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L'Océanic rebondit face aux Olympiques

Après avoir perdu en toute fin de match, la veille, l’Océanic de Rimouski a comblé un déficit de 2-0 pour vaincre les Olympiques de Gatineau par 3-2, samedi, au Colisée Financière Sun Life.

Les deux équipes divisaient ainsi les honneurs de ce programme double disputé dans le Bas-Saint-Laurent.

L’Océanic s’est fait surprendre par deux buts en l’espace de 29 secondes, en milieu de première période. Mais au lieu de tomber dans le découragement, la formation dirigée par Serge Beausoleil a orchestré un beau retour mené par Jimmy Huntington (11e et 12e) tandis que Dmitry Zavgorodniy (12e) a inscrit le but de la victoire avec deux minutes à faire en deuxième période.

«On a été ébranlé quelques secondes, mais j’ai beaucoup apprécié la façon dont les gars ont réagi et rebondi», disait l’entraîneur-chef Serge Beausoleil, rejoint après le match.

Comme la veille, l’Océanic a eu le dessus dans les lancers, dominant 34-12 à ce niveau. Aucune équipe n’a réussi à marquer sur ses occasions en avantage numérique.

«Vendredi, on avait dominé aux lancers, mais ça prend plus que ça. Il fallait aussi mieux se défendre, et aujourd’hui [samedi], on a limité l’adversaire à 12 lancers», soulignait celui dont la troupe s’est vue refuser deux buts, dont le premier, tout juste avant le doublé des Olympiques en première période.

Connor LePage et Charles-Antoine Roy ont marqué pour Gatineau, qui a encore eu droit à une bonne performance de son gardien Tristan Bérubé, bombardé de 77 lancers dans les deux matchs.

L’Océanic a porté sa fiche à 11-9-1 en 21 matchs et sera l’hôte du Titan d’Acadie-Bathurst, vendredi. Alexis Lafrenière sera leur représentant à la Série Canada-Russie CIBC, dont les matchs ont lieu mardi à Sherbrooke et jeudi à Drummondville.

Senez suspendu 

Par ailleurs, la LHJMQ a imposé une suspension d’un match à Vincent Senez, des Cataractes de Shawinigan, à la suite d’un geste posé à l’endroit de Nicolas Savoie, vendredi. Le défenseur des Remparts, qui a passé la nuit à l’hôpital de Shawinigan, a subi une commotion cérébrale sur le jeu considéré comme un assaut selon l’appel du préfet de discipline. Les Remparts avaient confirmé, vendredi, qu’ils déposeraient une plainte contre l’attaquant des Cataractes.

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L’Océanic domine... sauf au tableau indicateur

RIMOUSKI — L’Océanic a tout fait, sauf gagner lors du premier match de son programme double contre les Olympiques de Gatineau, vendredi à Rimouski.

Inspirés par Tristan Bérubé, auteur de 45 arrêts, les visiteurs l’ont emporté 4-3. Jouant devant parents et amis, le portier originaire de La Pocatière a été la véritable vedette de la soirée.

«Tristan, depuis le début de la saison, nous fait des bonnes parties comme ça», a salué l’entraîneur-­chef des Olympiques, Éric Landry. «Il nous a donné la chance de gagner!»

De l’autre côté, son homologue convenait que ses hommes avaient dominé le match, mais qu’en troisième période, ils avaient «réagi d’une bizarre de façon. C’est un match qu’on a laissé filer», a analysé Serge Beausoleil. «En troisième, on a fait des erreurs majeures! Nos meilleurs à l’arrière n’ont pas fait le boulot. On a besoin d’arrêts-clés, on a besoin de gars qui défendent le devant du filet; on ne l’a pas eu et ça a coûté des gros buts!»

Le seul but marqué lors des 40 premières minutes de jeu a été celui d’Anthony Gagnon (5e) — un ancien des Olympiques — à 5:34 de la première période. Il a fallu attendre à 6:50 du troisième tiers pour assister à toute une manœuvre d’Iaroslav Likhachev, qui a enfilé son troisième but de la saison pour égaliser la marque.

«C’était la dixième fois qu’il manquait ce move-là et finalement, il l’a eu», a raconté le pilote de Gatineau. «Ça a donné de l’énergie aux joueurs et du momentum.»

