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Troisième gain de suite sur la route pour l'Océanic

RIMOUSKI — L'Océanic a signé une troisième victoire successive sur la route par la marque de 4-1 face aux Olympiques, samedi, au Centre Robert-Guertin de Gatineau. Il s'agissait du premier match d'un programme double entre les deux formations.

L'entraîneur-chef de Rimouski n'avait pas grand-chose à reprocher à ses troupiers qui ne récoltent que le succès depuis le début de leur périple. «Je n'ai pas le goût de faire la fine gueule après un match de 4-1, où on a donné un seul filet, a illustré Serge Beausoleil. Il faut aussi donner le crédit à Gatineau qui travaille d'arrache-pied, ferme bien la zone centrale. C'est une petite patinoire. Notre avantage numérique a été très bon, on a généré des bonnes chances. Colten [Ellis] a fait un bon boulot aussi.»

«Je pense qu'on aurait pu être un peu plus physiques, a-t-il tout de même regretté. Mais sérieusement, je suis très satisfait du match. On est au troisième match en quatre jours, on ramasse des points dans les trois matchs et notre power play a deux buts. On est 2 en 3. On n'a rien donné sur le désavantage. Il y a beaucoup de bonnes choses dans ce match-là!»

C'est à 5:58 de la première période qu'Alexis Lafrenière (23e) a ouvert la marque en avantage numérique sur une passe de Charle-Édouard D'Astous qui obtenait alors son 175e point en carrière dans la LHJMQ. Sur une échappée en toute fin d'engagement, Ludovic Soucy (2e) a déjoué Creed Jones sans aide d'un fulgurant revers du poignet de la ligne bleue. «Il a eu un but très opportun d'un très beau tir après avoir coupé un jeu sur une belle lecture et ça s'est avéré un but gagnant, a analysé le pilote des Bleus. Il ne jouait pas hier. C'est une force fraîche qui arrive et il tire son épingle du jeu. J'aime beaucoup ça, c'est bien évident!»

À mi-chemin du deuxième vingt, les locaux ont réussi à rétrécir le déficit grâce à une bévue en zone centrale causée par un mauvais revirement d'un défenseur de Rimouski qui a remis la rondelle à Alexandre Pellerin. Alors que le disque était tombé derrière Colten Ellis qui le cherchait, Kieran Craig (2e) n'a eu qu'à le pousser dans le fond du filet. 

Mais, en fin de période, les visiteurs ont repris leur avance de deux buts après une superbe passe d'Anthony Gagnon à Cédric Paré (11e), qui a profité d'une pénalité de son ancien coéquipier Mathieu Bizier, qui avait écopé d'une mineure double. «Cédric Paré joue du très bon hockey depuis la pause des Fêtes, a observé son entraîneur. C'est un gros bonhomme de 6 pieds 3 pouces, qui gagne ses batailles le long des rampes et qui a un très bon tir sur la tête des cercles en avantage numérique.» À l'issue du match, Paré avait récolté un but et une passe. 

À mi-chemin du troisième tiers, les hommes d'Éric Landry ont eu trois grosses chances de marquer, mais les Bas-Laurentiens les en ont empêchés. À 9:50 du troisième tiers, Jeffrey Durocher (15e) a ruiné tous les espoirs de son ancienne équipe en scellant l'issue de la rencontre.

Les deux mêmes rivaux s'affronteront dimanche au même endroit. C'est Tristan Bérubé qui devrait défendre la cage de son ancienne formation. «Les doubles, dans le circuit, c'est très difficile d'arracher les 4 points, appréhende Beausoleil. Les gars ont un gros défi. Ce sera un quatrième match en cinq jours. On va tout mettre dans la balance et on va essayer de jouer le mieux possible!»

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Un match au goût de Serge Beausoleil

RIMOUSKI — Pour son deuxième match de sa série de quatre en cinq jours sur la route, l’Océanic a connu un départ canon, vendredi, avec deux buts rapides dès les premières minutes de jeu contre l’Armada de Blainville-Boisbriand, qu’il a vaincu 5-2. Les locaux ont fait preuve d’une défense chétive, très souvent coincés dans leur territoire. Heureusement, la performance de Brendan Cregan a permis à sa formation de demeurer dans le duel en repoussant 40 tirs.

