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Océanic

Lafrenière reçoit le trophée Jean-Béliveau

Avec ses 35 buts et 77 aides en 52 parties, l’attaquant Alexis Lafrenière de l’Océanic de Rimouski a mérité le trophée Jean-Béliveau décerné au meilleur pointeur de la Ligue de hockey junior majeure du Québec (LHJMQ).

Le reste de la saison de la LHJMQ a beau avoir été annulé, tout comme le gala des rondelles d’or où sont remis les principaux trophées, ça n’a pas empêché le circuit Courteau d’annoncer tout de même les principaux honneurs du circuit. 

La démarche a été lancée vendredi avec la remise du trophée Jacques-Plante au gardien Samuel Hlavaj du Phoenix de Sherbrooke, puis le Jean-Béliveau à Lafrenière samedi.

Vu comme le premier choix du prochain repêchage de la LNH, Lafrenière a également dominé la ligue pour les aides et a obtenu 13 points de plus que son plus proche rival, Alexander Khovanov des Wildcats de Moncton.

Egor Sokolov des Eagles du Cap-Breton a pour sa part dominé le circuit avec 46 buts, surpassant Alex-Olivier Voyer du Phoenix qui en a marqué 44, et dix buts gagnants.

Remparts

Les Remparts vainquent l’Océanic...virtuellement!

Sur la glace, l’Océanic de Rimouski avait une fiche parfaite face aux Remparts de Québec avec sept victoires en autant de matchs cette saison et un huitième match qui ne sera jamais joué. Sur écran par contre, les Diables rouges ont enfin mis fin à la disette en l’emportant 7 à 3 vendredi soir.

La «Bataille virtuelle du Saint-Laurent» est une compétition du jeu vidéo NHL 2020 sur la console XBox lancée par les deux équipes de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ). Le capitaine des Remparts, Anthony Gagnon, y affronte l’ailier de l’Océanic, Nathan Ouellet, chaque joueur dirigeant sa propre équipe dans une série quatre de sept.

«C’est une idée des directeurs des communications des deux équipes d’organiser un événement comme ça. Au départ, plusieurs joueurs devaient participer, mais ça devenait compliqué parce qu’on n’avait pas tous la même console. Finalement, moi j’ai dit que j’étais intéressé et Anthony aussi. Ça tombe bien, car on est de bons amis et qu’on joue des matchs de NHL 2020 sur Xbox ensemble», racontait Nathan Ouellet samedi.

«J’avoue que j’ai eu un dur match! Je ne suis pas un gros joueur sur XBox et je pense qu’avec le score, on l’a vu hier», ajoute-t-il en riant à propos de sa défaite, qu’il tentera de venger samedi à 16h dans le second match toujours présenté sur la plateforme de diffusion en continu Twitch.

«Ça a pris une ampleur que je n’aurais pas imaginé. À un moment donné, il y avait 260 personnes qui regardaient le match sur Twitch vendredi soir!», reprend Ouellet, impressionné par l’intérêt suscité par ce défi vidéo.

«J’ai joué un an et demi avec Anthony alors qu’il était avec l’Océanic et on s’est toujours bien entendus. Sur la glace cette année, on s’est affrontés souvent et on a toujours eu le dessus. Ce n’est pas la même chose sur XBox», poursuit-il.

Avec le jeu NHL 2020, les deux joueurs avaient à leur disposition les alignements actuels de leurs équipes respectives, incluant les plus récentes transactions. «Je ne me suis pas utilisé tant que ça, j’aurais peut-être dû!», lance Nathan. Le Anthony Gagnon virtuel a pour sa part connu un gros match avec un but et une aide.

Gagnon était d’ailleurs très fier de sa victoire dans le premier duel et bien décidé à ce que la série ne s’éternise pas. «J’étais confiant avant de commencer et je le suis encore. Je vais essayer de m’assurer que ça ne dépasse pas quatre matchs!»

Il faut dire que les deux amis s’affrontent souvent à NHL 2020 sur Xbox et que le capitaine des Remparts est sorti gagnant de presque tous les duels. «Nathan m’a battu une fois seulement, en prolongation», précise Gagnon, qui avoue être un amateur de jeux vidéo.

«Je joue surtout au jeux de sports comme NHL 2020, pas aux jeux de combats, alors je suis vraiment dans mon élément», ajoute-t-il. 

«Dans le jeu, le joueur le mieux coté chez l’Océanic est bien sûr Alexis Lafrenière et avec les Remparts, c’est Théo Rochette, alors Théo a eu beaucoup de temps de glace!», conclut-il à propos de son jeune coéquipier.

Hockey

Alexis Lafrenière prêt à vivre son repêchage, peu importe la façon

Plus bel espoir de la prochaine séance de sélection de la LNH, Alexis Lafrenière garde encore la tête froide à l’idée de marcher dans les traces de Guy Lafleur, Mario Lemieux et quelques autres joueurs du Québec à avoir été choisis au tout premier rang du repêchage.

«Il s’agit de gros noms, mais je vais essayer de faire mon chemin et mon propre nom à moi et de progresser comme joueur», disait le capitaine de l’Océanic de Rimouski, mercredi, en conférence téléphonique.

Comme plusieurs joueurs, Lafrenière a probablement vu son parcours junior s’arrêter avec l’annulation de la saison et des séries éliminatoires de la LHJMQ. Il boucle donc sa troisième campagne dans le Bas-Saint-Laurent au premier rang des marqueurs avec une production de 112 points en 52 matchs. Il serait étonnant de le revoir sur les patinoires du circuit Courteau, la saison prochaine.

«C’est décevant que la saison finisse comme ça, on avait l’équipe pour aller loin, mais la santé des gens est plus importante. Je remercie l’Océanic, mes coéquipiers et mes entraîneurs, mais surtout les partisans pour les trois dernières années de support. Ils veulent dire beaucoup pour moi et ils auront toujours une place dans mon cœur. J’ai vraiment aimé mes trois saisons à Rimouski, c’est facile de s’attacher aux partisans. Ils sont passionnés et supportent l’équipe, il s’agit des meilleurs de la Ligue», disait-il, d’entrée de jeu.

Mais la discussion a bien sûr porté sur son avenir, qui passe inévitablement par le prochain repêchage. Il reste de marbre devant les prédictions des différents experts qui le voient partir en premier.

