprise, ouvert la marque. Seul dans le haut de l’enclave, Lafrenière (24e) n’aura pris que 12:57 pour battre le nouveau gardien des Huskies, Samuel Richard, d’un bon tir des poignets. «Il est arrivé aujourd’hui, a précisé son entraîneur. Ça faisait une semaine qu’il n’avait pas patiné. Il a repris le collier là où il l’avait laissé!» Même si Serge Beausoleil reconnaît qu’il n’a pu avoir un gros impact sur ses coéquipiers, le pilote estime néanmoins qu’il «est un modèle pour les autres et que c’est un gars qui est inspirant pour toute l’équipe».

En deuxième période, les locaux ont inscrit deux autres buts en l’espace d’une minute et 2 secondes. Nathan Ouellet (11e) et Cédric Paré (33e) ont été les marqueurs, sur des passes d’Alexis Lafrenière. «On a joué un bon match», n’avait pour seule analyse le capitaine, en ajoutant qu’il aimait jouer avec Ouellet qui «n’arrête jamais de travailler et qui va toujours chercher beaucoup de rondelles». «C’est un travaillant et tout le crédit lui revient», a-t-il ajouté. «Quand on travaille de façon intense comme ça, je pense que ça facilite le travail de tout le monde», a indiqué Beausoleil. Quand il [l’adversaire] ne marque pas de buts, on a de grosses chances de remporter le match! Les mathématiques sont simples à faire!»

À son deuxième départ dans l’uniforme de l’Océanic, le portier Creed Jones a récolté son premier jeu blanc. «Ce ne sont pas des matchs faciles à garder, a souligné Beausoleil. Mais, Creed a été Creed: il a été calme. C’est une belle victoire et je suis content d’avoir un jeu blanc. Ça fait du bien!» 

Océanic

Le début d’une nouvelle ère pour l’Océanic de Rimouski

RIMOUSKI – Serge Beausoleil croit que le match de jeudi contre les Remparts à Québec «ne sera pas du gâteau». Il exhorte donc ses joueurs à continuer à travailler dans le même sens qu’ils l’ont fait mardi contre les Cataractes de Shawinigan, qu’ils ont vaincus par la marque de 5 à 1. L’entraîneur-chef de l’Océanic de Rimouski qualifie d’ailleurs ce moment de «jour 1 d’une nouvelle ère».

«On est en train de bâtir quelque chose», se réjouit l’entraîneur-chef de Rimouski. 

La performance exceptionnelle de mardi ne pouvait effectivement mieux tomber puisque les transactions sont conclues, Alexis Lafrenière et Adam Raska sont revenus du Championnat du monde de hockey junior et certains joueurs blessés font graduellement leur retour au jeu. Il restera un peu de synchronisme à trouver entre les anciens joueurs et les six nouveaux éléments dans l’alignement, dont Andrew Coxhead, Nicolas Guay et Justin Bergeron. Beausoleil est confiant qu’avec un peu de pratique, ses hommes développeront un système de jeu collectif.

Coxhead affrontera pour la première fois ses anciens coéquipiers jeudi. «C’est tout le temps des moments névralgiques. Ça va être la même chose pour Bergeron en fin de semaine contre Rouyn-Noranda. Avec une chance ou deux, Cole Cormier va nous faire une passe ou deux! Mais, j’espère que l’inverse ne sera pas vrai!» lance Serge Beausoleil en boutade.

Bien qu’il était de l’entraînement de mercredi sur la patinoire à Rimouski, il n’est pas encore certain que ce sera Colten Ellis, qui se remet d’une intervention chirurgicale au genou, qui sera devant la cage de l’Océanic. Il n’est pas non plus dans les plans qu’Alexis Lafrenière jouera. Tout juste revenu du Championnat du monde de hockey junior en République tchèque, il doit se remettre du décalage horaire.  

Océanic

«Deux gros points» pour l’Océanic [VIDÉO]

RIMOUSKI – «Ils étaient prêts à compétitionner comme une équipe qui vise un championnat, avec la quantité de lancers qu’ils ont bloquée», a été forcé d’admettre Daniel Renaud en parlant de l’Océanic, qui a vaincu son équipe 5 à 1, mardi, au Colisée Financière Sun Life de Rimouski. Pendant que les Cataractes de Shawinigan encaissaient un septième revers successif, les Rimouskois mettaient un terme à leur séquence de cinq défaites.

