Drakkar

Rimouski 5/Baie-Comeau 3: les efforts du Drakkar insuffisants

BAIE-COMEAU — L’Océanic de Rimouski n’avait pas l’intention d’échapper deux matchs consécutifs à Baie-Comeau. Les hommes de Serge Beausoleil rentrent à la maison avec trois points sur une possibilité de quatre en vertu d’un gain de 5-3 samedi aux dépens du Drakkar.

Les locaux ont été les premiers à toucher la cible dans ce second duel de ce programme double, mais Rimouski a enfilé quatre buts sans réplique, dont trois en deuxième, pour prendre une sérieuse option sur le match. Le Drakkar n’a toutefois pas baissé les bras et a rebondi en troisième, s’avérant la meilleure équipe sur la glace. Ce fut toutefois insuffisant.

Devant le filet du Drakkar, Dakota Lund-Cornish a fait face à une mitraille de 42 tirs, accordant par surcroît de nombreux retours. Son vis-à-vis Colten Ellis a été un peu moins occupé avec 33 lancers sur sa cage.

«On attendait que quelqu’un fasse quelque chose à notre place. On voulait jouer avec trop de patience, mais tu peux jouer avec urgence aussi», a lancé l’entraîneur-chef Jon Goyens après la rencontre. «On manquait d’urgence et on leur a donné trois des cinq buts, c’était assez évident. La plupart des choses [qui n’ont pas fonctionné], c’était vraiment entre les deux oreilles aujourd’hui.»

Goyens a soutenu qu’il voulait donner un départ à Lund-Cornish car il aurait été un mois sans voir d’action si Lucas Fitzpatrick était revenu devant le filet, en tenant compte du dernier match hors-concours.

«Daks voudrait sûrement revoir deux des buts mais comme tout le monde, il aura des choses à travailler», a lancé le pilote du Drakkar en signalant toutefois qu’il n’était pas seul dans cette galère. «Quand tu donnes 3, 4, 5 ou 6 opportunités par période à l’autre équipe, tu mets ton gardien dans une position vulnérable et c’est arrivé trop souvent aujourd’hui», a-t-il fait valoir.

«On voulait repartir sur la note positive sur laquelle on avait terminé la veille», a déclaré Serge Beausoleil pour expliquer le départ endiablé des siens. «On a pris le momentum en partant, mais on savait que le Drakkar allait rebondir en troisième. C’est une équipe compétitive qui vend chèrement sa peau, mais on n’a pas paniqué sur le banc quand ils ont réduit l’écart.»

Bévues défensives coûteuses

Les bévues défensives coûteuses ont été à l’honneur au premier vingt. Feliks Morozov a ouvert le pointage pour le Drakkar à 5:32 après avoir reçu une passe «direct sur la palette» du défenseur de l’Océanic Anthony D’Amours alors qu’il était seul dans l’enclave.

Un peu plus de huit minutes plus tard, au tour cette fois de Félix Tremblay de remettre le disque à l’ennemi en voulant débarrasser le devant du filet. Jacob Kelly n’allait pas rater cette occasion de créer l’égalité.

L’Océanic a cassé les reins du Drakkar à l’engagement médian avec trois filets. Adam Raska a d’abord trompé Lund-Cornish d’un tir haut d’un angle restreint dès la 58e seconde de la période. Zachary Massicotte a enchaîné d’un lancer voilé de la ligne bleue et Nathan Ouellet en a rajouté à 17:33, bien alimenté par Alexis Lafrenière.

Au dernier tiers, Raivis Kristians Ansons a ranimé les 1606 partisans réunis au Centre Henry-Leonard en marquant au terme d’une échappée à la suite de la belle passe d’Antoine Rochon. Brandon Frattaroli a ensuite enfilé le premier but en supériorité numérique de tout le weekend entre les deux clubs (1 en 10 Drakkar, 0 en 9 Rimouski) et tous les espoirs étaient permis pour les troupiers de Goyens.

Kelly, qui a terminé sa journée de travail avec trois points et un différentiel de +4, a toutefois scellé l’issue du match à 16:47.

Notes

Avant la rencontre, le Drakkar a honoré les Blue Jays de Baie-Comeau, qui ont remporté il y a quelques semaines le championnat provincial de baseball dans la catégorie moustique B…

La prochaine rencontre du Drakkar est prévue vendredi prochain, alors qu’il rendra visite aux Olympiques de Gatineau.

Océanic

Serge Beausoleil garde les deux pieds sur la glace

RIMOUSKI — Cette 25e saison de l’Océanic sera-t-elle une année-charnière, ne serait-ce que sur le plan de la maturité de l’équipe? L’entraîneur-chef y croit et la confiance qu’il accorde à sa troupe est fondamentale. Serge Beausoleil évite cependant de pavoiser. «On a encore des croûtes à manger, nuance-t-il. Laissons le processus faire ce qu’il faut et ça va bien aller!»

Le pilote de Rimouski espère voir son équipe s’inscrire dans la continuité. «[…] Je veux continuer à voir sur la patinoire des gars qui apprennent, qui progressent et qui forment une équipe compétitive, souhaite-t-il. […] On est partis avec beaucoup de jeunes et on a progressé de match en match. Chaque match est important. C’est ce qui nous permet d’avancer.»

Si Beausoleil garde la tête froide, il n’en demeure pas moins que les pronostics font de l’Océanic l’une des équipes favorites de la ligue en 2019-2020. «On a eu une bonne saison l’an passé avec 92 points et la saison précédente avec 93, ne peut oublier le directeur-gérant. Il faut avoir encore des standards élevés. Je refuse, par contre, de regarder trop loin. Je pense que le premier quart de la saison sera important. On a quand même une dizaine d’athlètes qui se joignent à notre noyau de joueurs. Il faut les incorporer dans notre façon de faire et dans nos valeurs. Ça prend du temps à mettre en place!»

Alignement d’étoiles

Personne ne peut quand même s’empêcher de voir un alignement d’étoiles pour le club qui sera dans les célébrations et qui compte dans ses rangs le meilleur joueur du circuit, Alexis Lafrenière, et l’un des meilleurs gardiens de but, Colten Ellis, sans oublier le Russe Dmitry Zavgorodniy. «Ça ne fait pas gagner de matchs», tempère Beausoleil, en répétant que son club a une dizaine de nouveaux joueurs et que Maxime Collin est blessé. Celui-ci risque de ne pas regagner l’alignement avant trois ou quatre semaines. Selon Beausoleil, c’est le travail de ses protégés qui fera foi de tout. «Il y a beaucoup de hockey à jouer avant d’arriver au championnat en fin de saison», tient-il à souligner. 

Même si sa troupe s’est inclinée dans tous les matchs hors concours, l’entraîneur n’y voit pas un mauvais présage. «Ce sont des matchs préparatoires», rappelle-t-il, en précisant que Chicoutimi et Moncton ont éprouvé des difficultés, alors que ce sont aussi des équipes favorites. «Donc, il faut faire dans la nuance», requiert-il.

Avant de se sentir fébrile pour l’ouverture de la saison à domicile, le 27 septembre, avec la visite du capitaine des Penguins de Pittsburgh et ancien joueur de l’Océanic, Sidney Crosby, qui verra son chandail être retiré, Serge Beausoleil demeure dans le présent. Il préfère se concentrer sur l’affrontement contre le Drakkar à Baie-Comeau vendredi. «C’est un très beau défi», croit-il, en ne pouvant oublier que la formation de son ancien adjoint, Pierre Rioux, n’a subi aucune défaite en matchs préparatoires.

LHJMQ

L’Océanic retirera le chandail de Sidney Crosby

Plus grand joueur de l’histoire de l’Océanic de Rimouski, Sidney Crosby aura droit à l’honneur ultime, le 27 septembre, lorsque son fameux numéro 87 passera du côté des immortels à l’occasion du retrait de son chandail dans le cadre du match d’ouverture qui lancera les festivités du 25e anniversaire de l’équipe de la LHJMQ.

En deux saisons avec l’Océanic, Crosby a laissé sa marque avant de s’imposer ensuite dans la Ligue nationale sous les couleurs des Penguins de Pittsburgh.

Natif de Cole Harbour, en Nouvelle-Écosse, Crosby a inscrit 120 buts et accumulé 303 points en 121 matchs en 2003-2004 et 2004-2005. Il a largement contribué à la conquête de la Coupe du Président de l’Océanic en 2005, qui avait aussi participé à la Coupe Memorial.

Le numéro 87 de Crosby sera le sixième chandail retiré de l’histoire de l’Océanic, les autres étant ceux d’Allan Sirois (11), Vincent Lecavalier (4), Brad Richards (39), Jonathan Beaulieu (9) et Michel Ouellet (28)

«Sidney Crosby est un grand homme, le meilleur joueur de hockey au monde et il porte encore notre région, notre équipe et nos partisans dans son cœur. Vingt-cinq ans représentent une équipe importante dans l’histoire de notre organisation et aucun événement ne pourrait mieux ­ les festivités de ce nouveau chapitre de l’Océanic et de toute la région du Bas-Saint-Laurent», laissait savoir le président Éric Boucher, en conférence de presse.

Au terme de sa seconde saison à Rimouski, Crosby a évidemment été le premier choix au repêchage de la LNH par les Penguins de Pittsburgh. Il avait mérité à peu près tous les honneurs remis dans le hockey junior majeur québécois et canadien, cette année-là, dont les trophées de joueur le plus utile dans la LHJMQ et la LCH.

Il allait ensuite poursuivre sa domination dans la LNH, notamment avec la conquête de la Coupe Stanley en 2009, 2016 et 2017. Il est aussi devenu un héros national en inscrivant le but vainqueur en prolongation pour le Canada lors du match de la médaille d’or aux Jeux olympiques de Vancouver, en 2010.

À l’aube de sa 15e saison dans la LNH, Crosby revendique 446 buts et 1216 points, sans oublier ses 186 points en 164 matchs éliminatoires.

«Lorsqu’on voit quelqu’un porter fièrement les couleurs de son équipe junior en vacances, en Europe, 14 ans après son départ et même revenir avec la Coupe Stanley la journée de ses 30 ans, le sentiment de fierté pour tous est indescriptible. Nous lui réserverons une grande soirée à la hauteur de ce que ce grand homme mérite», ajoutait Boucher.

Il faisait bien sûr référence au passage de Crosby à Rimouski avec la Coupe Stanley, en 2017.

Nouvel uniforme

L’Océanic a aussi dévoilé, jeudi, le nouvel uniforme qu’il portera lors de certains matchs à domicile tout au long du calendrier. En plus du match d’ouverture contre le Phoenix de Sherbrooke qui coïncide avec le retrait du chandail de Crosby, six autres parties souligneront l’histoire de l’Océanic, soit celle du 29 septembre, 20 octobre, 8 novembre, 14 décembre, 11 janvier et 14 février, où chaque période de cinq ans sera à l’honneur. Capsules historiques, entrevues, vidéo viendront pimenter bientôt la future section spéciale du site Internet de l’Océanic. Les billets sont en vente de trio pour les trois premiers matchs de la saison à compter de samedi matin sur le site Internet de l’équipe au www.oceanic.qc.ca.

Océanic

Océanic: «On va être compétitifs encore cette année»

RIMOUSKI — Après quatre défaites en autant de matchs hors concours, Serge Beausoleil est confiant, à l’issue du camp d’entraînement de l’Océanic, que son club demeurera compétitif. En point de presse, lundi, il s’est montré agacé par les propos «sombres» de certains journalistes et partisans sur ses choix lors des dernières transactions.

«Dans les cinq dernières années, à part Rouyn-Noranda, il n’y a personne qui a les chiffres qu’on a, a fait valoir l’entraîneur-chef et directeur-gérant de Rimouski. […] On a des hommes de hockey qui sont intéressants et qui vont faire progresser nos joueurs. On va être compétitifs encore cette année.»