«Il y a tellement de bons joueurs à travers le monde, je ne pense pas avoir rien confirmé sur la position où je serai repêché. J’ai essayé de ne pas trop avoir d’attente, cette saison, et mon but était de performer le plus possible, de m’améliorer de jour en jour et d’aider l’équipe à gagner le plus de matchs possible», précisait-il avec humilité.

Le numéro 11 caressait l’espoir de voir l’Océanic connaître du succès dans les séries de la LHJMQ. «C’est quand même plate», se permettait de dire celui dont la performance au Championnat mondial junior reste l’un des moments importants de sa carrière junior.

«J’ai eu la chance de représenter mon pays, c’est toujours un bel honneur. Et de gagner, là-bas, c’était quelque chose», admettait-il à propos de la conquête de la médaille du Canada. Il avait aussi été nommé au titre de joueur par excellence de cette compétition disputée à Ostrava, en République tchèque.

Océanic

Annulation des séries: entre le cœur et la raison chez l’Océanic

Outre les conséquences financières qu’engendre l’annulation des séries, tant dans la LHJMQ que dans la LCH, Alexandre Tanguay estime qu’il s’agit d’une situation crève-cœur pour l’Océanic, qui était dans une bonne posture pour pouvoir accéder aux plus grands honneurs. «C’est très décevant de devoir terminer la saison de cette façon-là», admet le copropriétaire du club de Rimouski. Mais en même temps, il salue la décision des dirigeants des deux ligues.

«C’est bien triste de devoir en arriver là, mais malheureusement, les circonstances font que ça transforme le sport, commente-t-il. C’est une sage décision que nos instances ont prise d’annuler les séries éliminatoires et la Coupe Memorial. On est obligés de se rendre à l’évidence! On n’y échappe pas!»

Si la sagesse l’emporte sur les sentiments, Alexandre Tanguay n’arrive quand même pas à cacher sa tristesse, surtout en pensant à ses joueurs dont les rêves sont brisés. «[…] C’est très décevant pour une équipe qui aspirait aux grands honneurs, reconnaît-il. On était en confiance avec notre équipe, on pensait être capables de faire un bon bout de chemin et de peut-être remporter le championnat cette année. Mais malheureusement, on est obligés de mettre fin à ça.» Le jeune homme d’affaires, un ancien joueur de hockey lui-même, ressent beaucoup d’empathie pour les joueurs. «Ils doivent faire preuve d’une grande maturité et d’une bonne compréhension de la situation, en est-il conscient. C’est beaucoup plus gros que le hockey!»

Il se console cependant en pensant à ses deux étoiles montantes, Zachary Bolduc et Isaac Belliveau. «Ils ont terminé respectivement premier et deuxième meilleurs «scoreurs» des recrues dans la ligue, souligne le copropriétaire de la formation bas-laurentienne. Le futur va continuer à être beau pour l’Océanic et on va continuer à travailler fort pour que nos partisans continuent à bénéficier d’une équipe pour laquelle ils sont très fiers.» 

Océanic

Entre tristesse et résilience chez l’Océanic

RIMOUSKI — «C’est empreint de tristesse que je vous parle parce qu’on a travaillé fort pour amener cette équipe-là à un niveau très élevé pour le début des séries éliminatoires. Mais en même temps, tout ça est tellement secondaire! Je trouve même ça ridicule de vous en faire part.» C’est dans ces termes que l’entraîneur-chef de l’Océanic, Serge Beausoleil, décrit son état d’âme par rapport à l’annulation de la saison de la LHJMQ.

Selon lui, ce vague à l’âme est évidemment partagé par ses joueurs. «Un club de hockey, c’est une microsociété, fait-il valoir. Sans dire qu’ils étaient dévastés, les gars sont empreints de tristesse, mais aussi un peu contents de pouvoir regagner leur famille en ce temps de crise. Mais, ce sont des joueurs de hockey! Le hockey est central dans leur vie. C’est une forme de deuil, il n’y a aucun doute.»

Le patron est rassuré de savoir que «tout le monde est rendu à bon port». Il a reçu la confirmation, mercredi matin, que Dmitry Zavgorodniy était arrivé dans sa ville d’Omsk en Russie. Tous les autres joueurs, dont Alexis Lafrenière, Isaac Belliveau et Zachary Bolduc, sont également rendus à la maison. 

«Il ne reste qu’Adam Raska qui est resté ici, précise Beausoleil. De concert avec ses parents et son agent, on a préféré le garder ici parce que c’était très hasardeux de le faire voyager. Les conditions étaient périlleuses.» Raska est originaire de Frydek-Mistek en République tchèque.

«[…] On a tous le pouvoir de fédérer les gens autour de nous dans cette crise-là et de les convaincre de l’importance de prendre soin d’eux, de se distancer par rapport aux autres [...]», indique le directeur-gérant du club de hockey de Rimouski. Même s’il reconnaît que «le sport est central dans notre vie et qu’il est important pour l’équilibre de notre société», il rappelle que «ce n’est pas un service essentiel». 

«La priorité, c’est de s’assurer que tous nos proches soient en sécurité, particulièrement nos personnes âgées qui ont bâti la société d’aujourd’hui et qui sont les plus vulnérables», martèle-t-il. 

Aucun troupier n’a présenté de symptômes de la COVID-19. «Ça fait partie des directives qui leur ont été émises, précise Beausoleil. On doit savoir si quelqu’un proche de la famille a eu des symptômes. Au sein de l’Océanic, heureusement, ce n’est pas le cas et au sein de l’organisation également. Je n’ai pas eu vent qu’il y a eu quelques symptômes que ce soit au sein de la ligue non plus.»

Au classement général, l’Océanic passe du quatrième au cinquième rang, derrière les Eagles du Cap-Breton. Dans la division est, Rimouski glisse du troisième au quatrième rang puisque le pourcentage de points des Eagles est de 659 par rapport à 656 pour la formation bas-laurentienne, avec un match de plus. 

«Les mécanismes sont très précis, concède Serge Beausoleil. Mais dans les faits, ce n’est pas le point central dans nos existences en ce moment!»

Sports

Alexis Lafrenière se charge du spectacle à Shawinigan

Shawinigan — Pour la dernière visite d’Alexis Lafrenière au Centre Gervais Auto avant qu’il ne s’attaque à la LNH, les fans de la Mauricie ont rempli la cabane dimanche après-midi. Pariez que les 4232 amateurs de hockey – la meilleure foule de la saison – n’ont pas été déçus. Monsieur Lafrenière s’est chargé du spectacle tel qu’anticipé avec une production de trois passes, et il a guidé l’Océanic à une victoire de 4-2 sur les Cataractes.

