Océanic

L’Océanic met la main sur Radim Salda

RIMOUSKI — C’est au terme d’une longue et ardue négociation que l’Océanic a réussi à obtenir les droits sur Radim Salda, des Sea Dogs de Saint-Jean.

«Les prix étaient exorbitants au départ», admet Serge Beausoleil, l’entraîneur-chef et directeur-gérant du club de Rimouski qui a obtenu Salda contre des choix de deuxième et de troisième rondes en 2019. «On a payé un très bon prix. Il y avait deux ou trois équipes de pointe qui étaient dessus.» 

Originaire de Pardubice en République Tchèque, le défenseur gaucher de 19 ans (6’1” et 182 livres) a marqué 10 buts et récolté 31 passes. «Non seulement il a un bon gabarit, mais c’est un joueur complet», a commenté Beausoleil. «C’est un gars qui joue sur 200 pieds, autant en avantage qu’en désavantage numériques. C’est un gars aussi très combattif : il a 78 minutes de pénalités, cette année. C’est un gars qui va bonifier notre défensive. C’est un ajout très important pour nous autres parce qu’il peut amener aussi beaucoup d’offensive de l’arrière.»

Salda apportera aussi assurément de la robustesse, aux côtés des Charle-Édouard D’Astous, Jordan Lepage et Anthony D’Amours. «On a une brigade qui est intéressante», reconnaît le pilote des Bleus. «On voulait un gars qui va appuyer encore plus l’attaque. C’est exactement ce qu’on a avec ce gars-là. C’est assez simple à résumer : c’est le meilleur Européen du circuit!» Beausoleil s’attend à ce que sa nouvelle acquisition entende son nom prononcé lors du repêchage de la LNH, cette fin de semaine à Dallas.

Après avoir libéré le Russe Denis Mikhnin, l’organisation comble avec sa nouvelle acquisition le deuxième poste de joueurs européens, l’autre étant occupé par Dmitry Zavgorodniy.

LHJMQ

Isaac Belliveau, un choix de 2e ronde en haute estime pour l'Océanic

SHAWINIGAN — Il y a un an, presque jour pour jour, Alexis Lafrenière grimpait sur la tribune d’honneur à titre de tout premier choix au repêchage. Samedi, il était à la table de l’Océanic pour accueillir les espoirs réclamés qui pourraient fort bien devenir ses futurs coéquipiers.

Avec une quinzaine de choix, l’Océanic a fait le plein d’espoirs à toutes les positions. La veille, Serge Beausoleil avait échangé son premier choix (15e) à Saint-Jean en retour de Cédric Paré, mais une belle surprise l’attendait à son droit de parole, en deuxième ronde. L’Océanic a repêché le défenseur Isaac Belliveau, des Cantonniers de Magog, un garçon de six pieds.

«Il était hors de question que l’on bouge le 25e [en deuxième ronde] après avoir échangé le premier, vendredi. Nous avions le jeune Belliveau en haute estime, il a beaucoup progressé. Il a remporté le championnat de la Ligue midget AAA et il a été en finale de la Coupe Telus. Il a bien fait contre les meilleurs joueurs au pays. Nous étions contents qu’il soit disponible», indiquait Beausoleil.

L’Océanic a ensuite parlé trois fois en troisième ronde, optant pour les petits attaquants Xavier Belisle (Saint-Eustache) et Cole Cormier (Moncton), ainsi que le gardien Jonathan Lavoie (midget espoir Albatros).

«Nous en avons choisi deux trois petits attaquants qui jouent gros, qui vendent cher la livre, comme Delisle, [Nicolas] Daigle et Cormier. Avec la rapidité du hockey d’aujourd’hui, la grandeur n’est plus un facteur. On est allé chercher un mélange de vitesse et de caractère», admettait-il.

Beausoleil voulait que l’Océanic fasse le plein d’espoir, c’est en plein ce que les dépisteurs ont pu faire avec la multitude de choix qu’ils avaient devant eux.

«Nous avons beaucoup de profondeur dans notre alignement, mais dans nos filiales, il y en avait un peu moins. Là, nous avons à toutes les positions. Je suis très content, on a effectué neuf transactions beaucoup avec neuf transactions et on a réussi à avoir 14-15 choix. Comme tout le monde, on est content, mais nous sommes enthousiastes par rapport à plusieurs choix, notamment quelques-uns qui ont glissé. On fait un bon mélange de vitesse et de joueurs de la région.»