Beausoleil rappelle qu’il compte, au sein de son équipe, Alexis Lafrenière et Colten Ellis qui, selon lui, sont respectivement le meilleur joueur de hockey junior au Canada et le meilleur gardien de but de la LHJMQ. Il est toutefois conscient qu’il y aura du travail à faire. «Le challenge est plus important cette année qu’il l’était l’an passé [...]» reconnaît-il.

Le pilote bas-laurentien n’a pas caché son irritation devant les commentaires acerbes dont il a fait l’objet à la suite de l’acquisition de Maxime Collin de l’Armada contre un choix de troisième ronde en 2020. «Vous avez critiqué l’acquisition de Collin sans avoir vu un de ses coups de patin, a-t-il déploré. […] C’est réducteur et ce n’est pas à la hauteur [...] quand on veut accueillir un gars chez nous. C’est un des meilleurs [joueurs] midget AAA!»

Lors des dernières transactions, le club rimouskois a échangé Jordan Lepage aux Cataractes en retour d’un choix de 2e ronde en 2021. Anthony Gagnon a pris la direction des Remparts en échange d’un choix de 3e tour en 2020. Le cerbère Tristan Bérubé a été envoyé chez le Titan en retour de Xavier Raby et d’un choix de 4ronde en 2020. Cependant, Raby est retourné à la maison réfléchir. Antoine Leblanc du Titan a été acquis contre un choix de 13e tour en 2020 et Mikaël Martel des Eagles en échange d’un choix de 5e ronde en 2021. L’Océanic a transigé son choix de 3e ronde en 2020 avec le Phoenix contre son choix de 2e ronde en 2020.

Océanic

Victoriaville 3/Rimouski 1: les Tigres sortent les griffes après la première période

RIMOUSKI – Après une première période à son avantage, l'Océanic a vu le tapis lui glisser sous les pieds en deuxième et troisième engagements lorsque les Tigres ont sorti les griffes pour sortir vainqueurs par la marque de 3-1, samedi, lors d'un match hors concours au Colisée Financière Sun Life de Rimouski. «Je m'attendais à plus de hargne de notre part, plus de combattivité, a fait savoir Serge Beausoleil. C'est un match en deux temps.»

Malgré tout, les Bas-Laurentiens ont dominé au chapitre des tirs au but (23-17). «J'ai bien aimé comment on a amorcé le match, mais c'est sûr que c'est une semaine fatigante et taxante pour les joueurs, a justifié l'entraîneur-chef de Rimouski. On a eu deux voyages de huit heures et on est revenus à 2h du matin mardi et jeudi.»

La présence de certains vétérans qui étaient de retour dans l'alignement, comme Alexis Lafrenière, n'a pas permis à l'Océanic de faire mieux. «On est dans un camp d'entraînement, a rappelé Beausoleil. Il faut reprendre notre synchronisme. On n'a pas pratiqué encore ensemble en bonne et due forme. Je pense que les trois à quatre prochaines semaines vont être importantes!»

C'est l'Océanic qui a ouvert la marque à 9:53 de la première période lorsque Brandon Casey (1er) a complété le jeu d'Alexis Lafrenière et de Nikolaï Mayorov en y allant d'un tir précis des poignets dans la partie supérieure de la cage occupée pour la première fois en présaison par Fabio Iacobo qui n'a rien vu. «Il a amorcé le match tranquillement, mais par la suite, il a été très bon, a analysé Beausoleil. Brandon Casey a vraiment été notre meilleur défenseur, à 17 ans. Il a marqué un très beau but sur un aiguillage avec Lafrenière. C'est un jeune joueur qui a un bel avenir!»

Par ailleurs, l'acclimatation du jeune joueur européen Mayorov se poursuit, selon le patron de l'Océanic. «Il fait des bonnes choses, a-t-il remarqué. Mais, je trouve qu'il est trop en périphérie en ce moment. On voit qu'il a du talent, qu'il a des habiletés. Il faut juste qu'il mette ça ensemble. On est capables de communiquer avec lui à l'extérieur avec tous les moyens qu'on a. Mais, pendant le match, ça devient difficile. Un moment donné, il a embarqué, mais ce n'était pas à lui. Il faut prendre notre temps!»

Même si la vitesse était au rendez-vous des deux côtés, les visiteurs ont créé l'égalité avec un peu plus de 3 minutes à faire à l'engagement médian. Lors d'une échappée, Conor Frenette (1er) a marqué sur une passe d'Olivier Mathieu. «Il y a un de nos défenseurs qui a perdu pied et chuté, a expliqué Beausoleil. Ça a donné l'échappée.» À l'issue de la période, les troupiers de Louis Robitaille prenaient le dessus avec 9 lancers contre seulement 5 dans le clan adverse. «Dans la deuxième portion, on a été moins bons qu'on devrait l'être», estimait l'entraîneur des Bleus.

Victo a définitivement pris les devants au début du dernier tiers lorsque Alex DeGagné (1er) a glissé le disque sous les jambières de Jonathan Labrie, venu en relève à Colten Ellis après 31 minutes de jeu, pendant lesquelles il a effectué 9 arrêts en autant de lancers. Depuis le début du camp, il s'agissait de la première fois que l'espoir des Blues de St-Louis revêtait l'uniforme de l'Océanic lors d'un match hors concours. «Colten a a très bien fait dans la première portion du match», a souligné le pilote rimouskois.

Les Félins ont ensuite doublé leur avance grâce à un lancer de la pointe d'Olivier Tremblay (1er). Le but a été compté à 13:35 pendant la pénalité d'Alexis Lafrenière qui a été envoyé au cachot pendant 10 minutes pour rudesse et inconduite après avoir enlevé son casque lors d'une altercation. «Il était frustré, a interprété son entraîneur. Il s'est coltaillé un peu avec [Vincent] Sévigny. Il faut qu'il reste plus centré comme il l'est normalement. Aujourd'hui, ça a moins bien été, c'est tout. C'était un premier match pour lui aussi!»

Plusieurs réunions visant à analyser l'ensemble du camp d'entraînement et les derniers retranchements attendent Serge Beausoleil et son personnel. Lundi avant-midi, le travail de réflexion sera terminé. Lui et son assistant, Danny Dupont, feront part de leur bilan à la presse.

Remparts

Roy transige pour un quatrième joueur de 20 ans

Mardi soir, lors du match hors-concours entre les deux formations, l’Océanic de Rimouski avait six joueurs de 20 ans et les Remparts, le maximum de trois. Quelques heures et quelques échanges plus tard, les deux formations se retrouvent avec un 20 ans en trop.

Le directeur général et entraîneur des Remparts, Patrick Roy, a discuté avec son homologue de l’Océanic Serge Beausoleil pour mettre la main sur l’attaquant Anthony Gagnon en échange du choix de troisième ronde des Huskies de Rouyn-Noranda au repêchage de 2020. Peu après, Beausoleil s’est tourné vers le Titan d’Acadie-Bathurst où il a expédié le cerbère Tristan Bérubé en échange d’un autre joueur ayant déjà appartenu aux Remparts, le défenseur Xavier Raby, qui avait été envoyé à la formation des maritimes contre un choix de dixième ronde en 2020 il y a quelques semaines. L’Océanic obtient aussi le choix de quatrième ronde du Titan en 2020 dans cette transaction.

Comme les Remparts comptaient déjà sur trois «vingtenaires» en l’attaquant Félix Bibeau et les arrières Pier-Olivier Lacombe et Darien Kielb, ils se retrouvent donc eux aussi en surplus de ce côté avec l’ajout de celui qui a marqué 19 buts et ajouté 23 aides en 68 matchs à Rimouski l’an dernier. «Avec le départ de Bibeau pour le camp des Islanders de New York, sans trop savoir son statut, j’aime mieux me protéger. Pour le moment, c’est une police d’assurance, mais si Bibeau revient, on aura des décisions à prendre», a commenté Patrick Roy mercredi, ajoutant que le dg des Islanders, Lou Lamoriello, lui avait fait comprendre que Bibeau participerait au camp de la Ligue américaine s’il était retranché par le grand club.

Profondeur

«Une chose est certaine, Gagnon nous amène de la profondeur à l’offensive et il est capable de marquer des buts. Il joue bien dans le territoire et il a un bon lancer. En défensive, Darien et P.O. ont bien joué au camp, mais tous les gars qui sont encore au camp sont des gars qui vont jouer dans la ligue et un gars comme [Charle] Truchon est en train de nous forcer la main», analyse Roy. 

«Nous, on veut avoir un bon début de saison. Cet été, on avait déjà discuté avec l’Océanic pour Anthony et quand le camp est arrivé, on a réfléchi à différents types de joueurs qu’on voulait pour compléter notre équipe», explique le DG et entraîneur des Diables rouges. «Cette année, on veut des gars qui jouent sur 200 pieds, qui sont bons offensivement et défensivement, on veut s’éloigner des joueurs unidimensionnels. C’est là que des gars comme [Hugo] Audette, [Nathan] Gaucher et Truchon deviennent intéressants pour nous.»

Quant à l’Océanic, les échanges de Gagnon et Bérubé s’ajoutent à celui de Jordan Lepage, envoyé aux Cataractes de Shawinigan avant le match de mardi. D’Artagnan Joly, Cédric Paré, Vincent Martineau et Jeffrey Durocher sont les quatre seuls joueurs de 20 ans à survivre pour l’instant à cette vague de transactions qui visait pour Serge Beausoleil à se rapprocher du maximum de hockeyeurs de cet âge permis au cours d’un même match de la Ligue de hockey junior majeur du Québec.

Remparts

Québec 3/Rimouski 1: à l’image du camp d’entraînement

RIMOUSKI — Dans une domination de 42 tirs au but contre seulement 15, les Remparts ont quitté le Colisée de Rimouski, dimanche, avec une victoire de 3-1 contre l’Océanic à l’issue du premier match hors saison. «Ça a été bon pour nous, a commenté Patrick Roy, visiblement satisfait de ses joueurs. C’est à l’image de ce qu’on a eu comme camp.»

«On est vraiment contents de la performance de nos jeunes depuis le début du camp d’entraînement, a poursuivi l’entraîneur-chef des Remparts. Cet après-midi, ça a été une grosse performance!»

De l’autre côté, Serge Beausoleil n’était pas déçu, malgré la défaite. «On a 21 gars qui n’ont pratiquement jamais donné de coups de patin dans le circuit, qui arrivent et qui jouent à la maison. C’était stressant, a justifié l’entraîneur-chef bas-laurentien. Il y a eu de très belles choses dans ce match-là, entre autres de nos deux gardiens de but. Ce qui était important, c’était de donner une expérience à nos recrues et l’objectif est atteint.» Patrick Roy a endossé le point de vue de son homologue. «Ce n’est pas le pointage qui est important, c’est la façon dont nos jeunes se comportent», croit-il.

La première à l’Océanic

C’est Luka Verreault qui a ouvert la marque d’un tir précis à 56 secondes du début du match, assisté de Michaël Boulay et d’Alexis Brisson. Les trois joueurs sont originaires de l’Est-du-Québec. Malgré la domination des Remparts au chapitre des tirs au but, la première période a appartenu à l’Océanic grâce à l’excellent travail de Raphaël Audet devant le filet, qui a réussi à maintenir l’avance de Rimouski.

Québec a répliqué en début de deuxième pour créer l’égalité sur un but de Nathan Gaucher. À mi-chemin de l’engagement, les deux formations ont changé leur cerbère. À l’instar de son coéquipier Raphaël Audet, Jonathan Labrie a permis aux locaux de demeurer dans le match. Beausoleil explique le peu de lancers au but au fait que ses hommes aient été «embouteillés par un échec-avant de l’autre côté». «Les jeunes ont appris», estime l’entraîneur, même s’il reconnaît que ses ouailles ont été avares de lancers. Selon lui, c’est beaucoup plus les batailles le long des rampes qui font la différence.

