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L'Océanic perd aux mains de Creed Jones

RIMOUSKI – Lors de leur deuxième duel de samedi contre les Olympiques au Colisée Financière Sun Life, les joueurs de l'Océanic avaient, de toute évidence, très bien compris la déception de leur entraîneur-chef après leur défaite de la veille. Contrairement au dernier match, les hommes de Serge Beausoleil ont commis peu d'erreurs et peu de revirements. Cela ne les a pas empêchés de plier encore une fois l'échine par la marque de 4-3. Gatineau doit beaucoup sa victoire remportée en tirs de barrage à son gardien Creed Jones.

Avec 36 lancers reçus contre seulement 17 du côté de son vis-à-vis, la muraille du cerbère de l'Outaouais a été difficile à percer. Même si Beausoleil a salué l'effort de ses joueurs qui ont mieux joué que la veille, il croit qu'ils ont payé pour ne pas avoir respecté l'adversaire la veille. «Quand on donne deux buts sur quatre tirs, un moment donné, il faut faire les arrêts, a-t-il critiqué en parlant de son jeune gardien Jonathan Labrie. On a eu de très belles occasions, mais il faut constater que c'est une fin de semaine décevante!»

À 9:13 de la première période, après une erreur de son coéquipier Zachary Massicotte, Labrie a cédé sur le deuxième tir des Olympiques lorsque Metis Roelens (7e) qui, après avoir raté son lancer, s'est repris avec une spectaculaire feinte. Malgré l'intense bourdonnement autour du filet des visiteurs, jumelé à la pression et à la vitesse du premier trio de Rimouski, Jones a été invincible. «Il a joué un bon match», a été forcé d'admettre l'entraîneur adverse.

Les 3 300 spectateurs ont eu droit à beaucoup d'action à l'engagement médian. 22 secondes après que David Aebischer eut été envoyé au cachot pour avoir retenu Alexis Lafrenière, l'empêchant ainsi de s'avancer au filet, Cédric Paré (23e) a réussi à battre le portier d'un puissant lancer pour créer l'égalité en avantage numérique. Puis, 1:19 plus tard, Alexis Lafrenière (13e) a permis aux siens, en atteignant la cible directement dans la lucarne, de prendre les devants pour la première fois du match. Mais, l'avance sera de bien courte durée puisque Carson MacKinnon (3e) est rapidement venu hanter son ancien club en s'avançant seul. «Je n'ai vraiment pas aimé ce deuxième but, a laissé tomber le pilote des Bleus. Ça n'a pas sa raison d'être!»

À mi-chemin du dernier tiers, Cole Cormier (4e) a brisé l'égalité sur une belle manœuvre de Frédéryck Janvier, permettant à son équipe de reprendre les devants pour une deuxième fois de la rencontre. Une pénalité pour avoir fait trébucher, accordée à Anthony D'Amours, aura coûté cher aux locaux. À moins d'une minute à faire au match, Éric Landry a retiré son gardien pour envoyer six joueurs dans la mêlée, contre seulement quatre du côté de l'adversaire. Aebischer (2e) a profité de ce jeu de puissance pour niveler la marque à moins d'une minute à faire, forçant ainsi une période de prolongation.

«Deux fois, on aurait pu sortir la rondelle du territoire, mais on n'a pas réussi à le faire et une autre fois, on a tiré dans le dos de notre coéquipier, regrettait Beausoleil. Quand je dis que ça ne roulait pas, ça fait référence un peu à ça. Ils ont marqué dans la circulation et on a touché la barre en supplémentaire.» Il a fallu aller en fusillade pour dénouer l'impasse.

Avec l'absence d'Adam Raska, qui s'était blessé en milieu de deuxième période la veille, ainsi que de Zachary Bolduc qui participait au Défi mondial de hockey des M-17, «il a fallu qu'on surtaxe certains joueurs», selon l'entraîneur bas-laurentien. «J'ai bien aimé la réponse de certains, mais il y a des jeunes qui manquent des occasions de se prouver, déplore Beausoleil. Je ne peux pas les utiliser parce qu'ils ne jouent pas de la bonne façon.»

Le prochain match de l'Océanic est prévu vendredi, alors que la formation rendra visite aux Tigres à Victoriaville.

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Olympiques 5/Océanic 2: Beausoleil «gêné»

RIMOUSKI — Serge Beausoleil n’était visiblement pas content de la piètre performance de ses joueurs qui recevaient les Olympiques de Gatineau, vendredi, au Colisée Financière Sun Life de Rimouski. «J’ai été gêné devant nos partisans», a admis l’entraîneur-chef. De l’autre côté de la patinoire, le discours était aux antipodes. Éric Landry ne pouvait s’attendre à mieux de ses hommes qui ont dominé les trois périodes du match pour l’emporter au compte de 5-3.

«Ils n’ont pas été aussi réceptifs qu’on le souhaitait quand on parlait de respecter l’adversaire et de jouer le meilleur match possible, a analysé Beausoleil. C’est une grosse contreperformance après une semaine de congé. C’est difficile à accepter!»

Dans le vestiaire de l’Outaouais, l’entraîneur félicitait ses ouailles de leur préparation qui a donné les résultats escomptés. 

«On a gardé le jeu simple, estimait Landry. On a travaillé fort toute la semaine pour se préparer et ça a porté fruit.»

La première période a été fort mouvementée avec cinq buts. C’est Zachary Massicotte qui a ouvert la marque à 8:52, son premier de la saison. Mais à 12:31, les Olympiques ont créé l’égalité sur un but d’Émile Hegarty-Aubin (5e), suivi d’un autre de Manix Landry (4e) à 14:53. À 16:14, les hommes d’Éric Landry ont eu droit à toute une réplique d’Adam Raska (7e), qui a nivelé la marque. Mais les visiteurs n’avaient pas l’intention d’en rester là; Kieran Craig (4e) a redonné les devants aux siens.

Le deuxième engagement a été beaucoup plus tranquille, alors que les hommes de Serge Beausoleil ont été léthargiques. Seul Carson MacKinnon (4e) est venu hanter son ancienne équipe en avantage numérique en mystifiant le gardien Raphaël Audet, qui en était à son premier départ dans sa ville natale. 

«Je n’ai rien à reprocher à Audet, a précisé Beausoleil. J’aurais aimé qu’il arrête le quatrième filet; quatre buts sur 16 tirs, c’est trop! Mais il a été laissé à lui-même sur les 10 premiers tirs en première période.» 

Notons que le cerbère numéro un de Rimouski, Colten Ellis, sera en convalescence pour une durée de quatre à six semaines après avoir subi une intervention chirurgicale au genou. 

Le jeune gardien d’Amqui Jonathan Labrie, qui s’est amené devant le filet pour le dernier vingt, a été déjoué tôt sur une frappe facile de Landry, son deuxième du match. Son vis-à-vis, Rémi Poirier, qui avait des yeux tout le tour de la tête, a volé plusieurs buts de la mitaine. «Rémi a eu une très bonne partie, a fait des gros arrêts pour nous garder dans la partie», s’est réjoui Landry.

Pour le pilote de Rimouski, ses soldats disposent de quelques heures pour se remettre sur pied avant d’affronter le même adversaire samedi à domicile. Du côté des Olympiques, Éric Landry assure que ses hommes joueront de la même façon.

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Rare visite payante de l’Océanic à l’Île-du-Prince-Édouard

RIMOUSKI — Après avoir défait les Islanders au compte de 4-2 au Eastlink Centre de Charlottetown, l’Océanic a quitté les Maritimes, vendredi, avec une deuxième victoire en autant de matchs. Serge Beausoleil savourait particulièrement le dernier gain qui venait briser une vieille tradition des Rimouskois à l’Île-du-Prince-Édouard : pour la première fois depuis des lustres, ils repartaient triomphants.

«C’est un très bon match de route [...], a commenté l’entraîneur-chef. Je ne me rappelle plus quand on a gagné un match à Charlottetown dans les années passées. Je suis très fier des gars. Ils ont bien joué dans l’ensemble.»

Après avoir frappé à la porte à deux ou trois reprises, les locaux ont ouvert la marque à 13:07 de la première période sur un but de Nathan Ouellet (5e). Puis dans la dernière minute de l’engagement, Cole Cormier (3e) a mystifié Matthew Welsh sur une échappée.

À moins d’une minute du début du deuxième vingt, Jeffrey Durocher (3e) a déjoué le cerbère de Charlottetown avec une superbe feinte en désavantage numérique sur une passe d’Adam Raska. Mais à mi-chemin de la période, Nikita Alexandrov (11e) a profité d’un avantage numérique pour battre Jonathan Labrie en sautant sur la rondelle qui avait dévié sur un défenseur. Le Russe a ainsi fait payer au capitaine de Rimouski sa pénalité majeure pour une mise en échec à la tête de Xavier Bernard. Alexis Lafrenière a été expulsé du match pour extrême inconduite.

À 7:08 du troisième tiers, le meilleur franc-tireur du circuit, Cédric Paré (22e), en a ajouté un autre sur un jeu de puissance. Mais en fin de période, Alexandrov (12e) a su trouver un coin dans la partie supérieure du filet pour marquer son deuxième de la rencontre en supériorité numérique. 

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Rimouski 6/Saint-Jean 1: un gain signé Cédric Paré

RIMOUSKI — Dans une domination de 56 lancers contre seulement 16 du côté des locaux, l’Océanic a signé une victoire de 6-1, jeudi au TD Station de Saint-Jean, lors de son premier de deux duels dans les Maritimes. Cédric Paré est venu hanter son ancienne équipe, les Sea Dogs, en participant à tous les buts avec trois filets et trois passes.

À lui seul, le gros trio composé d’Alexis Lafrenière (0-4-0), Cédric Paré (3-3-0) et Dmitry Zavgorodniy (1-4-0) a amassé 15 points. Même si l’entraîneur-chef Serge Beausoleil reconnaît la contribution de «la première unité qui était partout», il a tenu à souligner la performance de Frédéryck Janvier, Jacob Kelly et Ludovic Soucy. 

L’Océanic est revenu à ses bonnes habitudes et le résultat a été plus que concluant. «C’est un match où on a focalisé sur nos choses à nous et je pense que les gars ont bien fait ça, s’est réjoui Serge Beausoleil. Il n’y a personne qui peut critiquer ça. On a été très solides en désavantage numérique et à 5 contre 5, on n’a pas donné grand-chose.»

Il a fallu attendre la fin de la première période pour voir le tableau indicateur bouger lorsque Paré (19e) a profité d’un avantage numérique pour enfiler l’aiguille. À mi-chemin du deuxième vingt, la recrue Isaac Belliveau a marqué son 5e but de la saison lors d’un jeu de puissance. À 13:55, Paré a marqué son 20e but de la saison avec un homme en plus sur une véritable grenade. Mais à 15:35, le premier but en carrière dans la LHJMQ de Joona Lehmus a rétréci le déficit.

Dès le début du dernier engagement, le grand numéro 19 de l’Océanic a complété son tour du chapeau, encore une fois en supériorité numérique. Fort bien situé dans l’enclave, Zavgorodniy (13e) en a ajouté un autre lors d’un autre jeu de puissance sur une passe de l’imparable Paré à 8:21. Le sixième et dernier but des visiteurs a été inscrit par l’attaquant Adam Raska, son 6e en 13 matchs, avant qu’il ne s’allonge sur la patinoire en portant les mains à son cou, victime d’un double échec. «C’est un coup assez triste à voir au hockey, surtout qu’il n’a pas été pénalisé», a déploré Beausoleil. 

