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Repêchage international: l’Océanic repêche un Tchèque et un Russe

RIMOUSKI — L’Océanic a mis la main sur deux Européens, jeudi, lors du repêchage de la Ligue canadienne de hockey (LCH). Au 42e rang, le club de Rimouski a sélectionné le Tchèque Adam Raska et, au 102e rang, il a choisi le Russe Nikolaï Mayorov.

Originaire de Frydek-Mistek, le hockeyeur tchèque de 18 ans mesure 5 pieds 11 pouces et pèse 168 livres. «Adam Raska est un des meilleurs joueurs tchèques de son année, souligne le directeur-gérant de l’équipe bas-laurentienne, Serge Beausoleil. L’année passée, au U18, c’est un des joueurs qui avaient le plus de glace. Il joue sur 200 pieds. C’est un gars qui a plus d’offensive que ce qu’on voit dans ses chiffres. Il était tellement bon qu’on l’a mis dans des situations où les autres n’étaient pas capables de jouer!»

Quant à Nikolaï Mayorov, Beausoleil avoue en riant que, quelques minutes avant de le repêcher, il ne connaissait pas du tout le joueur de 5 pieds 8 pouces et de 175 livres provenant de Tyumen en Russie. «C’est ce qu’on appelle une «long shot», estime-t-il. C’est le meilleur marqueur de son équipe. Je l’ai regardé jouer et je dois avouer qu’il sait jouer au hockey. Il a 19 ans; il est à maturité physique.»

Étant donné que le Russe Dmitry Zavgorodniy, qui fait déjà partie de l’alignement de l’Océanic, a signé avec les Flames de Calgary, Mayorov sera sur une liste de réserve. Donc, trois Européens participeront au camp d’entraînement. Mais, pour la saison régulière, seulement deux seront admis. «Comme Zavgorodniy est sorti blessé l’an passé, […] ça nous donne un peu plus de cartouches», explique l’entraîneur-chef.

Même s’il se dit satisfait de ses choix, Serge Beausoleil se garde une réserve. «Les vrais résultats, on va les voir au mois d’août quand ces joueurs vont venir bonifier notre alignement qui est assez intéressant déjà, indique-t-il. Mais, mon travail n’est pas encore fini.»

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Colten Ellis chez les Blues

RIMOUSKI – Alors qu’il s’apprêtait à quitter son village de la Nouvelle-Écosse pour Vancouver, où se tenait le repêchage annuel de la Ligue nationale de hockey (LNH), en fin de semaine, Colten Ellis disait être confiant que l’événement saurait assurément lui apporter du positif. Il ne s’était pas trompé. Le gardien de but numéro un de l’Océanic de Rimouski a été appelé en fin de troisième ronde par les Blues de Saint-Louis.

«Un rêve devenu réalité qui est en cours d’élaboration grâce aux Blues de Saint-Louis, a-t-il gazouillé sur son compte Twitter. Un grand merci à ma famille et à tous ceux qui m’ont soutenu!» D’ailleurs, ses parents, sa sœur et son frère étaient là, avec lui, pour assister à ce moment historique de sa jeune carrière de hockeyeur.

Son entraîneur avait lui aussi vu juste. «Je pense qu’il sera repêché en deuxième ou troisième ronde», avait prédit Serge Beausoleil. Il faut cependant préciser que le cerbère de 18 ans de 6 pieds 1 pouce et de 183 livres se classait au huitième rang des gardiens de but nord-américains de la liste de la Centrale de recrutement de la LNH et le premier dans la LHJMQ. Ellis a été réclamé au 93e choix des équipes, en troisième ronde.

Colten Ellis présente une fiche de 27-15 en 46 matchs, une moyenne de 2,47 buts alloués et une efficacité de ,910 au chapitre des arrêts. Le portier a signé trois blanchissages lors de la dernière saison. Voilà la description qu’en font les champions de la Coupe Stanley sur leur page Facebook, en lui souhaitant la bienvenue. Plusieurs abonnés ne manquent pas de féliciter le choix de l’organisation. Sur son compte Twitter, l’Océanic surnomme son gardien Colten «Binnington» Ellis. Le club se réjouit du fait qu’il «restera vêtu de bleu»!