«J’ai aimé notre vitesse, a commenté l’entraîneur-chef du club vainqueur, Serge Beausoleil. On avait beaucoup d’aisance, en dirigeant 45 tirs. J’ai beaucoup aimé le match!» Avec 24 lancers au but, les hommes de Bruce Richardson ont eu maille à partir contre la machine offensive de l’équipe adverse. Les locaux ont eu toute une leçon de hockey de la part des visiteurs, qui ne les ont pas sous-estimés pour autant.

Paré ouvre la marque

Cédric Paré (10e) a ouvert la marque à 3:46 de la première période d’un bon tir des poignets.À 6:23, Jordan Lepage (7e) a frappé d’un angle restreint. À 4:18 de l’engagement médian, Simon Lavigne a reçu le lancer de la pointe directement au visage. Jimmy Huntington s’est alors empressé d’intercepter le rebond pour la remettre à Alexis Lafrenière qui a marqué, pendant que le joueur blessé saignait abondamment, la lèvre presque déchiquetée. Les Bas-Laurentiens ont démontré de la classe en évitant de festoyer. À 15:47, Tyler Hyland (12e) a inscrit son équipe au pointage en avantage numérique.

À 2:00 en troisième, Olivier Garneau (25e) a marqué. Puis, à 3:34, Lafrenière (22e) a compté son deuxième de la rencontre. À 14:40, Samuel Bolduc a lancé un puissant plomb de la pointe qui a pris Tristan Bérubé par surprise. «J’ai moins aimé la deuxième et la troisième, où on a donné des buts, a nuancé Beausoleil. On a étiré nos présences et on a moins pensé en fonction de l’équipe. Mais, j’ai peu de choses à reprocher aux gars. La gestion de la rondelle était bonne.»

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L’Océanic prend sa revanche sur les Tigres

RIMOUSKI — L’Océanic était résolument décidé à prendre sa revanche sur les Tigres, après que ceux-ci l’eurent blanchi samedi à domicile. Non sans difficulté et en bataillant fort, les Bas-Laurentiens ont signé une victoire de 6-2 sur leurs hôtes au Colisée Desjardins de Victoriaville, mercredi. Il s’agissait du sixième et dernier affrontement de la saison contre le club des Bois-Francs.

Pour l’entraîneur-chef de Rimouski, c’est la vitesse qui a fait toute la différence. «On avait une belle transition, a salué Serge Beausoleil pour expliquer le succès de sa troupe. Notre vitesse d’exécution et notre vitesse tout court ont fait foi de tout!»

Contrairement à la dernière partie contre les mêmes adversaires, où ils lançaient presque toujours en pleine poitrine du portier, les Bleus ont usé, cette fois-ci, de lancers beaucoup plus imprévisibles. «On avait aussi beaucoup plus de circulation devant le filet, a observé le pilote. Les gars ont fait amende honorable et ils étaient prêts pour ce match-là!»

Salda brise la glace

Radim Salda (5e) a déjoué Fabio Iacobo d’un puissant lancer frappé sous les jambières, permettant ainsi à l’Océanic d’ouvrir la marque en fin de première période, mettant aussi un terme à une longue séquence de 88 minutes 54 secondes sans but de Rimouski face à Victo. 

Avec seulement 18 secondes d’écoulées à l’engagement médian, Mikhail Abramov (6e) a créé l’égalité d’un tir parfait dans la lucarne en avantage numérique. Par la suite, en mitraillant le gardien, les visiteurs ont inscrit quatre buts en moins de 5 minutes. Les buteurs sont Alexis Lafrenière (20e) sans aide et Dmitry Zavgorodniy (20e), qui a complété la manœuvre de Cédric Paré. Puis, Olivier Garneau (23e et 24e), y est allé d’un doublé, dont le premier qui a été marqué sur une passe du cerbère Colten Ellis, sa deuxième en 90 matchs en carrière dans la LHJMQ. Après le premier but de Garneau, Iacobo a cédé le filet à Tristan Côté-Cazenave.