Bouthillier repousse 50 tirs

La déconfiture des troupiers de Josh Dixon aurait pu être bien pire si ce n’avait été du gardien de but Zachary Bouthillier qui a repoussé 50 des 56 tirs reçus. De l’autre côté, Raphaël Audet a cédé une fois sur les 16 lancers. Blessé au bas du corps en début de semaine, le gardien numéro un de l’Océanic, Colten Ellis, n’a pas fait le voyage. Beausoleil a rappelé Jonathan Labrie pour venir en soutien à Audet.

Après le match, les Rimouskois prenaient le pont de la Confédération pour Charlottetown. Le pilote des Bleus promettait du repos à ses joueurs vendredi matin, pour qu’ils se préparent ensuite à relever «le gros défi» d’affronter les Islanders.

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Pétition pour une rue nommée en l’honneur de Sidney Crosby à Rimouski

RIMOUSKI - Un citoyen du Bas-Saint-Laurent, Daniel Gosselin, a lancé une pétition pour demander au conseil municipal de Rimouski de changer le nom de la 2e Rue, au centre-ville, pour qu’elle porte le nom du joueur de hockey Sidney Crosby.

M. Gosselin expose ses arguments sur la plateforme Change.org.

À son avis, Sidney Crosby, l’une des grandes vedettes de la Ligue nationale de hockey (LNH) des dernières années, a été l’un des meilleurs, sinon le meilleur athlète que les gens de Rimouski ont pu voir. Il ajoute que l’ancien capitaine de l’Océanic de Rimouski de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) a aussi toujours été généreux de son temps pour la population locale.

Daniel Gosselin croit que Sidney Crosby a laissé une trace indélébile dans le coeur des gens de Rimouski et que c’est à leur tour de le faire.

Sidney Crosby, qui est natif de Cole Harbour en Nouvelle-Écosse, a passé deux saisons avec l’Océanic, de 2003 à 2005. En 121 matchs, il a inscrit 303 points, dont 120 buts.

Maintenant âgé de 32 ans, il évolue avec les Penguins de Pittsburgh depuis la saison 2005-2006.

Le 27 septembre dernier, la direction de l’Océanic a retiré son chandail numéro 87 en sa présence au Colisée Financière Sun Life qui est situé sur la 2e Rue. Devant 5062 spectateurs, Sidney Crosby, accompagné de sa famille et son épouse, a reçu des hommages pendant plus d’une heure.

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Shawinigan 5/Rimouski 4: une fatigue positive pour l’un, mais négative pour l’autre

RIMOUSKI – Pour le match en rose au profit de la Société canadienne du cancer, l’Océanic n’a pas vu la vie en rose, dimanche, au Colisée Financière Sun Life de Rimouski, surtout dans la première moitié du match, où les Cataractes ont été impitoyables.

Mais, le réveil du gros trio de l’Océanic et trois buts sans riposte à mi-chemin de la deuxième période ont provoqué tout un revirement de situation. Il a fallu aller en tirs de barrage avant que Shawinigan n’obtienne la victoire par la marque de 5-4.

L’entraîneur-chef des Cataractes était impressionné de la performance de ses hommes, surtout après trois matchs en trois jours, dont deux très émotifs et serrés.

«Je suis excessivement fier, a exprimé Daniel Renaud. Avec un très bon début, ça nous a permis d’avoir une très belle avance. Je suis conscient de ce qui est arrivé en troisième : on n’a pas touché à la rondelle. Chapeau à l’Océanic pour leur caractère et chapeau à nos joueurs!»

De l’autre côté, l’entraîneur-chef local se réjouissait, malgré la défaite, du point obtenu par sa troupe. Serge Beausoleil a expliqué la déveine de ses soldats par la fatigue.

«On a demandé l’inimaginable à ces gars-là, dernièrement, a-t-il indiqué. Ils viennent de jouer un 12e match en 25 jours! On fait des erreurs qu’on ne fait jamais d’habitude. C’était le mois le plus difficile pour nous dans le calendrier. Je suis quand même content des gars, comment ils ont travaillé avec résilience et qu’ils sont revenus dans le match.»

Retour de lancer

À 3:42 du début de la rencontre, Gabriel Denis (2e) a ouvert la marque en avantage numérique en sautant sur un retour de lancer. À 10:23, Isaac Belliveau (4e), oublié par la défensive des visiteurs et très bien localisé pour recevoir la passe d’Alexis Lafrenière, a inscrit son équipe au tableau indicateur. En fin de première période, les hommes de Daniel Renaud ont tiré dans l’enclave, mais Colten Ellis a superbement fermé la porte. Quelques secondes plus tard, Belliveau a bloqué un retour de lancer. Mais, devant l’insistance des Cataractes, Ellis a fini par céder. Un retour saisi par Marc-Antoine Pépin (1er) a ainsi redonné l’avance aux siens.

Deux buts marqués en moins de deux minutes à l’engagement médian par Mavrik Bourque (10e) et Xavier Bourgault (4e) a chassé le gardien vétéran de l’Océanic pour la recrue Raphaël Audet. À 16:33, avant de tomber et de plonger dans le filet adverse qui sortira de ses amarres, le capitaine a remis le disque à Dmitry Zavgorodniy (12e) pour battre Justin Blanchette.

Tôt au dernier tiers, Lafrenière (12e) a ramené le déficit à un seul but. Puis à 45 secondes à faire, Nathan Ouellet (4e) a forcé une période de prolongation. C’est finalement le but de Valentin Nussbaumer en fusillade qui a mis fin aux hostilités.

Sports

Les gros canons de l’Océanic muselés

Shawinigan — Il y avait près de 3700 personnes au Centre Gervais vendredi soir, une grosse foule qui s’attendait à un spectacle d’Alexis Lafrenière, la grande vedette de l’Océanic. Une bonne trentaine de dépisteurs y étaient également pour épier celui qui deviendra vraisemblablement le futur premier choix du repêchage de la LNH en 2020. Tout ce beau monde a plutôt eu droit à une performance collective sans bavure des Cataractes, qui ont signé un gain de 2-1!

Charcutés dimanche dernier par le trio de Samuel Poulin, du Phoenix, les Cataractes étaient cette fois prêts pour recevoir celui encore plus dangereux de Lafrenière. Avant de se présenter à Shawinigan, Lafrenière, Dimitry Zavgorodniy et Cédric Paré totalisaient 98 points en 14 matchs! Pas besoin de vous dire qu’ils étaient tous les trois installés au sommet des marqueurs de la ligue. Or le trio défensif de Xavier Cormier, William Cummings et Mikaël Robidoux ne leur a pas accordé un pouce de glace gratuit, bien appuyé par Leon Denny et Pierre-Olivier Bourgeois à la ligne bleue. Derrière eux, quand ça chauffait, Antoine Coulombe a été égal à lui-même depuis le début de la saison, c’est-à-dire impérial. À propos, Coulombe détient toujours la meilleure moyenne de buts accordés, et le meilleur pourcentage d’efficacité de la ligue, à 17 ans. Même si ce n’est pas un géant, il est peut-être tombé dans l’œil de quelques recruteurs vendredi soir.

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Saguenéens 3/Océanic 2: «Une victoire donnée sur un plateau d’argent»

RIMOUSKI – L’Océanic a mordu la poussière pour une première fois de la saison à domicile, alors qu’il a fait face à un adversaire coriace, mercredi, au Colisée Financière Sun Life de Rimouski. Les Saguenéens, qui occupaient le deuxième rang de la division Est du circuit Courteau, tout juste derrière la formation bas-laurentienne, a battu l’Océanic par la marque de 3-2. Pour Serge Beausoleil, ses hommes leur ont «donné la victoire sur un plateau d’argent».

Le premier trio composé d’Alexis Lafrenière, de Cédric Paré et de Dmitry Zavgorodniy, qui a été encensé de part et d’autre depuis le début de la campagne, «n’a pas livré la marchandise», de l’avis de l’entraîneur-chef local. «Les Saguenéens ont travaillé plus fort que nous, a reconnu Beausoleil. […] Les gars ont commencé à peser sur l’accélérateur en troisième période! Ce n’est pas suffisant contre une équipe de cette qualité-là!» 

Bien évidemment, le ton de son homologue de l’autre côté était aux antipodes. «Je suis vraiment fier de mes joueurs, a exprimé Yanick Jean. […] Ça prenait un effort d’équipe et c’est ce qu’on a eu. […] Je suis fier de la détermination qu’ils ont démontrée et qu’on ait limité Rimouski à aucun but à 5 contre 5. On a vu des gars bloquer des lancers, s’impliquer physiquement.» Il faut aussi ajouter que son gardien, Alexis Shank, a incontestablement volé la vedette. 

Il a fallu attendre à 15:53 de la première période avant que les Sags n’ouvrent la marque sur une belle feinte en échappée de Christophe Farmer (5e). Un deuxième but à 5 secondes à faire à l’engagement médian a permis aux visiteurs de se donner un coussin de deux buts après un lancer de Michaël Pellerin (2e) qui a rebondi sur un joueur pour battre Colten Ellis.

À 7:00 du dernier vingt, Isaac Belliveau (3e) a redonné de l’espoir aux siens en avantage numérique en surprenant Shank. À 5:25 à jouer, Lafrenière (11e) a profité d’un jeu de puissance pour créer l’égalité, atteignant par le fait même son 250e point en carrière, devenant ainsi le dixième meilleur pointeur de l’histoire de l’Océanic. Mais, les Bleuets n’avaient pas dit leur dernier mot : Samuel Houde (8e) a procuré la victoire à Chicoutimi en toute fin de match.

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Une occasion à saisir pour Cédric Paré

Originaire de Pintendre, l’attaquant Cédric Paré vit toute une expérience cette année avec l’Océanic de Rimouski. Jumelé à Dmitry Zavgorodniy et à la sensation Alexis Lafrenière au sein du premier trio, il a déjà amassé en 11 matchs plus de la moitié des 49 points qu’il a récoltés la saison dernière.

«C’est l’fun de jouer avec deux bons joueurs comme ça.[...] J’apporte plus de rondelles au filet et c’est sûr qu’ils m’alimentent bien. Je suis capable de faire des jeux avec eux aussi», a déclaré Paré avant la partie.

«Je ne m’assois pas là-dessus», a-t-il cependant ajouté à propos des 14 buts et 11 aides qui le placent deuxième au classement des marqueurs de l’Océanic, tout juste derrière Lafrenière. «Je veux continuer à performer. Pour moi, les statistiques sont secondaires. L’important, c’est de bien jouer soir après soir.»

Éloges

L’attaquant de 20 ans ne tarit d’ailleurs pas d’éloges pour Lafrenière, pressenti comme l’éventuel premier choix du prochain repêchage de la LNH, et pour le russe Zavgorodniy. «Ils sont tellement bons que, peu importe où tu es sur la patinoire, ils vont te trouver. On se complète bien.»