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Colten Ellis: l’attitude d’un professionnel

En marge du repêchage de la Ligue nationale de hockey vendredi et samedi, à Vancouver, nous vous proposons les dernières entrevues avec les meilleurs espoirs de la région immédiate de Québec et ceux des équipes de l’Est-du-Québec évoluant sur le territoire desservi par Le Soleil. Aujourd’hui : Colten Ellis, gardien de l’Océanic de Rimouski, et Nathan Légaré, ailier droit du Drakkar de Baie-Comeau.

Colten Ellis n’a qu’un mot en tête et qu’il répète : «excitant». Fébrile, c’est vraiment de cette façon qu’il décrit son état d’esprit à l’approche de la fin de semaine de repêchage de la Ligue nationale de hockey (LNH) à Vancouver. Pour son entraîneur, il n’y a aucun doute que le gardien numéro un de l’Océanic sera repêché. «Je crois qu’il le sera repêché assez tôt […]», est même persuadé Serge Beausoleil.

«Il y a eu beaucoup d’attention et d’activités autour de lui, poursuit le directeur-gérant du club de Rimouski. Je pense qu’il sera repêché en deuxième ou troisième ronde.» Il faut dire que le jeune homme de 18 ans est le huitième meilleur espoir parmi les cerbères au repêchage de la LNH et le premier dans la LHJMQ. «Il a tous les outils, souligne le pilote de l’équipe bas-laurentienne. Il progresse énormément. Il a une attitude professionnelle. Il ne laisse pas place à l’improvisation. C’est certain qu’il est en très bonne situation.»

En lice pour Équipe Canada

En plus d’être convaincu qu’il sera repêché cet été et qu’il fera un camp de recrues, Beausoleil ajoute que son portier est en lice pour le camp d’Équipe Canada de cette année. «Je pense que c’est celui qui a le mieux performé parmi les gardiens dans le six qu’il y avait, estime-t-il. Il va connaître une très grosse saison. Ça va débouler. Tous les gars qui sont repêchés se retrouvent normalement très rapidement dans un camp de recrues.» Celui-ci précède le camp principal qui est à la fin septembre.

Le Néo-Écossais, qui rêve de jouer dans la LNH depuis qu’il a 13 ans, se rapproche de son idéal. «C’est évidemment une chose à laquelle je rêve depuis un long moment et d’en être si proche, c’est vraiment excitant, s’exclame le colosse de 6 pieds 1 pouce et de 185 livres. Je suis définitivement confiant que ce sera une bonne fin de semaine pour moi et que j’aurai beaucoup de plaisir.»

Pour Serge Beausoleil, ce qui arrive à son gardien «est entièrement mérité». «On a beaucoup de fierté par rapport à ce qui se passe avec Colten. Depuis qu’on l’a acquis, il est notre gardien numéro un. Ça fait maintenant deux ans. C’est l’un des athlètes les plus professionnels qu’on a dans le vestiaire. Il ne peut lui arriver que de bonnes choses!» Le principal intéressé concède qu’il a beaucoup développé son talent au cours de la dernière année. Joint par téléphone au domicile familial de Whycocomagh, le sportif a indiqué qu’il profitait de son été pour s’entraîner à fond.

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L’Océanic mise sur le récalcitrant Zachary Bolduc

L’Océanic de Rimouski a roulé les dés, samedi, en sélectionnant au 14e rang de la première le centre Zachary Bolduc, l’un des joueurs qui a manifesté son intention de poursuivre sa carrière dans les collèges américains.

«On va respecter le choix de la famille, mais on ne peut pas empêcher un cœur d’aimer. On a le droit d’espérer», disait le directeur général Serge Beausoleil sur un ton coloré.