À 8:37, Bérubé a fait trois arrêts consécutifs avant que la rondelle ne trouve le fond de la cage sur un lancer de Mathieu Bizier (4e). Mais, moins d’une minute plus tard, un tir dévié à courte distance de Shawn Boudrias a échappé à la vigilance de Colten Ellis.

Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, Gatineau a pris les devants lorsque Maxim Trépanier est venu déjouer son ancien cerbère dans la partie supérieure du filet à 12:04. Mais l’égalité créée à 17:01 par Cédric Paré (5e) n’aura duré que 30 secondes avant que Jeffrey Durocher ne donne la victoire aux visiteurs.

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L'Océanic roi et maître face à Shawinigan

RIMOUSKI – Si l'affrontement contre les Cataractes de Shawinigan aurait pu être périlleux pour l'Océanic, samedi, celui-ci lui a plutôt donné l'occasion d'être roi et maître sur sa patinoire. Le club de Rimouski a ainsi signé une convaincante victoire de 6-2 au Colisée Financière Sun Life.

Il ne faut toutefois pas croire que les hommes de Serge Beausoleil l'ont eu facile. Ils ont joué avec rigueur et constance, tout en étant menaçants en territoire adverse. «J'ai beaucoup aimé notre vitesse, a souligné l'entraîneur-chef du club gagnant, Serge Beausoleil. Il y a eu quelques revirements. Mais ensuite, les choses se sont tassées. On a joué, dans l'ensemble, un très bon match de hockey!» Dans le camp adverse, la déception était palpable. «On n'a pas mal commencé le match, mais on a manqué des occasions de marquer», a déploré Steve Larouche, qui agissait à titre d'entraîneur-chef des Cataractes.

Après 20 minutes de jeu, les Bas-Laurentiens n'ont eu besoin que de 8 tirs pour se donner une avance de 3 buts. C'est Alexis Lafrenière qui, à 6:07, a ouvert la marque en première période en marquant deux buts consécutifs en l'espace de 2 minutes, dont le deuxième en avantage numérique. Nathan Ouellet (2e) en a ajouté un autre pour Rimouski à 16:55. «C'est un superbe tir de la lucarne, a observé Beausoleil en parlant du but de Nathan Ouellet. Tout le monde était content pour lui. C'est un gars qui travaille d'arrache-pied.» Le principal intéressé n'était pas moins fier de sa performance. «J'ai vu la rondelle dans l'enclave, puis j'ai pris un bon tir dans le haut du filet. Ça m'a rappelé des souvenirs quand j'étais plus jeune et que je marquais des buts de la sorte. C'était une super bonne «game». Le trio m'a aidé. On travaille bien ensemble et on amène des «pucks» au filet et les tirs apportent des buts.»

Malgré les 17 lancers des Bleus contre 6 du côté de l'équipe de la Mauricie, aucun but n'a été marqué lors de l'engagement médian. «En deuxième période, on a dirigé 39 tirs vers le filet adverse, a précisé le pilote rimouskois. Il y en a 22 qui ont raté le cadre. Mais, on en a eus quand même 17 sur le filet. Ça veut dire qu'on a passé beaucoup, beaucoup de temps en zone adverse. Ça, c'est la meilleure défensive qui soit! Ça me plaît beaucoup. J'ai bien aimé comment on s'est porté à l'attaque. Pour moi, c'est un match A!» 

Puis, à 1:23 du dernier tiers, Jimmy Huntington (9e) a enfilé le quatrième but lors d'un jeu de puissance des Rimouskois. À 5:20, Lafrenière a complété son tour du chapeau avec son 12e but de la saison. Avec ses trois buts et une mention d'assistance lors de ce match, le prodige a cumulé 7 points en deux rencontres. «Il a joué deux très forts matchs, a admis son entraîneur. Dans notre zone et dans l'autre zone, il a contrôlé le match à sa guise, tout comme son trio. Bien content pour lui!» 