Si les Bas-Laurentiens ont dominé dans les tirs au but (31-19), il y a tout de même eu un peu de cafouillage causé par l’absence de synchronisme lié au manque d’entraînement des nouveaux joueurs au sein de la formation. Quoi qu’il en soit, Serge Beausoleil était content de la performance de ses ouailles et «des deux gros points» récoltés. Il était particulièrement satisfait de ses dernières acquisitions, le défenseur Justin Bergeron et le gardien Creed Jones. «Jones, on a trouvé qu’il avait énormément de calme, a-t-il observé. Il calme tout le monde. Bergeron, je savais qu’il était bon. Mais, il est tellement bon qu’en première période, certains de nos attaquants étaient surpris des passes qu’il faisait! Il joue rapidement, il voit bien le jeu.»

Hockey

Lafrenière «a prouvé qu’il était le meilleur»

RIMOUSKI — L’entraîneur d’Alexis Lafrenière ne tarissait pas d’éloges après que son capitaine eut contribué à la médaille d’or d’Équipe Canada au Championnat du monde de hockey junior, qui s’est terminé dimanche à Ostrava en République tchèque. «Il s’est fait un point d’honneur de dire que c’était lui le meilleur et qu’il allait le prouver», a lancé Serge Beausoleil.

La fierté se lisait sur le visage de l’entraîneur-chef et directeur-gérant de l’Océanic de Rimouski. «Époustouflant! Quel tournoi il a eu! Il est passé à travers toutes sortes d’épreuves et toute la gamme des émotions, avec la blessure. Il est revenu et il a été un joueur-clé dans le retour du Canada en quart de finale. Il a continué son bon travail en marquant des buts et en préparant des filets de toutes les façons. Voir notre capitaine gagner le Championnat du monde, c’est quelque chose de fantastique!»

Trois objectifs

Selon Beausoleil, cette performance exceptionnelle faisait partie des trois objectifs de son protégé : connaître une «saison du tonnerre» avec l’Océanic, être champion junior et rapporter la Coupe du président à Rimouski.

«On va continuer à travailler là-dessus, a promis le patron. On vient de lui fournir des éléments qui vont l’aider à nous guider vers les plus hauts sommets.»

Le pilote croit que l’expérience acquise lors du Championnat rejaillira immanquablement sur sa troupe «parce qu’à côté d’Alexis Lafrenière, il y a notre logo». «Il va partager ça de très belle façon, en est-il convaincu. Il a encore montré que quand le match est sur la ligne, il peut faire la différence. Il l’a fait sur le plan international contre les meilleurs joueurs de son âge et même plus vieux. Il va continuer à le faire dans notre circuit. On a hâte qu’il revienne!»

Lors de l’événement, le numéro 11 a récolté 10 points (4 buts et 6 aides). Il a été récompensé du titre de joueur par excellence, une première dans l’histoire de ce championnat pour un attaquant québécois.

«L’expression québécoise “passer la gratte” s’applique dans ce cas-ci, a fait valoir Beausoleil. […] Il a fait fi de tous les obstacles qui étaient devant lui et c’est une expérience inestimable qu’il vient d’aller chercher sur la scène internationale!»

Océanic

L’Océanic acquiert Justin Bergeron et Creed Jones

RIMOUSKI – S’il considère que son organisation s’est bien débrouillée depuis le début de la saison, Serge Beausoleil commence tout de même à ressentir l’essoufflement de ses troupiers, surtout sur les plans de la maturité et de l’expérience. En mettant la main sur Justin Bergeron et Creed Jones, en plus d’Andrew Coxhead, d’Olivier Bourret, de Walter Flower et de Nicolas Guay acquis avant les Fêtes, le directeur-gérant de l’Océanic de Rimouski calcule qu’il s’enrichit de 1275 matchs d’expérience.

Il a payé cher auprès des Huskies de Rouyn-Noranda pour obtenir Bergeron, qui s’amène en échange d’un choix de 1re ronde en 2020, de deux de 2e en 2020 et en 2022, d’un de 3e en 2022 et d’un choix de 4e tour en 2021, en plus de trouver «épouvantable» d’avoir cédé les services d’Alexis Brisson. Mais, Beausoleil rappelle que Bergeron était sur le premier trio de défenseurs avec Noah Dobson lors des séries éliminatoires, pendant lesquelles il a récolté 20 points.

«C’est un des défenseurs les plus en demande dans le circuit présentement, considère-t-il. Justin Bergeron est un gars qui joue sur 200 pieds. Ses qualités offensives en font un joueur unique. Avec son retour possible l’an prochain, c’est une acquisition d’extrême importance parce qu’il a gagné la Coupe Memorial et la Coupe du Président, l’an passé. C’est un gars qui a une immense expérience. Le rajouter à notre brigade, il va venir tonifier notre attaque, notre relance. À cela s’ajoute Walter Flower […]. Ce sont deux défenseurs de très haut calibre qu’on vient d’aller chercher, déjà qu’on avait des gars comme [Zachary] Massicotte et [Christopher] Innis. Avec le jeune [Isaac] Belliveau et [Anthony] D’Amours, ça fait une défensive vraiment solide!»