Bolduc n’était pas présent au Centre Vidéotron, samedi. Mais il devait quand même recevoir le chandail de sa sélection en cours de journée. Pour la suite, l’Océanic ne brusquera pas les choses.

«On savait qu’il n’était pas ici9, qu’il regardait le repêchage à la maison avec sa famille. Pour nous, l’important était d’aller chercher le meilleur joueur. On va s’asseoir avec lui, présenter notre organisation, parler de nos installations et des joueurs que nous avons, voir si nous avons des valeurs communes», expliquait Beausoleil sur les démarches à suivre.

Mais à la table de l’Océanic, le choix de Bolduc faisait consensus.

«On s’est consulté à la table, et le gars qu’on aimait le plus, ensuite, on le voyait en début de deuxième ronde. Le meilleur disponible, c’est Zachary Bolduc», ajoutait-il.

L’Océanic n’a pas l’impression d’avoir fait un gros pari.

«Dans le pire des cas, on reprendra notre choix, l’an prochain, et si on échangeait ses droits, on en tirerait des dividendes en plus d’un choix de troisième ronde», notait-il à propos de Bolduc, qui s’entraîne avec Zachary Massicotte, un défenseur de l’équipe. La présence d’Alexis Lafrenière pourrait aussi être un atout pour convaincre le joueur de Bécancour à prendre le chemin de Rimouski.

Transaction avortée 

L’Océanic aurait pu réaliser une transaction importante à ce repêchage, mais les négociations ont pris fin, tard vendredi.

«On était sur un gros dossier qui a avorté [tard vendredi soir]. J’étais à la fois déçu et soulagé. Lorsqu’on met plusieurs joueurs de première ronde, un 20 ans de qualité, un gardien d’avenir et que ce n’est pas assez encore, ça veut dire que la chaîne a débarqué. Ultimement, le jeune a refusé son échange, ce qu’il avait le droit», confiait-il à propos de celui qui possède encore toutes les cartes dans son jeu pour bouger lorsque l’occasion se présentera.

Après Bolduc, l’Océanic a pris en troisième ronde l’ailier gauche Alexis Brisson, un joueur classé en 5e ronde qui a convaincu Beausoleil de le prendre lors de son entrevue.

«Il est passé du midget espoir au AAA à Châteauguay à la mi-saison. Il y a eu une petite ouverture et n’a jamais perdu son poste avec Zachary L’Heureux. Dans l’entrevue, il m’a dit, il y avait un poste pour moi, je l’ai pris», racontait Beausoleil, qui avait inscrit «je le veux» à côté du nom de Brisson.

«Il s’agit d’une belle journée en famille et émotive. J’étais supposé sortir en 5e ronde, ça s’est bien passé. L’Océanic a eu de gros joueurs comme Lecavalier et Crosby, et présentement, il y a Alexis Lafrenière. Je vais me préparer dans le but de faire l’équipe et de voler le poste à quelqu’un», indiquait le jeune homme de Verdun.

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Joueur d'impact: l'Océanic prêt à payer

Le point de presse ne pouvait pas s’éterniser. Serge Beausoleil devait essayer de conclure des négociations importantes pour l’acquisition de joueurs d’impact pour la prochaine saison de l’Océanic de Rimouski. «Ils coûtent très cher, et on est prêt à payer, mais il faut que ça aboutisse», disait l’entraîneur-chef et directeur général de la formation du Bas-Saint-Laurent.

Au moment d’écrire ces lignes, l’Océanic détenait toujours son choix de première ronde (14e), avec une sélection en 3e ronde, deux en 4e et deux autres en 5e ronde. Reste à voir ce qu’il en sera, samedi matin, à l’ouverture du repêchage. Il y avait des discussions sur le feu, vendredi après-midi.