À 6:03 du dernier vingt, le capitaine Simon Lafrance (20e) a réduit l’écart avec un homme en plus, avec l’aide de Vincent Sévigny, qui a obtenu son premier point en 20 rencontres. À 1:18 à égrener au tableau, Frédéryck Janvier (3e) a enfilé le dernier but sur une passe de Jimmy Huntington qui, pour la première fois depuis ses débuts dans le circuit Courteau, a atteint son 60e point en saison.

Pour Beausoleil, cette performance de son équipe est une excellente façon de débuter son programme de quatre parties en cinq jours sur la route. Vendredi, l’Océanic affrontera l’Armada de Blainville-Boisbriand.

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Mondial junior: la réalisation d’un rêve d’enfant pour Alexis Lafrenière

RIMOUSKI — «Ça a été une expérience vraiment incroyable», a fait savoir Alexis Lafrenière de l’Océanic de Rimouski, revenant de quelques jours de congé qui ont suivi sa participation au Championnat du monde de hockey junior à Victoria et à Vancouver.

«Jouer au Championnat du monde, de porter le chandail du Canada devant une foule aussi incroyable, c’est un rêve d’enfance! J’en ressors un meilleur joueur et une meilleure personne.»

«Ça a été vraiment un bel honneur, pour moi, de jouer pour le Canada», continue-t-il. Le joueur de 17 ans, le plus jeune à participer à l’événement, ne s’en fait pas trop avec les remontrances que lui a servies l’entraîneur-chef de l’Équipe Canada junior 2019. Insatisfait de ses performances, Tim Hunter considérait qu’il patinait en rond. «Je ne me suis pas concentré là-dessus, dit-il avec philosophie. Il faut que je m’améliore sur certains aspects et c’est ce que j’ai essayé de faire tout au long du tournoi. Avec le temps que j’avais, je voulais jouer le meilleur hockey possible.»

Comme conséquence, Tim Hunter l’a laissé sur le banc lors du match contre la Suisse. Le jeune hockeyeur, que l’on compare parfois à Sidney Crosby, a-t-il été écorché dans son ego? «Non, assure le principal intéressé. J’ai respecté mon rôle et j’ai essayé d’avoir le plus de plaisir possible. Puis, à chaque fois que j’étais sur la glace, je travaillais le plus fort possible.»

Son entraîneur à Rimouski n’est pas déçu de l’utilisation qu’on a pu faire de son jeune prodige. «J’aurais aimé qu’il joue plus, certainement, reconnaît tout de même Serge Beausoleil. Mais quand tu es entraîneur, tu prends des décisions. Je ne vois pas comment un autre entraîneur pourrait remettre en cause ces décisions-là.» Ce que le pilote du club bas-laurentien a cependant remarqué, c’est que son numéro 11 avait perdu la forme à son retour de l’Ouest canadien. «On va le remettre sur la track», assure Beausoleil en riant. Il était essoufflé lors des matchs auxquels il a participé en revenant dans l’uniforme bleu. 

Quoi qu’il en soit, Serge Beausoleil estime que le Championnat du monde de hockey junior a été «une très belle plateforme» et une expérience hors de l’ordinaire pour son protégé. C’est sûr que, pour lui, c’était la première fois et ça fait partie des apprentissages.»

À ce chapitre, Alexis Lafrenière compte bien appliquer les recommandations que lui ont faites les entraîneurs d’Équipe Canada, surtout que l’an prochain, il risque d’être invité au camp de sélection. «Je vais m’améliorer sans la rondelle et être un peu plus conscient dans ma zone, promet-il. Ce sont vraiment de bons conseils. Ils ont raison.»

Prêt pour les séries

Alexis Lafrenière se dit vraiment à l’aise avec les dernières transactions de son équipe. La chimie passe avec Jeffrey Durocher, D’Artagnan Joly et Tristan Bérubé. Le jeune attaquant est confiant que son club puisse faire les séries. «On est une des meilleures équipes dans le circuit, croit-il. On n’a pas peur de personne. Chaque soir, on travaille fort en équipe.»

Alexis Lafrenière et ses coéquipiers seront sur la route au cours des prochains jours. Leur premier arrêt sera à Victoriaville, où ils croiseront le fer contre les Tigres qui, samedi, les ont blanchis.