C’est à 3:31 du troisième tiers que les visiteurs ont pris les devants après un but de Daryk Plouffe-Dubé. Puis à 5:01, Yu Sato en a ajouté un autre.

Le prochain match préparatoire entre les deux mêmes formations sera disputé mardi à L’Ancienne-Lorette.

Océanic

Ouverture du camp de l’Océanic: Beausoleil a aimé ce qu’il a vu

RIMOUSKI — «J’ai beaucoup aimé ce que j’ai vu», a répété à quelques reprises Serge Beausoleil, jeudi, à l’issue de la première journée du 25e camp d’entraînement de l’Océanic.

L’entraîneur-chef s’est même dit «surpris et enjoué de la qualité des exécutions» et du match qui a clos la journée, alors que les recrues, divisées en deux équipes, se sont affrontées devant public. Les bleus l’ont emporté sur les blancs par la marque de 5 à 1.

«C’est un match qui était relevé, plus que l’an passé, analysait le pilote du club de Rimouski après le match informel. J’ai bien aimé le travail des arrières. La rondelle a bougé très rapidement.» 

Beausoleil a souligné la qualité des échanges et le fait que le gardien de but affilié originaire d’Amqui et évoluant au sein des Albatros du Collège Notre-Dame de Rivière-du-Loup, Jonathan Labrie, a bloqué plusieurs tirs. «On a de beaux prospects et un très beau potentiel», reconnaissait-il.

Il a aussi aimé le travail de l’ailier gauche originaire de Charlottetown, Declan MacEachern, qui évolue avec les Red Wings de Fredericton. «Il ne s’est pas présenté dans la première année du camp, raconte l’entraîneur-chef de l’Océanic. Dans la deuxième non plus. Cette année, il a accepté l’invitation. Il est capable de patiner! Il a fait de très belles choses, aujourd’hui, en compagnie de [Frédéryck] Janvier.» Serge Beausoleil prévient toutefois qu’il faut relativiser sur sa performance du fait qu’il a 18 ans et qu’il se mesure à une majorité de joueurs de 16 ans.

Le patron de l’Océanic rappelle qu’il n’y a aucun moment, dans l’horaire du camp d’entraînement, qui n’est pas important pour les joueurs. «Ils doivent les vivre un par un, sans jamais regarder trop loin, rester dans le présent et donner le meilleur d’eux-mêmes», philosophe Serge Beausoleil. 

L’attaquant des Estacades de Trois-Rivières, auteur de 54 points en 42 parties, Zachary Bolduc, est arrivé à Rimouski jeudi. Mais, celui qui a reçu une bourse d’études pour joindre les rangs de l’équipe de l’Académie Mount St. Charles, dans le Rhode Island, ne participera au camp d’entraînement de l’Océanic que 48 heures. Il devra ensuite trancher sur sa destination : Rimouski ou Woonsocket.

Par ailleurs, l’organisation bas-laurentienne a prêté les services de son joueur de 19 ans, Eliott St-Pierre, aux Sea Dogs de Saint-Jean pour leur camp d’entraînement.

Les premiers retranchements devraient avoir lieu samedi. Puis, d’autres devraient se faire après le match de dimanche contre les Remparts de Québec au Colisée Financière Sun Life de Rimouski.

Océanic

Repêchage international: l’Océanic repêche un Tchèque et un Russe

RIMOUSKI — L’Océanic a mis la main sur deux Européens, jeudi, lors du repêchage de la Ligue canadienne de hockey (LCH). Au 42e rang, le club de Rimouski a sélectionné le Tchèque Adam Raska et, au 102e rang, il a choisi le Russe Nikolaï Mayorov.

Originaire de Frydek-Mistek, le hockeyeur tchèque de 18 ans mesure 5 pieds 11 pouces et pèse 168 livres. «Adam Raska est un des meilleurs joueurs tchèques de son année, souligne le directeur-gérant de l’équipe bas-laurentienne, Serge Beausoleil. L’année passée, au U18, c’est un des joueurs qui avaient le plus de glace. Il joue sur 200 pieds. C’est un gars qui a plus d’offensive que ce qu’on voit dans ses chiffres. Il était tellement bon qu’on l’a mis dans des situations où les autres n’étaient pas capables de jouer!»

Quant à Nikolaï Mayorov, Beausoleil avoue en riant que, quelques minutes avant de le repêcher, il ne connaissait pas du tout le joueur de 5 pieds 8 pouces et de 175 livres provenant de Tyumen en Russie. «C’est ce qu’on appelle une «long shot», estime-t-il. C’est le meilleur marqueur de son équipe. Je l’ai regardé jouer et je dois avouer qu’il sait jouer au hockey. Il a 19 ans; il est à maturité physique.»

Étant donné que le Russe Dmitry Zavgorodniy, qui fait déjà partie de l’alignement de l’Océanic, a signé avec les Flames de Calgary, Mayorov sera sur une liste de réserve. Donc, trois Européens participeront au camp d’entraînement. Mais, pour la saison régulière, seulement deux seront admis. «Comme Zavgorodniy est sorti blessé l’an passé, […] ça nous donne un peu plus de cartouches», explique l’entraîneur-chef.

Même s’il se dit satisfait de ses choix, Serge Beausoleil se garde une réserve. «Les vrais résultats, on va les voir au mois d’août quand ces joueurs vont venir bonifier notre alignement qui est assez intéressant déjà, indique-t-il. Mais, mon travail n’est pas encore fini.»

Océanic

Colten Ellis chez les Blues

RIMOUSKI – Alors qu’il s’apprêtait à quitter son village de la Nouvelle-Écosse pour Vancouver, où se tenait le repêchage annuel de la Ligue nationale de hockey (LNH), en fin de semaine, Colten Ellis disait être confiant que l’événement saurait assurément lui apporter du positif. Il ne s’était pas trompé. Le gardien de but numéro un de l’Océanic de Rimouski a été appelé en fin de troisième ronde par les Blues de Saint-Louis.

«Un rêve devenu réalité qui est en cours d’élaboration grâce aux Blues de Saint-Louis, a-t-il gazouillé sur son compte Twitter. Un grand merci à ma famille et à tous ceux qui m’ont soutenu!» D’ailleurs, ses parents, sa sœur et son frère étaient là, avec lui, pour assister à ce moment historique de sa jeune carrière de hockeyeur.

Son entraîneur avait lui aussi vu juste. «Je pense qu’il sera repêché en deuxième ou troisième ronde», avait prédit Serge Beausoleil. Il faut cependant préciser que le cerbère de 18 ans de 6 pieds 1 pouce et de 183 livres se classait au huitième rang des gardiens de but nord-américains de la liste de la Centrale de recrutement de la LNH et le premier dans la LHJMQ. Ellis a été réclamé au 93e choix des équipes, en troisième ronde.

Colten Ellis présente une fiche de 27-15 en 46 matchs, une moyenne de 2,47 buts alloués et une efficacité de ,910 au chapitre des arrêts. Le portier a signé trois blanchissages lors de la dernière saison. Voilà la description qu’en font les champions de la Coupe Stanley sur leur page Facebook, en lui souhaitant la bienvenue. Plusieurs abonnés ne manquent pas de féliciter le choix de l’organisation. Sur son compte Twitter, l’Océanic surnomme son gardien Colten «Binnington» Ellis. Le club se réjouit du fait qu’il «restera vêtu de bleu»!

Hockey

Colten Ellis: l’attitude d’un professionnel

En marge du repêchage de la Ligue nationale de hockey vendredi et samedi, à Vancouver, nous vous proposons les dernières entrevues avec les meilleurs espoirs de la région immédiate de Québec et ceux des équipes de l’Est-du-Québec évoluant sur le territoire desservi par Le Soleil. Aujourd’hui : Colten Ellis, gardien de l’Océanic de Rimouski, et Nathan Légaré, ailier droit du Drakkar de Baie-Comeau.

Colten Ellis n’a qu’un mot en tête et qu’il répète : «excitant». Fébrile, c’est vraiment de cette façon qu’il décrit son état d’esprit à l’approche de la fin de semaine de repêchage de la Ligue nationale de hockey (LNH) à Vancouver. Pour son entraîneur, il n’y a aucun doute que le gardien numéro un de l’Océanic sera repêché. «Je crois qu’il le sera repêché assez tôt […]», est même persuadé Serge Beausoleil.

«Il y a eu beaucoup d’attention et d’activités autour de lui, poursuit le directeur-gérant du club de Rimouski. Je pense qu’il sera repêché en deuxième ou troisième ronde.» Il faut dire que le jeune homme de 18 ans est le huitième meilleur espoir parmi les cerbères au repêchage de la LNH et le premier dans la LHJMQ. «Il a tous les outils, souligne le pilote de l’équipe bas-laurentienne. Il progresse énormément. Il a une attitude professionnelle. Il ne laisse pas place à l’improvisation. C’est certain qu’il est en très bonne situation.»

En lice pour Équipe Canada

En plus d’être convaincu qu’il sera repêché cet été et qu’il fera un camp de recrues, Beausoleil ajoute que son portier est en lice pour le camp d’Équipe Canada de cette année. «Je pense que c’est celui qui a le mieux performé parmi les gardiens dans le six qu’il y avait, estime-t-il. Il va connaître une très grosse saison. Ça va débouler. Tous les gars qui sont repêchés se retrouvent normalement très rapidement dans un camp de recrues.» Celui-ci précède le camp principal qui est à la fin septembre.

Le Néo-Écossais, qui rêve de jouer dans la LNH depuis qu’il a 13 ans, se rapproche de son idéal. «C’est évidemment une chose à laquelle je rêve depuis un long moment et d’en être si proche, c’est vraiment excitant, s’exclame le colosse de 6 pieds 1 pouce et de 185 livres. Je suis définitivement confiant que ce sera une bonne fin de semaine pour moi et que j’aurai beaucoup de plaisir.»

Pour Serge Beausoleil, ce qui arrive à son gardien «est entièrement mérité». «On a beaucoup de fierté par rapport à ce qui se passe avec Colten. Depuis qu’on l’a acquis, il est notre gardien numéro un. Ça fait maintenant deux ans. C’est l’un des athlètes les plus professionnels qu’on a dans le vestiaire. Il ne peut lui arriver que de bonnes choses!» Le principal intéressé concède qu’il a beaucoup développé son talent au cours de la dernière année. Joint par téléphone au domicile familial de Whycocomagh, le sportif a indiqué qu’il profitait de son été pour s’entraîner à fond.

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L’Océanic mise sur le récalcitrant Zachary Bolduc

L’Océanic de Rimouski a roulé les dés, samedi, en sélectionnant au 14e rang de la première le centre Zachary Bolduc, l’un des joueurs qui a manifesté son intention de poursuivre sa carrière dans les collèges américains.

«On va respecter le choix de la famille, mais on ne peut pas empêcher un cœur d’aimer. On a le droit d’espérer», disait le directeur général Serge Beausoleil sur un ton coloré.

Bolduc n’était pas présent au Centre Vidéotron, samedi. Mais il devait quand même recevoir le chandail de sa sélection en cours de journée. Pour la suite, l’Océanic ne brusquera pas les choses.

«On savait qu’il n’était pas ici9, qu’il regardait le repêchage à la maison avec sa famille. Pour nous, l’important était d’aller chercher le meilleur joueur. On va s’asseoir avec lui, présenter notre organisation, parler de nos installations et des joueurs que nous avons, voir si nous avons des valeurs communes», expliquait Beausoleil sur les démarches à suivre.

Mais à la table de l’Océanic, le choix de Bolduc faisait consensus.

«On s’est consulté à la table, et le gars qu’on aimait le plus, ensuite, on le voyait en début de deuxième ronde. Le meilleur disponible, c’est Zachary Bolduc», ajoutait-il.