Si le week-end a été payant aux guichets avec plus de 7000 billets vendus, ce fut plus difficile sur la glace pour les Shawiniganais, avec deux défaites en moins de 24 heures. Samedi, c’est un manque d’opportunisme qui les a coulés face aux Huskies. Dimanche, les ténors de l’Océanic ont connu un fort match, alors que les Maxim Trépanier, Xavier Bourgault, Vasily Ponomarev et Kirill Nizhnikov ont été bien tranquilles…

Saguenéens

Les Sags solides face à l'Océanic

Pour une deuxième fin de semaine consécutive, les Saguenéens de Chicoutimi ont amorcé une séquence de deux matchs en deux jours du bon pied. Les Bleus ont disposé de l’Océanic de Rimouski par la marque de 4 à 1, samedi après-midi.

Le Centre Georges-Vézina était pratiquement plein, avec ses 4514 spectateurs, pour la visite d’Alexis Lafrenière. Les Saguenéens ont été à la hauteur de l’occasion et ont blanchi le deuxième meilleur compteur au Canada. Les Sags infligeaient ainsi une cinquième défaite à l’Océanic en six rencontres cette saison.

Dans ses commentaires d’après-match, Yanick Jean n’avait pas beaucoup de critiques à adresser à ses joueurs. «Quand tu donnes une dizaine de chances de marquer à Rimouski, une équipe de cette qualité-là, il n’y a pas vraiment de points négatifs», a-t-il résumé.

«Il fallait porter une attention particulière à leur gros trio. Nos joueurs ont exécuté textbook, ce qu’on leur a demandé», a ajouté Yanick Jean.

Il était particulièrement fier de la performance de Félix Bibeau, qui s’est illustré dans les deux sens de la patinoire.

«Nos leaders ont été nos leaders. Le match que Bibeau a joué, c’est incroyable. Un gros but... Il a joué 25 minutes. Il a été intense, partout sur la glace et dédié. C’est ce qu’on avait besoin. On a besoin que nos bons joueurs soient bons», a exprimé l’entraîneur-chef des Sags.

Un match intense

Au début du match, la feuille de pointage n’illustrait pas l’intensité de la rencontre entre deux des meilleures équipes de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ). Après une première période sans but, il aura fallu attendre jusqu’au milieu de la deuxième pour voir une équipe trouver le fond du filet. Félix Bibeau (29e) a ouvert la marque à la 14e minute, poussant la rondelle derrière le gardien rimouskois après s’être jeté sur le retour d’un lancer effectué par Vladislav Kotkov. La fin du deuxième vingt a ensuite été l’affaire des Sags.

Les Bleus ont ajouté un deuxième but à leur avance dès le début du dernier engagement. Profitant d’un avantage numérique, Raphaël Lavoie a inscrit son 35e filet de la saison. La réplique de l’Océanic est venue quelques minutes plus tard, quand Nicolas Guay a déjoué la vigilance d’Alexis Shank.

Mais les Saguenéens ont réussi à protéger leur avance. Christophe Farmer a compté son 14e but avec un peu moins de 10 minutes à faire à la rencontre, portant le score à 3-1. Rafaël Harvey-Pinard a scellé le sort de l’Océanic en inscrivant le quatrième but des siens dans un filet désert.

Yanick Jean voit une progression dans l’effort de ses joueurs, à l’approche de la fin de la saison. «On continue de bâtir sur ce qu’on a fait dans les dernières semaines. Notre jeu s’améliore de match en match. C’est très très positif, avec sept rencontres à faire», a indiqué, confiant, le pilote des Sags.

Premier de la division Est

Avec cette victoire, les Sags se sont assurés du premier rang dans la division Est de la LHJMQ. Au classement général, la formation de Yanick Jean devance maintenant l’Océanic de Rimouski par 10 points.

Les Bleus seront de retour au Centre Georges-Vézina, dimanche à 19h, pour le match vintage. Ils porteront leur chandail orange et vert face au Drakkar de Baie-Comeau.

Océanic

L’Océanic musèle les Tigres

RIMOUSKI — Après que les Tigres aient pris les devants sur leurs hôtes en profitant d’un avantage numérique de cinq minutes en première période, l’Océanic n’a pas paniqué et a pris le contrôle des 40 dernières minutes du match de mercredi au Colisée Financière Sun Life de Rimouski. Avec une contribution exceptionnelle de trois buts d’Alexis Lafrenière, les Rimouskois ont muselé les Tigres par la marque de 7-3.

«Ça a bien été, a confirmé le capitaine Lafrenière, tout en reconnaissant que les hommes de Louis Robitaille avaient bien joué. Offensivement, on a créé des chances.»

Sur un jeu de puissance en début de première période, Cédric Paré (37e) n’a donné aucune chance à la recrue Vincent Paquette, rappelé d’urgence du junior AAA de Terrebonne pour suppléer au gardien Fabio Iacobo, qui n’a pu faire le voyage en raison d’un virus.

Une pénalité majeure de cinq minutes imposée à Adam Raska pour mise en échec par derrière contre Nicolas Daigle lui a valu une expulsion du match. Daigle est demeuré allongé sur la patinoire quelques minutes, puis s’est relevé, a retraité au vestiaire et n’est pas revenu au jeu. L’absence du Tchèque a fait mal aux hommes de Serge Beausoleil, même si celui-ci estimait que ses joueurs avaient bien joué pendant ce désavantage numérique.

D’un tir sur réception, Jérémy Michaud a profité de la supériorité numérique pour marquer son premier but en carrière et créer l’égalité après que Lafrenière ait raté un dégagement. Quelques secondes plus tard, Vincent Sévigny (10e), oublié par la défensive, a ajouté un but facile sur une passe transversale d’Anthony Poulin. «Le premier but, c’est un lancer qui a dévié, a convenu l’entraîneur-chef de l’Océanic, Serge Beausoleil. Colten n’a pas eu de chance. Mais, je n’ai pas aimé le surnombre dans le deuxième».