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L'Océanic blanchi par les Tigres

RIMOUSKI — Même s'ils ont été dominés au chapitre des tirs au but (42-15), les Tigres ne se sont pas laissés impressionner par leurs hôtes lors du match de samedi au Colisée Financière Sun Life. Ne concédant rien à l'Océanic, le club de Victoriaville a démontré une solide performance facilitée par son imperturbable gardien Tristan Côté-Cazenave qui a nettement mérité son premier jeu blanc de la saison. Les visiteurs ont ainsi pu se sauver de Rimouski avec un gain de 2-0.

«Il faut donner le crédit à Victoriaville, surtout à Côté-Cazenave qui a été intraitable, a convenu l'entraîneur-chef local, Serge Beausoleil. J'ai eu l'impression qu'on lui a lancé dans le plastron toute la soirée. Mais en même temps, il était très bien positionné. Ils ont joué un style éteignoir et on s'est éteints! Ils nous attendaient à quatre, parfois à cinq à la ligne bleue. Ils ont joué un jeu de patience et ils l'ont emporté! C'est beau, 42 tirs, mais les actions offensives vraiment solides, on n'en a pas eues tant que ça! On s'est inclinés parce qu'on n'a pas assez bien joué!»

Le patron de l'Océanic ne blâme pas son gardien, Tristan Bérubé qui, sur 15 tirs, a cédé deux fois. «Il a bien fait ça, a-t-il analysé. Il n'a pas été un facteur dans ce match-là.»

Les Félins ont sorti les crocs et ont utilisé leur rapidité à fond. Efficaces en repli défensif et dotés d'une excellente éthique de jeu, ils ont travaillé fort jusqu'à la fin. «On n'a pas utilisé notre vitesse comme on est capables de le faire, a déploré le pilote bas-laurentien. On manquait de mordant.»

Beausoleil ne croit pas que cette déveine soit attribuable à la fatigue. «C'est la façon dont on a abordé le match, estime-t-il plutôt, tout en précisant ne pas chercher de coupables. On s'est payé quelques pique-niques contre eux autres, cette année. Sans les avoir sous-estimés, je ne pense pas qu'on a joué au niveau avec lequel on devait le faire pour dominer ce match-là, surtout dans nos batailles à un contre un. Dans nos échecs avant, ils ont sorti très souvent avec la rondelle. Ils faisaient bien ça, il faut le dire. En même temps, on n'était pas incisifs dans nos actions.»

Il a fallu attendre à 14:35 de l'engagement médian pour assister au premier but marqué par Olivier Mathieu (15e) qui, sur une belle passe d'Anthony Poulin sur un deux contre un, a sauté sur l'occasion de déjouer Tristan Bérubé. «Le premier but, c'est sur un «flip», a observé Beausoleil. On a très mal joué le deux contre un.»

Les locaux ont commencé à mieux s'exécuter au dernier tiers, ce qui ne les a tout de même pas empêchés de rater quelques opportunités de pouvoir atteindre la cible. «Je pense qu'on a aussi eu nos chances de marquer, mais on n'a pas enfilé l'aiguille», regrettait le pilote des Bleus. Tard au dernier tiers, Egor Serdyuk (16e) a doublé l'avance des hommes de Louis Robitaille.

Rimouski affrontera la même équipe, mercredi, à Victoriaville. «On va refaire nos forces et on va s'entraîner comme il le faut lundi et mardi pour ce match-là», a assuré Beausoleil. Avant de prendre la route, il projette aussi de rectifier certains aspects du jeu de ses protégés. Selon lui, l'analyse du match de samedi sera nécessaire. «On va regarder tout ça, a-t-il promis. Notre première vague d'unités d'avantages numériques, en ce moment, fait du surplace. Je pense qu'on ne met pas assez de trafic devant le filet, puis on joue plus en périphérie. Ce sont toutes des choses qu'on va ajuster et redresser.»

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Lafrenière inscrit son 19e but et 60e point

RIMOUSKI — Pour son deuxième match d’une série de deux en quatre jours, l’Océanic a signé sa quatrième victoire consécutive à domicile, vendredi, en l’emportant 4-1 contre le Phoenix. Les 3174 partisans du Colisée Financière Sun Life ont eu droit à un excellent spectacle.