Paré qui, comme Zavgorodniy, a profité des ouvertures au sein du premier trio générées par la fin du stage junior de Jimmy Huntington et Olivier Garneau, ne s’est pas imposé une pression supplémentaire depuis le début de la saison.

«Quand j’ai vu, à la pratique, que [l’entraîneur Serge Beausoleil] nous avait mis ensemble, je ne me suis pas mis de pression particulière. Je me suis dit qu’il fallait que je fasse des jeux avec lui et, pour l’instant, ça marche bien. On aime vraiment jouer les trois ensemble.»

Une première

Son jumelage avec Lafrenière cette année est presque une première même si les deux hockeyeurs sont coéquipiers depuis l’arrivée de Paré à Rimouski au début de la dernière saison.

«J’avais joué une période avec lui, sans plus», indique-t-il. Par contre, il connaissait bien Zavgorodniy, qui est son colocataire et avec qui il avait joué l’an dernier.

Visiblement à l’aise avec ses compagnons de trio et maintenant reconnu à travers la Ligue pour son tir au but précis et dévastateur, Paré ne souhaite pas voir le rêve s’achever.

«C’est sûr que c’est une opportunité pour moi et je l’ai prise. Je veux juste continuer à faire pareil. Je ne veux pas perdre ma place avec Alexis et Dmitri. Je ne pense pas que [l’entraîneur] ait l’intention de nous changer et je vais tout faire pour ne pas que ça arrive.»

Au camp des Jets

Sélectionné en sixième ronde par les Bruins de Boston au repêchage de 2017, Paré n’a jamais réussi à décrocher un contrat d’entrée dans la LNH. Il a été invité au camp des Jets de Winnipeg cette année avant de rejoindre son équipe junior. 

«[Les Jets] étaient vraiment contents de moi. Ils m’ont dit qu’ils allaient me garder à l’œil. J’imagine qu’ils viennent voir les matchs d’Alexis. Dans le fond, c’est juste une motivation pour moi et je veux aussi ressortir quand ils viennent voir Alexis.»

Paré se doute cependant très bien que Lafrenière n’aura pas vraiment de difficulté à s’entendre avec une équipe du circuit Bettman.

Il profite pleinement de chaque match disputé à ses côtés.

«C’est vraiment une belle chance et c’est une opportunité à saisir. C’est probablement la dernière année d’Alexis. Il y a beaucoup de recruteurs à nos matchs et j’essaie juste de me faire valoir. Dmitri, Alexis et moi, on a aussi une bonne chimie à l’extérieur de la glace», conclut Paré.

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L’Océanic écrase le Drakkar 9-2

RIMOUSKI — Le Drakkar a connu un très bon début de match, mercredi, alors qu’il rendait visite à l’Océanic au Colisée Financière Sun Life de Rimouski. Mais, dans les dernières minutes de l’engagement médian, un but marqué par les locaux sur un tir de punition a été le début de la fin pour les Nord-Côtiers qui ont été anéantis par la marque de 9-2.

«Dès la première période, Baie-Comeau est sorti fort, a confirmé l’entraîneur-chef de l’Océanic, Serge Beausoleil. Ils étaient premiers sur la rondelle. Les gars en étaient conscients [...]. Puis, ils ont ramené nos valeurs sur la glace en deuxième et on est partis pour de bon!»

Il faut tout de même admettre que le trio composé d’Alexis Lafrenière (1-3), de Cédric Paré (2-3) et de Dmitry Zavgorodniy (3-3), qui a récolté un total de 15 points, n’a pas été étranger à cette remontée spectaculaire des hommes de Beausoleil. «J’ai aimé l’apport de [Adam] Raska qui a donné des efforts incroyables en première et qui nous ont donné des power play qui nous ont permis de s’inscrire au pointage, a noté le pilote rimouskois. Après ça, le gros trio a fait le boulot. Mais, on a eu l’apport de plusieurs joueurs. Après deux périodes, Al [Alexis Lafrenière] n’avait rien encore et il finit avec 4 points! C’est un trio qui joue très bien et on aime ça!»

C’est Zachary Bolduc qui, en redirigeant un lancer de Paré, a brisé la glace en avantage numérique en fin de première période. Il s’agissait du quatrième but de la jeune recrue en six parties. Mais en début de deuxième, Julien Létourneau (3e) a riposté. Après cette égalité, Dmitry Zavgorodniy (6e) en a ajouté deux, dont le premier en avantage numérique, pour redonner l’avance aux siens. En toute fin de l’engagement, Nathan Ouellet (4e) a marqué sur un superbe lancer du poignet.

Au dernier tiers, à 42 secondes d’intervalle, Paré (13e) et Jeffrey Durocher (2e) ont rapidement trouvé le fond du filet. Deux tic-tac-toes abracadabrants complétés par Lafrenière (9e) et Paré (14e) ont rendu le match hors de portée pour les hommes de Jon Goyens. Mais à 13:43, Nathan Légaré (5e), oublié dans le coin, a tenté de mettre fin à l’hécatombe, jusqu’à ce que Zavgorodniy (8e) n’enfile l’aiguille à moins d’une minute à faire à l’affrontement.

Le patron des Bleus n’a pu passer sous silence les trois passes d’Isaac Belliveau, le meilleur pointeur chez les recrues de la ligue. «C’est un bon début, s’est-il exclamé. Il fait bien ça et j’aime comment il gère la rondelle.» Beausoleil a également eu de bons mots pour son gardien, Colten Ellis, qui a exécuté des arrêts-clés.

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Lafrenière se fait un cadeau de fête

RIMOUSKI – Il a suffi des première et troisième périodes à l’Océanic pour avoir raison des Tigres, vendredi, au Colisée Financière Sun Life. Le premier trio composé d’Alexis Lafrenière, de Cédric Paré et de Dmitry Zavgorodniy, utilisé à souhait, a joué les trouble-fête pour secouer les cordages du filet adverse pourtant solidement gardé par le vétéran Tristan Côté-Cazenave, qui en a tout de même frustré quelques-uns.

À son premier match à Rimouski, Zachary Bolduc a ouvert le pointage à 3:00 en première période en marquant son troisième but en quatre parties sur un jeu de puissance. Alexis Lafrenière a ensuite doublé l’avance des siens à 4:49. «On était tout feu tout flamme, s’est réjoui Serge Beausoleil. On travaillait très bien, on mettait beaucoup de pression sur la défensive adverse.» Mais à 2:05 à faire à l’engagement, l’Ukrainien de 19 ans, Alexander Peresunko, s’est emparé d’un retour de lancer en avantage numérique pour inscrire son premier but en carrière dans la LHJMQ et ainsi rétrécir le déficit. 

Tôt au deuxième vingt, Olivier Mathieu (1er) a profité d’une pénalité accordée à Lafrenière pour diriger la rondelle dans le fond du filet sur un retour pour créer l’égalité. «[…] On a voulu commencer à jouer avec un peu de dentelle et il y a eu quelques mauvaises pénalités que j’ai moins aimées, a déploré le pilote bas-laurentien. Ça leur a ouvert la porte et ils ont été opportunistes sur l’avantage numérique, ce qui a nivelé la marque.»

À 3:55 du dernier tiers, les locaux ont repris leur avance sur un but de Cédric Paré (11e). Moins de 2 minutes plus tard, Lafrenière s’est offert, pour son anniversaire, son 100e but en 150 matchs dans l’uniforme de Rimouski, son deuxième du duel. Pour ses 18 ans, le capitaine récoltait alors 4 points, dont 23 en 9 parties. Avec ce coussin de deux buts des hommes de Serge Beausoleil, Victo a semblé décontenancé. Jamais les Félins n’ont pu retrouver leur caractère menaçant de la période précédente. «On voulait revenir à ce qu’on faisait en début de match, a indiqué Beausoleil. […] On a relevé notre jeu d’un cran, on a fait ce qu’il fallait et les gars ont trouvé le moyen de gagner!»

Dimanche, l’Océanic rendra visite aux Saguenéens à Chicoutimi.

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L’Océanic sauve son voyage à Victoriaville [VIDÉO]

RIMOUSKI — Après deux défaites en autant de jours, Serge Beausoleil souhaitait que ses troupiers arrivent à sauver leur voyage, dimanche, en signant une victoire à Victoriaville. C’est mission accomplie pour l’Océanic qui a défait les Tigres par la marque de 4-1 au Colisée Desjardins.

Les Rimouskois ont bien compris les critiques de la veille lorsque leur entraîneur-chef leur reprochait de jouer de façon trop compliquée. «Les gars ont respecté à la lettre les consignes de présences courtes et de rester en contrôle de ce qu’on pouvait contrôler, s’est réjoui Serge Beausoleil. Ils ont appliqué ça de belle façon pendant tout le match et ils ont eu de l’énergie tout le long. Il y a eu deux bâtons élevés accidentels qui ont valu huit minutes et les gars sont restés positifs.»

Le patron de l’Océanic a vanté l’intensité des siens lors de ce match qui était, pour eux, le troisième à être disputé en moins de 48 heures et le quatrième en cinq jours. «On avait beaucoup d’acuité dans nos décisions, autant dans nos sorties de zone que dans nos échecs avant», a-t-il observé. S’il a beaucoup aimé le rythme soutenu de ses soldats, il a beaucoup moins apprécié le nombre de pénalités obtenues, même si plusieurs étaient accidentelles. «Dans ce voyage-là, c’est quelque chose qu’on aurait dû améliorer parce que huit désavantages numériques à Sherbrooke et neuf ici [à Victoriaville], c’est beaucoup trop pour moi.»

Jeffrey Durocher s’y est pris par deux fois pour inscrire le premier but du match et son premier de la saison sur un retour de son propre lancer à 11:03 de la première période. Moins de cinq minutes plus tard, les visiteurs ont doublé leur avance lorsqu’Alexis Lafrenière (5e), qui passait devant le filet, a poussé sans difficulté la rondelle qui, après le tir de Dmitry Zavgorodniy, avait échappé à Tristan Côté-Cazenave. 

Tic-tac-toe éloquent

Même si les Bas-Laurentiens semblaient en contrôle de la situation, ils n’ont pas réussi à marquer à l’engagement médian. Au début du troisième vingt, un rapide et éloquent tic-tac-toe entre Alexis Lafrenière et Isaac Belliveau à proximité de la cage a permis à Zachary Bolduc (2e) de placer la rondelle dans un filet ouvert en avantage numérique. «C’était de toute beauté», s’est exclamé Beausoleil. Pour Bolduc, il s’agissait d’une belle revanche après avoir quitté la zone adverse la tête basse à la fin de la période précédente, résultat d’un coup à la tête assené par Vincent Sévigny. Ce geste a valu une expulsion au numéro 46 pour extrême inconduite. «C’est un geste que je n’ai vraiment pas aimé [...], a souligné le patron des visiteurs. On est chanceux qu’il n’aie pas eu de blessure. Ce n’était pas beau!»

Par la suite, les hommes de Serge Beausoleil ont offert une performance exceptionnelle en résistant à un désavantage numérique de quatre minutes. Colten Ellis, qui démontrait une forme extraordinaire, a été impitoyable face aux locaux jusqu’à 1:03 à faire, lorsque le capitaine Anthony Poulin a réussi à le déjouer avec son premier but de la saison. «Je suis déçu que Colten perde son jeu blanc en toute fin de match parce qu’il a vraiment été bon», a regretté Beausoleil. Dans les dernières 30 secondes, c’est Lafrenière (6e) qui a mis fin aux hostilités en marquant dans un filet désert.