Le numéro 11 garde néanmoins la tête froide. «Ça a bien été, a-t-il fait comme commentaire. Mais, les performances de l'équipe, c'est encore plus satisfaisant! De revenir vers la victoire, ça fait vraiment du bien après les temps durs qu'on a eus. On se prépare à chaque match à jouer notre meilleur hockey à nous, peu importe contre qui ça peut être. Ça va mieux, mais il faut rester terre à terre.»

Même si le tableau indiquait 5-0, Shawinigan n'a jamais abandonné. «On n'a pas lâché, a reconnu Larouche. Mais, c'est une gang de jeunes. Il faut toujours les «challenger». Il ne faut pas leur donner un pouce. On a continué à presser sur le citron et ils ont répondu. Ils ont travaillé fort. Mais, ils ont toute une machine de hockey, l'autre bord!» 

Ses hommes ont d'ailleurs augmenté le régime en troisième, tant et si bien qu'ils ont marqué deux buts en autant de lancers. Les marqueurs sont Jan Drozg (7e) à 13:34 et Valentin Nussbaumer (5e) à 15:50. À 7 secondes de la fin du match, Huntington (10e) a récidivé avec son deuxième de la période avec un homme en plus.

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L'Océanic lessive les Sea Dogs 9-1

RIMOUSKI — L’Océanic a enfin retrouvé le chemin de la victoire et amorcé sur une bonne note son séjour de cinq rencontres à domicile en écrasant les Sea Dogs de Saint-Jean 9-1, jeudi au Colisée Financière Sun Life.

Si certains diront que c’était une victoire facile, Serge Beausoleil croit plutôt que ses troupiers ont bien joué et qu’ils ont pleinement le droit de savourer cette victoire. «Il n’y avait rien pour nous autres là-dedans. Il fallait jouer le match pour nous-mêmes, pas contre Saint-Jean. Il fallait jouer à notre manière. Les gars ont saisi l’occasion et ont très bien répondu.»

Cédric Paré, qui a récolté trois points lors du match (1 but, 2 aides), estime que lui et ses coéquipiers ont appris des dernières défaites. «On a eu des meetings et c’est vraiment sur nous qu’on s’est concentrés. On voulait sortir fort», a raconté l’auteur de son quatrième but de la saison.
4 buts en 12 minutes

Dans un véritable festival offensif, les locaux ont démontré beaucoup plus de constance que lors des matchs précédents. Ils se sont imposés dès le début du match en marquant quatre buts en 12 minutes, dont trois comptés en l’espace de 2:22 au milieu de la première période.

Charle-Édouard D’Astous a connu une soirée de quatre points, enfilant notamment ses 7e et 8e de la saison. Tout comme Paré, Alexis Lafrenière (8e et 9e) et Olivier Garneau (10e) ont terminé le match avec trois points. Les autres marqueurs des vainqueurs ont été Dmitry Zavgorodniy (11e), Radim Salda (3e) et Anthony Gagnon (4e).

Pour Salda et Paré, il s’agissait de leur premier affrontement contre leur ancien club. «Contre mon ancienne équipe, mes anciens amis, mon ancien coach, j’ai trouvé ça le fun de les affronter et d’avoir un petit challenge de plus sur la glace», a commenté Paré.

Chez les visiteurs, seul William Poirier a réussi à battre Colten Ellis. Le but a été marqué sans aide d’un tir du revers à 1:06 de l’engagement médian.

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Donald Dufresne: «un enseignant extraordinaire»

Serge Beausoleil le soupçonne d’avoir développé le concept de «donner au suivant». Après avoir travaillé avec Donald Dufresne à sa première saison à titre d’entraîneur-chef de l’Océanic de Rimouski, il a retrouvé le même adjoint toujours prêt se mettre au service des jeunes et de l’équipe.

Dufresne n’a pas eu à réfléchir longtemps lorsque la possibilité de travailler à nouveau avec l’Océanic s’est présentée après son départ de l’organisation du Canadien, où il fut entraîneur-adjoint de son club-école de la Ligue américaine pendant six ans à Hamilton, St. John’s et Laval.

«Je suis béni d’avoir pu vivre autant de belles expériences. J’ai rencontré plein de monde, j’ai voyagé, j’ai plus de bagage qu’avant. Je me suis promené en masse et j’étais content quand Serge et Alexandre [Tanguay] m’ont demandé si je voulais revenir. Je suis d’ici, je connais l’histoire du club, les coulisses, les environs», racontait Dufresne, rencontré vendredi avant le premier des deux matchs contre les Remparts et son ancien coéquipier dans la LNH, Patrick Roy.