Spectaculaire lancer du poignet

Moins d’une minute après le début de l’engagement médian, Lafrenière (33e) a décoché un plomb d’un spectaculaire lancer du poignet. «Il patinait avec beaucoup d’aisance, a fait remarquer son entraîneur. Tout le monde le sait, dans le building, quand il est dans un match A.» Mais, sur une descente à trois contre un, le meilleur franc tireur et pointeur de Victoriaville, Mikhail Abramov (35e), a habilement battu Colten Ellis. Puis, d’une brillante manoeuvre, Justin Bergeron (15e) a déjoué Paquette dans un angle improbable en faisant ricocher le disque derrière sa jambe. Rapidement, Zavgorodniy (27e) a sauté sur la rondelle pour la placer au fond du filet. À 12:07, Lafrenière a déjoué Michaud d’une feinte pour remettre à Zachary Bolduc (29e), qui a augmenté la priorité des Bas-Laurentiens.

Dans les premières secondes du troisième tiers, Lafrenière (34e) a marqué son deuxième but, avant de compléter son tour du chapeau en fin de match. Le célèbre numéro 11 enregistrait ainsi son cinquième point de la rencontre. «J’ai été mis avec Nicolas et Bolduc, qui ont bien joué et bien patiné, a souligné le principal intéressé. Ils m’ont rendu la vie facile!»

Océanic

Moncton 3/Rimouski 1: l’Océanic s’incline dans un match digne des séries [VIDÉO]

RIMOUSKI – C’est dans un amphithéâtre bondé que deux des meilleures équipes du circuit se sont livrées à un duel digne des séries éliminatoires, dimanche, au Colisée Financière Sun Life de Rimouski. Si l’Océanic a dominé au chapitre des tirs au but (29-24), il s’est cependant buté à Olivier Rodrigue qui a fermé la porte. Le club rimouskois s’est ainsi incliné 3-1 devant les Wildcats de Moncton, qui célébraient leur record d’équipe avec 15 victoires consécutives depuis le début de la saison.

«C’est un match de série A1, a confirmé l’entraîneur-chef local, Serge Beausoleil. Il faut donner le crédit à Rodrigue là-dessus! Il a joué du très bon hockey. […] Dans l’ensemble, je suis satisfait de l’effort des gars. C’est un match serré, physique, où il n’y avait pas d’espace sur la patinoire, un match où deux équipes de haut niveau se confrontaient.»

«Bel effort»

Son capitaine abondait dans le même sens. «On a donné un bel effort, a convenu Alexis Lafrenière. Mais, ils [les Wildcats] ont vraiment une bonne équipe et ils capitalisent sur leurs chances. On a bien travaillé, mais on a été malchanceux sur quelques buts. C’est une défaite décevante un peu.»

D’ailleurs, en tout début de rencontre, c’est lui qui a donné le ton au spectacle avec son 32e but de la campagne. Sur une splendide passe de Cédric Paré, Lafrenière a ouvert la marque en première période d’un superbe tir du poignet. Mais à 11:17, Jeremy McKenna (38e) a créé l’égalité.

Dans les six premières minutes de l’engagement médian, le trio composé de Jared McIsaac, de Jakob Pelletier et d’Alexander Khovanov a réussi à éblouir Creed Jones. Ce seul but de la période a été l’œuvre de McIsaac (3e) qui a touché la cible d’un tir précis au-dessus des épaules du gardien de l’Océanic. «C’est un jeu raté qui a atterri sur la palette de McKenna, a analysé Beausoleil. C’est vraiment jouer de malchance! Ce n’est pas un gars à qui il faut donner la rondelle!»

Le dernier vingt a été à l’image du précédent, alors que McIsaac (4e) a marqué son deuxième but du match exactement de la même façon que son premier, soit en tirant dans un angle très restreint entre la barre horizontale et les épaules de Jones, qui s’était agenouillé trop rapidement. 

Océanic

L’Océanic retombe sur ses patins

RIMOUSKI — De retour d’un voyage infructueux dans les Maritimes, l’Océanic a embarqué sur la patinoire du Colisée Financière Sun Life de Rimouski, vendredi, le couteau entre les dents. Dotés d’une solide défensive et usant de rapidité comme ils en sont capables, les Bas-Laurentiens ont donné bien peu de chance aux Mooseheads d’Halifax, qu’ils ont battus 6-2.

«J’ai bien aimé comment ils se sont ressaisis cette semaine, comment ils se sont regroupés ensemble et ça a donné du très bon hockey, a fait valoir l’entraîneur-chef de l’Océanic, Serge Beausoleil. J’ai beaucoup aimé l’intensité qu’on a déployée. Les gars ont fait amende honorable; ils ont travaillé très fort. J’ai beaucoup aimé la façon dont on a patiné, comment on était sur la rondelle. On était rapides et c’est comme ça qu’on doit jouer! Colten a aussi été très solide. C’était beau à voir! C’est un match que j’apprécie!» 

À moins de 10 minutes du début de la rencontre, Dmitry Zavgorodniy (26e) a, d’un habile tir précis du revers, dirigé la rondelle d’un angle quasi impossible dans la partie supérieure du filet pendant qu’Alexis Gravel était agenouillé. «Je ne sais pas où il a passé la rondelle, rigolait Beausoleil. Il n’y avait vraiment pas beaucoup d’espace! Il a été vraiment très, très solide!» Le gardien Colten Ellis a récolté sa deuxième mention d’aide de la saison sur ce but. Ce seul but de la première période a donné le ton à la partie. «C’était un but important», confirme l’entraîneur-chef.

Lors d’un deuxième vingt plus physique, les Rimouskois ont ajouté deux buts à leur priorité sur des tirs de Justin Bergeron (14e) et de la recrue de 17 ans Isaac Belliveau (11e), avec la complicité de Zavgorodniy. Frustré, Gravel n’a rien pu faire. «Justin Bergeron a été notre meilleur défenseur», a souligné le pilote local.

Tôt au troisième tiers, Alexis Lafrenière (30e) a trouvé le fond du filet grâce à un bon tir des poignets, assisté de Zavgorodniy qui récoltait son troisième point du match. À 7:27, Alexandre David (2e) a inscrit le premier but des visiteurs. Mais, Lafrenière (31e) n’avait pas dit son dernier mot. À mi-chemin de l’engagement, le capitaine a déjoué la défensive d’un spectaculaire lancer pour inscrire son deuxième but de la soirée. «Alexis a fait deux solides buts, a salué son entraîneur. Avec des présences courtes, il a été intense pendant tout le match.» 