Océanic

Rimouski 3/Blainville-Boisbriand 5: «un match couci-couça» pour l'Océanic

RIMOUSKI – Jusqu'au milieu de la troisième période de l'affrontement disputé samedi au Centre d'excellence Sports Rousseau de Blainville-Boisbriand, l'Armada et l'Océanic s'alternaient les buts. Cette séquence a cependant pris fin lorsque la recrue Raphael Audet, qui avait su sauver son équipe à plusieurs reprises, a commis une erreur devant sa cage. Cela a fait dire à Serge Beausoleil que «c'est un match couci-couça» pour son club, qui s'est incliné par la marque de 5-3.

À son baptême de feu dans la LHJMQ, Audet a réalisé des arrêts spectaculaires, frustrant quelques fois les hommes de Bruce Richardson. «Il avait vraiment un bon match, a reconnu l’entraîneur-chef de Rimouski. C’est une erreur qu’on va mettre au compte des apprentissages.»

Il s’agissait du deuxième revers en autant de jours pour Rimouski puisque la veille, la troupe avait aussi baissé pavillon devant le Phoenix à Sherbrooke, également par la marque de 5-3. «On a mieux fait qu’hier [vendredi], a indiqué le pilote des Bleus. C’est une coche de mieux. Mais, ce n’était pas suffisant! C’est encore très loin de nos attentes.»

«Les gars jouent individuellement, un peu trop compliqué et ça ne donne pas les résultats escomptés, a-t-il poursuivi. Depuis le début, on était très solides. Mais depuis dernièrement, on s’effrite pas mal, on fait des erreurs grossières. On a donné beaucoup de deux contre un dans ce match-là. On fait des erreurs de fatigue. Je pense qu’on est capables de mieux jouer que ça!»

Selon le patron de l’équipe rimouskoise, l’absence d’Adam Raska et de Maxime Collin, qui figurent sur la liste des blessés, se fait sentir. Zachary Bolduc, qui en était à son deuxième match dans l’uniforme de l’Océanic, «a bien fait, mais il a fait trop de revirements», de l’avis de Beausoleil. «Il a essayé de jouer trop compliqué et il n’a pas encore pris le rythme», a-t-il observé. L’entraîneur s’aperçoit que ses ouailles sont plus performants lorsque les rencontres sont distancées. «Quand on rapproche les matchs, ça devient exigeant», a-t-il remarqué.

Un tour du chapeau pour Cédric Paré

Les visiteurs ont pris les devants à 7:10 de la première période sur un impressionnant tir sur réception de Cédric Paré en avantage numérique. Il s’agissait du 8e but du grand numéro 19 qui connaît un début de saison exceptionnel. À 11:48, les locaux ont créé l’égalité sur un but de Miguël Tourigny (3e).

Le rythme de la première période brisé, l’engagement médian a fait place à un jeu des visiteurs passablement brouillon, tant et si bien que Tommy Bouchard (1er) a réussi à percer la muraille d’Audet à 15:16. Mais, Paré n’avait pas dit son dernier mot: sur une admirable passe de Cole Cormier, il a enfilé le disque entre les jambières d’Émile Samson, égalisant par le fait même la marque en fin de deuxième tiers.

À 8:43 du dernier vingt, Blainville-Boisbriand s’est redonné une avance lorsque Yaroslav Likhachev (2e) a contourné le filet, s’est faufilé entre deux hommes de Serge Beausoleil et a déjoué le cerbère dans la partie supérieure. Puis à 11:22, une formidable manœuvre de Dmitry Zavgorodniy qui, en dirigeant la rondelle au filet, a permis à Paré, encore une fois bien placé devant le filet, de réaliser son tour du chapeau et d’atteindre le cap des 10 buts depuis le début de la campagne. «Paré a eu un match sensationnel et a respecté le plan de match, a souligné son entraîneur. Notre capitaine, lui, essaie de trop en faire. Il fait des présences longues. Il faut qu’il revienne à la base!»

À mi-chemin de cette troisième période, Bouchard (2e) a facilement trouvé le fond du filet pour une deuxième fois du match sur une bévue du jeune gardien. La partie s’est terminée sur un but de Maxim Bykov (2e) dans un filet désert. «Quand on a enlevé le gardien, on s’en allait s’installer de l’autre côté, se désolait Beausoleil. Puis, on a perdu la rondelle. Ce sont des choses qui arrivent!»

L’Océanic complétera sa série de trois matchs à l’extérieur, dimanche, en affrontant les Tigres de Victoriaville. «Il faut sauver ce voyage-là, souhaite le patron de la troupe bas-laurentienne. On aura encore un adversaire de taille. Il nous a battus deux fois en matchs préparatoires. On est sur un quatrième match en cinq jours, alors qu’eux se reposent à la maison aujourd’hui [samedi]. Ce ne sera pas de tout repos! Il va falloir être prêts.»

LHJMQ

Zachary Bolduc avec l'Océanic : un appel de Sidney Crosby a convaincu le jeune hockeyeur

RIMOUSKI — Zachary Bolduc, qui avait été le choix de premier tour (14e au total) de l’Océanic lors du dernier repêchage de la LHJMQ, a décidé de joindre les rangs de l’organisation de Rimouski. C’est un appel reçu d’un illustre ancien de l’Océanic, soit nul autre que Sidney Crosby, qui aurait fait changer les plans du jeune joueur.

L’adolescent de 16 ans dit avoir été impressionné par l’appel de Crosby qui lui a vanté l’Océanic. «[…] Ce fut gros pour moi [...], a-t-il admis en entrevue au Nouvelliste. C’est Crosby, quand même! Il a pris le temps de me parler comment il s’était senti à Rimouski… Ça en dit long sur la qualité de l’encadrement offert là-bas. Disons que ça m’a frappé.»

Il n’en fallait pas plus pour que Bolduc prenne un avion jeudi pour rejoindre ses nouveaux coéquipiers. «Les bonnes nouvelles s’accumulent, s’est exclamé l’entraîneur-chef de Rimouski, Serge Beausoleil. On a travaillé fort sur le dossier depuis le début.»

En quittant le Mount St. Charles pour jouer dans la LHJMQ, il met ainsi une croix sur la NCAA. Même si le récalcitrant avait opté pour les États-Unis, où il pouvait bénéficier d’une bourse, la direction du club bas-laurentien avait continué à croire en ses chances de voir le joueur revenir sur sa décision. «La famille a été claire avec nous depuis le début dans leurs intentions : elle voulait explorer les options pour Zachary et, au final, c’est avec l’Océanic qu’il poursuivra sa carrière, s’enthousiasme Beausoleil. Nous sommes très heureux du dénouement de la situation!».

En début de saison, Bolduc a passé un peu plus de 48 heures à Rimouski pour visiter les installations, où il a admis y être tombé en amour. «C’était important pour moi d’aller aux États-Unis, d’aller voir comment ça se passait, a-t-il raconté au Nouvelliste. Je n’ai rien à dire contre ce qui se fait au Mount St.Charles ou dans la USHL. C’est plus une question de feeling. J’ai un gros coup de cœur pour l’Océanic. J’ai pris le temps d’y penser, d’en parler avec ma famille et mes conseillers, puis on a pris cette décision.»

L’an dernier, alors qu’il s’alignait avec les Estacades de Trois-Rivières dans la Ligue de hockey midget AAA du Québec, Zachary Bolduc a marqué 17 buts et a été l’auteur de 37 passes, pour un total de 54 points en 42 matchs. Il a terminé deuxième meilleur pointeur chez les joueurs de 15 ans du circuit, tout juste derrière l’attaquant Joshua Roy. «C’est un des meilleurs attaquants de son âge, estime le pilote de l’Océanic. Il est un centre naturel, mais il peut aussi jouer à l’aile. Il y avait une dizaine d’universités qui le courtisaient. Ce n’est pas étonnant, sachant qu’il a des habitudes de travail au-dessus de la moyenne. C’est un joueur avec une belle conscience défensive. Offensivement, il bouge bien la rondelle et il est capable de marquer des buts.» Bolduc devrait porter l’uniforme de l’Océanic dès vendredi à Sherbrooke, où son nouveau club affrontera le Phoenix.

Océanic

L’Océanic frappe fort et engloutit les Eagles

RIMOUSKI — L’Océanic a frappé tôt à chaque période et a dominé les Eagles tout au long du match disputé mercredi au Colisée Financière Sun Life de Rimouski et engloutit les Eagles par la marque de 9-2.

«Très belle performance, n’avait pour autre choix de constater Serge Beausoleil. J’ai beaucoup aimé nos débuts de périodes. On était vraiment sur la rondelle. C’est une très grosse victoire! Le club qu’on affrontait avait quatre victoires en autant de matchs et il était deuxième au classement général. J’ai bien aimé comment les gars ont réagi au défi.»

Les joueurs qui se sont rendus en demi-finale au cours de la dernière saison savent tracer la route aux nouveaux troupiers, de l’avis de l’entraîneur-chef. «Quand ça chauffe, ils réagissent, quand il y a une erreur, ils ne paniquent pas, décrit-il. Ils prennent nos commentaires et les mettent en application. C’est très plaisant de coacher ces gars-là!»

Les locaux a ouvert la marque tôt dans le match lorsque Cole Cormier (2e) a pris le contrôle à 29 secondes du début de la rencontre. À mi-chemin du premier engagement, Félix Lafrance (3e) a égalisé la marque en avantage numérique. Puis à 41 secondes à faire à la période, Dmitry Zavgorodniy (2e) a redonné l’avance aux siens en y allant de toute une combine après avoir fait le tour du filet. 

Dans les cinq premières minutes de jeu du deuxième tiers, les spectateurs ont assisté à une explosion de buts de la part des Bas-Laurentiens, et ce, à partir de la 43seconde. Cédric Paré a enfilé son sixième de la saison en supériorité numérique. Adam Raska (2e) n’a pas tardé à déjouer William Grimard d’un plongeon, suivi d’Isaac Belliveau qui, d’un bon tir de la pointe, a marqué son premier but en carrière dans la LHJMQ avec un homme en plus. Zavgorodniy (3e) a complété la manœuvre de son capitaine pour marquer son deuxième but de la partie en avantage numérique. À moins d’une minute de la fin de l’engagement médian, Egor Sokolov (4e) a profité d’un rebond d’Ellis.

Au dernier tiers, Cédric Paré (7e) en ajouté un autre, son deuxième de la soirée, suivi 15 secondes plus tard par Lafrenière (3e) qui a expédié le disque entre les jambières du gardien. Le dernier but a appartenu à Ludovic Soucy (1er) d’un tir du poignet dans le haut de la lucarne après une échappée en désavantage numérique.

Océanic

Le titre de capitaine, un honneur pour Alexis Lafrenière

RIMOUSKI — Même si personne n’était surpris qu’Alexis Lafrenière soit nommé capitaine de l’Océanic, le principal intéressé admet qu’il s’attendait plus ou moins à ce titre parce que, selon lui, «il y a tellement de bons leaders dans l’équipe». Quand Serge Beausoleil a annoncé le résultat du vote exercé par ses pairs, le meilleur pointeur de Rimouski a accueilli cette nomination comme «un très bel honneur».