Dufresne a roulé sa bosse dans le hockey, comme joueur et comme adjoint. Il a disputé 268 matchs dans la LNH avec Montréal, Los Angeles, Tampa Bay, St. Louis et Edmonton. Il a aussi brièvement évolué avec les défunts Rafales de Québec, de la Ligue internationale, avant de prendre sa retraite.

Comme entraîneur, il a notamment travaillé avec Éric Lavigne chez les Citadelles de Québec avant de retourner à Rimouski, où il a notamment vécu l’époque de Sidney Crosby. Ironie du sort, il arrive au moment où l’Océanic aligne une autre vedette montante en Alexis Lafrenière.

Vers l’avenir

Dufresne n’est pas le genre à comparer les deux joueurs, au même âge. «Je ne crois pas aux comparaisons. Sid, c’est Sid; Brad [Richards], c’était Brad et Alexis va faire son propre chemin. Moi, je suis là pour aider les jeunes, les guider un peu avec mon vécu et mes connaissances», dit l’homme de hockey de 51 ans.

Il a apprécié son séjour dans la Ligue américaine, où on lui demandait de développer des défenseurs pour la LNH. Et même si son mandat a pris fin, le printemps dernier, pas question non plus de pleurer sur le lait renversé.

«J’aime mieux vivre le moment présent à fond. Si je regardais dans le passé, je pleurerais. Et il y a trop d’inconnu pour prédire le futur», souligne-t-il avec la sagesse de ses 30 saisons passées dans la LHJMQ et le hockey professionnel

Dufresne n’aide pas seulement les jeunes qu’il a devant lui. À sa première saison à Rimouski, Beausoleil avait profité des conseils de celui qui fut son adjoint pendant un an avant de partir travailler avec le Canadien.

«Je suis privilégié de l’avoir eu comme adjoint à mes débuts. J’arrivais du midget AAA et j’étais assez rigide. Quand j’étais un peu impatient, Donald me disait : “Serge, on va les aider”. Ça me calmait un peu.

«Donald est un enseignant extraordinaire. Encore aujourd’hui, il est là pour les bonnes raisons, pour aider les jeunes. Il a le cœur sur la main, il ne prend jamais le crédit de rien. Ce n’est pas pour rien qu’il est un ami intime de Sidney Crosby», soulignait Beausoleil.

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Retour victorieux à la maison pour l’Océanic

RIMOUSKI — L’Océanic avait beaucoup à prouver, mercredi, en revenant devant 2739 partisans après une mauvaise séquence de trois revers consécutifs dans les Maritimes. En plein contrôle de la situation, il a relevé le défi avec brio en mettant beaucoup d’intensité et de pression pour signer une victoire de 5-2 contre l’Armada de Blainville-Boisbriand.

«J’ai beaucoup aimé comment les gars ont réagi», a commenté Serge Beausoleil, qui avait retrouvé le sourire. «J’ai beaucoup aimé nos sorties de zone. Les gars sont capables. Il faut les garder centrés.»

Selon l’entraîneur-chef de l’Océanic, cette victoire est le résultat de longues discussions qu’il a eues avec ses troupiers. Il a également souligné le travail exceptionnel de ses défenseurs et de l’avantage numérique.

Avec un but et trois passes, Dmitry Zavgorodniy a pris la tête des pointeurs de la Ligue avec 26 points, un de mieux que son coéquipier Alexis Lafrenière et Peter Abbandonato (Rouyn-Noranda).

«Mon gros défi, c’est de ne pas trop l’utiliser», a indiqué Beausoleil. Il est bon en avantage numérique et en désavantage numérique. Il patine bien. Si on fait un ajustement, tu sais qu’il va bien l’appliquer. Il a une compréhension de la game. C’est un joueur très important pour nous autres et il est encore très jeune!»

Le premier but de l’attaquant russe de 18 ans, qui a profité du premier avantage numérique à 8:44, a donné le ton au match. Il s’agissait de son dixième depuis le début de la campagne.