Un autre Ellis

L’Océanic a semé de la joie dans la famille Ellis en sélectionnant Matthew, le frère de leur gardien Colten Ellis, en septième ronde.

«Avant d’être le frère de Colton, c’est d’abord un excellent joueur de hockey. Il a été blessé, cela a affecté ses chiffres, mais on le voit comme un joueur en mesure de percer notre alignement dans deux ans.

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Remparts

Olivier Garneau passe officiellement à Rimouski

SHAWINIGAN — Olivier Garneau ne sera pas le prochain capitaine des Remparts de Québec. Déjà ébruitée, en début de semaine, la transaction envoyant l’attaquant de 20 ans à l’Océanic de Rimouski a été confirmée, vendredi matin, à l’ouverture de la période des transactions précédant le repêchage de la LHJMQ qui se tient au Centre Gervais Auto, samedi, à Shawinigan.

En retour, les Remparts obtiennent deux choix pour la séance de sélection de 2019, soit ceux de deuxième (Saint-Jean) et de sixième ronde (Chicoutimi).

Originaire de Québec, Garneau a passé quatre saisons avec l’équipe de sa ville. Il a bouclé la dernière campagne avec une fiche de 23 buts et 50 points. L’ancien entraîneur-chef Philippe Boucher répétait depuis deux ans que Garneau serait le prochain joueur à porter la fameuse lettre sur son chandail.

«Il aurait été fortement considéré pour être notre capitaine si on l’avait gardé. Je l’ai rencontré, il a une belle personnalité, du charisme. Mais nous avions un important besoin de choix, c’est la façon de bâtir une équipe», expliquait le directeur général Patrick Roy à propos de sa première transaction officielle depuis son retour.

Drôle de sensation

Le numéro 14 admettait une certaine déception à l’idée de quitter l’équipe de sa ville natale. Il s’est dévoué corps et âme pour les Remparts depuis son arrivée, en 2014-2015.

«Quand Patrick m’a rencontré, j’ai eu un petit pincement. Je savais qu’il y avait un surplus de 20 ans et il n’était pas assuré que je reste à Québec. Je suis un peu déçu, mais en même temps, les échanges font partie du hockey, et je suis content d’aller à Rimouski, une excellente organisation qui aura une très bonne équipe l’an prochain», confiait Garneau, vendredi, en précisant avait quand été fier d’agir à titre de capitaine pendant les absences de Matthew Boucher.

Il n’aimait pas vraiment le grand rival des Remparts, ces dernières années, mais n’entrevoit aucun problème à passer du rouge au bleu. «Ça va faire drôle la première fois, mais après, ça va être l’inverse…» disait-il en riant.

«Lorsqu’on discutait, Patrick et moi, on se disait qu’on l’adorait, qu’on aimait son intensité, son intégrité et qu’il était teint en rouge. Et Pat m’a répondu, toi aussi, tu l’étais», illustrait le dg de l’Océanic Serge Beausoleil à propos de sa propre conversion au bleu.

Garneau se retrouvera au sein d’un club doté d’un fort potentiel mené par la jeune sensation Alexis Lafrenière. «Ce n’est pas n’importe quand que l’on peut évoluer avec un joueur de cette trempe. Disons que c’est mieux de jouer avec lui que contre. On pourra entourer les plus jeunes, mais l’objectif, ça reste de gagner, surtout qu’il s’agira de la dernière année.»

Crossman à Bathurst

Patrick Roy a aussi complété l’échange ayant envoyé Ethan Crossman à Bathurst en récupérant le choix de quatrième ronde du Titan, également en 2019.

«Je pense que nous sommes en meilleure position qu’on l’était pour le repêchage de l’an prochain. Avec tous les espoirs que nous avons, je ne sentais pas l’urgence d’obtenir des choix, cette année. Nous avons sept joueurs choisis en 2017 qui pourraient évoluer avec nous, ça commence à faire un bon repêchage», expliquait celui qui passait une partie de la journée en compagnie des dépisteurs, histoire de finaliser la stratégie pour samedi.

Les Remparts parleront en troisième ronde (47e), samedi, ainsi que deux fois en quatrième et en sixième ronde. En 2019, ils le feront en première et en deuxième ronde, un doublé plutôt rare dans leur cas.

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Océanic

Beausoleil s'en va au repêchage les poches bien remplies

RIMOUSKI — Serge Beausoleil ne part peut-être pas pour Shawinigan dans le même état d’esprit que l’an dernier, où il avait mis la main sur Alexis Lafrenière avec le tout premier choix. Mais le dg de l’Océanic assure que son équipe est très bien positionnée pour le repêchage de la LHJMQ de samedi.