«Il y en a qui sont magistrales, mais aussi très complexes. À la même heure, samedi, il fait que ce soit réglé. Il s’agit d’une saison cruciale pour nous, personne ne s’en cache. C’est l’année où Alexis [Lafrenière] sera au pinacle de sa carrière junior, on va essayer de l’entourer de la meilleure façon possible», indiquait Beausoleil.

Le dg travaillait sur deux tableaux, soit l’aide à court terme et le développement à moyen terme de sa troupe. Par le passé, il n’a pas hésité à ajouter des joueurs d’expérience au son alignement, et pour la troisième année de Lafrenière, l’acquisition de joueurs d’impact faisait partie de son plan de match.

«Nous avons trouvé des joueurs de premier plan pour bien entourer Alexis et l’aider à bien performer, mais il en faisant autant à l’inverse. On va encore essayer de bien l’entourer», ajoutait Beausoleil.

Tôt, vendredi, il a confirmé le transfert du vétéran de 20 ans Carson MacKinnon à Gatineau en retour de choix de 4e ronde en 2019 et de 2e en 2020.

«C’est avec beaucoup de tristesse qu’on laisse partir un joueur de tous les instants chez nous depuis quatre ans, il était un excellent vétéran. On est très heureux qu’il puisse jouer dans le circuit avec une organisation de prestige comme Gatineau», notait Beausoleil.

Il n’était cependant pas pressé d’identifier ses trois joueurs de 20 ans, la saison prochaine, surtout qu’il détient les droits sur plusieurs.

«Nos gars sont très en demande, il y a beaucoup de discussions en coulisses, il faut juste trouver la bonne occasion. Ça pourrait arriver que l’on commence la saison avec plus de trois joueurs de 20 ans. En fait, on l’envisage parce qu’il faut vraiment être patient. Il y a présentement sursaturation, les équipes doivent faire leurs calculs», soulignait l’enseignant de formation.

Baie-Comeau 

Sur l’autre rive du fleuve Saint-Laurent, le Drakkar de Baie-Comeau a cédé les services de l’attaquant de 19 ans Shawn Element au Titan d’Acadie-Bathurst en retour de choix de 1re et 2e rondes en 2021, ainsi que ceux de l’attaquant de 20 ans Ethan Crossman aux Saguenéens de Chicoutimi en retour des choix de 2e et 3e rondes au repêchage 2019.

Le Drakkar a aussi mis la main sur l’attaquant européen de 19 ans Feliks Morozov, cédant un choix de 4e ronde en 2020 aux Tigres de Victoriaville. Moronov est natif de Kharkov, en Ukraine, en plus d’échanger le défenseur de 20 ans Yan Aucoin à Bathurst contre un 3e ­­­choix en 2020.

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Repêchage de la LHJMQ: Serge Beausoleil «fébrile et enthousiaste»

RIMOUSKI — «Fébrile et enthousiaste». C’est de cette façon que Serge Beausoleil décrit l’état d’esprit avec lequel il prendra part au repêchage de la LHJMQ à Québec samedi. Selon le dg de l’Océanic, cela s’explique par le fait que son équipe est beaucoup mieux positionnée qu’à pareille date l’année dernière.

«L’an passé, […] on n’avait pas de centre de troisième trio ni de centre de premier trio, rappelle le pilote de la formation rimouskoise. Il nous manquait beaucoup de choses. Tandis que là, on a des gars sous la main et on a plusieurs 20 ans. On a des choix à faire qui sont difficiles. On a à choisir les meilleurs. On rentre de nouveaux joueurs, de nouveaux talents et la roue tourne!»

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L'Océanic «a livré la marchandise»

RIMOUSKI – En rappelant sa conclusion de l'an dernier, alors qu'il avait déclaré que son équipe serait à surveiller en 2018-2019, Serge Beausoleil croit que l'Océanic «a livré la marchandise» au cours de la saison qui a pris fin la semaine dernière. Après avoir accédé au carré d'as, où il a été balayé en quatre matchs par les Huskies de Rouyn-Noranda, le club de Rimouski estime être devenu «une meilleure équipe».