Quelques secondes plus tard, Jimmy Huntington (8e) a complété un superbe tic-tac-toe orchestré par Zavgorodniy et Lafrenière sur un jeu de puissance. Avec 3:07 à faire à l’engagement, Mathieu Bizier a inscrit son troisième but de la saison.

Lafrenière et Zavgorodniy ont remis ça à 4:18 du deuxième vingt en participant au but en avantage numérique de Carson MacKinnon (8e). Après quatre buts sans riposte, Mikhaïl Denisov a pris la place d’Émile Samson devant la cage des visiteurs. En toute fin de l’engagement médian, Samuel Bolduc a compté le premier but de Blainville-Boisbriand en supériorité numérique en propulsant tout un missile de la ligne bleue.

Avec un peu moins de neuf minutes à jouer au dernier tiers, Aleksi Anttalainen a déjoué Colten Ellis sur un jeu de puissance. À 18:05, Lafrenière (6e) a scellé l’issue du match.

Place à la rivalité

Le prochain match de l’Océanic sera vendredi, alors qu’il affrontera les Remparts de Québec, en marge de ce qu’il est d’usage d’appeler «la bataille du Saint-Laurent».

«C’est la fin de semaine des rivalités», note Beausoleil. «On n’a pas besoin d’explication et d’aller plus loin. Il faudra être prêts! Ce serait bien d’en coller une deuxième!»

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Un troisième revers pour l’Océanic dans les Maritimes

RIMOUSKI — «Décevant». C’est le premier mot qui venait en tête à Serge Beausoleil à l’issue du match de dimanche lors duquel son équipe a été défaite au compte de 5-4 par les Wildcats à Moncton. L’Océanic, qui complétait son voyage de trois parties dans les Maritimes, revient bredouille à Rimouski. «On dirait qu’en ce moment, on ne trouve pas les façons de gagner», se désolait l’entraîneur-chef du Bas-Saint-Laurent.

«Dans ce voyage-là, on a donné beaucoup trop de buts, a-t-il continué. Quatorze buts en trois matchs, c’est trop!» C’est Ozzie King des Wildcats qui, avec son premier but au sein de la LHJMQ, a ouvert la marque en début de première période. Mais à 7:45, Dmitry Zavgorodniy (9e) a nivelé la marque en avantage numérique.

À 2:30 de la deuxième période, Moncton a brisé l’égalité sur un but d’Alexander Khovanov (6e). Radim Salda, qui en était seulement à son deuxième duel dans l’uniforme des Bleus, a marqué son premier but à 7:36. Puis, Jimmy Huntington (7e) a permis à Rimouski de prendre les devants à 15:33. Alors que la deuxième période tirait à sa fin, Charle-Édouard D’Astous (5e) a creusé l’écart en désavantage numérique d’un spectaculaire lancer de la pointe du bâton. «On était en contrôle, on dominait la situation, a analysé Beausoleil. On était partout sur la patinoire. On a marqué de superbes filets! On avait une avance de deux filets avec 20 minutes à écouler.»

Ébranlés par un but

Le dernier vingt a pris une autre tournure pour les visiteurs. Dans les premières secondes, Mika Cyr (7e) a réduit le déficit à un seul but. «On dirait que ce premier but en troisième nous a ébranlés comme ce n’est pas possible, a constaté le pilote des visiteurs. Avec le meilleur trio sur la glace, le meilleur défenseur, on n’était pas prêts quand la rondelle est tombée.» À 6:52, Brady Pataki (3e) a recréé l’égalité et avec 7:51 à faire, Khoranov (7e) en a ajouté un autre avec son deuxième de la rencontre. 

«On est tombés dans certains pièges en troisième, estimait Beausoleil relativement aux huit punitions, dont la plupart ont été accordées pour accrochage. Il faut être plus prudents, plus responsables avec notre bâton!»

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Charlottetown 5/Rimouski 4: l'Océanic perd «un drôle de match»

RIMOUSKI — Pour sa deuxième partie de trois pendant son périple de quatre jours dans les Maritimes, l'Océanic s'est incliné 5-4, samedi, devant les Islanders au Eastlink Centre de Charlottetown. «C'est un drôle de match, a commenté Serge Beausoleil. Mais, ils ont bien joué. Ils ont été opportunistes. Les gars ont travaillé fort. Mais, ça aurait pris un petit peu plus!»