«On a des attentes d’améliorer notre équipe tout le temps», a indiqué Beausoleil. «À chaque fois qu’on va chercher du talent, on a des bons choix de repêchage. On en a 13 encore. On est bien positionnés. On a pris des décisions qui nous permettent de faire avancer l’équipe.»

L’entraîneur-chef assure qu’il aura de belles choses à annoncer vendredi. «On prépare le draft depuis plusieurs mois. J’ai rencontré une cinquantaine de gars avec mon dépisteur. Il y a des beaux talents. On va en repêcher. On est actifs.»

Le pilote part avec les poches pleines et des objectifs simples. «Tu ne veux pas être moins bon que l’année précédente. On a un beau groupe de joueurs sur lequel on peut compter. Il s’agit de faire des mises à jour qui vont s’imposer.»

«Je repêche 15, mais on a un choix en deuxième ronde, en troisième ronde et deux en quatrième ronde. On a aussi de très bons choix en cinquième ronde», continue Beausoleil.

«À partir du 15e joueur, pour la trentaine qui vont suivre, il y a beaucoup de gars qui ont des beaux talents, mais tu ne sais pas lequel qui va émerger dans tous ceux-là. Espérons qu’on aura la main heureuse!» Le directeur-gérant de l’Océanic accorde toute sa confiance en son recruteur-chef, Serge David.

Par ailleurs, des rumeurs enverraient Olivier Garneau des Remparts vers Rimouski. «Je ne peux confirmer aucune transaction avant vendredi, tel que le stipule le règlement», a spécifié le patron de l’Océanic.

Océanic

Dufresne espère contribuer au développement de Lafrenière

RIMOUSKI — Donald Dufresne a entraîné Sydney Crosby en 2003. On sait ce qu’il est devenu. Quinze ans plus tard, il revient avec l’Océanic, qui compte Alexis Lafrenière dans ses rangs, que plusieurs comparent à Crosby. Saura-t-il faire de lui un des meilleurs joueurs de la LNH?

Dufresne, qui vient d’être engagé au poste d’entraîneur adjoint de l’Océanic, considère qu’il a eu toute une chance de pouvoir travailler avec l’actuel capitaine des Penguins de Pittsburgh, alors qu’il n’avait que 16 ans. «C’est une goutte dans l’océan, la contribution de Donald Dufresne», nuance-t-il modestement.

Sans surprise, il est persuadé que Lafrenière est destiné à une belle carrière de hockey. «Avec toute l’organisation qui est autour de lui, je sais qu’il est bien encadré», soutient-il. «De mon côté, je vais essayer de compléter [son développement] avec eux autres.»

Il y a quelques jours, quand le Canadien a remercié Dufresne comme entraîneur adjoint du club-école, poste qu’il occupait depuis six ans, Alexandre Tanguay (propriétaire) et Serge Beausoleil (dg et entraîneur-chef) ont saisi l’opportunité pour le ramener dans le giron de l’Océanic. «Quand Alex et Serge m’ont demandé de venir les rencontrer, je ne pouvais pas refuser cette offre-là.

«Je m’en viens ici avec du bagage et avec des gens qui veulent travailler avec moi et qui me démontrent beaucoup de confiance», a-t-il ajouté.«Je n’avais pas d’emploi. On m’a donné un emploi et je suis content de venir avec l’Océanic.»

Beausoleil élogieux

Beausoleil semble flotter sur un nuage. «Timing is everything», a-t-il lancé. «Ça va vite dans le hockey, des fois! Une journée, tu penses que tout est scellé et, le lendemain, c’est autre chose. On en a la preuve en ce moment. C’était difficile de prédire ce revirement de situation-là. C’est vraiment fantastique!»

Il ne tarit pas d’éloges sur son nouvel adjoint. «Donald a un cœur d’enfant. Il travaille avec les jeunes, les aide à se développer et leur dit les vraies choses. D’avoir cet homme-là à côté de moi et derrière le banc, c’est tout un privilège! Avec l’équipe qu’on a, on vient de monter d’une coche.»

Les deux hommes quitteront en fin de la semaine pour le repêchage de la LHJMQ, qui aura lieu à Shawinigan. «Je vais là avec un esprit ouvert», indique Dufresne. «Mais, je vais regarder ça d’un œil attentif.»