«Beaucoup de vitesse du côté de Sherbrooke, a observé l’entraîneur-chef des locaux, Serge Beausoleil. Je pense que le pointage n’indique pas l’allure de la rencontre. Colten Ellis a été complètement étincelant et dominant.» Dakota Lund-Cornish, qui a repoussé 40 des 44 tirs reçus, n’était pas non plus en reste. Fait plutôt inusité, après son 18e arrêt réalisé lors d’une bousculade devant sa cage, le jeu a dû être interrompu lorsque le cerbère de l’Estrie a perdu une jambière au complet.

Le pilote des Bleus a aussi apprécié la synergie démontrée par ses troupiers. «J’ai aimé beaucoup de joueurs, a-t-il souligné en mentionnant Jeffrey Durocher, D’Artagnan Joly, Cédric Paré, Radim Salda et Charle-Édouard D’Astous. L’apport vient de plusieurs niveaux et c’est ça qui est intéressant.»

D’un angle improbable, Alexis Lafrenière a ouvert la marque en envoyant la rondelle devant le filet, qui a dévié sur le patin de Jacob Rabouin, pour surprendre Lund-Cornish. Ce but chanceux inscrit à la dernière seconde de la première période était le 19e de Lafrenière, qui atteignait son 60e point en saison. 

À 3:36 de l’engagement médian, Jeffrey Durocher (13e) a doublé l’avance des siens en complétant une passe de Dmitry Zavgorodniy. Au troisième tiers, Durocher (14e) a de nouveau battu le portier du Phoenix. Mais à 16:19, Samuel Poulin (18e) a compté le seul but de Sherbrooke en avantage numérique. Enfin, à 50 secondes de la fin, Anthony Gagnon (10e) en a ajouté un dernier dans un filet ouvert.

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L’Océanic vainqueur «d’une guerre de tranchées»

RIMOUSKI — L’Océanic et les Voltigeurs ont offert beaucoup d’intensité d’un côté comme de l’autre et rivalisé de vitesse lors du duel présenté mercredi à Rimouski, dans un amphithéâtre pratiquement désert en raison de la tempête. Les Bas-Laurentiens ont tout de même réussi à vaincre les hommes de Steve Hartley au compte de 4-2, dans ce que son vis-à-vis, Serge Beausoleil, a appelé «une guerre de tranchées».

Pour l’entraîneur-chef local, ses troupiers ont joué un match du même acabit que l’entraînement auquel ils se sont livrés cette semaine. La rencontre a aussi fait l’objet d’une électrisante compétition entre les solides gardiens Colten Ellis et Olivier Rodrigue. «Colten a vraiment été phénoménal, a commenté le pilote des Bleus. Il y a eu des arrêts-clés qui nous ont non seulement permis de garder l’avance, mais qui nous ont galvanisés et servis à souhait!»

Un bel échange entre les membres du trio composé d’Alexis Lafrenière, Jimmy Huntington et Olivier Garneau (22e) s’est avéré fructueux à 9:03 de la première période. Mais à 13:05, Cédric Desruisseaux (17e) a égalisé la marque avec l’aide de Félix Lauzon et de Nicolas Beaudin.

À 11:42 de l’engagement médian, deux secondes après la fin de l’avantage numérique et après avoir essuyé un 5 contre 3, Rodrigue a finalement été déjoué par Anthony Gagnon (9e) qui a poussé la rondelle derrière lui, pendant que le portier la cherchait.

Au dernier vingt, Huntington (27e) a creusé l’écart à 12:57, avant que Lafrenière (18e) ne compte dans une cage ouverte à 19:03, pour obtenir son 59e point en 34 rencontres. Mais, le Gaspésien d’origine Rémy Anglehart (8e) a enfilé son premier but dans l’uniforme des Voltigeurs avec 33 secondes à faire à la rencontre.  

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Une victoire à l'arrachée pour l'Océanic

RIMOUSKI – L'Océanic savait que ce deuxième match d'une série de deux dans les Maritimes, samedi, ne serait pas gagné d'avance puisque les Sea Dogs avaient relevé leur calibre de jeu au cours de leurs derniers duels. Les Rimouskois en ont pleinement mesuré l'ampleur en arrachant une victoire de 4-3 à l'équipe de Saint-Jean au Nouveau-Brunswick.