L'entraîneur-chef et directeur-gérant de l'Océanic fournit pour preuve les solides performances d'Alexis Lafrenière, combinées au brio de Dmitry Zavgorodniy et de son gardien Colten Ellis. À ces joueurs s'ajoutent les talentueux vétérans Jimmy Huntington et Olivier Garneau, qui ont su épauler le capitaine Charle-Édouard D'Astous. «Voilà quelques-uns des aspects qui expliquent une excellente saison de 92 points», estime Beausoleil.

Le pilote mentionne aussi certains moments marquants qui ont jalonné la 24e campagne de la formation qu'il a dirigée pour une huitième année. Parmi eux, il pense à la classique hivernale de Saint-Tite, à l'inusitée victoire de sa troupe en quatrième période de prolongation contre les Saguenéens de Chicoutimi et au record de son capitaine qui est devenu le défenseur le plus productif en saison régulière dans l’histoire de l’équipe avec 181 points (49-132) en carrière.

Pas parfait pour autant

Beausoleil considère toutefois que son club n'est pas parfait pour autant. Une quête demeure : «l'atteinte d'objectifs et de défis sans cesse renouvelés, étape par étape, effort par effort».

S'il y a trois aspects sur lesquels l'entraîneur entend bien travailler avec ses troupiers, c'est la culture, le leadership et la discipline. «On a été étiquetés, dans les deux à trois dernières années, comme l'équipe la plus robuste du circuit, soulève-t-il. Je veux qu'on continue à jouer très fort pour la rondelle, mais il faut le faire dans les limites et il faut éliminer les pénalités de bâton.» Beausoleil est catégorique : «Les gars qui ne comprendront pas ça ne joueront pas ici.»

Le dg n'a évidemment pas encore décidé du sort qui sera réservé aux joueurs de son alignement. Il estime néanmoins pouvoir compter sur une bonne base. «On a dix joueurs de 19 ans qui sont vraiment intéressants pour nous, souligne-t-il. Il y en a un devant le filet. On n'a pas statué sur ce qui allait se passer pour aucun de nos 20 ans. On les a tous rencontrés. Ils veulent tous jouer chez nous.» Jeudi, Serge Beausoleil partira pendant deux semaines à la rencontre des 50 premiers joueurs du midget AAA. «Je cherche à améliorer l'équipe, laisse-t-il tomber comme autant d'évidence. Il s'agit de mettre de la viande autour de l'os.»

La prochaine saison marquera le 25e anniversaire de l'Océanic. «Nos anciens qui ont écrit notre riche histoire seront mis en vedettes et il y aura un troisième chandail porté par l'équipe […], mentionne au passage le président et directeur administratif de l'Océanic, Éric Boucher, en ajoutant que d'autres initiatives seront annoncées au cours des semaines à venir.

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D’Astous avec le club-école des Wings

Pour se consoler du balayage de l’Océanic de Rimouski en demi-finale du junior (LHJMQ), le défenseur Charles-Édouard D’Astous a paraphé lundi son premier contrat professionnel avec les Griffins de Grand Rapids. Le club-école des Red Wings de Detroit dans la Ligue américaine (LAH) a toutefois été éliminé en première ronde des séries de la Coupe Calder et D’Astous aura donc sa chance en septembre.

Année chanceuse pour celui qui vient d’avoir 21 ans le 21 avril? Toujours est-il que l’arrière de 6’ 2” et 204 lb vient de compléter sa quatrième et dernière campagne dans l’uniforme de l’équipe de sa ville natale, Rimouski, avec le titre de défenseur de l’année dans la LHJMQ et de défenseur le plus prolifique dans l’histoire de l’Océanic, avec 181 points en 244 rencontres de saison pour un différentiel de + 47.