«Tu ne sais jamais qui va avoir les lettres, laisse-t-il tomber, en mentionnant que certains coéquipiers auraient pu mériter la lettre “C”. Le numéro 11 est conscient que son rôle de capitaine vient avec certaines responsabilités. «On a quelques jeunes joueurs avec nous, indique le nouveau capitaine qui aura 19 ans le 11 octobre. Je vais essayer de montrer l’exemple et de les aider. Mais, je vais rester moi-même, je vais continuer à faire ce que je fais et je vais essayer de m’améliorer tous les jours en tant que joueur et leader.»

Océanic

Domination totale de l'Océanic contre Drummondville

RIMOUSKI – Énergisés par le match d'après cérémonie du retrait du chandail de Sidney Crosby qui avait eu lieu moins de 48 heures avant, les joueurs de l'Océanic avaient une soif évidente de vaincre les Voltigeurs, dimanche, au Colisée Financière Sun Life de Rimouski. C'est ce qu'ils ont fait en dominant Drummondville par la marque de 6-3.

«Les gars ont bien réagi, a indiqué Serge Beausoleil à l'issue du match. On était très «high» après le match de vendredi. Ils ont livré une très bonne performance, […] à part quelques petites choses à corriger, mais on ne fera pas les fines gueules! Ce sont 6 buts qu'on a marqués. On en a 11 en fin de semaine et 4 gros points. On est contents!»

Les hommes de Serge Beausoleil se sont imposés dès la première période et Colten Ellis a été solide devant sa cage. C'est son coéquipier Cédric Paré qui a ouvert la marque sur son 4e but en autant de matchs à 3:21. Ce premier but du vétéran était le premier tir au but de Rimouski. L'égalité a été créée rapidement à 6:26 après une échappée de l'un des meilleurs pointeurs de son équipe, Charlie Da Fonseca qui, en quittant le banc des pénalités, avait été oublié par l'adversaire. À 12:45, l'Océanic a donné la réplique à la suite d'un beau tic-tac-toe en avantage numérique, alors qu'Alexis Lafrenière a vu Paré dans l'enclave et, d'une belle manœuvre, a permis au numéro 19 de tirer dans l'ouverture béante du filet pour son 2e but du match. 

À l'engagement médian, les visiteurs avaient du mal à suivre le rythme et ne savaient où donner de la tête pendant que leurs hôtes, intenses, étaient constamment dans leur territoire. À 6:31, Cole Cormier a marqué son premier but dans la LHJMQ, suivi d'Anthony D'Amours (1er) qui a, lui aussi, déjoué Anthony Morrone. La période s'est terminée par un but de Nathan Ouellet (2e).

À peine une minute après le début du dernier tiers, Xavier Simoneau (1er) a réussi à placer le disque derrière Ellis en désavantage numérique. Il a fallu attendre à 14:59 pour voir Rémy Anglehart (4e) en faire autant. Puis, à 1:12 de la fin de la rencontre, Lafrenière a récolté son 9e point en 4 matchs en marquant dans un filet désert.

Douze anciens capitaines portant le chandail de l'Océanic de leur époque ont fait leur entrée sur la patinoire lors de la cérémonie d'ouverture officielle de la 25e saison à domicile. Le tout premier de l'histoire du club, Allan Sirois, a fait la passation des pouvoirs de capitaine à Alexis Lafrenière en lui remettant un gouvernail de bateau. Le nouveau capitaine sera assisté de Cédric Paré, de Jeffrey Durocher, de Christopher Innis et de Nathan Ouellet. «Vox populi, vox dei, qu'on dit, a mentionné Beausoleil en riant. Les gars ont fait des choix qu'on a respectés. Je pense que ça coulait de source!»

Océanic

Retrait du numéro 87: soirée émotive pour Sidney Crosby à Rimouski [VIDÉO]

RIMOUSKI — Dans un Colisée Financière Sun Life comble, animé par plus de 5000 partisans survoltés, une grosse vague d’amour a déferlé à Rimouski sur le légendaire Sidney Crosby, vendredi, qui n’arrivait pas à cacher ses émotions. À la fin d’une cérémonie qui a duré plus d’une heure, Sid the Kid a assisté, dans un moment solennel, au retrait de son chandail de l’Océanic, le numéro 87.

L’événement, qui marquait le début des festivités entourant le 25e anniversaire de l’organisation, a été doublement historique. En plus du retrait du chandail de l’Océanic, le commissaire du circuit a profité de l’événement pour annoncer que Sidney Crosby devenait aussi le premier joueur de l’histoire de la LHJMQ à voir son numéro retiré. «Personne d’autre ne pourra plus porter le numéro 87 dans la Ligue», a fait savoir Gilles Courteau lors de son allocution, en rappelant que le jeune homme originaire de Cole Harbour en Nouvelle-Écosse avait été recruté le 7 juin 2003 à Val-d’Or à l’âge de 15 ans. «Il est devenu le troisième meilleur joueur de l’histoire de la LHJMQ», a-t-il indiqué.

La cérémonie animée par l’annonceur maison de l’Océanic, Michel Germain, a été ponctuée de différentes interventions, dont certaines préenregistrées et diffusées sur l’écran central de l’amphithéâtre. Sidney Crosby a fait son entrée sur une allée bordée des trophées remportés par le prodige au cours de sa carrière, jalousement gardés par une haie d’honneur formée par les joueurs actuels de l’Océanic qui portaient tous un uniforme du numéro 87 orné du nom Crosby. Dès son apparition sur la patinoire, le grand Sidney a eu droit à une ovation à tout rompre qui a duré près de 9 minutes. Le maître de cérémonie a peiné à reprendre la parole, tant les partisans, venus d’aussi loin que Montréal et la Nouvelle-Écosse, n’arrivaient plus à se contenir, criant en chœur «Sidney, Sidney» et entonnant des chansons à son intention.

Celui qui a été son entraîneur en 2004-2005 ne s’est pas montré surpris d’une telle ovation. «Elle est égale à vous-mêmes», a exprimé Doris Labonté en s’adressant à la foule. Il a aussi souligné qu’il se sentait privilégié de pouvoir s’adresser à Sidney Crosby en cette soirée d’hommage. «Sidney, tu as laissé ta marque au-delà des statistiques, a-t-il fait valoir. Ce qu’on a vu, c’est un jeune homme qui a démontré autant de passion que de maturité.» L’ancien pilote de Rimouski n’a jamais pu oublier le premier match de son protégé à Rouyn-Noranda en 2003, alors qu’il avait marqué trois buts et une passe en troisième période. «Tu avais transformé ce qui s’annonçait comme une défaite de 3-1 en une victoire de 4-3, a raconté M. Labonté. Tu es un modèle. Je suis fier d’avoir été ton entraîneur!»

Océanic

Retrait du chandail de Sidney Crosby: un grand moment pour l'Océanic

RIMOUSKI — «Ça va être un des faits saillants de l’Océanic, un des grands moments des 25 ans de l’Océanic. Il y a eu d’autres retraits importants de chandails. Mais, le passage de Sidney Crosby restera un des faits marquants avec le passage de la Coupe Memorial». C’est de cette façon que Doris Labonté décrit la cérémonie de vendredi où le chandail de l’Océanic que portait Sidney Crosby sera retiré.

L’événement marquera aussi l’ouverture de la saison du club de hockey de Rimouski au Colisée Financière Sun Life. Doris Labonté avait participé au recrutement du joueur natif de la Nouvelle-Écosse en 2003-2004 alors qu’il était directeur-gérant de l’équipe bas-laurentienne. Il a ensuite été son entraîneur de 2004 à 2005.

À quelques heures de cette soirée historique, l’ancien patron de l’Océanic éprouve «des sentiments positifs mélangés». «Il y a un peu de nervosité parce que je dois m’adresser à lui et au public, admet-il. Je suis nerveux parce que je veux toucher les bons points et bien livrer le message que j’ai en tête. Résumer deux ans en deux minutes, ce n’est pas évident! Il y a aussi beaucoup de fierté d’avoir convaincu un jeune homme de ce gabarit-là de venir passer son hockey junior à Rimouski.»

Si certains ont estimé que l’Océanic avait été une bonne école pour Crosby, M. Labonté préfère plutôt être modeste et espérer que son passage à Rimouski ne lui a pas nui. «Compte tenu de ses succès professionnels, ça nous rend toujours très fiers parce qu’il a passé par notre école, souligne-t-il, en se disant très content d’apprendre que l’amphithéâtre sera plein à craquer de partisans. La fierté de leur équipe, ils l’ont gardé.»

Une reconnaissance

L’ancien entraîneur-chef de l’Océanic voit aussi une reconnaissance dans le geste du retrait du chandail du célèbre numéro 87. «C’est tout un clin d’œil qu’il [Sidney Crosby] fait à l’organisation et surtout aux partisans», ajoute-t-il. J’espère que ce ne sera pas un adieu et qu’on aura la chance de le revoir pour d’autres occasions!»

Pour Doris Labonté, celui qui est devenu «le meilleur joueur de hockey au monde» n’est pas très différent de ce qu’il était adolescent. «Je le vois de la même façon que je le voyais lorsque les dépisteurs de la Ligue nationale s’informaient de lui, raconte-t-il. Tout le monde voyait que ce gars-là avait un talent exceptionnel. Moi, je disais qu’il était né pour jouer au hockey. Physiquement et mentalement, il avait tout ce qu’il faut pour réussir. Il a vraiment aligné tout ce qu’il fallait faire.»

L’ex-pilote de Rimouski n’était pas seulement témoin du talent de son prodige sur la patinoire. Il constatait avec quelle rigueur il s’entraînait. «Il travaillait fort à s’améliorer, à inventer des nouvelles feintes, à travailler sur ses faiblesses, comme sur ses lancers de revers, se souvient-il. Il en a fait, des beaux buts dans la Ligue nationale comme ça. C’était un travailleur, un gars sérieux et mature.»

La constance du capitaine des Penguins de Pittsburgh est le trait de caractère que Doris Labonté a le plus apprécié. «Après 14 ans dans la Ligue nationale, il n’est pas tout le temps le meilleur compteur de la Ligue, mais il est toujours dans les meilleurs, fait-il remarquer. Une année, il est en compétition avec un joueur et l’année d’après, il est avec un autre. Mais, il est tout le temps en finale. C’est un gars qui est constant, qui est résilient. C’est ça que je retiens de lui et qu’on voyait ici, à Rimouski. En quelques mots, on pouvait se fier sur lui. Il a toujours donné le meilleur de ce qu’il avait.»

Drakkar

Rimouski 5/Baie-Comeau 3: les efforts du Drakkar insuffisants

BAIE-COMEAU — L’Océanic de Rimouski n’avait pas l’intention d’échapper deux matchs consécutifs à Baie-Comeau. Les hommes de Serge Beausoleil rentrent à la maison avec trois points sur une possibilité de quatre en vertu d’un gain de 5-3 samedi aux dépens du Drakkar.