«On savait que ce serait plus difficile que le dernier match, où tous les joueurs talentueux de 16 ans étaient partis au U17, a admis l'entraîneur-chef du Bas-Saint-Laurent, Serge Beausoleil. Ils ont amélioré l'équipe aussi avec Benjamin Gagné, une addition à l'attaque. Ils ont une très belle séquence, en ce moment. Ils venaient de battre Moncton. Ils ont du talent à l'attaque. Ils sont en train d'éclore.»

Même si le pilote des Bleus reconnaît que ses troupiers n'ont pas joué un match A, il qualifie les deux points récoltés par sa troupe de très importants. «C'est un match que j'ai beaucoup plus aimé que celui d'hier, souligne-t-il en faisant référence à la défaite de ses hommes par les Mooseheads d'Halifax au compte de 6-3. On ne s'est pas fait jouer de tours. Donc, il y a des choses positives là-dedans.» Il admet aussi que le gardien des Dogs, Mikhail Denisov, n'a rien fait pour simplifier la tâche de ses soldats en repoussant 32 des 38 lancers reçus.

Le premier but du match a été marqué tardivement sans aide par Anthony D'Amours, son premier de la saison, à 42 secondes avant la fin de la première période. À l'engagement médian, les visiteurs sont demeurés en plein contrôle du jeu, alors que le capitaine Charle-Édouard D'Astous (12e) a doublé la priorité des siens et creusé l'écart. Mais à mi-chemin de la période, la situation a basculé après un bel échange entre Robbie Burt et Filip Prikryl (4e), qui a permis aux Dogs de s'inscrire au pointage. Puis à 12:27, Jérémie Jacob (4e) a créé l'égalité après une passe de Benjamin Gagné. Mais à 18:12, Rimouski a retrouvé son avance quand Cédric Paré (9e) est venu hanter son ancien club en faisant dévier le tir de Jordan Lepage. D'ailleurs, le trio formé de Paré, Dmitry Zavgorodniy et Jeffrey Durocher, a été très solide.

Dès le début du troisième vingt, Brady Burns (7e) a nivelé la marque à nouveau. Mais à 11:50, Jimmy Huntington (26e) a scellé l'issue du match en y allant de toute une manœuvre devant une cage ouverte. «C'est un gros but qu'il est allé chercher avec son trio», a souligné l'entraîneur en parlant de son excellent franc-tireur qui s'était fait plus tranquille au cours des dernières rencontres, lui qui nous avait habitués à au moins un point par match.

Tristan Bérubé a su se relever de son départ chancelant de la veille, alors qu'il avait été retiré de sa cage. «On voulait lui témoigner notre confiance en le retournant devant le filet, a raconté Serge Beausoleil. Il a fait de très gros arrêts, entre autres sur les désavantages numériques et sur l'attaque à 6 contre 5 en fin de match. Il a été très solide et il nous a permis d'aller chercher ces deux gros points-là.» Il a su arrêter 27 des 30 tirs dirigés contre lui. 

Une nouvelle recrue était de l'alignement de l'Océanic: Cole Cormier. «Avant le voyage, on ne pensait pas qu'Alexis Lafrenière serait là et on s'est entendus qu'on lui donnerait un match d'essai, indique Beausoleil. Il a un beau talent, Cole. C'est un joueur intéressant pour la suite.»

Après le match, l'Océanic reprenait la route vers Rimouski, où il jouera devant ses partisans mercredi en affrontant les Voltigeurs de Drummondville.

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«Un très mauvais match pour l'Océanic

RIMOUSKI — L’entraîneur-chef de l’Océanic de Rimouski peinait à trouver les mots, vendredi, pour décrire le premier match d’une série de deux dans les Maritimes, alors que son équipe s’est inclinée par la marque de 6-3 devant les Mooseheads au Scotiabank Centre d’Halifax. «On a joué un très mauvais match», répétait Serge Beausoleil à l’issue de la rencontre.

«Ça a été une soirée très longue, considérait-il. On aurait dit que dans la même soirée, on a conjugué toutes les situations où on ne doit pas donner de buts. On a mis deux buts dans notre propre filet, on a donné des buts côté rapproché, on a fait des incursions en zone neutre où on s’est compromis, alors qu’on ne fait jamais ça. C’est un match qu’il ne faudra pas trop analyser!»