À 15:38, Adam Raska (13e) a compté le dernier but de Rimouski. «Raska était de retour, a d’ailleurs souligné Beausoleil. Ça a fait du bien! Raska amène une dimension physique qui est intéressante.» Mais à moins de deux minutes à jouer au match, Kevin Gursoy (21e) n’a pu s’empêcher, pour sa dernière visite à Rimouski, d’ajouter un but à sa fiche, marqué en avantage numérique. «On a donné un but gratuit à la fin», a toutefois déploré Beausoleil. 

Océanic

L’Océanic blanchi par «l’une des défensives les plus poreuses du circuit» [VIDÉO]

RIMOUSKI — Dans un match qu’il a qualifié de «fade», Serge Beausoleil n’était vraiment pas fier de ses troupiers qui ont trouvé le tour de perdre contre «l’une des défensives les plus poreuses du circuit» et de ne pas marquer un seul but. L’Océanic a été blanchi 1-0 par les Mooseheads, jeudi, au Scotiabank Centre d’Halifax.

Pendant 60 minutes, les hommes de Jean-Jacques Daigneault ont freiné l’attaque des visiteurs. «Ils ont bien joué, ils étaient inspirés, ils étaient dédiés et ils ont joué comme si c’était le dernier match, alors que nous, on faisait figure de figurants, a dû concéder l’entraîneur-chef. Ils manquaient d’ardeur et d’effort. Il faut absolument donner le crédit à l’adversaire!» D’ailleurs, à la fin de la partie, les locaux ont célébré la victoire devant une foule de 7356 partisans comme s’ils venaient d’obtenir la Coupe du Président.

Le seul but de la partie a été marqué à cinq secondes de la fin de la première période sur un lancer de Kevin Gursoy (19e), qui a su déjouer Creed Jones. Rimouski a dominé au chapitre des tirs au but (32-21), mais bien peu étaient dangereux, la grosse majorité étant dirigée dans le plastron de Cole McLaren. 

Au dernier tiers, les Bas-Laurentiens ont accentué la pression et Alexis Lafrenière a tenté l’impossible pour éviter un jeu blanc de son équipe, mais McLaren a fermé la porte. «Honnêtement, il a bien fait, a admis l’entraîneur-chef de Rimouski en parlant du cerbère adverse. Mais, ce n’est pas le joueur-clé de ce match-là.»

Il faut aussi mentionner qu’il manquait un élément important dans l’organisation rimouskoise. Blessé lors de l’entraînement, Dmitry Zavgorodniy, qui avait marqué deux buts la veille, n’était pas sur la patinoire à Halifax. «Ce n’est rien de grave», a assuré le pilote des Bleus.

Beausoleil a refusé de dire ce qu’il pensait de l’impasse des discussions qui avaient eu lieu au cours de la journée dans la LHJMQ concernant de nouveaux règlements, notamment pour en arriver à possiblement interdire les bagarres. «Comment tu veux que je réponde à ça? a-t-il lancé, visiblement agacé. Je suis à Halifax et la réunion était à Montréal. Je ne peux pas commenter, je n’étais pas là!»

Océanic

Prolongation fatale à l’Océanic [VIDÉO]

RIMOUSKI — Dans un match robuste, où les coups d’épaule étaient légion, l’Océanic a fait face à un adversaire coriace qui a su mettre fin à sa série de douze victoires, mercredi, au Centre Avenir de Moncton. Rimouski s’est incliné par la marque de 4-3 contre les Wildcats, supportés par une foule de 7800 spectateurs. «Ultimement, c’est un match correct pour nous, a concédé Serge Beausoleil. Mais, on aurait mérité un meilleur sort, quant à moi!»

«C’était un bon match de hockey, a poursuivi l’entraîneur-chef de l’Océanic. C’était au coude à coude! On a donné 26 tirs, ce qui n’est pas énorme. On a fait de très bonnes choses, on a joué contre une très bonne équipe et c’est allé en prolongation.» 

Mais, le pilote de Rimouski avait du mal à comprendre certaines bévues de ses protégés qui ont changé le cours du match. «On a fait une grossière erreur dans le but en désavantage numérique qu’on ne fait jamais, d’habitude, a-t-il déploré. Ce sont mes gars, mes premiers, mes meilleurs qui se sont fait prendre là-dessus! Le troisième but, normalement, c’est une pénalité pour interférence. On a joué de malchance un peu, en bout de ligne! C’était un match serré et il y a des erreurs qu’on ne peut pas faire!»

C’est Dmitry Zavgorodniy (24e) qui a brisé la glace en avantage numérique à 14:21 de la première période, sur une passe d’Alexis Lafrenière qui a atteint le cap des 100 points depuis le début de la saison. Dès les premières secondes de l’engagement médian, Jeremy McKenna (32e) a égalisé la marque. Mais à 12:31, Cédric Paré (36e) a profité d’un jeu de puissance pour redonner l’avance aux siens. 

Puis à 4:27 du troisième vingt, Jordan Spence (8e) a renivelé la marque en supériorité numérique et à mi-chemin de la période, McKenna (33e) a récidivé sans aide. À 16:53, Zavgorodniy (25e) a riposté avec son deuxième du match, aidé du même complice, le capitaine Lafrenière, forçant ainsi une période de prolongation. 

Il n’aura fallu que 2:40 à Jakob Pelletier (28e) pour donner la victoire aux hommes de Daniel Lacroix. Avec une récolte de quatre points, son coéquipier Jeremy McKenna a contribué à tous les buts des locaux. «Je n’ai pas aimé notre troisième période, a cependant laissé tomber Serge Beausoleil. On fait des bien meilleures troisièmes, d’habitude!»

Océanic

Rimouski 5/Blainville-Boisbriand 3: l’Océanic en gagne enfin une face à l’Armada

Rimouski — S’il a réussi à signer son premier gain en quatre matchs par la marque de 5-3 contre l’Armada de Blainville-Boisbrand, l’Océanic ne l’a cependant pas eu facile, vendredi, au Colisée Financière Sun Life. Avec une onzième victoire consécutive, Serge Beausoleil croit que ses soldats prennent un peu trop le succès pour acquis.