Comme Colten Ellis a été mis à l’écart pendant deux mois et demi en raison d’une blessure, l’entraîneur-chef reconnaît qu’il a beaucoup demandé à ses gardiens substituts, Raphaël Audet et Justin Blanchette. «On sentait qu’on avait besoin d’expérience […], constate-t-il. C’est pour ça qu’on a acquis les services de Creed Jones, 19 ans, qui a énormément de potentiel et qui est capable de jouer de très grosses minutes. Ça nous fait un duo devant le filet qui est capable de faire face à la musique!» Le gardien des Olympiques de Gatineau a été transigé contre un choix de 2e ronde en 2021. C’est d’ailleurs lui qui se trouvera devant la cage de l’Océanic lors du match de mardi à domicile contre les Cataractes de Shawinigan. «Un certain Colten Ellis sera le gardien substitut», spécifie Beausoleil en esquissant un sourire. 

Échangé le 18 décembre des Cataractes contre un choix de 8e ronde conditionnel en 2021, Justin Blanchette devrait être réassigné à Granby dans le junior AAA. Quant à la recrue Raphaël Audet, il devra choisir entre le junior AAA ou le collégial. «Ça devrait se finaliser dans les prochains jours», fait savoir le directeur-gérant adjoint, Danny Dupont.

Pour l’instant, l’alignement de l’Océanic est composé de huit défenseurs, de deux gardiens et de quatorze attaquants. Mais, d’autres mouvements pourraient survenir d’ici vendredi.

Océanic

Blainville-Boisbriand 5/Rimouski 2: L’Armada fait la leçon à l’Océanic

RIMOUSKI – Après avoir signé une victoire convaincante sur la route la veille contre les Remparts, l’Armada n’entendait visiblement pas diminuer l’intensité de son élan en débarquant au Colisée Financière Sun Life de Rimouski, dimanche. Le couteau entre les dents, le club de Blainville-Boisbriand l’a emporté facilement sur l’Océanic par la marque de 5-2.

«Ce n’est pas un bon match, peinait à dire l’entraîneur-chef bas-laurentien, tant il était déçu. Je suis insatisfait du match. On avait de la misère à faire deux passes sur le sens du monde, on n’avait pas de rythme, on perdait nos batailles. On a eu une leçon de hockey! Ce n’est pas acceptable!»

Il a fallu attendre à 13:38 de la première période avant que Simon Lavigne (2e) n’ouvre la marque pour les visiteurs. Après avoir fait plusieurs arrêts, Raphaël Audet a abdiqué à 7:59 de l’engagement médian sur un lancer de Zachary Roy (11e), qui a doublé l’avance de sa troupe. Dans les dernières secondes, les hommes de Bruce Richardson ont élargi la brèche sur un but d’Antoine Demers (5e) qui, rapide sur ses patins, a dépassé Zachary Massicotte pour enfiler le disque dans le filet avec 21 secondes à faire.

Trop tard

Les locaux sont revenus dans le match tôt au troisième vingt, mais il était trop tard. Isaac Belliveau (8e) a marqué le premier but des Rimouskois en avantage numérique sur un lancer dans le haut de l’enclave. Mais l’exaltation des 3725 spectateurs a été abrégée par une réplique de Simon Pinard (13e) qui, sur une belle feinte, a glissé la rondelle entre les jambières d’Audet. Puis à 13:15, Frédéryck Janvier (4e) a redonné de l’ardeur à sa troupe en rétrécissant l’écart. D’ailleurs, Beausoleil a souligné la performance du numéro 88 qui, selon lui, a été l’un des deux seuls à s’être démarqués. «À l’attaque, je vais nommer Janvier et [Andrew] Coxhead, puis je vais arrêter là, a-t-il laissé tomber, mentionnant au passage que son jeune gardien, qui a repoussé 26 des 31 tirs reçus, n’était pas responsable du résultat de la rencontre.» L’espoir a été de courte durée puisque Walter Flower, après avoir fait un arrêt, n’a pu contenir un retour sur lequel Benjamin Corbeil (13e) a sauté pour diriger la rondelle dans un filet désert.