Le premier but du match marqué par Justin Barron (3e) des Mooseheads après seulement 13 secondes d’action a donné le ton à la soirée. La première période a pris fin avec une avance de 2-0 des locaux après le but de Raphaël Lavoie (18e) à 9:21.

Dès le début de l’engagement médian, les hommes d’Éric Veilleux ont continué sur leur lancée alors qu’ils ont marqué trois buts en moins de 4 minutes. Lavoie (19e) a profité d’un jeu de puissance pour récidiver avec un redoutable tir après qu’Antoine Morand eut fait le travail, lui donnant ainsi la chance de marquer sur un rebond dans une large ouverture du filet. Puis, Morand (13e) en a ajouté un autre. Quelques secondes plus tard, l’explosion offensive s’est poursuivie, alors que Joel Bishop (4e) a touché la cible. Mais à 17:03, Olivier Garneau (21e) a répliqué en avantage numérique.

À 1:35 du dernier tiers, Arnaud Durandeau (19e) a battu Colten Ellis d’un tir de la pointe. À moins de 5 minutes à faire à la rencontre, Nathan Ouellet (4e) et Zachary Massicotte (1er) ont rétréci l’écart.

Sports

L'Océanic démolit les Remparts

RIMOUSKI – Après deux défaites crève-coeur à l'extérieur, les joueurs de l'Océanic semblaient nerveux, lundi, lors de ce match devenu une tradition pour terminer l'année contre les Remparts, alors qu'ils jouaient à guichet fermé devant 4 503 spectateurs. Cela ne les a pas empêchés de défaire Québec par la marque de 7-1 devant la meilleure foule du Colisée Financière Sun Life de Rimouski depuis le septième match de la finale de la Coupe du Président de 2015 entre les deux mêmes rivaux.

«J'ai bien aimé la façon dont on a joué, surtout en deuxième et troisième périodes, s'enthousiasmait l'entraîneur-chef local, Serge Beausoleil. On était sur la rondelle, puis les gars commencent à trouver une certaine chimie entre eux. On a bien utilisé notre vitesse. Les gars jouaient bien ensemble. Ça détonnait de notre voyage où on se cherchait un peu, où on était raboteux. Là, c'était vraiment bien!»

«L'Océanic a joué un très bon match, a reconnu avec philosophie l'entraîneur-chef des Remparts, Patrick Roy. De notre côté, on se débrouillait pas si pire, à aller jusqu'à 7 minutes de la fin de la deuxième où ils ont marqué sur la mise en jeu. Ça a été un peu plus difficile à partir de ce moment-là. Il y a des choses que j'ai aimées dans mon équipe, mais c'est sûr qu'il y a des choses que j'ai moins aimées. Ça donne la chance à nos jeunes de jouer et ça, c'est positif en soi. On n'a pas connu un bel après-midi, mais ça fait partie du hockey. Cette saison, il y a des matchs où on met des «x» sur la «game» et on passe à autre chose. On va faire ça avec ce match-là.»

Les locaux ont marqué tôt dans le match sur un lancer de Cédric Paré (8e). Dans les 5 dernières minutes de la première période, Anthony Gagnon (7e) a fait dévier un tir pour doubler l'avance des siens. Mais, à moins d'une minute à faire, Sam Dunn a répliqué en avantage numérique.

À l'engagement médian, l'assistance a eu droit à une véritable explosion de buts en 3 minutes 14 secondes de la part des Bleus qui étaient vêtus, pour l'occasion, de leur nouvel «ugly sweater». Les marqueurs ont été Carson MacKinnon (12e), Anthony Gagnon (8e) pour son deuxième de la rencontre et Olivier Garneau (20e) qui est venu hanter son ancienne équipe. Celui-ci obtenait son neuvième point en quatre matchs. «On voulait sortir fort après nos deux «games» sur la route, a commenté Gagnon qui, malgré tous les efforts investis depuis le début de la saison, avait une timide production de buts à son actif. Ça aide pour ma confiance. Arriver avec plein d'intensité, c'est ça que je vais continuer à faire et ça va bien aller.»