Les locaux ont été les premiers à toucher la cible dans ce second duel de ce programme double, mais Rimouski a enfilé quatre buts sans réplique, dont trois en deuxième, pour prendre une sérieuse option sur le match. Le Drakkar n’a toutefois pas baissé les bras et a rebondi en troisième, s’avérant la meilleure équipe sur la glace. Ce fut toutefois insuffisant.

Devant le filet du Drakkar, Dakota Lund-Cornish a fait face à une mitraille de 42 tirs, accordant par surcroît de nombreux retours. Son vis-à-vis Colten Ellis a été un peu moins occupé avec 33 lancers sur sa cage.

«On attendait que quelqu’un fasse quelque chose à notre place. On voulait jouer avec trop de patience, mais tu peux jouer avec urgence aussi», a lancé l’entraîneur-chef Jon Goyens après la rencontre. «On manquait d’urgence et on leur a donné trois des cinq buts, c’était assez évident. La plupart des choses [qui n’ont pas fonctionné], c’était vraiment entre les deux oreilles aujourd’hui.»

Goyens a soutenu qu’il voulait donner un départ à Lund-Cornish car il aurait été un mois sans voir d’action si Lucas Fitzpatrick était revenu devant le filet, en tenant compte du dernier match hors-concours.

«Daks voudrait sûrement revoir deux des buts mais comme tout le monde, il aura des choses à travailler», a lancé le pilote du Drakkar en signalant toutefois qu’il n’était pas seul dans cette galère. «Quand tu donnes 3, 4, 5 ou 6 opportunités par période à l’autre équipe, tu mets ton gardien dans une position vulnérable et c’est arrivé trop souvent aujourd’hui», a-t-il fait valoir.

«On voulait repartir sur la note positive sur laquelle on avait terminé la veille», a déclaré Serge Beausoleil pour expliquer le départ endiablé des siens. «On a pris le momentum en partant, mais on savait que le Drakkar allait rebondir en troisième. C’est une équipe compétitive qui vend chèrement sa peau, mais on n’a pas paniqué sur le banc quand ils ont réduit l’écart.»

Bévues défensives coûteuses

Les bévues défensives coûteuses ont été à l’honneur au premier vingt. Feliks Morozov a ouvert le pointage pour le Drakkar à 5:32 après avoir reçu une passe «direct sur la palette» du défenseur de l’Océanic Anthony D’Amours alors qu’il était seul dans l’enclave.

Un peu plus de huit minutes plus tard, au tour cette fois de Félix Tremblay de remettre le disque à l’ennemi en voulant débarrasser le devant du filet. Jacob Kelly n’allait pas rater cette occasion de créer l’égalité.

L’Océanic a cassé les reins du Drakkar à l’engagement médian avec trois filets. Adam Raska a d’abord trompé Lund-Cornish d’un tir haut d’un angle restreint dès la 58e seconde de la période. Zachary Massicotte a enchaîné d’un lancer voilé de la ligne bleue et Nathan Ouellet en a rajouté à 17:33, bien alimenté par Alexis Lafrenière.

Au dernier tiers, Raivis Kristians Ansons a ranimé les 1606 partisans réunis au Centre Henry-Leonard en marquant au terme d’une échappée à la suite de la belle passe d’Antoine Rochon. Brandon Frattaroli a ensuite enfilé le premier but en supériorité numérique de tout le weekend entre les deux clubs (1 en 10 Drakkar, 0 en 9 Rimouski) et tous les espoirs étaient permis pour les troupiers de Goyens.

Kelly, qui a terminé sa journée de travail avec trois points et un différentiel de +4, a toutefois scellé l’issue du match à 16:47.

Notes

Avant la rencontre, le Drakkar a honoré les Blue Jays de Baie-Comeau, qui ont remporté il y a quelques semaines le championnat provincial de baseball dans la catégorie moustique B…

La prochaine rencontre du Drakkar est prévue vendredi prochain, alors qu’il rendra visite aux Olympiques de Gatineau.

Océanic

Serge Beausoleil garde les deux pieds sur la glace

RIMOUSKI — Cette 25e saison de l’Océanic sera-t-elle une année-charnière, ne serait-ce que sur le plan de la maturité de l’équipe? L’entraîneur-chef y croit et la confiance qu’il accorde à sa troupe est fondamentale. Serge Beausoleil évite cependant de pavoiser. «On a encore des croûtes à manger, nuance-t-il. Laissons le processus faire ce qu’il faut et ça va bien aller!»

Le pilote de Rimouski espère voir son équipe s’inscrire dans la continuité. «[…] Je veux continuer à voir sur la patinoire des gars qui apprennent, qui progressent et qui forment une équipe compétitive, souhaite-t-il. […] On est partis avec beaucoup de jeunes et on a progressé de match en match. Chaque match est important. C’est ce qui nous permet d’avancer.»

Si Beausoleil garde la tête froide, il n’en demeure pas moins que les pronostics font de l’Océanic l’une des équipes favorites de la ligue en 2019-2020. «On a eu une bonne saison l’an passé avec 92 points et la saison précédente avec 93, ne peut oublier le directeur-gérant. Il faut avoir encore des standards élevés. Je refuse, par contre, de regarder trop loin. Je pense que le premier quart de la saison sera important. On a quand même une dizaine d’athlètes qui se joignent à notre noyau de joueurs. Il faut les incorporer dans notre façon de faire et dans nos valeurs. Ça prend du temps à mettre en place!»

Alignement d’étoiles

Personne ne peut quand même s’empêcher de voir un alignement d’étoiles pour le club qui sera dans les célébrations et qui compte dans ses rangs le meilleur joueur du circuit, Alexis Lafrenière, et l’un des meilleurs gardiens de but, Colten Ellis, sans oublier le Russe Dmitry Zavgorodniy. «Ça ne fait pas gagner de matchs», tempère Beausoleil, en répétant que son club a une dizaine de nouveaux joueurs et que Maxime Collin est blessé. Celui-ci risque de ne pas regagner l’alignement avant trois ou quatre semaines. Selon Beausoleil, c’est le travail de ses protégés qui fera foi de tout. «Il y a beaucoup de hockey à jouer avant d’arriver au championnat en fin de saison», tient-il à souligner. 

Même si sa troupe s’est inclinée dans tous les matchs hors concours, l’entraîneur n’y voit pas un mauvais présage. «Ce sont des matchs préparatoires», rappelle-t-il, en précisant que Chicoutimi et Moncton ont éprouvé des difficultés, alors que ce sont aussi des équipes favorites. «Donc, il faut faire dans la nuance», requiert-il.

Avant de se sentir fébrile pour l’ouverture de la saison à domicile, le 27 septembre, avec la visite du capitaine des Penguins de Pittsburgh et ancien joueur de l’Océanic, Sidney Crosby, qui verra son chandail être retiré, Serge Beausoleil demeure dans le présent. Il préfère se concentrer sur l’affrontement contre le Drakkar à Baie-Comeau vendredi. «C’est un très beau défi», croit-il, en ne pouvant oublier que la formation de son ancien adjoint, Pierre Rioux, n’a subi aucune défaite en matchs préparatoires.

LHJMQ

L’Océanic retirera le chandail de Sidney Crosby

Plus grand joueur de l’histoire de l’Océanic de Rimouski, Sidney Crosby aura droit à l’honneur ultime, le 27 septembre, lorsque son fameux numéro 87 passera du côté des immortels à l’occasion du retrait de son chandail dans le cadre du match d’ouverture qui lancera les festivités du 25e anniversaire de l’équipe de la LHJMQ.

En deux saisons avec l’Océanic, Crosby a laissé sa marque avant de s’imposer ensuite dans la Ligue nationale sous les couleurs des Penguins de Pittsburgh.

Natif de Cole Harbour, en Nouvelle-Écosse, Crosby a inscrit 120 buts et accumulé 303 points en 121 matchs en 2003-2004 et 2004-2005. Il a largement contribué à la conquête de la Coupe du Président de l’Océanic en 2005, qui avait aussi participé à la Coupe Memorial.

Le numéro 87 de Crosby sera le sixième chandail retiré de l’histoire de l’Océanic, les autres étant ceux d’Allan Sirois (11), Vincent Lecavalier (4), Brad Richards (39), Jonathan Beaulieu (9) et Michel Ouellet (28)

«Sidney Crosby est un grand homme, le meilleur joueur de hockey au monde et il porte encore notre région, notre équipe et nos partisans dans son cœur. Vingt-cinq ans représentent une équipe importante dans l’histoire de notre organisation et aucun événement ne pourrait mieux ­ les festivités de ce nouveau chapitre de l’Océanic et de toute la région du Bas-Saint-Laurent», laissait savoir le président Éric Boucher, en conférence de presse.

Au terme de sa seconde saison à Rimouski, Crosby a évidemment été le premier choix au repêchage de la LNH par les Penguins de Pittsburgh. Il avait mérité à peu près tous les honneurs remis dans le hockey junior majeur québécois et canadien, cette année-là, dont les trophées de joueur le plus utile dans la LHJMQ et la LCH.

Il allait ensuite poursuivre sa domination dans la LNH, notamment avec la conquête de la Coupe Stanley en 2009, 2016 et 2017. Il est aussi devenu un héros national en inscrivant le but vainqueur en prolongation pour le Canada lors du match de la médaille d’or aux Jeux olympiques de Vancouver, en 2010.

À l’aube de sa 15e saison dans la LNH, Crosby revendique 446 buts et 1216 points, sans oublier ses 186 points en 164 matchs éliminatoires.

«Lorsqu’on voit quelqu’un porter fièrement les couleurs de son équipe junior en vacances, en Europe, 14 ans après son départ et même revenir avec la Coupe Stanley la journée de ses 30 ans, le sentiment de fierté pour tous est indescriptible. Nous lui réserverons une grande soirée à la hauteur de ce que ce grand homme mérite», ajoutait Boucher.

Il faisait bien sûr référence au passage de Crosby à Rimouski avec la Coupe Stanley, en 2017.

Nouvel uniforme

L’Océanic a aussi dévoilé, jeudi, le nouvel uniforme qu’il portera lors de certains matchs à domicile tout au long du calendrier. En plus du match d’ouverture contre le Phoenix de Sherbrooke qui coïncide avec le retrait du chandail de Crosby, six autres parties souligneront l’histoire de l’Océanic, soit celle du 29 septembre, 20 octobre, 8 novembre, 14 décembre, 11 janvier et 14 février, où chaque période de cinq ans sera à l’honneur. Capsules historiques, entrevues, vidéo viendront pimenter bientôt la future section spéciale du site Internet de l’Océanic. Les billets sont en vente de trio pour les trois premiers matchs de la saison à compter de samedi matin sur le site Internet de l’équipe au www.oceanic.qc.ca.

Océanic

Océanic: «On va être compétitifs encore cette année»

RIMOUSKI — Après quatre défaites en autant de matchs hors concours, Serge Beausoleil est confiant, à l’issue du camp d’entraînement de l’Océanic, que son club demeurera compétitif. En point de presse, lundi, il s’est montré agacé par les propos «sombres» de certains journalistes et partisans sur ses choix lors des dernières transactions.

«Dans les cinq dernières années, à part Rouyn-Noranda, il n’y a personne qui a les chiffres qu’on a, a fait valoir l’entraîneur-chef et directeur-gérant de Rimouski. […] On a des hommes de hockey qui sont intéressants et qui vont faire progresser nos joueurs. On va être compétitifs encore cette année.»