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Saguenéens 6/Rimouski 3: un résultat qui n'est pas à l'image du match, selon Beausoleil

RIMOUSKI – Après avoir nettement dominé la troisième période, la défaite était amère pour les joueurs de l'Océanic, samedi, au Colisée Financière Sun Life de Rimouski. Les Saguenéens de Chicoutimi sont repartis avec un gain de 6-3, malgré seulement 17 tirs au but, pendant que les locaux en ont dirigé 36. Selon Serge Beausoleil, ses troupiers auraient assurément mérité un meilleur sort. «Le bilan est très positif, malgré le résultat décevant», a toutefois reconnu l'entraîneur-chef.

«J'étais bien fier des gars, a-t-il tenu à souligner. En première période, on avait de la misère à connecter entre les joueurs. Les sorties de zone étaient difficiles. Il y avait quand même cinq nouveaux éléments dans notre équipe. Plus le match a été, plus la cohésion s'est amenée. En troisième période, 19 tirs contre 5, je pense que le pointage ne démontre pas ce qui s'est passé dans le match! Il y a eu deux buts déviés qui sont apparus de nulle part! Tu te dis que la rondelle avait des yeux là-dessus!»

Ces cinq nouveaux sont Andrew Coxhead, Olivier Bourret, Walter Flower, Nicolas Guay et le gardien Justin Blanchette. Beausoleil a souligné la performance de la majorité d'entre eux. «Sans vouloir individualiser, j'ai aimé le sang neuf qui était sur la glace, j'ai aimé nos jeunes, j'ai aimé comment Brisson et Janvier ont joué, j'ai aimé comment Bolduc a dévié encore une rondelle. Ce sont des points extrêmement positifs! On a une excellente équipe, cette année. On a des jeunes qui poussent et qui vont être excellents. C'est beau pour l'avenir!»

«On a eu 45 minutes de pratique, a continué le pilote bas-laurentien. On n'a pas fait de sorties de zone, on n'a pas fait de regroupements, on n'a pas fait de système de jeu en tant que tel. C'était de retoucher à la glace et d'éviter que les gars se blessent. Sur le plan de l'effort, c'est un des bons matchs que j'ai vus ici entre Noël et le Jour de l'An. Avec la dinde, les atokas et tout le tralala, ils nous donnent ce niveau d'intensité-là! J'étais très heureux d'être derrière le banc et de «coacher» ces gars-là. Plusieurs de nos nouveaux éléments nous ont montré de très belles choses aussi.» Parmi ces derniers, Bourret et Coxhead ont récolté chacun un point. «Il y a beaucoup de positif à retirer de ce match-là, même si on perd les deux points», a-t-il martelé.

Comme plusieurs joueurs étaient absents pour soigner des blessures et que le capitaine Alexis Lafrenière fait partie de l'équipe canadienne du Championnat mondial de hockey junior, Alexis Brisson et Frédéric Brunet avaient été rappelés du midget AAA. Le gardien numéro un, Colten Ellis, qui figure dans la liste des blessés, faisait partie de la pratique vendredi et samedi. «Ce n'est pas au jour le jour, mais ça s'en vient solidement», a fait savoir Serge Beausoleil, en ajoutant qu'Anthony D'Amours était aussi de retour sur la patinoire samedi matin et que les nouvelles sont encourageantes. Dmitry Zavgorodniy est également débarqué à Rimouski. «Un moment donné, on va avoir notre équipe complète», a souhaité le pilote rimouskois.

Les visiteurs se sont imposés dès les premières minutes du match lorsque la rondelle s'est dirigée entre les jambières du nouveau gardien de l'Océanic sur un lancer de Louis Crevier (8e), après qu'elle eut dévié sur le patin d'un adversaire. Le deuxième et dernier but de la première période a été compté par Samuel Houde (17e) en désavantage numérique lorsqu'il a poussé le disque sous la jambière gauche du cerbère local, doublant ainsi la marque des Sags. «Je pense qu'on a été très, très bons en première période, a analysé l'entraîneur-chef de Chicoutimi, Yanick Jean. C'est certain qu'il y a un manque de synchronisme des deux côtés après un «break» comme ça. Ça fait un match un petit peu décousu. Il manque des bons éléments des deux côtés. Mais, c'est un match qui était important pour nous autres. À ce temps-ci, c'est plus le résultat qui compte que la manière. Quand on recommencera à pratiquer au mois de janvier, on s'attardera à la manière de faire les choses.»