L’Océanic n’a pas l’impression d’avoir fait un gros pari.

«Dans le pire des cas, on reprendra notre choix, l’an prochain, et si on échangeait ses droits, on en tirerait des dividendes en plus d’un choix de troisième ronde», notait-il à propos de Bolduc, qui s’entraîne avec Zachary Massicotte, un défenseur de l’équipe. La présence d’Alexis Lafrenière pourrait aussi être un atout pour convaincre le joueur de Bécancour à prendre le chemin de Rimouski.

Transaction avortée 

L’Océanic aurait pu réaliser une transaction importante à ce repêchage, mais les négociations ont pris fin, tard vendredi.

«On était sur un gros dossier qui a avorté [tard vendredi soir]. J’étais à la fois déçu et soulagé. Lorsqu’on met plusieurs joueurs de première ronde, un 20 ans de qualité, un gardien d’avenir et que ce n’est pas assez encore, ça veut dire que la chaîne a débarqué. Ultimement, le jeune a refusé son échange, ce qu’il avait le droit», confiait-il à propos de celui qui possède encore toutes les cartes dans son jeu pour bouger lorsque l’occasion se présentera.

Après Bolduc, l’Océanic a pris en troisième ronde l’ailier gauche Alexis Brisson, un joueur classé en 5e ronde qui a convaincu Beausoleil de le prendre lors de son entrevue.

«Il est passé du midget espoir au AAA à Châteauguay à la mi-saison. Il y a eu une petite ouverture et n’a jamais perdu son poste avec Zachary L’Heureux. Dans l’entrevue, il m’a dit, il y avait un poste pour moi, je l’ai pris», racontait Beausoleil, qui avait inscrit «je le veux» à côté du nom de Brisson.

«Il s’agit d’une belle journée en famille et émotive. J’étais supposé sortir en 5e ronde, ça s’est bien passé. L’Océanic a eu de gros joueurs comme Lecavalier et Crosby, et présentement, il y a Alexis Lafrenière. Je vais me préparer dans le but de faire l’équipe et de voler le poste à quelqu’un», indiquait le jeune homme de Verdun.

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Joueur d'impact: l'Océanic prêt à payer

Le point de presse ne pouvait pas s’éterniser. Serge Beausoleil devait essayer de conclure des négociations importantes pour l’acquisition de joueurs d’impact pour la prochaine saison de l’Océanic de Rimouski. «Ils coûtent très cher, et on est prêt à payer, mais il faut que ça aboutisse», disait l’entraîneur-chef et directeur général de la formation du Bas-Saint-Laurent.

Au moment d’écrire ces lignes, l’Océanic détenait toujours son choix de première ronde (14e), avec une sélection en 3e ronde, deux en 4e et deux autres en 5e ronde. Reste à voir ce qu’il en sera, samedi matin, à l’ouverture du repêchage. Il y avait des discussions sur le feu, vendredi après-midi.

«Il y en a qui sont magistrales, mais aussi très complexes. À la même heure, samedi, il fait que ce soit réglé. Il s’agit d’une saison cruciale pour nous, personne ne s’en cache. C’est l’année où Alexis [Lafrenière] sera au pinacle de sa carrière junior, on va essayer de l’entourer de la meilleure façon possible», indiquait Beausoleil.

Le dg travaillait sur deux tableaux, soit l’aide à court terme et le développement à moyen terme de sa troupe. Par le passé, il n’a pas hésité à ajouter des joueurs d’expérience au son alignement, et pour la troisième année de Lafrenière, l’acquisition de joueurs d’impact faisait partie de son plan de match.

«Nous avons trouvé des joueurs de premier plan pour bien entourer Alexis et l’aider à bien performer, mais il en faisant autant à l’inverse. On va encore essayer de bien l’entourer», ajoutait Beausoleil.

Tôt, vendredi, il a confirmé le transfert du vétéran de 20 ans Carson MacKinnon à Gatineau en retour de choix de 4e ronde en 2019 et de 2e en 2020.

«C’est avec beaucoup de tristesse qu’on laisse partir un joueur de tous les instants chez nous depuis quatre ans, il était un excellent vétéran. On est très heureux qu’il puisse jouer dans le circuit avec une organisation de prestige comme Gatineau», notait Beausoleil.

Il n’était cependant pas pressé d’identifier ses trois joueurs de 20 ans, la saison prochaine, surtout qu’il détient les droits sur plusieurs.

«Nos gars sont très en demande, il y a beaucoup de discussions en coulisses, il faut juste trouver la bonne occasion. Ça pourrait arriver que l’on commence la saison avec plus de trois joueurs de 20 ans. En fait, on l’envisage parce qu’il faut vraiment être patient. Il y a présentement sursaturation, les équipes doivent faire leurs calculs», soulignait l’enseignant de formation.

Baie-Comeau 

Sur l’autre rive du fleuve Saint-Laurent, le Drakkar de Baie-Comeau a cédé les services de l’attaquant de 19 ans Shawn Element au Titan d’Acadie-Bathurst en retour de choix de 1re et 2e rondes en 2021, ainsi que ceux de l’attaquant de 20 ans Ethan Crossman aux Saguenéens de Chicoutimi en retour des choix de 2e et 3e rondes au repêchage 2019.

Le Drakkar a aussi mis la main sur l’attaquant européen de 19 ans Feliks Morozov, cédant un choix de 4e ronde en 2020 aux Tigres de Victoriaville. Moronov est natif de Kharkov, en Ukraine, en plus d’échanger le défenseur de 20 ans Yan Aucoin à Bathurst contre un 3e ­­­choix en 2020.

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Repêchage de la LHJMQ: Serge Beausoleil «fébrile et enthousiaste»

RIMOUSKI — «Fébrile et enthousiaste». C’est de cette façon que Serge Beausoleil décrit l’état d’esprit avec lequel il prendra part au repêchage de la LHJMQ à Québec samedi. Selon le dg de l’Océanic, cela s’explique par le fait que son équipe est beaucoup mieux positionnée qu’à pareille date l’année dernière.

«L’an passé, […] on n’avait pas de centre de troisième trio ni de centre de premier trio, rappelle le pilote de la formation rimouskoise. Il nous manquait beaucoup de choses. Tandis que là, on a des gars sous la main et on a plusieurs 20 ans. On a des choix à faire qui sont difficiles. On a à choisir les meilleurs. On rentre de nouveaux joueurs, de nouveaux talents et la roue tourne!»

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L'Océanic «a livré la marchandise»

RIMOUSKI – En rappelant sa conclusion de l'an dernier, alors qu'il avait déclaré que son équipe serait à surveiller en 2018-2019, Serge Beausoleil croit que l'Océanic «a livré la marchandise» au cours de la saison qui a pris fin la semaine dernière. Après avoir accédé au carré d'as, où il a été balayé en quatre matchs par les Huskies de Rouyn-Noranda, le club de Rimouski estime être devenu «une meilleure équipe».

L'entraîneur-chef et directeur-gérant de l'Océanic fournit pour preuve les solides performances d'Alexis Lafrenière, combinées au brio de Dmitry Zavgorodniy et de son gardien Colten Ellis. À ces joueurs s'ajoutent les talentueux vétérans Jimmy Huntington et Olivier Garneau, qui ont su épauler le capitaine Charle-Édouard D'Astous. «Voilà quelques-uns des aspects qui expliquent une excellente saison de 92 points», estime Beausoleil.

Le pilote mentionne aussi certains moments marquants qui ont jalonné la 24e campagne de la formation qu'il a dirigée pour une huitième année. Parmi eux, il pense à la classique hivernale de Saint-Tite, à l'inusitée victoire de sa troupe en quatrième période de prolongation contre les Saguenéens de Chicoutimi et au record de son capitaine qui est devenu le défenseur le plus productif en saison régulière dans l’histoire de l’équipe avec 181 points (49-132) en carrière.

Pas parfait pour autant

Beausoleil considère toutefois que son club n'est pas parfait pour autant. Une quête demeure : «l'atteinte d'objectifs et de défis sans cesse renouvelés, étape par étape, effort par effort».

S'il y a trois aspects sur lesquels l'entraîneur entend bien travailler avec ses troupiers, c'est la culture, le leadership et la discipline. «On a été étiquetés, dans les deux à trois dernières années, comme l'équipe la plus robuste du circuit, soulève-t-il. Je veux qu'on continue à jouer très fort pour la rondelle, mais il faut le faire dans les limites et il faut éliminer les pénalités de bâton.» Beausoleil est catégorique : «Les gars qui ne comprendront pas ça ne joueront pas ici.»

Le dg n'a évidemment pas encore décidé du sort qui sera réservé aux joueurs de son alignement. Il estime néanmoins pouvoir compter sur une bonne base. «On a dix joueurs de 19 ans qui sont vraiment intéressants pour nous, souligne-t-il. Il y en a un devant le filet. On n'a pas statué sur ce qui allait se passer pour aucun de nos 20 ans. On les a tous rencontrés. Ils veulent tous jouer chez nous.» Jeudi, Serge Beausoleil partira pendant deux semaines à la rencontre des 50 premiers joueurs du midget AAA. «Je cherche à améliorer l'équipe, laisse-t-il tomber comme autant d'évidence. Il s'agit de mettre de la viande autour de l'os.»

La prochaine saison marquera le 25e anniversaire de l'Océanic. «Nos anciens qui ont écrit notre riche histoire seront mis en vedettes et il y aura un troisième chandail porté par l'équipe […], mentionne au passage le président et directeur administratif de l'Océanic, Éric Boucher, en ajoutant que d'autres initiatives seront annoncées au cours des semaines à venir.

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D’Astous avec le club-école des Wings

Pour se consoler du balayage de l’Océanic de Rimouski en demi-finale du junior (LHJMQ), le défenseur Charles-Édouard D’Astous a paraphé lundi son premier contrat professionnel avec les Griffins de Grand Rapids. Le club-école des Red Wings de Detroit dans la Ligue américaine (LAH) a toutefois été éliminé en première ronde des séries de la Coupe Calder et D’Astous aura donc sa chance en septembre.

Année chanceuse pour celui qui vient d’avoir 21 ans le 21 avril? Toujours est-il que l’arrière de 6’ 2” et 204 lb vient de compléter sa quatrième et dernière campagne dans l’uniforme de l’équipe de sa ville natale, Rimouski, avec le titre de défenseur de l’année dans la LHJMQ et de défenseur le plus prolifique dans l’histoire de l’Océanic, avec 181 points en 244 rencontres de saison pour un différentiel de + 47.

Ajoutez-y 23 points en séries, dont 15 juste ce printemps en point d’exclamation sur sa carrière junior. Le capitaine de l’Océanic a connu une campagne à faire écarquiller les yeux des dépisteurs en menant tous les arrières du circuit pour les points (66) et les aides (52), dont 25 de ses passes décisives en attaque massive, un autre sommet dans la LHJMQ. Tout cela lui a aussi valu une place au sien de la première équipe d’étoiles. Il avait aussi été récompensé d’un trophée pour sa grande implication au sein de la communauté rimouskoise.

Malgré des invitations au camp des Blues de St. Louis, en 2017, puis à celui des Sénateurs d’Ottawa, en septembre dernier, D’Astous n’avait jamais réussi jusque-là à convaincre des décideurs de la LNH de lui octroyer un contrat. Voilà que les Wings, par le biais de leur club-école de la LAH, l’embauchent pour deux ans.

Après Jimmy Huntington, avec les Lightning de Tampa Bay, et Dmitry Zavgorodniy, avec les Flames de Calgary, qui l’avait repêché, D’Astous est le troisième joueur de l’Océanic à apposer sa griffe au bas d’un premier contrat professionnel dans les dernières semaines.  