L'entraîneur-chef estime que ses troupiers auraient mérité un meilleur sort. «Quand tu marques quatre buts sur la route, tu as de grosses chances de gagner ton match, indique Beausoleil. Mais, quand tu en accordes cinq, c'est un peu trop!» Même s'il n'avait personne à blâmer, il croit néanmoins que son cerbère, Carmine-Anthony Pagliarulo, «aurait pu faire mieux».

L'indiscipline des Bleus, avec sept pénalités contre quatre du côté du clan adverse, n'a rien eu pour leur faciliter la vie. «Il y en a qui étaient plutôt particulières», a commenté le pilote rimouskois. Une punition de 4 minutes accordée à Mathieu Bizier, dont le bâton a accroché le visage d'un adversaire, a fait en sorte que ses coéquipiers se sont retrouvés à jouer à trois contre cinq. «Les gars ont été formidables, sauf à la toute fin, a souligné Serge Beausoleil. Ça ressemble à l'histoire du match!»

Sur une échappée à 8:57 de la première période, après une passe de Keith Getson, Daniel Hardie (6e) a glissé la rondelle entre les jambières du gardien bas-laurentien. Puis, à 14:16, Cole Edwards a doublé l'écart avec son premier but de la saison. 

À 23 secondes du début de l'engagement médian, un véritable projectile lancé par Alexis Lafrenière (5e) a facilement trouvé le fond du filet en avantage numérique. À 3:37, Dmitry Zavgorodniy (8e) a créé l'égalité en déjouant Matthew Welsh sur un jeu de puissance, assisté de Lafrenière et du défenseur Radim Salda, qui en était à sa première apparition dans l'uniforme des Bleus, après des mois d'attente avant de pouvoir obtenir sa carte de transfert international. «Il a manqué un peu de synchronisme et il faudra qu'il s'adapte au système, a analysé Beausoleil, qui nourrissait beaucoup d'espoir en intégrant l'Européen de 19 ans à son alignement. Un match, ce n'est pas comme à l'entraînement: c'est beaucoup plus rapide! Il s'est fait prendre sur deux buts, mais il a fait de très, très bonnes choses aussi. C'est très positif.»

À 7:29, Jason Imbeault a compté son premier de la campagne. Hardie (7e) a toutefois mis fin à cette série de buts sans riposte de son ancienne équipe en nivelant à nouveau le pointage avec son deuxième but du match en supériorité numérique, avec 6 minutes à faire à la période.

À 3:45 du dernier vingt, telle une bombe, le jeune Lukas Cormier (2e) en a ajouté un autre pour les locaux. À 12:34, la rondelle a trouvé sur son chemin la palette de Zachary Beauregard (3e), qui a augmenté le déficit des visiteurs. Mais, Charle-Édouard D'Astous a rétréci la marge à un seul but à 2:30 à faire à la rencontre. Le voyage de l'Océanic se terminera dimanche au Nouveau-Brunswick, alors qu'il rendra visite aux Wildcats de Moncton.

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Océanic: Salda peut enfin jouer

RIMOUSKI — L’interminable saga entourant le transfert international du défenseur tchèque Radim Salda a pris fin vendredi matin.

Le directeur-gérant et entraîneur-chef de l’Océanic, Serge Beausoleil, a enfin obtenu la carte tant attendue depuis plusieurs semaines, l’autorisant à intégrer le joueur de 19 ans à son alignement. L’espoir du Lightning de Tampa Bay pourra finalement porter les couleurs de Rimouski lors du match de samedi, alors que lui et ses coéquipiers rendront visite aux Islanders de Charlottetown.

«Ma première réaction, c’est d’être content pour un jeune qui est tellement de fois venu cogner à mon bureau pour savoir s’il pouvait jouer. Je le renvoyais en lui disant que j’étais désolé, mais que ce n’était pas sous notre contrôle», raconte Beausoleil.

«Je suis très heureux pour le jeune et pour nos partisans. C’est un joueur qui est très bon, mais ce n’est pas non plus le messie. C’est un joueur qui va mettre tout le monde à sa place dans notre unité défensive.»