LHJMQ

Un candidat de moins à la succession de Philippe Boucher

RIMOUSKI — Il y a un candidat de moins à la succession de Philippe Boucher. Ceux qui voyaient Serge Beausoleil au poste de directeur-gérant et entraîneur-chef des Remparts de Québec devront jeter leur dévolu sur quelqu’un d’autre, puisque l’Océanic vient de renouveler son contrat pour les trois prochaines saisons.

«C’est une grande organisation, les Remparts de Québec», souligne le directeur-gérant et entraîneur-chef de la troupe rimouskoise. «C’est toujours flatteur de voir souffler ton nom. C’est très gentil. Mais, au moment où on se parle, ce n’était pas une possibilité.

«Je n’ai jamais été celui qui briguait d’autres endroits, que ce soit dans un circuit ou un autre», a assuré Beausoleil. «Je suis acharné à travailler pour une organisation qui me fait confiance. Je suis ici depuis sept ans. Mes deux filles, Sarah et Marie, sont nées à Rimouski.»

Enseignant en histoire de formation, Beausoleil cumule une expérience de près de 25 ans comme entraîneur-chef. Parmi les moments marquants de sa carrière au sein de l’Océanic, notons la conquête de la Coupe du Président en 2015, la finale de la même coupe en 2012 et, plus récemment, le championnat de division ainsi que l’obtention du titre de directeur-gérant de l’année dans la LHJMQ. Selon Beausoleil, sa formation sera à surveiller lors de la prochaine saison. 

Océanic

Bilan positif pour l'Océanic malgré l'élimination hâtive

RIMOUSKI — Même si l’organisation de l’Océanic digère encore très mal l’élimination de son équipe en huitième de finale contre les Wildcats de Moncton, elle dresse un bilan positif de la dernière saison.

Avec une fiche de 93 points, l’équipe est passée du 16e rang au 3e du classement général. «On a surpassé les attentes. On a extrêmement bien joué», estime l’entraîneur-chef, Serge Beausoleil. 

«La venue des jeunes Alexis Lafrenière, Colten Ellis, Christopher Innis et Mathieu Bizier laissait présager de très belles perspectives pour la saison 2017-2018. Il faut l’avouer, les attentes étaient tout de même modérées pour la formation la plus jeune du circuit Courteau. Tous anticipaient de voir une progression tant sur la glace qu’au classement général. Peu cependant avaient mesuré avec justesse l’ampleur de ce qui allait se passer à Rimouski lors de la saison 2017-2018.»

Éric Boucher, président et directeur administratif de l’Océanic, endosse les propos de son dg en mentionnant le début de saison très remarqué de son club avec la visite de Sidney Crosby, venu célébrer ses 30 ans en défilant dans les rues de Rimouski avec la Coupe Stanley, le 7 août. «Revoir la tête d’affiche des Nics à Rimouski alors que l’équipe s’apprêtait à accueillir son premier choix au repêchage 2017 fut un moment inspirant, autant pour l’organisation que pour ses partisans.»

Avec un total de 127 323 spectateurs, l’Océanic a connu une augmentation d’achalandage de 8,2 % par rapport à la saison précédente. L’assistance aux séries a culminé en atteignant plus de 4000 spectateurs par match, du jamais-vu depuis mars 2008.

Fin amère

Pour Beausoleil, plusieurs raisons expliquent le revers de ses protégés lors du septième et décisif match : l’inexpérience en séries, les longues heures de route, les nombreuses blessures et des pénalités coûteuses. Au-delà de toutes ces raisons, la méconnaissance de l’adversaire est assurément la plus importante.

Selon le pilote, le hockey dans les Maritimes est différent : plus robuste, plus serré et plus physique. «Ils ont la possibilité de donner un encadrement scolaire aux anglophones qu’on n’a pas dans les milieux francophones», déplore-t-il. «C’est un avantage important.»

La déveine des siens reste amère pour l’entraîneur. «J’ai toujours cru qu’on allait gagner cette série-là. On l’a de travers, les joueurs aussi. Mais avec du recul, ça fait partie du processus», ajoute Beausoleil, qui estime que ses troupiers ont beaucoup appris de ce revers. «L’Océanic sera à surveiller en 2018-2019.»

Beausoleil a aussi tenu à faire part de sa tristesse relativement au funeste accident survenu vendredi en Saskatchewan et qui a décimé l’équipe des Broncos de Humboldt. «On est sidérés, a-t-il laissé tomber avec une voix empreinte d’émotion. Ça nous ramène à la fragilité de la vie. Ça met en contexte une défaite comme on vient de vivre. Nos pensées sont avec eux.»