Olivier Bourret a inscrit le premier but de Rimouski tôt au deuxième vingt, en lançant dans la partie supérieure du filet. L'ancien joueur obtenu des Olympiques de Gatineau était fier de son premier but dans son nouvel uniforme. «Mettre l'équipe au pointage en premier, ça fait toujours du bien, surtout que j'ai eu une première moitié de saison assez difficile à Gatineau, a-t-il admis. Ça aurait été le «fun» d'avoir une victoire pour ma première «game», mais on a bien joué.» Il s'est dit tout aussi fier d'avoir été échangé à Rimouski. «J'étais vraiment content. L'Océanic a une très bonne réputation dans la Ligue. On voit que c'est une organisation de première classe.» L'ailier gauche de 6 pieds 2 pouces, qui aura 20 ans à la mi-janvier, croit qu'il pourra contribuer au succès de l'Océanic. «Je suis un joueur qui est bon dans les deux sens de la patinoire et qui joue sur 200 pieds. Je ne suis pas le gars le plus offensif, mais je travaille fort et je suis quand même capable d'amener de l'offensive à l'équipe.» Il promet d'ailleurs de ne pas décevoir la confiance que lui accorde Serge Beausoleil. «On s'est rencontrés, confirme Bourret. Il m'a dit que la balle était dans mon camp et de montrer ce que j'étais capable de faire. Je vais continuer à aller dans cette direction-là. Je suis ici pour aider l'équipe à gagner!»

Après avoir tenu le coup à une double pénalité, l'une pour six hommes sur la patinoire et l'autre pour un lancer du cerbère Alexis Shank dans l'assistance, les hommes de Yanick Jean ont augmenté le déficit sur un but de Félix-Antoine Marcotty (8e) à 13:47. Puis à 16:45, Vladislav Kotkov (13e) a été l'auteur d'un but chanceux en faisant dévier une passe de Michael Pellerin.

La troupe de Serge Beausoleil a retrouvé un rythme d'enfer en exerçant beaucoup plus de pression au dernier tiers. Ainsi, après seulement 66 secondes, une passe de Christopher Innis a permis à Zachary Bolduc d'en ajouter un. À 11 minutes à faire, Shank a fini par céder à un intense trafic de quelques minutes devant son filet sur un tir de Frédéryck Janvier (3e), assisté de Coxhead. Nouvellement acquis des Remparts de Québec, celui-ci vend chèrement sa peau et, de l'avis de son nouvel entraîneur, a embrassé la culture d'équipe très rapidement.

Moins d'une minute plus tard, les visiteurs ont refroidi l'enthousiasme des 3 620 spectateurs qui étaient littéralement en feu quand Patrick Kyte (4e) a fait bouger les cordages pour la première fois dans l'uniforme des Saguenéens. «Kyte, on l'aimait depuis longtemps, a fait savoir Yanick Jean. C'est un guerrier, il est capable de jouer en avantage, en désavantage et à 5 contre 5 dans les moments cruciaux. Il va être très, très important pour nous.»

À moins d'une minute à écouler à la rencontre, Félix Bibeau (18e) a fait glisser tout doucement la rondelle dans un filet désert. «Il remporte des mises en jeu importantes, a observé Jean concernant l'ancien capitaine des Remparts. Il est efficace des deux côtés de la glace. Il n'est pas égoïste. En aucun temps, il ne pense à lui. Des gars comme ça, ça ne court pas les rues!»

De l'avis de l'entraîneur-chef local, sa brigade a fait le travail en troisième période, qui a donné lieu à de belles mises en échec. «Il y a eu des buts malchanceux, a-t-il regretté. Mais bien franchement, cette troisième période-là m'a plu énormément!»

De l'autre côté, son homologue a moins aimé la gestion de la rondelle de ses troupiers lors de ce même engagement. «Je nous ai trouvés sur les talons, a illustré Jean. On n'a pas remis de «puck» en zone neutre. Ça nous a fait mal.» Par ailleurs, le pilote des Sags n'était pas surpris de la performance de son portier, qui a repoussé 33 des 36 tirs reçus. «Il a repris là où il avait laissé avant le «break», a-t-il laissé tomber. Il est tout le temps comme ça.»

L'Océanic accueillera l'Armada de Blainville-Boisbriand dimanche.

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L’Océanic acquiert des individus de qualité, selon Beausoleil

RIMOUSKI — En acquérant les droits de Nicolas Guay, d’Andrew Coxhead, de Walter Flower et d’Olivier Bourret, le directeur général de l’Océanic de Rimouski ne voulait pas seulement des joueurs de qualité. Pour lui, il était tout aussi important qu’ils soient des individus de qualité.

«Les commentaires fusent de partout à propos de Guay, de Coxhead et de Flower, soulève Serge Beausoleil. Ce sont des individus qui étaient appréciés où ils étaient.»

«Flower, c’était sa cinquième année à Halifax, poursuit-il. Tu ne gardes pas un trouble-fête cinq ans! Nicolas Guay a été transigé parce que c’est un joueur de grand talent et partout, il a été très apprécié. Coxhead joue à Québec depuis qu’il est entré dans la Ligue.» Beausoleil a aussi obtenu Bourret parce qu’il estime qu’il avait joué du bon hockey contre son équipe lors des dernières séries au Cap-Breton.