«Ils sont de moins en moins réceptifs, se désole l’entraîneur-chef. Ils gagnent en jouant des matchs B et C. Ce n’est pas la façon dont on veut jouer. Ils le savent pertinemment. Je n’ai pas eu à faire un long discours après le match. Il va falloir mieux jouer dimanche [contre les Remparts].» En ce jour de la Saint-Valentin, Beausoleil a reproché à ses joueurs, bien qu’en riant, de faire un peu trop dans la dentelle.

En première période, les locaux ont nettement dominé, tant sur le plan des tirs au but qu’en marquant quatre buts en moins de 7 minutes. Les auteurs de ces buts ont été Zachary Bolduc (28e), Nicolas Guay (24e) en avantage numérique, Olivier Bourret (3e) et Justin Bergeron (12e). 

À l’engagement médian, le tableau indicateur est demeuré inchangé et les deux formations ont généré bien peu de lancers au but. «On n’était pas là en deuxième période, a déploré l’entraîneur-chef local. On a levé le pied.»

L’écart se resserre

Au troisième vingt, si les Bas-Laurentiens croyaient que l’affaire était dans le sac, ils se sont vite aperçus que les hommes de Bruce Richardson n’avaient pas dit leur dernier mot. Blainville-Boisbriand s’est lancé en attaque dès les premières secondes de jeu, tant et si bien que Creed Jones, penché, n’a pu intercepter la rondelle sur un lancer en angle de Miguël Tourigny (8e) dans le haut du filet. À 7:41, Luke Henman (21e) s’est échappé et y est allé d’une habile manœuvre pour déjouer Jones en désavantage numérique en lançant dans la partie supérieure de la cage. À 14:01, l’écart s’est resserré lorsque les visiteurs ont inscrit leur troisième but sans riposte sur un lancer de Samuel Desgroseilliers (6e). «Il faut donner le crédit à Blainville, a reconnu Beausoleil. C’est un club qui travaille très bien, tout le temps. Ce n’est pas par hasard qu’ils sont revenus dans le match! On a joué avec mollesse. On a fait des moins bons choix de jeu [...]. Je pense qu’il y a une belle leçon d’humilité dans ce match-là. Espérons que tout le monde va s’en souvenir!»

À 2 secondes à faire à la partie, Alexis Lafrenière (28e) a enfilé le disque dans un filet désert, récoltant par le fait même son 92e point de la campagne. Avec ce but et deux passes au cours du match, son entraîneur estimait que son capitaine avait joué un «match moyen». «Comme toute l’équipe, on a laissé nos épaulettes au vestiaire, a analysé le pilote. De jouer contre un club comme ça qui est sur la rondelle, en espérant gagner les combats avec nos bâtons, ce n’est pas suffisant et Alexis fait partie de ce lot-là!»

Océanic

Alexis Lafrenière imperturbable

RIMOUSKI — Trois jours après avoir été présenté à la foule du Centre Bell lors du match opposant le Canadien aux Coyotes de l’Arizona et s’être entretenu avec Guy Lafleur, bien des jeunes hockeyeurs flotteraient littéralement sur un nuage. Mais fidèle à lui-même, l’introverti Alexis Lafrenière demeure imperturbable.

En début de semaine, pendant que ses coéquipiers de l’Océanic s’entraînaient à Rimouski, le capitaine était très sollicité par les médias montréalais. «J’ai eu un horaire assez chargé [...], confirme celui qui est perçu comme le futur premier choix au total du prochain repêchage de la LNH. Ça a été une belle expérience lorsque j’ai été présenté au Centre Bell et avec les gars, j’en ai bien profité!»

Il qualifie sa rencontre avec Guy Lafleur comme étant «un très bel honneur». «Je me considère chanceux», estime le surdoué de 18 ans qui possède 27 buts et 62 passes à sa fiche en 42 matchs. La légende du hockey ne lui pas donné de conseils, ni de mises en garde sur sa transition entre le hockey junior majeur et la grande ligue. «On a parlé de la vie et d’un peu de tout, raconte Lafrenière. On n’a pas parlé d’une chose en particulier. Juste de pouvoir échanger avec lui et de parler de n’importe quoi, c’était «le fun

À «L’Antichambre»

Interviewé sur le plateau de l’émission «L’Antichambre» à RDS, l’attaquant originaire de Saint-Eustache a fait savoir que son premier choix serait de faire partie de l’alignement du Canadien de Montréal. «Je viens de là, rappelle-t-il. […] J’ai grandi en les regardant. Mais, je n’ai pas dit que c’était juste Montréal. Peu importe l’équipe, pour moi, ça va être un honneur.»

Même si le jeune prodige n’est pas très doué pour exprimer ses émotions et qu’il semble garder la tête froide devant toute l’attention dont il fait l’objet, son entraîneur voit la fatigue s’installer. «Dans les matchs à Gatineau [en fin de semaine dernière], ça n’a pas été notre meilleur attaquant et il doit l’être, fait savoir Serge Beausoleil. Donc, quand on sent cette fatigue-là, il faut lâcher un peu la pression parce que trois matchs en trois jours, c’est difficile pour lui aussi!»

Olympiques

Océanic 4/Olympiques 3: Lafrenière a fait courir les foules

Des combinaisons parfaites ont contribué à remplir le centre Robert-Guertin comme à ses belles années en fin de semaine.

Ceux qui l’avaient déserté au fil du temps cherchaient sans doute l’occasion idéale d’y remettre les pieds, surtout que les Olympiques de Gatineau ont été parmi les meilleurs clubs de la LHJMQ depuis le retour de la pause de Noël.

Hockey junior

Martel vole la vedette à Lafrenière

Ils étaient 3712 dans les gradins du «Vieux Bob» samedi soir.

Ils ont formé la plus imposante foule de la saison -- et de loin -- des Olympiques de Gatineau. Plusieurs curieux avaient choisi de remettre les pieds à Guertin pour épier le talent d’Alexis Lafrenière, mais c’est finalement un héros obscur local qui lui a volé la vedette dans la victoire de 3-2 de l’Océanic de Rimouski.

Le meilleur espoir du prochain repêchage de la LNH a bel et bien compté un beau but en avantage numérique, mais Mikaël Martel a fait encore mieux en marquant deux buts, dont celui de la victoire avec 2:39 à faire au match.

Joueur de quatrième trio, le Gatinois était l’auteur d’un seul but en 47 matches avant de venir jouer à Guertin pour la première fois dans l’uniforme d’un club de la LHJMQ.