Beausoleil rappelle qu’il compte, au sein de son équipe, Alexis Lafrenière et Colten Ellis qui, selon lui, sont respectivement le meilleur joueur de hockey junior au Canada et le meilleur gardien de but de la LHJMQ. Il est toutefois conscient qu’il y aura du travail à faire. «Le challenge est plus important cette année qu’il l’était l’an passé [...]» reconnaît-il.

Le pilote bas-laurentien n’a pas caché son irritation devant les commentaires acerbes dont il a fait l’objet à la suite de l’acquisition de Maxime Collin de l’Armada contre un choix de troisième ronde en 2020. «Vous avez critiqué l’acquisition de Collin sans avoir vu un de ses coups de patin, a-t-il déploré. […] C’est réducteur et ce n’est pas à la hauteur [...] quand on veut accueillir un gars chez nous. C’est un des meilleurs [joueurs] midget AAA!»

Lors des dernières transactions, le club rimouskois a échangé Jordan Lepage aux Cataractes en retour d’un choix de 2e ronde en 2021. Anthony Gagnon a pris la direction des Remparts en échange d’un choix de 3e tour en 2020. Le cerbère Tristan Bérubé a été envoyé chez le Titan en retour de Xavier Raby et d’un choix de 4ronde en 2020. Cependant, Raby est retourné à la maison réfléchir. Antoine Leblanc du Titan a été acquis contre un choix de 13e tour en 2020 et Mikaël Martel des Eagles en échange d’un choix de 5e ronde en 2021. L’Océanic a transigé son choix de 3e ronde en 2020 avec le Phoenix contre son choix de 2e ronde en 2020.

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Victoriaville 3/Rimouski 1: les Tigres sortent les griffes après la première période

RIMOUSKI – Après une première période à son avantage, l'Océanic a vu le tapis lui glisser sous les pieds en deuxième et troisième engagements lorsque les Tigres ont sorti les griffes pour sortir vainqueurs par la marque de 3-1, samedi, lors d'un match hors concours au Colisée Financière Sun Life de Rimouski. «Je m'attendais à plus de hargne de notre part, plus de combattivité, a fait savoir Serge Beausoleil. C'est un match en deux temps.»

Malgré tout, les Bas-Laurentiens ont dominé au chapitre des tirs au but (23-17). «J'ai bien aimé comment on a amorcé le match, mais c'est sûr que c'est une semaine fatigante et taxante pour les joueurs, a justifié l'entraîneur-chef de Rimouski. On a eu deux voyages de huit heures et on est revenus à 2h du matin mardi et jeudi.»

La présence de certains vétérans qui étaient de retour dans l'alignement, comme Alexis Lafrenière, n'a pas permis à l'Océanic de faire mieux. «On est dans un camp d'entraînement, a rappelé Beausoleil. Il faut reprendre notre synchronisme. On n'a pas pratiqué encore ensemble en bonne et due forme. Je pense que les trois à quatre prochaines semaines vont être importantes!»

C'est l'Océanic qui a ouvert la marque à 9:53 de la première période lorsque Brandon Casey (1er) a complété le jeu d'Alexis Lafrenière et de Nikolaï Mayorov en y allant d'un tir précis des poignets dans la partie supérieure de la cage occupée pour la première fois en présaison par Fabio Iacobo qui n'a rien vu. «Il a amorcé le match tranquillement, mais par la suite, il a été très bon, a analysé Beausoleil. Brandon Casey a vraiment été notre meilleur défenseur, à 17 ans. Il a marqué un très beau but sur un aiguillage avec Lafrenière. C'est un jeune joueur qui a un bel avenir!»

Par ailleurs, l'acclimatation du jeune joueur européen Mayorov se poursuit, selon le patron de l'Océanic. «Il fait des bonnes choses, a-t-il remarqué. Mais, je trouve qu'il est trop en périphérie en ce moment. On voit qu'il a du talent, qu'il a des habiletés. Il faut juste qu'il mette ça ensemble. On est capables de communiquer avec lui à l'extérieur avec tous les moyens qu'on a. Mais, pendant le match, ça devient difficile. Un moment donné, il a embarqué, mais ce n'était pas à lui. Il faut prendre notre temps!»

Même si la vitesse était au rendez-vous des deux côtés, les visiteurs ont créé l'égalité avec un peu plus de 3 minutes à faire à l'engagement médian. Lors d'une échappée, Conor Frenette (1er) a marqué sur une passe d'Olivier Mathieu. «Il y a un de nos défenseurs qui a perdu pied et chuté, a expliqué Beausoleil. Ça a donné l'échappée.» À l'issue de la période, les troupiers de Louis Robitaille prenaient le dessus avec 9 lancers contre seulement 5 dans le clan adverse. «Dans la deuxième portion, on a été moins bons qu'on devrait l'être», estimait l'entraîneur des Bleus.

Victo a définitivement pris les devants au début du dernier tiers lorsque Alex DeGagné (1er) a glissé le disque sous les jambières de Jonathan Labrie, venu en relève à Colten Ellis après 31 minutes de jeu, pendant lesquelles il a effectué 9 arrêts en autant de lancers. Depuis le début du camp, il s'agissait de la première fois que l'espoir des Blues de St-Louis revêtait l'uniforme de l'Océanic lors d'un match hors concours. «Colten a a très bien fait dans la première portion du match», a souligné le pilote rimouskois.

Les Félins ont ensuite doublé leur avance grâce à un lancer de la pointe d'Olivier Tremblay (1er). Le but a été compté à 13:35 pendant la pénalité d'Alexis Lafrenière qui a été envoyé au cachot pendant 10 minutes pour rudesse et inconduite après avoir enlevé son casque lors d'une altercation. «Il était frustré, a interprété son entraîneur. Il s'est coltaillé un peu avec [Vincent] Sévigny. Il faut qu'il reste plus centré comme il l'est normalement. Aujourd'hui, ça a moins bien été, c'est tout. C'était un premier match pour lui aussi!»

Plusieurs réunions visant à analyser l'ensemble du camp d'entraînement et les derniers retranchements attendent Serge Beausoleil et son personnel. Lundi avant-midi, le travail de réflexion sera terminé. Lui et son assistant, Danny Dupont, feront part de leur bilan à la presse.

Remparts

Roy transige pour un quatrième joueur de 20 ans

Mardi soir, lors du match hors-concours entre les deux formations, l’Océanic de Rimouski avait six joueurs de 20 ans et les Remparts, le maximum de trois. Quelques heures et quelques échanges plus tard, les deux formations se retrouvent avec un 20 ans en trop.

Le directeur général et entraîneur des Remparts, Patrick Roy, a discuté avec son homologue de l’Océanic Serge Beausoleil pour mettre la main sur l’attaquant Anthony Gagnon en échange du choix de troisième ronde des Huskies de Rouyn-Noranda au repêchage de 2020. Peu après, Beausoleil s’est tourné vers le Titan d’Acadie-Bathurst où il a expédié le cerbère Tristan Bérubé en échange d’un autre joueur ayant déjà appartenu aux Remparts, le défenseur Xavier Raby, qui avait été envoyé à la formation des maritimes contre un choix de dixième ronde en 2020 il y a quelques semaines. L’Océanic obtient aussi le choix de quatrième ronde du Titan en 2020 dans cette transaction.

Comme les Remparts comptaient déjà sur trois «vingtenaires» en l’attaquant Félix Bibeau et les arrières Pier-Olivier Lacombe et Darien Kielb, ils se retrouvent donc eux aussi en surplus de ce côté avec l’ajout de celui qui a marqué 19 buts et ajouté 23 aides en 68 matchs à Rimouski l’an dernier. «Avec le départ de Bibeau pour le camp des Islanders de New York, sans trop savoir son statut, j’aime mieux me protéger. Pour le moment, c’est une police d’assurance, mais si Bibeau revient, on aura des décisions à prendre», a commenté Patrick Roy mercredi, ajoutant que le dg des Islanders, Lou Lamoriello, lui avait fait comprendre que Bibeau participerait au camp de la Ligue américaine s’il était retranché par le grand club.

Profondeur

«Une chose est certaine, Gagnon nous amène de la profondeur à l’offensive et il est capable de marquer des buts. Il joue bien dans le territoire et il a un bon lancer. En défensive, Darien et P.O. ont bien joué au camp, mais tous les gars qui sont encore au camp sont des gars qui vont jouer dans la ligue et un gars comme [Charle] Truchon est en train de nous forcer la main», analyse Roy. 

«Nous, on veut avoir un bon début de saison. Cet été, on avait déjà discuté avec l’Océanic pour Anthony et quand le camp est arrivé, on a réfléchi à différents types de joueurs qu’on voulait pour compléter notre équipe», explique le DG et entraîneur des Diables rouges. «Cette année, on veut des gars qui jouent sur 200 pieds, qui sont bons offensivement et défensivement, on veut s’éloigner des joueurs unidimensionnels. C’est là que des gars comme [Hugo] Audette, [Nathan] Gaucher et Truchon deviennent intéressants pour nous.»

Quant à l’Océanic, les échanges de Gagnon et Bérubé s’ajoutent à celui de Jordan Lepage, envoyé aux Cataractes de Shawinigan avant le match de mardi. D’Artagnan Joly, Cédric Paré, Vincent Martineau et Jeffrey Durocher sont les quatre seuls joueurs de 20 ans à survivre pour l’instant à cette vague de transactions qui visait pour Serge Beausoleil à se rapprocher du maximum de hockeyeurs de cet âge permis au cours d’un même match de la Ligue de hockey junior majeur du Québec.

Remparts

Québec 3/Rimouski 1: à l’image du camp d’entraînement

RIMOUSKI — Dans une domination de 42 tirs au but contre seulement 15, les Remparts ont quitté le Colisée de Rimouski, dimanche, avec une victoire de 3-1 contre l’Océanic à l’issue du premier match hors saison. «Ça a été bon pour nous, a commenté Patrick Roy, visiblement satisfait de ses joueurs. C’est à l’image de ce qu’on a eu comme camp.»

«On est vraiment contents de la performance de nos jeunes depuis le début du camp d’entraînement, a poursuivi l’entraîneur-chef des Remparts. Cet après-midi, ça a été une grosse performance!»

De l’autre côté, Serge Beausoleil n’était pas déçu, malgré la défaite. «On a 21 gars qui n’ont pratiquement jamais donné de coups de patin dans le circuit, qui arrivent et qui jouent à la maison. C’était stressant, a justifié l’entraîneur-chef bas-laurentien. Il y a eu de très belles choses dans ce match-là, entre autres de nos deux gardiens de but. Ce qui était important, c’était de donner une expérience à nos recrues et l’objectif est atteint.» Patrick Roy a endossé le point de vue de son homologue. «Ce n’est pas le pointage qui est important, c’est la façon dont nos jeunes se comportent», croit-il.

La première à l’Océanic

C’est Luka Verreault qui a ouvert la marque d’un tir précis à 56 secondes du début du match, assisté de Michaël Boulay et d’Alexis Brisson. Les trois joueurs sont originaires de l’Est-du-Québec. Malgré la domination des Remparts au chapitre des tirs au but, la première période a appartenu à l’Océanic grâce à l’excellent travail de Raphaël Audet devant le filet, qui a réussi à maintenir l’avance de Rimouski.