«Ça a moins bien été à Gatineau, reconnaît-il toutefois. Mais c’est un gros ailier qui sait jouer. Je veux discuter avec lui comment on peut le challenger et comment il peut nous aider.»

Si certains estiment que l’organisation bas-laurentienne a payé cher pour Guay, Beausoleil rappelle que «c’est un gars qui a fait 88 points». «C’est le prix juste qu’on a payé», évalue le patron de Rimouski. En revanche, il admet avoir mis le prix pour Coxhead.

«Ça fait deux ans qu’on voulait l’avoir, indique le directeur général. Dans les deux à trois derniers matchs des Remparts, Coxhead était le meilleur joueur. C’est une valeur sûre.»  

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Océanic: bienvenue à Guay, Coxhead et Bourret

RIMOUSKI – L’Océanic de Rimouski annonce quatre transactions. Les rumeurs qui circulaient samedi voulant que Nicolas Guay soit envoyé à Rimouski se sont confirmées. De plus, l’organisation bas-laurentienne échange Cole Cormier et Jeffrey Durocher contre trois autres nouveaux joueurs : Andrew Coxhead, Olivier Bourret et Walter Flower.

Le club rimouskois a transigé les services de l’attaquant de 20 ans Jeffrey Durocher, accompagné d’un choix de deuxième ronde au repêchage de 2020, de première ronde en 2022 et d’un choix de troisième ronde en 2022 aux Sea Dogs de Saint John. En échange, l’Océanic obtient le joueur de centre de 20 ans Nicolas Guay, qui compte 216 points dans la Ligue, en plus d’un choix de premier tour à la séance de sélection de 2020 et d’un choix de troisième ronde en 2022.

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Rimouski 5/Québec 3: l'Océanic signe une quatrième victoire contre les Remparts

RIMOUSKI – Après avoir encaissé la défaite au cours de ses trois derniers matchs, l'Océanic a retrouvé le sentier de la victoire lors du duel qui l'opposait aux Remparts de Québec, samedi, au Colisée Financière Sun Life de Rimouski. Mais, les Diables rouges ont donné du fil à retordre à leurs hôtes jusqu'en fin de deuxième période, alors que les deux rivaux s'échangeaient les buts en alternance. Mais en troisième, les locaux ont obtenu une avance de deux buts sans riposte pour l'emporter par la marque de 5 à 3.

L'Océanic signait ainsi une quatrième victoire consécutive contre leurs rivaux légendaires. «J'éprouve un gros sentiment de fierté parce que c'est très difficile, pour les gars, après le calendrier éreintant de l'Abitibi et des examens, de rester focaliser et de jouer du hockey de qualité, a fait valoir l'entraîneur-chef local, Serge Beausoleil, en affichant un large sourire. Ils ont puisé au fond d'eux-mêmes pour aller chercher de grosses énergies et pour aller nous chercher deux gros points. De jouer avec cette passion-là, j'ai aimé ça!»

«On n'a pas bien amorcé le match, a analysé pour sa part son vis-à-vis pour les Remparts, Patrick Roy, cherchant à expliquer la défaite des siens. Par contre, le gardien a fait les bons arrêts; il nous a gardés dans le match. On a fait des revirements qui ont été coûteux sur le 1er et le 2e buts. Sur notre 4e but, notre défenseur est parti en échec avant alors qu'il n'avait pas d'affaire là! On aurait pu faire mieux dans ce match-là. Mais quand même, on a fait de belles choses. On a joué avec plus d'urgence et le côté de la compétition était beaucoup mieux. On a joué à dix attaquants, ce qui fait que les gars ont été disciplinés à garder leur présence courte. J'ai aimé ce côté-là. Le trio de [Aleksei] Sergeev avec [Anthony] Gagnon et [Thomas] Caron a très, très bien fait. D'ailleurs, Aleksei a deux buts. C'est le «fun» de le voir revenir au jeu et de contribuer à l'équipe.» Patrick Roy a aussi vanté l'apport d'un ancien de l'Océanic, Anthony Gagnon. «Antho fait du bon travail, a-t-il souligné. Il est bon avec les jeunes. Sincèrement, je suis très content de lui.»