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Les vacances pour l’Océanic [VIDÉO]

RIMOUSKI — L’Océanic a reçu son bleu mercredi, en marge du quatrième match de demi-finale de séries au Colisée Financière Sun Life de Rimouski. Avec une victoire de 6-3, les Huskies de Rouyn-Noranda ont balayé les Bas-Laurentiens. Les Abitibiens obtiennent donc leur passeport de finale pour la deuxième fois en quatre ans.

«C’est une équipe qui est redoutable de l’autre bord et quand ils étaient sur la barre, ils ont réussi à trouver le moyen d’aller chercher les gros buts en début de troisième période, a été forcé d’admettre l’entraîneur-chef de l’équipe perdante, Serge Beausoleil. Malgré le score, ils n’ont pas lâché. Je suis très fier d’eux.»

«La discipline de nos joueurs a été un élément-clé, croyait, pour sa part, l’entraîneur-chef de Rouyn-Noranda, Mario Pouliot, pour expliquer le succès de son équipe. L’autre chose qui était importante, pour nous, était qu’on joue offensivement de la bonne façon avec la rondelle. On voulait jouer profondément dans le territoire de l’Océanic. J’ai aimé la progression qu’on a eue avec la rondelle dans cette série-là. Si on m’avait dit que ça finirait en quatre, j’aurais été très surpris.»

Guerre de tranchées

Au cours des deux premières périodes, les joueurs de l’Océanic, fébriles et nerveux, ont livré une véritable guerre de tranchées aux Huskies en les talonnant pendant les 40 premières minutes de jeu. 

D’un lancer de la ligne bleue qui a trompé Tristan Bérubé, Jacob Neveu (2e) a propulsé les visiteurs en avant pour son 50e match en séries à 8:08 de la première période. Sur un jeu près du filet à 10:51, Alexis Lafrenière a profité d’un revirement derrière le filet pour faire une passe à Carson MacKinnon (3e) qui a glissé la rondelle entre les jambières de Samuel Harvey, nivelant ainsi la marque. En récupérant une rondelle libre, Alexis Lafrenière (9e) a, 44 secondes plus tard, surpris le gardien des Huskies d’une belle manœuvre dans le coin de la cage. Le numéro 11 récoltait alors 2 points en moins d’une minute. Mais à 16:13, Patrik Hrehorcak (5e) a sauté sur une rondelle libre devant la cage de l’Océanic. L’égalité était à nouveau créée.

En refilant une passe de Jordan Lepage derrière Harvey, Jeffrey Durocher (4e) a redonné une avance aux Bleus à l’engagement médian. Celle-ci a cependant été de courte durée avant que Félix Bibeau (10e) ne marque. 

Au début du dernier tiers, deux buts d’avance des hommes de Mario Pouliot ont eu l’effet d’une véritable massue pour les locaux. Une pénalité accordée au capitaine Charle-Édouard D’Astous a coûté deux buts à sa troupe, alors que Joël Teasdale (11e) et Justin Bergeron (6e) ont placé les derniers clous de cercueil de la série pour le club rimouskois.

À noter que Dmitry Zavgorodniy était absent. Le numéro 17 éprouve des problèmes respiratoires à l’effort.

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L'Océanic à une défaite des vacances [VIDÉO]

RIMOUSKI — Match capital pour l’Océanic, le troisième duel de demi-finale entre la formation bas-laurentienne et les Huskies de Rouyn-Noranda au Colisée Financière Sun Life de Rimouski, mardi, n’aura pas donné le résultat escompté pour les locaux. Alors qu’ils espéraient profiter de l’avantage de la patinoire, les Rimouskois se sont inclinés 5-2, accordant une avance de 3-0 à la meute de l’Abitibi dans cette série de 4 de 7.

Pourtant, ce ne sont pas les encouragements des 3705 partisans qui faisaient défaut, alors que plusieurs d’entre eux étaient munis de clignotants bleus aux poignets, ce qui contribuait à mettre beaucoup d’ambiance dans un amphithéâtre dynamique et bruyant. 

«Aujourd’hui, on a fait un pas dans la bonne direction, a salué l’entraîneur-chef de Rouyn-Noranda, Mario Pouliot. J’ai vraiment aimé comment on s’est comportés. Il y avait une bonne foule, il y avait de l’ambiance et puis ils [l’Océanic] sont partis fort. Ils ont marqué le premier but. Après, on a gardé notre sang-froid pour revenir tranquillement, pas vite dans le match.»

Isolé dans l’enclave, Olivier Garneau (6e) a détourné l’attention de Samuel Harvey d’un tir des poignets pour marquer le premier but du match à 5:21. Mais, d’une belle feinte à 10,8 secondes à faire à la période, le général à la ligne bleue des Huskies, Noah Dobson (5e), a attaqué l’enclave avec brio en sautant sur un retour de lancer devant Ellis pour marquer le but égalisateur en avantage numérique. «Le but à Dobson nous a fait du bien», a indiqué Pouliot. Cette première période a été la seule que son homologue, Serge Beausoleil, a appréciée. «C’est une période où on a été physiques, impliqués, où on a fait de très bons jeux et où on a marqué un très gros but. Le but qu’on a donné en fin de première période en voulant se faufiler, au lieu de sécuriser la rondelle […], il fait très mal au moral parce que les gars, qui viennent de jouer une période A, retraitent au vestiaire avec une égalité 1-1.»

«But totalement controversé»

À 7:16 de l’engagement médian, Justin Bergeron (5e) a fait dévier la rondelle d’un tir voilé en toute fin de jeu de puissance, qui a glissé entre les jambières d’Ellis qui ne l’a jamais vue. «Le deuxième but est totalement controversé pour nous, croit Beausoleil. Il y avait vraiment un dégagement. On a regardé la séquence plusieurs fois. Cependant, sur le même jeu, il y a plusieurs erreurs. Ça n’excuse pas tout, le dégagement. Après ça, on s’est affaissés. On a arrêté de jouer le hockey qu’on devait jouer.»

À 10:59, Félix Bibeau (9e) a procuré une avance de deux buts. Ellis n’a rien pu faire. Le gardien a alors laissé sa place à Tristan Bérubé, qui en était à sa deuxième présence en demi-finale. 

D’un lancer impeccable de la pointe, tôt au troisième tiers, Dobson (6e) en a ajouté un autre en avantage numérique, son deuxième du match. Puis, Vincent Marleau (3e) a profité d’un revirement en territoire adverse pour marquer. À mi-chemin de la période, Radim Salda (2e) a scellé l’issue du match.

Les deux mêmes équipes s’affronteront mercredi au même endroit pour le quatrième duel.

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L’OCÉANIC HEUREUX DE RETROUVER SES PARTISANS 

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L’Océanic s’incline 4-3 devant les Huskies

ROUYN-NORANDA — Félix Bibeau a semé l’hystérie à l’aréna Iamgold en faisant scintiller la lumière rouge alors qu’il ne restait que 40 secondes à écouler et les Huskies de Rouyn-Noranda ont eu raison de l’Océanic de Rimouski 4-3, samedi soir.

Bibeau, qui avait nivelé le pointage en deuxième période, a complété un superbe échange à trois avec Joël Teasdale et Rafaël Harvey-Pinard pour procurer une victoire in extremis à son équipe.

Les Huskies ont pris les devants 2-0 dans cette série demi-finale de la LHJMQ et le troisième affrontement aura lieu mardi soir, au domicile de l’Océanic.

Patrik Hrehorcak et Noah Dobson, qui a ajouté une aide, ont aussi marqué pour la formation de l’Abitibi, qui a signé une huitième victoire de suite au cours des présentes séries. Justin Bergeron a préparé deux buts dans la victoire.

Alexis Lafrenière, Carson MacKinnon et Anthony Gagnon ont répliqué pour l’Océanic, qui a laissé filer une avance d’un but au deuxième engagement après avoir effacé un retard de deux filets.

Samuel Harvey a gardé le fort pour les Huskies et il a bloqué 28 lancers. Colten Ellis, qui avait été chassé du match la veille, a conclu la partie avec 40 arrêts devant la cage de l’Océanic.

Comme ils l’ont fait la veille, les Huskies ont appliqué un échec avant agressif envers les défenseurs de l’Océanic et ils ont obtenu quelques occasions de marquer. Le travail a payé à mi-chemin au premier tiers, quand Hrehorcak a battu de vitesse Ellis à la suite d’un retour de lancer de Dobson, qui venait de rater la cible.

Les visiteurs ont survécu aux assauts de la meilleure formation de la LHJMQ lors de la première période, mais Dobson a doublé l’avance des siens dès la 27e seconde du deuxième engagement. Le défenseur étoile a logé la rondelle par-dessus l’épaule d’Ellis, du côté rapproché.

Ce but aurait pu faire mal à l’Océanic, mais il s’est retroussé les manches pour enfiler l’aiguille deux fois en seulement 11 secondes. Lafrenière a d’abord déjoué Harvey entre les jambières et MacKinnon a joué de chance quand son dégagement en territoire offensif a touché une paroi métallique avant d’atterrir au fond du filet.

Les hommes de Serge Beausoleil ont même pris les devants 3-2 en deuxième période, quand Gagnon a battu Harvey grâce à un tir sur réception précis en avantage numérique, mais Bibeau a permis aux Huskies de rentrer au vestiaire à égalité après avoir vu son puissant lancer frappé tromper la vigilance d’Ellis.

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Mooseheads 5 - Voltigeurs 4 (La série est égale 1-1)

Arnaud Durandeau a joué les trouble-fête quelques instants après que les arbitres eurent refusé un but aux Voltigeurs et a mis un terme au débat en enfilant l’aiguille à 5:45 de la deuxième période de prolongation pour donner la victoire aux Mooseheads de Halifax, 5-4 devant la formation de Drummondville.

Les deux équipes s’envoleront pour Halifax avec une égalité de 1-1 dans leur série de troisième tour de la LHJMQ.

Après s’être buté à Anthony Morrone lors de la première période de surtemps, Maxim Trépanier a patienté avant de remettre le disque à Durandeau, qui s’est faufilé derrière Marc-Olivier Duquette pour inscrire le but gagnant.

Les buts refusés semblent être devenus coutume pour les Voltigeurs, qui avaient également inscrit deux buts qui ont finalement été refusés en prolongation lors du dernier match de leur précédente série, face au Phoenix de Sherbrooke.

Cette fois-ci, Félix Lauzon croyait avoir donné la victoire aux siens, mais son but a été refusé après que l’arbitre eut effectué un appel à retardement avant que les Voltigeurs reprennent possession du disque. Sur la séquence fautive, Dawson Mercer avait touché la rondelle plus haut que la hauteur permise.

Samuel Asselin a profité d’une supériorité numérique pour remettre les deux équipes à la case départ en nivelant la marque 4-4, avec 1:19 à écouler en fin de rencontre.

Rafaël Lavoie a réussi un tour du chapeau pour les Mooseheads, enfilant notamment deux buts sans riposte en avantage numérique dans un intervalle de 1:07 en deuxième période. Avec sa 16e réussite des séries, Lavoie a égalé le record d’équipe pour le plus de buts inscrits lors du tournoi printanier détenu par Stefan Fournier.

Alexis Gravel a pour sa part réalisé 38 arrêts du côté des Mooseheads, qui ont profité de trois des quatre occasions en supériorité numérique pour s’inscrire au pointage.

Un peu plus tôt en troisième, Pavel Koltigyn avait redonné les devants 4-3 aux Voltigeurs en complétant une descente à deux contre un, à 11:25.

Mercer touché la cible en plus de se faire complice de deux autres buts du côté des Voltigeurs. Cédric Desruisseaux et Maxime Comtois ont également sonné la charge pour les locaux. Après avoir inscrit un but et deux mentions d’aide la veille, Lauzon a amassé deux aides.

De l’autre côté de la patinoire, Morrone a repoussé 50 tirs, dont 14 lors de la première période de prolongation pour limiter les dégâts.