«J’ai tout donné. C’est une soirée de rêve! J’avais une centaine de parents et amis ici ce soir. Je me suis nourri de cette énergie-là. Quelques mauvais bonds (des Olympiques) ont joué en ma faveur. J’ai créé ma propre chance en travaillant fort.»

Le Gatinois de 18 ans avait peine à croire ce qui lui est arrivé samedi soir à Guertin.

«J’en parlais justement avec mon père avant le match. Nous étions venus voir les Olympiques contre l’Océanic dans les séries (de 2011). Serge Beausoleil était l’entraîneur de l’Océanic et nous étions directement derrière lui dans les gradins. Aujourd’hui, c’est moi qui suis là et c’est aussi moi qui compte le but gagnant. Je n’en reviens pas!»

Même si Martel patrouille son quatrième trio, Serge Beausoleil aime bien son «policier». Il avait même choisi son trio pour amorcer le match devant les siens. Martel était encore sur la patinoire avec moins de trois minutes à faire quand il a inscrit le but qui a scié les jambes des Olympiques.

«Ce n’était pas un hasard. Je sais qu’il est capable de faire le boulot. J’ai confiance en lui et c’est en l’envoyant sur la patinoire dans des moments comme ça qu’il va le réaliser. Je suis très content pour lui. C’est une belle histoire. Il jouait six minutes par match avant Noël. Il est rendu à 12 maintenant. Il en a même joué environ 14 ce soir.»

Olivier Bourret, qui faisait partie du quatrième trio des Olympiques avant d’être échangé à l’Océanic pendant la dernière période des transactions, a récolté une passe sur le but vainqueur de Martel.

Devant le filet, Creed Jones a savouré sa septième victoire en autant de départs depuis qu’il a quitté les Olympiques dans une autre transaction entre les deux clubs. Il n’a jamais accordé plus de deux buts depuis qu’il protège le filet de Rimouski. Sa moyenne est passée à 0,96 but alloué par match après avoir cédé devant Kieran Craig et David Aebischer samedi. Il a fait face à 20 tirs.

«J’étais excité pour ce match. Je ne pense pas avoir été nerveux pour ce retour à Gatineau. J’étais content d’affronter mes anciens coéquipiers et Rémi (Poirier). J’avais déjà affronté Bérou (Tristan Bérubé) à Bathurst. Il existait une saine compétition entre nous trois quand j’étais avec les Olympiques. Je n’avais pas encore accordé trois buts avec l’Océanic. Heureusement, ce soir, nous avons obtenu le troisième but avant les Olympiques.»

Rémi Poirier a été plus occupé. Il a fait face à 29 tirs de l’Océanic, victorieux dans un neuvième match de suite.

Le match de samedi a aussi coïncidé avec le retour au jeu de Vincent Martineau chez les Olympiques. Le défenseur de 20 ans avait raté les 13 derniers matches après avoir été blessé le 3 janvier dernier à Shawinigan. Il était lui aussi de l’alignement de départ pour affronter son ancien club.

Les deux clubs vont croiser le fer à nouveau dimanche après-midi. Déjà 2600 billets avaient trouvé preneurs pour ce duel. En trois matches contre les Olympiques cette saison, Alexis Lafrenière a été «limité» à trois points, mais il a créé plusieurs occasions de marquer samedi soir.

Olympiques

Mikaël Martel: l’éminent policier de l’Océanic

Pour la première fois de la saison, les Olympiques de Gatineau ont déjà vendu plus de 2000 billets en prévision de leur prochain match au centre Robert-Guertin.

L’Océanic de Rimouski sera en Outaouais pour son unique visite et pour l’occasion, il disputera deux matches plutôt qu’un ce week-end.

Océanic

Rimouski 4/Val-d'Or 1: la troisième période a suffi à l'Océanic

RIMOUSKI – À l'image du match de la veille, le deuxième match opposant l'Océanic aux Foreurs de Val-d'Or, disputé samedi au Colisée Financière Sun Life de Rimouski, a été serré jusqu'en troisième période. Mais, en montant leur jeu d'un cran dans les vingt dernières minutes, les Rimouskois ont obtenu un septième gain consécutif, dont cinq à domicile, au compte de 4-1. «C'est une période solide qui nous permet de ravir deux points qui sont importants pour nous en bout de ligne », s'est réjoui Serge Beausoleil.

Si l'entraîneur-chef de Rimouski ne s'attarde pas à comptabiliser les victoires, il ne peut s'empêcher de savourer ces moments. «J'aime la façon avec laquelle on gagne, a-t-il admis. Depuis la fin des transactions, on a joué 12 matchs et on a donné 14 buts. J'espère que les gars prennent goût à ça parce que quand tu n'en donnes pas ou que tu n'en donnes qu'un, ça donne de bonnes chances d'accéder à la victoire! On passe notre temps en zone adverse. Ce n'est pas en fermant le jeu, mais en utilisant notre vitesse et en jouant du hockey qui est le nôtre. C'est l'identité qu'on a. On veut être sur la rondelle, on veut être un club qui veut gérer de l'offensive. […] J'aime nos duos de défenseurs; ils sont stables, ils jouent bien, nos transitions sont de mieux en mieux et nos sorties de zone aussi.»

Deux premières périodes serrées

L'Océanic a commencé le match en lion, dominant largement l'adversaire en première période avec 19 tirs au but contre 9 de l'autre côté. À 7:43, Nathan Ouellet a dirigé la rondelle vers Andrew Coxhead (9e) qui a ouvert la marque sur une erreur des Foreurs. L'ancien joueur des Remparts inscrivait son premier but en 15 matchs dans l'uniforme de l'Océanic.

Les Bas-Laurentiens ont démontré moins d'acuité au deuxième tiers. «Je n'ai pas aimé notre gestion de rondelle, a d'ailleurs fait savoir Beausoleil. On a perdu notre momentum. […] On jouait un peu trop «fancy». Un moment donné, il faut mettre un peu plus de cols bleus sur certains trios pour aller chercher les rondelles et pour gagner ces batailles-là!»

Le seul but marqué en deuxième a été celui de la recrue Justin Robidas (18e) de Val-d'Or, qui a égalisé la marque. Bien que ce premier but des visiteurs en deux matchs ait semblé leur avoir donné un regain d'énergie, ils devaient remercier leur gardien Xavier Bolduc qui, après deux engagements, avait repoussé 28 lancers, empêchant par le fait même les locaux de doubler leur priorité.