Les hommes de Serge Beausoleil ont tôt fait de secouer les cordages dans la première minute de jeu sur un premier tir au but dirigé vers le nouveau gardien des Remparts, Tristan Côté-Cazenave, fraîchement échangé des Tigres de Victoriaville. «Le premier match n'est jamais facile pour un gardien, a convenu Roy. Je l'ai vécu au Colorado et ça n'avait pas été facile. Mais en même temps, il amène une énergie qui va faire du bien à l'équipe et il amène aussi de l'expérience. Je suis convaincu que ce sera bénéfique à l'équipe.» Ce premier but de Côté-Cazenave dans l'uniforme de Québec était aussi le premier but en saison de D'Artagnan Joly. Il a fallu attendre en fin de première période avant que la troupe de Patrick Roy créé l'égalité sur un lancer d'Aleksei Sergeev (1er).

Au début de l'engagement médian, Isaac Belliveau (7e) y est allé d'un puissant tir dans la partie supérieure du filet. Mais, l'avance de Rimouski n'a duré qu'un peu plus de 2 minutes avant que James Malatesta (11e) ne ramène l'égalité. Intense et rapide tout au long du match, Frédéryck Janvier (2e) a inscrit un but à 12:45 et en toute fin de période, les Remparts ont refroidi les ardeurs des hommes de Serge Beausoleil après le deuxième but de la rencontre de Sergeev (2e) sur une rondelle bondissante.

Le troisième vingt a appartenu aux Bas-Laurentiens, motivés par une foule bruyante de 3 480 spectateurs. «Il restait une période et c'était important d'aller au fond de nous-mêmes», a indiqué le pilote des Bleus.

Après une habile passe de Zachary Bolduc réalisée par derrière, Cédric Paré a marqué sur réception. Il s'agissait du 31e but du grand numéro 19 depuis le début de la saison et de son 50e dans l'uniforme de l'Océanic. Il fallait voir la manœuvre! Dans les dernières secondes de la partie, Bolduc en a ajouté un autre dans un filet désert. Pour la recrue, c'était son 15e but en 16 matchs.

Beausoleil ne tarissait pas d'éloges pour certains de ses vétérans tels que Paré, Zachary Massicotte et Christopher Innis, mais aussi pour certaines recrues. «Il y a des jeunes qui commencent à nous montrer des belles affaires, a-t-il mentionné. On a encore vu [Luka] Verreault, Janvier et [Brandon] Caisey à la défense. C'est beau de voir ça!»

Selon Serge Beausoleil, la période des transactions avant le congé des Fêtes entraîne beaucoup de nervosité chez ses troupiers. «C'est palpable, confirme-t-il. À Rimouski, à travers les années, on compte sur le bout de nos doigts les gars qui étaient enclins à vouloir quitter. Les gars veulent rester ici. On a un groupe soudé. Ici, ce que je vois en ce moment, ce sont des gars qui seraient prêts à faire n'importe quoi pour rester. C'est un bout de ma job que j'aime pas mal moins...» Le directeur général a fait savoir que des annonces seraient faites dès dimanche.

À ce chapitre, l'Océanic aurait fait l'acquisition de l'attaquant de 20 ans Nicolas Guay des Sea Dogs de Saint-Jean dans une transaction qui serait confirmée dans les prochaines heures.

Avec l'arrivée de Côté-Cazenave comme gardien numéro un des Remparts, le sort du gardien Anthony-Carmine Pagliarulo demeure incertain. «J'ai aucune idée pour le moment, s'est contenté de répondre Patrick Roy. On a des décisions à prendre d'ici l'ouverture des transactions.»

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Victoriaville 5/Rimouski 2: le gardien des Tigres indomptable

RIMOUSKI — Malgré une nette domination, tant sur les lancers (45-25), sur les chances de marquer que sur les unités spéciales, l’Océanic s’est buté au gardien des Tigres, vendredi, au Colisée Financière Sun Life de Rimouski. Nikolas Hurtubise a fermé la porte 43 fois, ce qui a permis à ses coéquipiers de l’emporter par la marque de 5-2. «Je pense que la seule place où on n’a pas gagné, c’est sur le tableau indicateur», a été forcé d’admettre Charles Juneau.

«Ils ont été opportunistes et plus chanceux que nous, a analysé Juneau, qui remplaçait Serge Beausoleil derrière le banc, pendant que celui-ci observait le match dans l’enceinte de l’amphithéâtre. Je pense qu’on a joué de la bonne façon, avec beaucoup de lancers et plusieurs chances de marquer. En troisième période, on aurait pu marquer deux à trois buts faciles!» Il faut aussi ajouter que Rimouski est privé de quelques de ses meilleurs éléments, dont Alexis Lafrenière, Dmitry Zavgorodniy et Adam Raska. «On est un peu à court d’effectifs, a confirmé l’entraîneur. Mais, les gars qui étaient sur la glace ont livré la marchandise quand même.»