Les deux équipes croiseront de nouveau le fer mardi soir.

Avec moins de trois minutes à faire à la première période, Mercer a décroché un tir dans le haut du filet après que Lauzon ait remporté la mise en jeu en territoire des Mooseheads pour donner les devants aux Voltigeurs.

Anglehart a par la suite profité de la chute d’un adversaire pour remettre le disque à Desruisseaux, laissé seul dans l’enclave, pour doubler l’avance des locaux.

Lavoie a toutefois profité de deux pénalités à quelques secondes d’intervalle au deuxième tiers pour d’abord réduire l’écart 2-1, alors que les Voltigeurs étaient à court de deux hommes. L’espoir de 18 ans a par la suite profité du lourd achalandage devant Morrone pour remettre les compteurs à zéro avec un puissant tir, à 5 contre 4.

Moins de cinq minutes plus tard, Comtois a redonné les devants aux Voltigeurs en décochant un tir précis du côté rapproché.

Lavoie a complété son tour du chapeau lorsque Justin Barron l’a repéré devant le filet des Voltigeurs, créant l’égalité avec 56 secondes à écouler avant le second entracte.

Les deux équipes se sont échangées des buts au troisième engagement, forçant la tenue d’une période de prolongation.

Morrone s’est illustré lors de la première période de surtemps en volant Trépanier du bout de la jambière, après que Durandeau eut raté la cible.

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L'Océanic ne peut freiner l'attaque des Huskies, 5 à 1

L’Océanic de Rimouski n’est finalement pas invincible à l’étranger. Les troupiers du Bas-Saint-Laurent ont écopé d’un premier revers en six matchs sur la route jusqu’ici en séries, s’inclinant 5-1 contre les champions de la saison régulière, les Huskies de Rouyn-Noranda, en lever de rideau de cette série demi-finale.

Rouyn-Noranda n’avait nullement l’air d’une équipe privée du meilleur marqueur de la LHJMQ en saison et jusqu’ici en séries, Peter Abbandonato. La rapidité de la meute a donné bien du fil à retordre à l’Océanic et lors des quelques occasions des visiteurs, Samuel Harvey s’est dressé, ne cédant qu’une seule fois alors que le pointage était de 5-0.

«On a donné un mauvais but en partant, on a ensuite pris un quatre minutes à 200 pieds de notre filet et ils ont marqué. Ils [les Huskies] ont mieux joué que nous au début du match et ils l’ont mis hors de portée», ne pouvait que reconnaître le pilote Serge Beausoleil. «On a eu de la misère à connecter, on avait de la misère à coller deux passes en ligne», a-t-il ajouté, relevant que les siens ont toutefois eu de bonnes chances de marquer, sans parvenir à concrétiser.

L’Océanic devra trouver le moyen d’être moins assidu au banc des pénalités. Vendredi, les Rimouskois ont accordé neuf jeux de puissance, contre cinq pour l’adversaire. Les hommes de Beausoleil ont laissé libre cours à la frustration à quelques occasions et les Huskies n’ont pas semblé intimidés. «À part les deux pénalités de quatre minutes, des gestes accidentels, je n’ai pas aimé plusieurs de nos punitions. Il y avait beaucoup de frustration», a-t-il laissé entendre.

Rouyn-Noranda s’impose

Les Huskies ont rapidement montré de quel bois ils entendaient se chauffer dans cette série. Joël Teasdale est sorti du coin avec le disque et est rapidement revenu devant pour battre de vitesse Colten Ellis à 2:17 de la première. Et deux minutes plus tard, durant une pénalité de quatre minutes à Parker Bowman, Félix Bibeau a doublé l’écart d’un tir voilé.

Rouyn-Noranda a ajouté deux autres filets à l’engagement médian. Jakub Lauko a d’abord surpris Ellis d’un tir parfait sans pratiquement aucun angle. Beausoleil a alors rappelé le cerbère au banc, remplacé par Tristan Bérubé. «On ne commencera pas à jeter la pierre à Colten, qui nous a tenu plus souvent qu’à son tour, mais c’était là une belle occasion d’essayer de changer le momentum et aussi de donner du temps de jeu à Bérubé», de faire valoir Beausoleil.

Bérubé, qui a été solide une fois dans ce match (22 arrêts) a cependant accordé un généreux retour à Jacob Neveu, qui appuyait l’attaque pour une rare fois, et le défenseur a porté la marque 4-0 à 16:05 de la deuxième.

Au dernier tiers, Teasdale a enfilé son second de la soirée. Jimmy Huntington a évité l’affront d’un blanchissage à l’Océanic en trompant la vigilance d’Harvey au terme d’une belle poussée à l’aile.

Océanic

L'Océanic passe en demi-finale

L’Océanic de Rimouski fait maintenant partie du carré d’as de la LHJMQ. Il a pleinement mérité son billet pour la demi-finale en l’emportant 5-3 contre les Screaming Eagles, vendredi à Sydney. Les hommes de Serge Beausoleil ont remporté cette série quatre victoires contre une, raflant les trois rencontres disputées au Cap-Breton.

C’est un long tir voilé de Radim Salda à 4:41 du dernier vingt, son premier but en carrière en séries, qui a fait la différence dans ce match, dominé durant 40 minutes par l’Océanic. Solide, le cerbère des locaux, Kevin Mandolese, a fait son possible, mais il n’a pu empêcher les Rimouskois de se diriger vers l’étape suivante dans cette ronde printanière.

«On a connu un bon début de match, on avait axé là-dessus, mais l’égalité persistait après la première», a souligné l’entraîneur-chef des vainqueurs. «Personne ne s’est dégonflé, tout le monde est resté confiant. Leur but en début de troisième (qui faisait 3-3) aurait pu nous rendre nerveux, mais ça n’a pas été le cas», a-t-il ajouté en rendant hommage à l’adversaire. «Il faut souligner la hargne, la ténacité de cette équipe. Ils n’ont jamais abandonné.»

Ellis se signale

Peu occupé dans les deux premiers engagements, Colten Ellis s’est dressé en troisième, quand les siens avaient le plus besoin de lui. Avec quatre minutes à faire, il a notamment frustré Egor Sokolov durant un avantage numérique, d’un arrêt miraculeux du bloqueur.

«Sur deux de leurs trois buts, Colten ne pouvait pas faire grand-chose, et il avait reçu seulement neuf lancers à mi-chemin du match, ce qui n’est pas facile pour un gardien, a déclaré Beausoleil. En troisième, il a démontré son calme olympien et il a été magistral sur Sokolov.»

Le premier vingt s’est terminé sur un score de 2-2, même si l’Océanic a accordé trois jeux de puissance dans les cinq premières minutes. Entre les deux premières pénalités, Jimmy Huntington a lancé les hostilités, imité par Mitchell Balmas sur le troisième avantage numérique des Eagles. Félix Lafrance a ensuite lancé les locaux en avant, mais Olivier Garneau a fait dévier le tir de Jordan Lepage, de retour après une absence de sept matchs, pour créer l’égalité.

L’Océanic a continué à être la meilleure équipe sur la glace en deuxième et il a pris l’avantage à 15:16 sur l’échappée d’Anthony Gagnon, lancé par la bombe de Charle-Édouard D’Astous. Derek Gentile avait créé l’égalité en début de troisième. Garneau a complété la marque dans un filet désert. «Dans cette série, Garneau a élevé son jeu d’un cran», de faire valoir le pilote.

NOTES : D’Astous et Alexis Lafrenière ont récolté trois passes chacun dans ce duel…Rimouski a dominé 35-24 au chapitre des tirs…L’Océanic n’a toujours pas perdu sur la route en séries. En comptant le dernier match de la saison régulière à Baie-Comeau, il est sur une séquence de six victoires consécutives sur la route.

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Rimouski 5/Cap-Breton 2, une troisième période payante pour l’Océanic [VIDÉO]

RIMOUSKI — Même s’il a connu un lent départ en marge de son quatrième match de quart de finale contre les Screaming Eagles, l’Océanic a joué un bon match, jeudi, au Centre 200 à Sydney, au Cap-Breton, principalement en troisième période, où il a marqué trois buts en moins de cinq minutes. Les Rimouskois l’ont emporté 5 à 2 et ils prennent ainsi les devants 3-1 dans leur série.

«Ça ressemble beaucoup au match de mardi, a fait remarquer l’entraîneur-chef de l’Océanic, Serge Beausoleil. Les momentum se sont échangés. Cap-Breton a vraiment eu l’avantage en première période. Malgré tout, on est sortis de là avec une avance de 1-0. En deuxième, on a commencé à prendre le contrôle du match. En troisième, ça a été une période extrêmement solide pour nous autres sur le plan de la gestion de la rondelle.»

Tôt au début du match, Olivier Garneau (2e) a été le premier à faire bouger le tableau indicateur sur un rebond de Carson MacKinnon. Les Bas-Laurentiens ont ainsi touché la cible sur l’un de leurs trois seuls lancers en première période, contre 13 du côté de leurs adversaires. Le gardien Colten Ellis s’est encore une fois illustré, particulièrement lors de cet engagement. «Il a été vraiment très bon au moment où la tempête faisait rage, a reconnu son entraîneur. Il a livré la marchandise.»

À 5:07 de l’engagement médian, Shawn Boudrias (3e) a égalisé la marque en avantage numérique. Ellis cédait après plus de 92 minutes de jeu contre la formation de sa région natale. La riposte ne s’est cependant pas fait attendre, alors que Garneau (3e), 13 secondes plus tard, a complété la manœuvre d’Alexis Lafrenière. Ce deuxième but du vétéran a permis aux hommes de Serge Beausoleil de reprendre les devants.

Les visiteurs ont pris le contrôle du dernier tiers avec trois buts rapides de D’Artagnan Joly (2e), Jeffrey Durocher (3e) et Cédric Paré (2e), ce dernier dans un filet désert. Mais à 50,4 secondes à faire à la rencontre, Kyle Havlena (2e) a réussi à tromper la vigilance du cerbère de Rimouski. Colten Ellis a repoussé 22 des 24 lancers reçus, tandis que Kevin Mandolese a bloqué 27 des 32 tirs. Charle-Édouard D’Astous a récolté trois mentions d’aide et Carson MacKinnon, deux passes.

Le cinquième match entre l’Océanic et les Screaming Eagles sera disputé vendredi à Sydney en Nouvelle-Écosse.

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Alexis Lafrenière et Félix Lafrance: amis... et ennemis

RIMOUSKI — Alexis Lafrenière joue au sein de l’Océanic de Rimouski. Félix Lafrance évolue au sein des Screaming Eagles du Cap-Breton. Les hockeyeurs de 17 ans sont tous deux natifs de Saint-Eustache, près de Montréal. Dans la vie, ils sont les meilleurs amis au monde. Mais sur la patinoire, ils deviennent des ennemis. Surtout pendant les séries, alors que leur formation respective s’affronte en quart de finale.

Pour Félix Lafrance, faire les séries contre son meilleur ami, «c’est spécial et c’est drôle. 

«J’espérais jouer contre lui, admet-il. On ne se voit pas pendant toute l’année et là, j’ai la chance de le voir jouer.» Mais, il ressent tout de même des sentiments «bizarres». «Quand il marque, en dedans de moi, je me dis : “Ah, encore lui! Mais en même temps, c’est mon meilleur ami!”»

Quand le numéro 13 du Cap-Breton a appris qu’il allait affronter Alexis Lafrenière à Rimouski, il a envoyé un message texte aux parents de son meilleur ami. «Ils m’ont dit qu’ils viendraient me voir, raconte-t-il. C’est vraiment spécial de jouer contre son meilleur ami!» L’histoire ne dit cependant pas si les Lafrenière ont encouragé le joueur du club de la Nouvelle-Écosse une fois dans les gradins…!