Québec a répliqué en début de deuxième pour créer l’égalité sur un but de Nathan Gaucher. À mi-chemin de l’engagement, les deux formations ont changé leur cerbère. À l’instar de son coéquipier Raphaël Audet, Jonathan Labrie a permis aux locaux de demeurer dans le match. Beausoleil explique le peu de lancers au but au fait que ses hommes aient été «embouteillés par un échec-avant de l’autre côté». «Les jeunes ont appris», estime l’entraîneur, même s’il reconnaît que ses ouailles ont été avares de lancers. Selon lui, c’est beaucoup plus les batailles le long des rampes qui font la différence.

C’est à 3:31 du troisième tiers que les visiteurs ont pris les devants après un but de Daryk Plouffe-Dubé. Puis à 5:01, Yu Sato en a ajouté un autre.

Le prochain match préparatoire entre les deux mêmes formations sera disputé mardi à L’Ancienne-Lorette.

Océanic

Ouverture du camp de l’Océanic: Beausoleil a aimé ce qu’il a vu

RIMOUSKI — «J’ai beaucoup aimé ce que j’ai vu», a répété à quelques reprises Serge Beausoleil, jeudi, à l’issue de la première journée du 25e camp d’entraînement de l’Océanic.

L’entraîneur-chef s’est même dit «surpris et enjoué de la qualité des exécutions» et du match qui a clos la journée, alors que les recrues, divisées en deux équipes, se sont affrontées devant public. Les bleus l’ont emporté sur les blancs par la marque de 5 à 1.

«C’est un match qui était relevé, plus que l’an passé, analysait le pilote du club de Rimouski après le match informel. J’ai bien aimé le travail des arrières. La rondelle a bougé très rapidement.» 

Beausoleil a souligné la qualité des échanges et le fait que le gardien de but affilié originaire d’Amqui et évoluant au sein des Albatros du Collège Notre-Dame de Rivière-du-Loup, Jonathan Labrie, a bloqué plusieurs tirs. «On a de beaux prospects et un très beau potentiel», reconnaissait-il.

Il a aussi aimé le travail de l’ailier gauche originaire de Charlottetown, Declan MacEachern, qui évolue avec les Red Wings de Fredericton. «Il ne s’est pas présenté dans la première année du camp, raconte l’entraîneur-chef de l’Océanic. Dans la deuxième non plus. Cette année, il a accepté l’invitation. Il est capable de patiner! Il a fait de très belles choses, aujourd’hui, en compagnie de [Frédéryck] Janvier.» Serge Beausoleil prévient toutefois qu’il faut relativiser sur sa performance du fait qu’il a 18 ans et qu’il se mesure à une majorité de joueurs de 16 ans.

Le patron de l’Océanic rappelle qu’il n’y a aucun moment, dans l’horaire du camp d’entraînement, qui n’est pas important pour les joueurs. «Ils doivent les vivre un par un, sans jamais regarder trop loin, rester dans le présent et donner le meilleur d’eux-mêmes», philosophe Serge Beausoleil. 

L’attaquant des Estacades de Trois-Rivières, auteur de 54 points en 42 parties, Zachary Bolduc, est arrivé à Rimouski jeudi. Mais, celui qui a reçu une bourse d’études pour joindre les rangs de l’équipe de l’Académie Mount St. Charles, dans le Rhode Island, ne participera au camp d’entraînement de l’Océanic que 48 heures. Il devra ensuite trancher sur sa destination : Rimouski ou Woonsocket.

Par ailleurs, l’organisation bas-laurentienne a prêté les services de son joueur de 19 ans, Eliott St-Pierre, aux Sea Dogs de Saint-Jean pour leur camp d’entraînement.

Les premiers retranchements devraient avoir lieu samedi. Puis, d’autres devraient se faire après le match de dimanche contre les Remparts de Québec au Colisée Financière Sun Life de Rimouski.

Océanic

Repêchage international: l’Océanic repêche un Tchèque et un Russe

RIMOUSKI — L’Océanic a mis la main sur deux Européens, jeudi, lors du repêchage de la Ligue canadienne de hockey (LCH). Au 42e rang, le club de Rimouski a sélectionné le Tchèque Adam Raska et, au 102e rang, il a choisi le Russe Nikolaï Mayorov.

Originaire de Frydek-Mistek, le hockeyeur tchèque de 18 ans mesure 5 pieds 11 pouces et pèse 168 livres. «Adam Raska est un des meilleurs joueurs tchèques de son année, souligne le directeur-gérant de l’équipe bas-laurentienne, Serge Beausoleil. L’année passée, au U18, c’est un des joueurs qui avaient le plus de glace. Il joue sur 200 pieds. C’est un gars qui a plus d’offensive que ce qu’on voit dans ses chiffres. Il était tellement bon qu’on l’a mis dans des situations où les autres n’étaient pas capables de jouer!»

Quant à Nikolaï Mayorov, Beausoleil avoue en riant que, quelques minutes avant de le repêcher, il ne connaissait pas du tout le joueur de 5 pieds 8 pouces et de 175 livres provenant de Tyumen en Russie. «C’est ce qu’on appelle une «long shot», estime-t-il. C’est le meilleur marqueur de son équipe. Je l’ai regardé jouer et je dois avouer qu’il sait jouer au hockey. Il a 19 ans; il est à maturité physique.»

Étant donné que le Russe Dmitry Zavgorodniy, qui fait déjà partie de l’alignement de l’Océanic, a signé avec les Flames de Calgary, Mayorov sera sur une liste de réserve. Donc, trois Européens participeront au camp d’entraînement. Mais, pour la saison régulière, seulement deux seront admis. «Comme Zavgorodniy est sorti blessé l’an passé, […] ça nous donne un peu plus de cartouches», explique l’entraîneur-chef.

Même s’il se dit satisfait de ses choix, Serge Beausoleil se garde une réserve. «Les vrais résultats, on va les voir au mois d’août quand ces joueurs vont venir bonifier notre alignement qui est assez intéressant déjà, indique-t-il. Mais, mon travail n’est pas encore fini.»

Océanic

Colten Ellis chez les Blues

RIMOUSKI – Alors qu’il s’apprêtait à quitter son village de la Nouvelle-Écosse pour Vancouver, où se tenait le repêchage annuel de la Ligue nationale de hockey (LNH), en fin de semaine, Colten Ellis disait être confiant que l’événement saurait assurément lui apporter du positif. Il ne s’était pas trompé. Le gardien de but numéro un de l’Océanic de Rimouski a été appelé en fin de troisième ronde par les Blues de Saint-Louis.

«Un rêve devenu réalité qui est en cours d’élaboration grâce aux Blues de Saint-Louis, a-t-il gazouillé sur son compte Twitter. Un grand merci à ma famille et à tous ceux qui m’ont soutenu!» D’ailleurs, ses parents, sa sœur et son frère étaient là, avec lui, pour assister à ce moment historique de sa jeune carrière de hockeyeur.

Son entraîneur avait lui aussi vu juste. «Je pense qu’il sera repêché en deuxième ou troisième ronde», avait prédit Serge Beausoleil. Il faut cependant préciser que le cerbère de 18 ans de 6 pieds 1 pouce et de 183 livres se classait au huitième rang des gardiens de but nord-américains de la liste de la Centrale de recrutement de la LNH et le premier dans la LHJMQ. Ellis a été réclamé au 93e choix des équipes, en troisième ronde.

Colten Ellis présente une fiche de 27-15 en 46 matchs, une moyenne de 2,47 buts alloués et une efficacité de ,910 au chapitre des arrêts. Le portier a signé trois blanchissages lors de la dernière saison. Voilà la description qu’en font les champions de la Coupe Stanley sur leur page Facebook, en lui souhaitant la bienvenue. Plusieurs abonnés ne manquent pas de féliciter le choix de l’organisation. Sur son compte Twitter, l’Océanic surnomme son gardien Colten «Binnington» Ellis. Le club se réjouit du fait qu’il «restera vêtu de bleu»!

Hockey

Colten Ellis: l’attitude d’un professionnel

En marge du repêchage de la Ligue nationale de hockey vendredi et samedi, à Vancouver, nous vous proposons les dernières entrevues avec les meilleurs espoirs de la région immédiate de Québec et ceux des équipes de l’Est-du-Québec évoluant sur le territoire desservi par Le Soleil. Aujourd’hui : Colten Ellis, gardien de l’Océanic de Rimouski, et Nathan Légaré, ailier droit du Drakkar de Baie-Comeau.

Colten Ellis n’a qu’un mot en tête et qu’il répète : «excitant». Fébrile, c’est vraiment de cette façon qu’il décrit son état d’esprit à l’approche de la fin de semaine de repêchage de la Ligue nationale de hockey (LNH) à Vancouver. Pour son entraîneur, il n’y a aucun doute que le gardien numéro un de l’Océanic sera repêché. «Je crois qu’il le sera repêché assez tôt […]», est même persuadé Serge Beausoleil.

«Il y a eu beaucoup d’attention et d’activités autour de lui, poursuit le directeur-gérant du club de Rimouski. Je pense qu’il sera repêché en deuxième ou troisième ronde.» Il faut dire que le jeune homme de 18 ans est le huitième meilleur espoir parmi les cerbères au repêchage de la LNH et le premier dans la LHJMQ. «Il a tous les outils, souligne le pilote de l’équipe bas-laurentienne. Il progresse énormément. Il a une attitude professionnelle. Il ne laisse pas place à l’improvisation. C’est certain qu’il est en très bonne situation.»

En lice pour Équipe Canada

En plus d’être convaincu qu’il sera repêché cet été et qu’il fera un camp de recrues, Beausoleil ajoute que son portier est en lice pour le camp d’Équipe Canada de cette année. «Je pense que c’est celui qui a le mieux performé parmi les gardiens dans le six qu’il y avait, estime-t-il. Il va connaître une très grosse saison. Ça va débouler. Tous les gars qui sont repêchés se retrouvent normalement très rapidement dans un camp de recrues.» Celui-ci précède le camp principal qui est à la fin septembre.

Le Néo-Écossais, qui rêve de jouer dans la LNH depuis qu’il a 13 ans, se rapproche de son idéal. «C’est évidemment une chose à laquelle je rêve depuis un long moment et d’en être si proche, c’est vraiment excitant, s’exclame le colosse de 6 pieds 1 pouce et de 185 livres. Je suis définitivement confiant que ce sera une bonne fin de semaine pour moi et que j’aurai beaucoup de plaisir.»

Pour Serge Beausoleil, ce qui arrive à son gardien «est entièrement mérité». «On a beaucoup de fierté par rapport à ce qui se passe avec Colten. Depuis qu’on l’a acquis, il est notre gardien numéro un. Ça fait maintenant deux ans. C’est l’un des athlètes les plus professionnels qu’on a dans le vestiaire. Il ne peut lui arriver que de bonnes choses!» Le principal intéressé concède qu’il a beaucoup développé son talent au cours de la dernière année. Joint par téléphone au domicile familial de Whycocomagh, le sportif a indiqué qu’il profitait de son été pour s’entraîner à fond.