C’est Nathan Ouellet (9e) qui a ouvert la marque sur un jeu de puissance en début de match en frappant la rondelle au vol. Mais, à 7:10 du premier vingt, les Tigres ont égalé la marque sur un lancer de Vincent Sévigny (5e), qui a dévié dans le filet de Raphaël Audet. À mi-chemin de la période, les hommes de Louis Robitaille ont pris les devants grâce à une erreur du gardien adverse. Après un bourdonnement intensif des locaux en zone offensive, Jérôme Gravel (11e) a dégagé la rondelle sur environ 150 pieds. Audet l’a alors bloquée de façon apathique et elle a rebondi dans son filet. «Ça fait mal, a concédé Juneau. On avait un départ explosif. Dans les 5 premières minutes, on était un peu partout sur la glace!»

20 buts pour Abramov

Mikhail Abramov a atteint le plateau des 20 buts après s’être brillamment faufilé pour s’échapper et lancer dans la lucarne à 8:26 de la deuxième période. Puis à 13:32, Victo a poursuivi sur le même élan lorsque Nicolas Daigle (4e) a profité d’un avantage numérique pour battre Audet.

En tout début du dernier tiers, Gravel (12e) a ajouté un 5e but sans riposte pour les Félins, son deuxième de la partie. Jonathan Labrie s’est alors amené devant le filet des locaux. Avec un peu plus de troi minutes à écouler à la rencontre, Luka Verreault (5e) a rétréci le déficit en supériorité numérique en plongeant dans la cage.

Les Remparts rendront visite à l’Océanic, samedi. «Ce sera un gros match [...], a prévenu Charles Juneau. Il y a une rivalité très grande contre Québec et je pense que les gars vont s’en servir comme motivation.»

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Des erreurs graves coulent l’Océanic à Val-d’Or [VIDÉO]

RIMOUSKI – L’Océanic a terminé une séquence de quatre matchs en cinq jours en Abitibi, dimanche, où il a encaissé une défaite de 4 à 1 face aux Foreurs au Centre Air Creebec de Val-d’Or. «C’était un bon match, a tout de même reconnu Serge Beausoleil. On a eu une bonne première période. Mais, trois buts en début de deuxième période en cinq minutes sur des erreurs graves, ça nous a coûté le match!» Les Rimouskois se sont au moins consolés en revenant de ce long périple avec une récolte de 5 points sur une possibilité de 8.

À l’issue d’une première période physique et de bonnes mises en échec, un seul but a été marqué. Dans une spectaculaire manœuvre, Alexis Lafrenière (24e) s’est faufilé, a intercepté une tentative de sortie adverse et, d’une superbe feinte, a mystifié Francesco Lapenna et ses coéquipiers en faisant glisser le disque dans une cage béante. Le capitaine de l’Océanic a quitté les siens pour le camp de sélection d’Équipe Canada junior avec 7 buts et 10 points.

Les visiteurs ont manqué d’énergie au deuxième engagement, démontrant beaucoup de fatigue et étant moins alertes. Les hommes de Pascal Rhéaume ont donc profité de la situation en marquant trois buts en autant de lancers. Karl Boudrias a empêché une sortie de zone en faisant une passe à Alexandre Doucet qui a aperçu Peyton Hoyt (8e). Celui-ci n’a alors pas tardé à enfiler l’aiguille dans la partie supérieure de la cage. 

À la période médiane, David Noël (7e) y est allé d’un lancer de la pointe qui a dévié derrière Raphaël Audet à sa gauche. Puis, la persévérance de Maxence Guénette (6e) a payé lorsqu’il a réussi à battre Audet d’un lancer des poignets. Avec 28,7 secondes à écouler au tableau, les Foreurs ont ajouté un quatrième but sur seulement huit lancers quand Nicolas Ouellet (16e) a achevé une superbe passe de Jérémy Michel dans l’enclave, profitant d’un cafouillage défensif de l’adversaire. «On leur a donné la rondelle 15 fois en deuxième période, se désolait le pilote de Rimouski, tout en admettant que ce voyage avait été difficile pour le cerbère Raphaël Audet. Ça a causé notre perte.» 

Les Bas-Laurentiens ont donné tout ce qu’il leur restait d’énergie en revenant en troisième avec 15 tirs au but contre seulement 7 du côté des locaux, mais le gardien de Val-d’Or a fermé la porte. «J’ai bien aimé comment ils ont compétitionné en troisième période, a souligné Beausoleil. On a eu de très belles chances. On a de loin dominé la période! Mais, Lapenna a fait des arrêts-clés à plusieurs reprises. Ça fait partie du hockey!»