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L’Océanic reprend le contrôle dans sa série

RIMOUSKI — Pour ce troisième duel de quart de finale, mardi, au Centre 200 de Sydney en Nouvelle-Écosse, on ne peut reprocher à l’Océanic d’avoir joué du hockey de rattrapage, comme il l’avait fait lors des derniers matchs de séries. En déployant son attaque dès le début de la rencontre, Rimouski a blanchi les Screaming Eagles 3-0, reprenant ainsi la tête des séries 2-1.

«On a pris les devants sur un superbe tir de Lafrenière, a souligné l’entraîneur-chef du Bas-Saint-Laurent, Serge Beausoleil. Mais, il a fallu se défendre parce qu’on a eu trois à quatre désavantages numériques à tuer.» Pour Colten Ellis, qui n’a reçu que 18 tirs contre 21 pour son vis-à-vis, Kevin Mandolese, il s’agissait d’un premier blanchissage en séries, d’autant plus que le gardien originaire du Cap-Breton s’exécutait devant les siens. «Colten joue devant sa famille et ses amis, a précisé son entraîneur. C’est une pression supplémentaire et le kid, il nous sort une performance comme ça! Je suis vraiment fier et content de lui!»

Les visiteurs ont ouvert le pointage à 8:12 de la première période sur un habile tir des poignets d’Alexis Lafrenière (6e) dans la partie supérieure du filet. «C’est un but très opportun de Lafrenière, a admis Beausoleil. Ensuite, ça a été un match très serré, encore une fois. Colten a été très solide […].» Avec très peu de lancers des deux côtés de la patinoire en deuxième, un jeu soudé, à forces égales, n’a donné aucun but. 

Déterminée à avoir le dernier mot au troisième vingt, la troupe rimouskoise a totalement dominé son adversaire, notamment au chapitre des tirs au but (11-2). Tôt lors de l’engagement, Carson MacKinnon (1er) a déjoué Mandolese après une échappée. Puis, fidèle à sa tradition de récolter une moyenne de 2 points par partie depuis le début des séries, Lafrenière (7e) en a ajouté un deuxième pour compléter la marque dans un filet désert. «On a pris le contrôle du match avec un très gros but de MacKinnon, se réjouissait le pilote des Bleus. Le mérite revient aux joueurs qui ont joué une troisième période comme ils avaient fait à Chicoutimi lors des deux matchs. J’ai beaucoup aimé la réaction des gars. C’est une grosse victoire!»

Le match numéro 4 entre les hommes de Serge Beausoleil et ceux de Marc-André Dumont sera disputé jeudi au même endroit.

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Première défaite en séries pour l'Océanic [VIDÉO]

RIMOUSKI — Le deuxième duel du quart de finale disputé dimanche au Colisée Financière Sun Life de Rimouski a appartenu aux Screaming Eagles, qui ont défait l’Océanic par la marque de 2-1. Les visiteurs du Cap-Breton ont donné bien peu de chances à leurs hôtes de marquer, surtout en deuxième période. Les Rimouskois encaissaient ainsi leur première défaite en six matchs de séries.

«On prend un match à la fois, mais c’est un bon match suivant la défaite de vendredi, se réjouissait l’entraîneur-chef de la Nouvelle-Écosse, Marc-André Dumont. On a fait de très bonnes choses. On a continué à faire ce qu’on faisait vendredi. Les deux matchs ont été serrés. Ça va être une série serrée!»

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Cap-Breton 1/Rimouski 3, la troisième a suffi à l’Océanic [VIDÉO]

RIMOUSKI — Pour le premier duel en série de leur histoire, l’Océanic et les Screaming Eagles ont entamé le quart de finale d’un 4 de 7 avec une victoire des hôtes au compte de 3-1 au Colisée Financière Sun Life de Rimouski. Rien de laissait présager une victoire des Rimouskois avant qu’ils n’explosent littéralement en troisième avec trois buts sans riposte.

Le dernier affrontement entre les deux concessions en saison régulière, qui remontait au 18 octobre 2018, s’était soldé par une défaite de 4-3 des Bas-Laurentiens à Sydney, au Cap-Breton. Très physiques, talentueux et d’une vitesse remarquable, ses hommes ont imposé leur tempo dès le début de la rencontre. 

«On était en avance une bonne partie du match, ne pouvait que constater l’entraîneur-chef du Cap-Breton, cachant difficilement sa déception. On a fait de très bonnes choses. On ne changera pas notre manière de jouer.» Pour le pilote de Sydney, une bonne possession de la rondelle, une bonne vitesse et un excellent support offensif sont les ingrédients pour créer des chances de marquer. Marc-André Dumont avait prédit un match serré et il ne s’est pas trompé. «On sait qu’on peut continuer à bâtir notre série de la manière qu’on a jouée ce soir, mais on sait tous qu’on peut faire mieux», estime-t-il. 

De leur côté, les locaux ont bataillé fort et, d’un puissant crescendo, ont donné du fil à retordre à leurs invités. «Comme le disait Donald [Dufresne], on avait oublié de mettre nos roues en première période, a imagé d’un large sourire l’entraîneur-chef de Rimouski, Serge Beausoleil. En deuxième période, Colten [Ellis] a été solide. On a eu sept chances de marquer. Après ça, on a commencé à prendre notre rythme. On appréhendait ça un peu. C’est une bonne équipe, de l’autre côté, qui a beaucoup, beaucoup de vitesse. J’ai aimé comment on a réagi, sans paniquer.»

Le match

Tôt en début de match, Shawn Boudrias s’est imposé dans l’enclave et, en étirant son bâton, a fait dévier le lancer de Nathan Larose (2e) dans la partie supérieure du filet pour marquer le premier but du match.

En deuxième période, aucune des formations n’a réussi à percer les murailles de Colten Ellis et de Kevin Mandolese. Au dernier tiers, les Rimouskois ont connu un départ canon. À 43 secondes, sur une erreur d’Adam McCormick, Alexis Lafrenière (4e) s’est échappé et a égalisé la marque. Le but du jeune surdoué, qui récoltera des passes sur les deux autres, aura eu pour effet de propulser sa troupe, soutenue par les 3707 partisans assis sur le bout de leur siège. «Wow!, s’est exclamé Beausoleil. On avait une très belle ambiance. On avait nos fans derrière nous.»

En fin de partie, Olivier Garneau (1er) a donné les devants aux siens après une bousculade devant le filet. À moins de 2 minutes à faire, Jimmy Huntington a scellé l’issue du match dans un filet ouvert. La deuxième rencontre entre les deux formations est fixée au même endroit dimanche.

Océanic

Océanic et Screaming Eagles se revoient cinq mois plus tard

Six petits points au classement, voilà le mince écart ayant séparé l’Océanic de Rimouski et les Sreaming Eagles du Cap-Breton au classement de la conférence de l’Est de la LHJMQ, cette saison. Les deux clubs peu familiers s’affrontent en deuxième ronde des séries à compter de vendredi au Colisée Financière Sun Life.

«On ne les connaît pas du tout, en fait», admettait l’entraîneur-chef de l’Océanic Serge Beausoleil, jeudi, à la veille du premier match de cette série 4 de 7 de type 2-3-2.

L’Océanic et les Screaming Eagles ont croisé le fer pour la dernière fois au mois d’octobre. Étrangement, ils s’étaient affrontés à deux reprises en l’espace de cinq jours, le Cap-Breton l’emportant 3-2 à Rimouski et 4-3 en prolongation à la maison.

«Ça fait quand même cinq mois, c’est un peu spectaculaire. Dans les derniers jours, on s’est concentré un peu plus sur ce que fait le Cap-Breton, on se base sur les vidéos et les rapports de nos dépisteurs, mais il n’y a pas de roue réinventée, bien franchement», disait Beausoleil.

Il a vite reconnu les éléments à surveiller, mais sait bien que son homologue Marc-André Dumont en a fait autant. Il ne s’attend pas à une partie de plaisir face à cette formation de la Nouvelle-Écosse qui s’arrête dans le Bas-Saint-Laurent pour la première fois de son histoire dans les séries.

«On n’a pas gagné une seule fois contre eux, ça représente un bon défi. C’est un club des Maritimes, où le jeu est plus physique, où c’est une autre réalité. Il s’agit d’une équipe bien structurée qui attend les revirements et qui ressemble à Chicoutimi avec du punch offensif et qui pratique un jeu hermétique en zone neutre», analysait-il.

Si la série contre les Saguenéens a préparé son club à ce style, cela ne fait pas foi de tout.

«Le défi sera de retrouver nos repères et notre rythme rapidement. Ça va se jouer à l’arraché pour chaque possession de rondelle, et si tu te prépares autrement, tu vas être deuxième.»

Qui part favori?

Qui part favori dans cette série où chaque club doit se farcir 11 heures de route à chaque déplacement?

«Il s’agit d’une “popotte” qui ne m’intéresse pas vraiment. Écoute, il n’y a que six points qui nous séparent. On a gagné en quatre contre Chicoutimi avec deux victoires en prolongation, dont l’une de sept périodes. Allo le favori!!! Parfois, ça ne tient qu’à un fil», notait-il.

Comment l’adversaire perçoit-il son club?

«Il faudrait lui demander, mais Marc-André va probablement te dire qu’on vient d’avoir le meilleur défenseur du circuit [Charle-Édouard D’Astous] et le joueur le plus utile [Alexis Lafrenière], qu’on a un bon gardien [Colten Ellis]. Mais va jeter un coup d’œil sur le nombre de premier choix dans son alignement. Ils en ont beaucoup et repêchent très bien.»

Réponse de Dumont : «Il s’agit d’un adversaire qu’on respecte, c’est une excellente équipe. On n’a pas eu une semaine de préparation, on a su mardi soir qu’on jouait contre eux et on est parti mercredi matin. L’important sera de jouer selon notre identité. Comme toutes les séries, elle sera très serrée. Nous avons un groupe très uni et on a prouvé tout au long de l’année qu’on pouvait rivaliser avec les meilleures équipes», disait ce dernier après une séance d’entraînement à Rimouski, jeudi après-midi.

Les deux premiers matchs ont lieu à Rimouski vendredi (19h30) et dimanche (15h) et la série se transportera ensuite à Sydney pour les matchs 3 (mardi), 4 (jeudi) et 5 (vendredi).

Saguenéens

Les Saguenéens balayés par l'Océanic

La série entre les Saguenéens et l’Océanic aura finalement été beaucoup moins longue que prévu. Les Rimouskois ont terminé le travail, mercredi soir, avec une victoire sans équivoque de 6-3, devant 3414 spectateurs au centre Georges-Vézina, complétant du même coup le balayage.

Les trois premiers matchs ont été décidés par un seul but, mais les jeux étaient faits dans ce quatrième duel bien avant les dernières minutes, pour ne pas dire à la mi-match. «Au fur et à mesure que la série avançait, on a vu leur maturité physique faire une différence, c’est clair. Ceci étant dit, il y a de petites choses qui m’ont agacé quand même. Je suis excité parce que les gars qui n’ont pas lâché, ce sont des gars de 16 ans. Leur amour du hockey est incroyable. Ils veulent jouer au hockey, c’est contagieux et ils le montrent sur la glace. Ça va être vraiment quelque chose. C’est vraiment ce qu’il faut retenir», a souligné l’entraîneur-chef Yanick Jean dès le début de son point de presse alors que son équipe venait tout juste de rendre les armes. « Il y en a d’autres pour qui ce n’était définitivement pas assez. On va se pencher là-dessus pendant l’été », de poursuivre le pilote des Bleus. 

«Les deux premiers marqueurs de l’équipe, ce sont deux 16 ans (Théo Rochette et Hendrix Lapierre) avec cinq points en quatre matchs. Si tu m’avais dit ça avant la série, je t’aurais demandé si t’étais sûr. Si on m’avait dit qu’ils feraient tous les deux cinq points en quatre matchs et que ça se terminerait en quatre rencontres, j’aurais dit qu’on avait une chance de gagner en quatre», d’indiquer Yanick Jean, convenant du même souffle que la série s’était probablement décidée lors des deux premières rencontres à Rimouski qui ont nécessité du temps supplémentaire. 