Ajoutez-y 23 points en séries, dont 15 juste ce printemps en point d’exclamation sur sa carrière junior. Le capitaine de l’Océanic a connu une campagne à faire écarquiller les yeux des dépisteurs en menant tous les arrières du circuit pour les points (66) et les aides (52), dont 25 de ses passes décisives en attaque massive, un autre sommet dans la LHJMQ. Tout cela lui a aussi valu une place au sien de la première équipe d’étoiles. Il avait aussi été récompensé d’un trophée pour sa grande implication au sein de la communauté rimouskoise.

Malgré des invitations au camp des Blues de St. Louis, en 2017, puis à celui des Sénateurs d’Ottawa, en septembre dernier, D’Astous n’avait jamais réussi jusque-là à convaincre des décideurs de la LNH de lui octroyer un contrat. Voilà que les Wings, par le biais de leur club-école de la LAH, l’embauchent pour deux ans.

Après Jimmy Huntington, avec les Lightning de Tampa Bay, et Dmitry Zavgorodniy, avec les Flames de Calgary, qui l’avait repêché, D’Astous est le troisième joueur de l’Océanic à apposer sa griffe au bas d’un premier contrat professionnel dans les dernières semaines.  

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Les vacances pour l’Océanic [VIDÉO]

RIMOUSKI — L’Océanic a reçu son bleu mercredi, en marge du quatrième match de demi-finale de séries au Colisée Financière Sun Life de Rimouski. Avec une victoire de 6-3, les Huskies de Rouyn-Noranda ont balayé les Bas-Laurentiens. Les Abitibiens obtiennent donc leur passeport de finale pour la deuxième fois en quatre ans.

«C’est une équipe qui est redoutable de l’autre bord et quand ils étaient sur la barre, ils ont réussi à trouver le moyen d’aller chercher les gros buts en début de troisième période, a été forcé d’admettre l’entraîneur-chef de l’équipe perdante, Serge Beausoleil. Malgré le score, ils n’ont pas lâché. Je suis très fier d’eux.»

«La discipline de nos joueurs a été un élément-clé, croyait, pour sa part, l’entraîneur-chef de Rouyn-Noranda, Mario Pouliot, pour expliquer le succès de son équipe. L’autre chose qui était importante, pour nous, était qu’on joue offensivement de la bonne façon avec la rondelle. On voulait jouer profondément dans le territoire de l’Océanic. J’ai aimé la progression qu’on a eue avec la rondelle dans cette série-là. Si on m’avait dit que ça finirait en quatre, j’aurais été très surpris.»

Guerre de tranchées

Au cours des deux premières périodes, les joueurs de l’Océanic, fébriles et nerveux, ont livré une véritable guerre de tranchées aux Huskies en les talonnant pendant les 40 premières minutes de jeu. 

D’un lancer de la ligne bleue qui a trompé Tristan Bérubé, Jacob Neveu (2e) a propulsé les visiteurs en avant pour son 50e match en séries à 8:08 de la première période. Sur un jeu près du filet à 10:51, Alexis Lafrenière a profité d’un revirement derrière le filet pour faire une passe à Carson MacKinnon (3e) qui a glissé la rondelle entre les jambières de Samuel Harvey, nivelant ainsi la marque. En récupérant une rondelle libre, Alexis Lafrenière (9e) a, 44 secondes plus tard, surpris le gardien des Huskies d’une belle manœuvre dans le coin de la cage. Le numéro 11 récoltait alors 2 points en moins d’une minute. Mais à 16:13, Patrik Hrehorcak (5e) a sauté sur une rondelle libre devant la cage de l’Océanic. L’égalité était à nouveau créée.

En refilant une passe de Jordan Lepage derrière Harvey, Jeffrey Durocher (4e) a redonné une avance aux Bleus à l’engagement médian. Celle-ci a cependant été de courte durée avant que Félix Bibeau (10e) ne marque. 