Océanic

L'Océanic éliminé devant ses partisans

RIMOUSKI — La saison de l’Océanic a pris fin sur une défaite crève-cœur de 6-3 contre les Wildcats de Moncton à l’issue d’un septième et ultime affrontement de ce huitième de finale, mardi au Colisée Financière Sun Life de Rimouski.

«Je suis très déçu», a admis l’entraîneur-chef Serge Beausoleil. «On y croyait vraiment. C’est une défaite qui fait mal!»

L’Océanic semblait en panne en première période, tirant de l’arrière dans la colonne de tirs au but (5 contre 13). Et après 28 minutes de jeu, c’était 4-1 pour les Cats. Les locaux ont fait bien piètre figure devant leurs 3757 partisans avec le seul but de Samuel Dove Mc-Falls (3e), pendant que les Wildcats obtenaient trois jeux de puissance contre aucun pour les Bleus.

En un peu plus de deux minutes en fin de première, les hommes de Darren Rumble ont touché la cible trois fois sans riposte grâce à Brady Pataki — en avantage numérique — à Daniil Miromanov et à Jonathan Aspirot (3e).

La débandade s’est poursuivie à 7:26 de l’engagement médian lorsque Nicholas Welsh a déjoué Colten Ellis, chassé au profit de Jimmy Lemay. Mais à 8:51, un superbe lancer du poignet de Denis Mikhnin (4e) dans la partie supérieure du filet a redonné vie à l’Océanic. En feu, le jeune Russe a récidivé sans aide à 10:37 pour réduire l’écart à un seul but.

À 19:06 du dernier tiers, Ellis a involontairement glissé la rondelle dans le fond de son filet sur un lancer de Dylan Seitz. Puis un but de James Phelan dans un filet désert à quelques secondes à faire à la rencontre a scellé l’issue du match.

Amende de 2500 $

Le pilote des Rimouskois croit que la méconnaissance du club de Moncton a été l’une des pierres d’achoppement pour sa troupe. La perte de Christopher Innis et de Wilson Forest a aussi fait très mal.

Beausoleil a refusé de commenter l’amende de 2500 $ qui lui a été imposée par la LHJMQ pour avoir calomnié le gardien des Wildcats, Mark Grametbauer, après le match de vendredi. Il avait affirmé que «c’était un gars qui n’avait pas connu une grosse saison, qui n’avait pas une grosse confiance et qu’il ne serait pas là l’an prochain».

«Ça ne se dit pas», a indiqué au Soleil le préfet de discipline, Raymond Bolduc. «Ce sont des jeunes!»

Lors de l’échange de poignées de main d’après-match, Beausoleil s’est entretenu avec celui qu’il avait pris pour cible. Il a cependant été impossible de connaître la teneur de ses propos.

À la fin du match, le capitaine Samuel Dove-McFalls avait le cœur gros de quitter l’organisation de l’Océanic et, surtout, de se faire à l’idée d’apprivoiser la fin de sa carrière dans la LHJMQ. «C’est incroyable comme c’est dur», a-t-il laissé tomber, assis par terre, les yeux rougis par l’émotion.

Océanic

L'Océanic prend les devants

RIMOUSKI — L’Océanic n’a pas gâché l’atmosphère survoltée dans un amphithéâtre plein à craquer en prenant les devants 3-2 dans sa série contre les Wildcats de Moncton, vendredi.

Rimouski s’est imposé dans les dix dernières minutes de l’engagement médian. Offrant beaucoup d’intensité et de vitesse, l’Océanic a embouteillé les Wildcats plusieurs fois pour signer une victoire de 5-2. Les 4219 spectateurs, la meilleure foule de la saison, ont eu droit à un spectacle tout à fait enlevant.

«J’ai eu un feeling de 2014-2015», n’a pu s’empêcher d’avouer l’entraîneur-chef Serge Beausoleil en faisant allusion à la série qui avait mené sa troupe à la conquête de la Coupe du Président. «Le comble bien plein, les partisans qui sont derrière nous, nous aident, nous transportent. C’était fantastique pour tout le monde!

«En première période, ils avaient le momentum de l’autre côté. C’est en deuxième qu’on a commencé à jouer le hockey qu’on est capables de jouer et qu’on a joué si souvent, cette année, à Rimouski. Puis, c’est là qu’on a pris le contrôle du match!»