Originaire de Pardubice en République Tchèque, Salda avait été acquis cet été au terme d’une transaction avec les Sea Dogs de Saint-Jean contre des choix de 2e et 3e tours en 2019. Le club qui détenait ses droits, le Mountfield HK de Hradec Kralové, avait accordé le feu vert à son retour dans le circuit. Mais pour des raisons que le dg de l’Océanic ne peut expliquer, son transfert a accusé un très long délai.

Pour Beausoleil, Salda représentera un précieux atout, «C’est un joueur qui peut tout faire. C’est un gars qui a beaucoup de talent, qui bouge la rondelle rapidement, qui est très agile sur ses patins, qui a un lancer fulgurant. Il est très motivé et surtout passionné. C’est pour ça qu’on est allés le chercher!»

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Ellis et l'Océanic ne laissent aucune chance au Drakkar

RIMOUSKI – Une performance de 42 arrêts sur les 43 lancers reçus par Colten Ellis, dont certains tenaient quasiment du miracle, a procuré une victoire de 4-1 à l’Océanic, dimanche, aux dépens du Drakkar de Baie-Comeau, au Colisée Financière Sun Life de Rimouski.

L’entraîneur-chef du club vainqueur, Serge Beausoleil, ne tarissait pas d’éloges à l’égard de son cerbère: «Il a fait des arrêts sublimes, il a été au-dessus de la mêlée, il était en contrôle. Quand ses déplacements sont incisifs comme ça, il nous donne plus qu’une chance de marquer!» «Je pense que c’était spécial comme match, a reconnu le principal intéressé, qui a avoué être fatigué à l’issue de la rencontre. Comme c’est toujours plus plaisant de jouer à la maison, c’est plus facile de performer.»

La première période a été sans artifices, plutôt sage, avec bien peu d’opportunités de marquer. «On a limité les dégâts en première, estimait Beausoleil. On était un peu amorphes.» Du revers, Gabriel Fortier (5e) a ouvert la marque pour le Drakkar à 7:41, après un revirement en zone défensive.

Revenir affamé

Alors qu’il tirait de l’arrière, l’Océanic est revenu pour l’engagement médian tellement plus affamé qu’il a complètement renversé la vapeur. Un premier but d’Olivier Garneau (6e), qui a créé l’égalité à 1:34, a semblé fouetter l’ardeur de ses troupiers. À 7:50, Carson MacKinnon (7e) a profité d’un rebond favorable pour donner les devants aux locaux. Puis, à seulement 16 secondes du début de l’avantage numérique, Garneau (7e) a complété la passe d’Alexis Lafrenière pour enfiler son deuxième du match avec 3 minutes à faire à la période. «Ça a bien été, a admis Garneau. 

Surtout quand tu joues avec Alexis, il faut que tu sois prêt à recevoir la rondelle! Il m’a bien trouvé; j’avais juste à lancer au but.»

Ellis a fermé la porte pas moins de 27 fois en troisième période, pendant que Justin Blanchette était sur le point d’avoir les pieds gelés avec seulement 5 lancers. «En troisième, le Drakkar a ouvert la machine», a observé le pilote des Bleus. Mais cela n’a pas empêché Lafrenière (4e) d’en ajouter un dernier dans un but ouvert.

«On voulait revenir sur la bonne voie, a indiqué Olivier Garneau. On l’a fait aujourd’hui, surtout contre le Drakkar, qui est une très bonne équipe, la première au classement. De battre le Drakkar, ça fait vraiment du bien! C’est un bon test pour nous!»

«C’est un bon match de hockey, surtout quand tu pars de Rimouski avec 43 shots au net, dont 27 en troisième, faisait comme lecture l’entraîneur-chef des Nord-Côtiers, Martin Bernard. On a eu nos chances, on n’a pas été opportunistes.»

Le pilote de Baie-Comeau a donné la chance aux frères Samuel et Dylan L’Italien de vivre une première expérience en jouant ensemble dans la ville qui les a vu grandir. «Ça n’arrive pas souvent, dans une vie, que des parents peuvent voir leurs deux jeunes sur la glace en même temps», a-t-il convenu.