Au début du dernier tiers, deux buts d’avance des hommes de Mario Pouliot ont eu l’effet d’une véritable massue pour les locaux. Une pénalité accordée au capitaine Charle-Édouard D’Astous a coûté deux buts à sa troupe, alors que Joël Teasdale (11e) et Justin Bergeron (6e) ont placé les derniers clous de cercueil de la série pour le club rimouskois.

À noter que Dmitry Zavgorodniy était absent. Le numéro 17 éprouve des problèmes respiratoires à l’effort.

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L'Océanic à une défaite des vacances [VIDÉO]

RIMOUSKI — Match capital pour l’Océanic, le troisième duel de demi-finale entre la formation bas-laurentienne et les Huskies de Rouyn-Noranda au Colisée Financière Sun Life de Rimouski, mardi, n’aura pas donné le résultat escompté pour les locaux. Alors qu’ils espéraient profiter de l’avantage de la patinoire, les Rimouskois se sont inclinés 5-2, accordant une avance de 3-0 à la meute de l’Abitibi dans cette série de 4 de 7.

Pourtant, ce ne sont pas les encouragements des 3705 partisans qui faisaient défaut, alors que plusieurs d’entre eux étaient munis de clignotants bleus aux poignets, ce qui contribuait à mettre beaucoup d’ambiance dans un amphithéâtre dynamique et bruyant. 

«Aujourd’hui, on a fait un pas dans la bonne direction, a salué l’entraîneur-chef de Rouyn-Noranda, Mario Pouliot. J’ai vraiment aimé comment on s’est comportés. Il y avait une bonne foule, il y avait de l’ambiance et puis ils [l’Océanic] sont partis fort. Ils ont marqué le premier but. Après, on a gardé notre sang-froid pour revenir tranquillement, pas vite dans le match.»

Isolé dans l’enclave, Olivier Garneau (6e) a détourné l’attention de Samuel Harvey d’un tir des poignets pour marquer le premier but du match à 5:21. Mais, d’une belle feinte à 10,8 secondes à faire à la période, le général à la ligne bleue des Huskies, Noah Dobson (5e), a attaqué l’enclave avec brio en sautant sur un retour de lancer devant Ellis pour marquer le but égalisateur en avantage numérique. «Le but à Dobson nous a fait du bien», a indiqué Pouliot. Cette première période a été la seule que son homologue, Serge Beausoleil, a appréciée. «C’est une période où on a été physiques, impliqués, où on a fait de très bons jeux et où on a marqué un très gros but. Le but qu’on a donné en fin de première période en voulant se faufiler, au lieu de sécuriser la rondelle […], il fait très mal au moral parce que les gars, qui viennent de jouer une période A, retraitent au vestiaire avec une égalité 1-1.»

«But totalement controversé»

À 7:16 de l’engagement médian, Justin Bergeron (5e) a fait dévier la rondelle d’un tir voilé en toute fin de jeu de puissance, qui a glissé entre les jambières d’Ellis qui ne l’a jamais vue. «Le deuxième but est totalement controversé pour nous, croit Beausoleil. Il y avait vraiment un dégagement. On a regardé la séquence plusieurs fois. Cependant, sur le même jeu, il y a plusieurs erreurs. Ça n’excuse pas tout, le dégagement. Après ça, on s’est affaissés. On a arrêté de jouer le hockey qu’on devait jouer.»

À 10:59, Félix Bibeau (9e) a procuré une avance de deux buts. Ellis n’a rien pu faire. Le gardien a alors laissé sa place à Tristan Bérubé, qui en était à sa deuxième présence en demi-finale. 

D’un lancer impeccable de la pointe, tôt au troisième tiers, Dobson (6e) en a ajouté un autre en avantage numérique, son deuxième du match. Puis, Vincent Marleau (3e) a profité d’un revirement en territoire adverse pour marquer. À mi-chemin de la période, Radim Salda (2e) a scellé l’issue du match.

Les deux mêmes équipes s’affronteront mercredi au même endroit pour le quatrième duel.

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L’OCÉANIC HEUREUX DE RETROUVER SES PARTISANS