«Un gros but»

Il a donc fallu attendre à 11:13 de la deuxième avant de voir Mark Grametbauer céder après avoir été bombardé avec acharnement par les Bleus. Qui d’autre qu’Alexis Lafrenière (4e) aurait pu marquer le premier but du match en avantage numérique? La foule, qui lui a spontanément offert une ovation, était littéralement en délire.

«C’était un gros but», a reconnu le joueur recrue. «La foule était incroyable! Il y avait du bruit à chaque chance de marquer qu’on avait.» «Le but de Lafrenière était un beau bijou», a commenté son entraîneur.

À 15:53, Carson MacKinnon (1er) a doublé l’avance des locaux. Colten Ellis a cédé une première fois devant Nicholas Welsh avec 7:55 à faire au dernier vingt. Mais à partir de la 13e minute, Mathieu Nadeau (2e), Samuel Dove-McFalls (2e) en avantage numérique et Denis Mikhnin (2e) en ont ajouté trois autres. Puis pendant que les partisans s’apprêtaient à se lever pour célébrer la victoire des leurs, Brady Pataki (2e) a trompé la vigilance du cerbère rimouskois à huit secondes de la fin.

L’Océanic prenait la route vers Moncton pour disputer le sixième match de la série, dimanche. «Il nous reste un gros match à aller chercher», a souligné Beausoleil. C’est le plus difficile dans une série. Ce ne sera pas évident. Mais, en ce moment, on est en avance et il s’agit de continuer à travailler de la bonne façon.»

Océanic

L'Océanic battu à plate couture à Moncton

RIMOUSKI — Les 3178 partisans des Wildcats ont assisté à un beau retour en force de leurs favoris, qui ont créé l’égalité 2-2 dans leur série de première ronde contre l’Océanic de Rimouski, mercredi au Colisée de Moncton.

Les rôles ont été inversés. Battue 6-2 la veille, l’équipe locale a explosé dans une victoire de... 6-2, alors qu’elle semblait seule sur la glace et que l’Océanic offrait bien peu de résistance.

«On a perdu ce match-là à tous les niveaux», a déploré l’entraîneur-chef Serge Beausoleil. «On a été deuxièmes partout! On avait une équipe qui ne focalisait pas sur les détails importants.»

Selon Beausoleil, plusieurs revirements et des mauvaises pénalités ont coulé sa formation. «Les meilleurs éléments de l’autre côté ont été meilleurs que les nôtres, se désolait-il. «Dove-McFalls a travaillé d’arrache-pied. Je n’ai pas un mot à dire sur lui. Gagnon aussi. Après ça, la liste commence à s’estomper.»

Les Wildcats ont ouvert la marque à 5:44 de la première période lorsque James Phelan a sauté sur un retour de lancer. Anthony Gagnon (3e) n’a pas tardé à répliquer en faisant dévier un tir de la pointe à 7:24. Adam Capannelli a toutefois donné les devants pour de bon à Moncton à 16:03 en faisant dévier un tir derrière Colten Ellis en avantage numérique.

Soirée écourtée pour Ellis

Phelan a creusé l’écart à 5:31 de l’engagement médian avec son deuxième but de la rencontre. Un but qui aurait dû être refusé, selon Beausoleil. «C’est un non-sens», fustigeait-il. «Ce n’est même pas proche!»

Le pilote des Bleus estime que ce «mauvais but» a solidement déconcentré ses troupiers. «Mais, ne cherchons pas d’excuse, ni de faux-fuyants», s’est-il ravisé. «On a une équipe qui n’a pas joué au même niveau que les Wildcats. Ils méritaient la victoire beaucoup plus que nous!»

Puis pendant que l’attaque à cinq des visiteurs n’allait nulle part, Brady Pataki a intercepté un jeu à la ligne bleue, s’est échappé et, sans aide, a augmenté le déficit à 15:40. Et avec moins de deux minutes à faire à la période, Jacob Hudson a touché la cible en avantage numérique.

Battu cinq fois sur 20 tirs, Ellis a cédé sa place au dernier tiers à Jimmy Lemay, qui a été déjoué par Jonathan Aspirot en avantage numérique à 12:03, Et avec 18 secondes à faire au match, le jeu de puissance de l’Océanic — son huitième de la soirée — a enfin fait mouche lorsque Dmitry Zavgorodniy (1er) a trompé la vigilance de Mark Grametbauer, auteur de 20 arrêts.