«On a joué l’équivalent de quatre matchs là-bas. On devait trouver un moyen d’en remporter et de marquer un but en prolongation qui aurait fait la différence. C’est comme s’ils nous avaient achevé à petits coups. Au fur et à mesure que ça avançait, ils prenaient confiance. Ça faisait quand même un petit bout qu’ils n’avaient pas gagné une ronde (2015, année du championnat). Tu as senti que dans le match quatre, ils étaient plus libérés et en contrôle. Ces deux match-là leur ont donné une confiance incroyable. Ça aurait pu avoir l’effet contraire. Dans le premier match, c’était 3-0 pour eux, après avoir fait 3-3 on gagne en prolongation, ça aurait été une série totalement différente. Ce n’est pas arrivé, de raconter le pilote des Bleus. Ce n’était pas une série de quatre volées et tu t’en vas. Ce n’était pas une série qui aurait dû se finir en quatre de la manière que ça s’est joué, mais ça se finit comme ça. On peut dire qu’on n’a pas été chanceux, ci ou ça, mais ce n’est pas de la manière qu’on veut être. On est beaucoup plus exigeants que ça et c’est ce qui va nous faire progresser. »

N’empêche que les jeunes joueurs de l’équipe n’auront pas connu un match numéro six ou sept à leurs premières séries éliminatoires. « Ils ont vécu d’autres choses. Quand tu vis un match de quatre périodes de prolongation, c’est quelque chose. On a joué l’équivalent de 11 périodes en 26 heures à Rimouski la semaine passée. À tout jamais, ils vont pouvoir dire qu’ils ont joué un match de sept périodes », de rappeler Yanick Jean.

Saguenéens

L'Océanic en contrôle de la série

Après deux victoires en prolongation à Rimouski, le troisième match de la série entre les Saguenéens et l’Océanic s’est également décidé par un but et à l’avantage de la formation du Bas-Saint-Laurent. Grâce à une victoire de 4-3, acquise devant 3521 spectateurs au centre Georges-Vézina, les Rimouskois ont maintenant une solide emprise sur la série quatre de sept qu’ils mènent 3-0.

Après deux buts en moins de deux minutes, les Sags étaient pourtant en contrôle de la rencontre avec cinq minutes à faire en deuxième période. Hendrix Lapierre a donné les devants aux siens avec son deuxième de la série. Après avoir été frustré par le poteau en première période, le défenseur Gabriel Villeneuve a pris sa revanche sur le même genre de séquence, logeant la rondelle dans la partie supérieure pour faire 3-1. 

La réponse de l’Océanic a été aussi incisive que rapide pour retraiter au vestiaire avec les devants. Après deux arrêts miraculeux d’Alexis Shank, le meneur offensif de l’Océanic, Alexis Lafrenière, a finalement cassé la glace dans cette série sur un retour. Puis, lors de la 7e attaque massive des visiteurs, le jeune surdoué a récidivé quand son tir a dévié avant de glisser tout doucement derrière la ligne rouge. Cette égalité semblait se transporter en troisième période, mais 38 secondes plus tard, et avec 11 secondes au cadran, Jeffrey Durocher a jeté une douche d’eau froide sur le centre Georges-Vézina.

« On était en parfait contrôle de ce match-là. On n’a pas besoin de chercher de midi à 14 h. Ce n’est pas le travail, le système, les X et les O, loin de là. C’est seulement la première clé dont on avait parlé au début de la série, qui doit être la discipline », a noté, à la fin de son point de presse l’entraîneur-chef des Sags, Yanick Jean, précisant que sur huit pénalités des siens, cinq avaient été prises en territoires adverses et deux en zone neutre. 

« Ce sont des matchs serrés. C’est un troisième consécutif par un but. Dans mon livre à moi, on s’est battus nous-mêmes. On est rendus à 23 pénalités. Un moment donné, il faut arrêter de penser que c’est la faute de l’arbitre et se regarder dans le miroir », de confier le pilote des Bleus. L’Océanic n’a marqué qu’une fois lors de ses avantages numériques, mais les Sags y ont laissé au change beaucoup de momentum et d’énergie. 

«Dans n’importe quel match de hockey, même si tu n’es pas en séries, tu prends sept pénalités et aucune dans ton territoire, c’est sûr que ça n’ira pas bien, a-t-il rappelé C’était la même affaire dans le match numéro 2 quand on a pris quatre pénalités en prolongation. Un moment donné, c’est l’énergie que tu y laisses avec souvent les mêmes qui sont là pour tuer des pénalités. Quand tu reviens pour jouer à 5 contre 5, tu ne peux pas avoir l’énergie optimale.» 

Les visiteurs ont fait leur petite affaire en troisième période, limitant leurs adversaires à seulement six tirs. La menace la plus sérieuse des Sags a été obtenue par Samuel Houde, qui a fendu l’air. Même s’ils ont évolué à six patineurs pendant plus de deux minutes en fin de match, les Chicoutimiens n’ont pas réussi à s’installer sérieusement en territoire adverse. « C’est encore une victoire à l’arraché, une autre par seulement un but, a résumé l’entraîneur-chef de l’Océanic, Serge Beausoleil. On ne voulait pas aller en prolongation ! C’est une belle remontée en fin de deuxième période, et les deux buts rapides (en 38 secondes) nous ont aidés beaucoup. »

En première, l’Océanic a d’abord inscrit un premier but dans cette série à forces égales en temps réglementaire. Après une sortie de zone hasardeuse, le héros du premier match, Jimmy Huntington, a récupéré le retour d’Alexis Lafrenière pour refroidir les ardeurs de la foule, qui a finalement pu se manifester après un court passage à vide. Gabriel Villeneuve a d’abord frappé de plein fouet le poteau, puis quelques minutes plus tard, le vétéran Zachary Lavigne a récupéré un retour pour créer l’égalité.

Les Chicoutimiens ont également connu une soirée difficile dans le cercle des mises en jeu, ne prenant le contrôle de la rondelle que 20 fois en 56 occasions. «Ça été une soirée difficile. On en a perdu beaucoup clairement. On avait mis beaucoup d’emphase là-dessus. C’est une équipe qui a été très bonne tout au long de la saison. Cédric Paré (15 en 18) a été au-dessus de 60% en saison et il est facilement au dessus de 60% dans cette série. Il faut travailler mieux en équipe dans cette facette», de convenir Yanick Jean. 

Les Sags tenteront maintenant d’éviter l’élimination, mercredi soir, encore une fois devant leurs partisans, au centre Georges-Vézina. « On doit continuer sur ce qu’on fait à cinq contre cinq. Tant et aussi longtemps qu’on va prendre des pénalités, c’est ce qui va nous arriver. Si on le fait et qu’on continue de travailler ensemble en évitant le banc de pénalités, on va y aller un match à la fois et on verra ce qui arrivera. On doit avoir une meilleure mentalité que ça», de laisser tomber le pilote des Bleus.

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Chicoutimi/Rimouski: l'Océanic remporte le plus long match de son histoire [VIDÉO]

RIMOUSKI — La deuxième rencontre de huitième de finale 4 de 7 des séries entre les Saguenéens et l'Océanic, samedi, a été le théâtre de plusieurs records au Colisée Financière Sun Life de Rimouski. Il aura fallu 129 minutes de guerre de tranchées avant que les Rimouskois réussissent à avoir raison des Chicoutimiens par la marque de 3-2, ce qui en fait le plus long match de l'histoire des deux formations.

Le dernier exploit des locaux datait de 2008, lors du troisième match de la deuxième ronde des séries contre les Huskies de Rouyn-Noranda, alors que la troupe rimouskoise avait joué pendant 91 minutes et 57 secondes. En 24 ans d'histoire, les Bas-Laurentiens ont aussi fracassé leur exploit du plus grand nombre de tirs au but avec 83. Par ailleurs, il s'agissait de la troisième plus longue partie des 50 ans de la LHJMQ.

«Il a été long, n'a pu s'empêcher, en riant, de commenter l'entraîneur-chef du club vainqueur, Serge Beausoleil. Je n'ai jamais coaché un match aussi long et aussi enlevant. Ouf! C'était épuisant pour les coachs, imaginez pour les joueurs! C'était incroyable! Les joueurs, à l'intérieur du vestiaire, se disaient qu'ils étaient sur le bord de quelque chose. Les gars avaient encore de l'énergie. On les a fait travailler fort. C'est un match très serré! Il faut aussi donner le crédit de l'autre bord. C'est tout un match de hockey pour tout le monde!»

Tout comme son frère Michael qui avait permis à l'Océanic de soulever la Coupe du Président en 2015, c'est D'Artagnan Joly qui, quatre ans plus tard, a trouvé l'ouverture qu'il fallait pour battre Shank d'un puissant et impeccable tir du poignet à 9:15 de la septième période. «On a la main heureuse avec les Joly, rigolait Beausoleil. C'est une belle association avec nous autres! Mais, il y a plusieurs gars qui auraient pu marquer!» Le pilote a d'ailleurs tenu à souligner le travail d'Anthony Gagnon et de Radim Salda. «Je suis très fier des gars, a-t-il tenu à dire, même si cela se lisait sur son visage. Mais, c'est seulement deux victoires. Tout va être à refaire à Chicoutimi. Ce ne sera pas évident. On voit comment l'adversaire est coriace!»

Même dans la défaite, son vis-à-vis du côté de Chicoutimi avait un sentiment partagé. «On s'est battus et c'est ce qu'on veut faire, a analysé Yanick Jean. Je ne pense pas que personne ne doit baisser la tête. Ce sont des grosses «games  de hockey. On retourne à la maison et on recommence à zéro! On l'avait dit que ce serait serré. C'est comme une série de deuxième ou de troisième ronde. Ce sont deux équipes qui ont fini avec une bonne position au classement général. On n'a pas eu de chance dans cette série-là!»

Un match enlevant

Encore une fois, le duel entre les deux formations a donné lieu a un très bon spectacle. Durement disputé des deux côtés de la patinoire, les 3 456 spectateurs ont eu droit à de belles séquences et à un très bon duel de gardiens entre Alexis Shank qui a bloqué 80 des 83 tirs et Colten Ellis qui a repoussé 53 des 55 lancers . Si les visiteurs ont laissé bien peu d'espace dans leur zone en refermant le jeu, les locaux ont remarquablement bien travaillé.

L'Océanic a profité d'un jeu de puissance pour s'inscrire au pointage en début de première période sur un but chanceux de Dmitry Zavgorodniy (1er) après un dégagement de Zachary Lavigne qui a dévié sur la jambière du joueur russe, pour se diriger au fond de la cage.

Au début du deuxième tiers, un lancer de Théo Rochette (3e) dans la partie supérieure du filet a ramené les deux clubs à égalité. Après ce but des Sags, les locaux ont redoublé d'effort dans les dix dernières minutes de l'engagement. Beaucoup plus vifs, les hommes de Serge Beausoleil ont créé plusieurs chances de marquer, mais Shank a fermé la porte.

Au troisième vingt, l'incontrôlable Rochette (4e) a donné les devants aux hommes de Yanick Jean pour la première fois en séries en marquant son deuxième du match en surnombre. Il s'agissait du quatrième but de la recrue suisso-québécoise de 16 ans depuis le début de la série. Mais avec moins de 2 minutes à écouler au match, pendant que Rimouski jouait à 6 contre 4, Cédric Paré (1er) y est allé d'un projectile sur réception, forçant ainsi quatre périodes de prolongation avant que l'égalité soit brisée.

Après deux gains en prolongation, l'Océanic prend donc les commandes de la série face aux Sags à qui il rendra visite à Chicoutimi mardi.