L'Océanic explose en troisième

Si le deuxième tiers a appartenu aux hommes de Pascal Rhéaume, le troisième a été l'affaire des Bas-Laurentiens. «On est passés de 21 revirements à 5, avec 8 belles chances de marquer contre 2 seulement», a comparé le pilote de Rimouski. À 3:37, Justin Bergeron (11e) a fait passer la rondelle entre les jambières de Bolduc après qu'elle ait dévié sur un défenseur des visiteurs. À 7:08, lors du premier jeu de puissance de la partie, Zachary Massicotte y est allé de toute une charge sur une superbe passe de Dmitry Zavgorodniy. Pour célébrer son retour au jeu après avoir été absent pour soigner une blessure, Nicolas Guay (23e) a marqué le quatrième et dernier but de son équipe. «Il avait mal au cou et il a repris le collier où il l'avait laissé», a illustré Beausoleil en boutade. Il avait des ailes sur la patinoire [...]. Avec [Christophe] Chiasson et [Luka] Verreault, ils ont créé 5 ou 6 chances de marquer solides. […] On a réussi à persister et à signer en fin de match.»

Congé bien mérité

Avec l'absence de Ludovic Soucy, de Philippe Casault, de Frédéryck Janvier et d'Alexis Lafrenière qui purgeait le dernier de trois matchs de suspension, l'Océanic avait rappelé le Madelinot Christophe Chiasson comme douzième attaquant. «Il a eu un très bon match, à part son revirement en deuxième que j'ai oublié», a souligné Serge Beausoleil.

Les Rimouskois bénéficieront de cinq jours de congé avant leur prochain match contre les Cataractes à Shawinigan. «Shawinigan va nous attendre de pied ferme, appréhende le pilote bas-laurentien. Mais, on a le temps de se reposer un peu d'ici ce temps-là et de pratiquer ensemble. Ça va être le «fun» parce qu'on va avoir des retours au jeu. Alexis [Lafrenière] va être de retour. J'ai hâte de voir l'équipe au complet!»

Océanic

L’Océanic blanchit les Foreurs

RIMOUSKI — L’Océanic a blanchi les Foreurs de Val-d’Or par la marque de 4-0, vendredi, lors du premier duel d’un programme double présenté en fin de semaine au Colisée Financière Sun Life de Rimouski.

Les Bas-Laurentiens ont ainsi signé leur sixième victoire consécutive, malgré l’absence de certains joueurs importants, dont le capitaine Alexis Lafrenière, qui en était à son deuxième match de suspension sur trois.

«Colten [Ellis] a fait les arrêts quand c’était le temps, a souligné l’entraîneur-chef de l’Océanic, Serge Beausoleil. Je suis bien fier des gars parce que ça fait un petit bout que je coache ici et ce n’est pas arrivé souvent qu’on donne seulement quatre chances de marquer dans un match! Pas en fermant le jeu à outrance, mais en jouant du hockey inspirant! J’ai dit aux gars qu’on commence à avoir une équipe quand il manque des joueurs-clés et qu’on joue avec cette qualité de jeu!»

Au cours des 2:23 pendant lesquelles il a joué, Adam Raska (12e) a eu le temps de marquer le premier but du match sans aide lorsqu’en arrivant par-derrière le filet, il a profité d’une bourde de Jacob Gaucher, quelques secondes avant d’écoper d’une pénalité majeure de cinq minutes et d’être expulsé pour mise en échec par en arrière. Le défenseur Anthony Allepot, qui semblait sonné, est revenu en deuxième période. Malgré les sept minutes d’avantage numérique dont ils ont bénéficié, les Foreurs ont été presque incapables de s’installer en territoire offensif.

À l’engagement médian, aucun but n’a été marqué. Ce n’est pourtant pas parce que les hommes de Serge Beausoleil n’ont pas essayé, en y allant de 18 tirs au but contre huit de l’autre côté. Mais, le portier Jonathan Lemieux s’est montré infaillible. «On a généré 12 chances de marquer en deuxième période, a spécifié le pilote des Bleus. Il faut donner le crédit au gardien adverse.»

Troisième enlevante

Si certains des 3006 spectateurs ont pu trouver les deux premiers vingt ennuyants, ils se sont ravisés en troisième, lorsque les locaux ont augmenté la pression sur les visiteurs. À 7:03, la recrue de 16 ans Zachary Bolduc a inscrit son 25e but sur un jeu de puissance, à son 41e match dans le Circuit Courteau. À 15:23, Dmitry Zavgorodniy (18e) a foncé seul à pleine vitesse pour placer le disque dans le fond de la cage pendant que Lemieux était un peu trop avancé. Puis à 17:30, Cédric Paré (34e) a compté le quatrième et dernier but de la rencontre dans un filet désert.

Les deux équipes s’affronteront de nouveau samedi. «On va les challenger encore et on va tout faire pour qu’ils sortent le même genre de match», promet Beausoleil.

Océanic

L’Océanic arrache la victoire aux Sea Dogs

RIMOUSKI – Privé de Nicolas Guay ainsi que de son capitaine et joueur étoile Alexis Lafrenière, qui en était au premier de trois matchs de suspension pour coup à la tête, l’Océanic a fait preuve de beaucoup de combativité lors de son affrontement contre les talentueux Sea Dogs, mardi, au Colisée Financière Sun Life de Rimouski.

Les hommes de Serge Beausoleil ont eu à travailler très fort pour réussir à l’emporter 3-2 contre la troupe de St-John.

«Ça va être des matchs comme ça souvent, a prédit l’entraîneur-chef de Rimouski. […] Il manquait deux morceaux importants en Lafrenière et Guay. Les gars ont travaillé […] et vraiment, on a trouvé une façon de gagner encore. Ces deux points sont très importants pour nous!» Beausoleil a d’ailleurs apprécié que ses soldats se soient partagé le boulot, «surtout avec un alignement décimé».

Le pilote était d’autant plus fier que ses joueurs ont réussi à vaincre «une équipe qui a énormément de vitesse, de fluidité, de talent en attaque». «Ils bougent très rapidement la rondelle, a-t-il poursuivi. Si tu leur laisses de l’espace pour manœuvrer, ils peuvent te faire mal de façon solide! C’est une pléiade de premiers choix. Joshua Roy, c’était le premier choix au total l’an passé. Il a fait une très belle feinte sur un de nos défenseurs pour s’emmener en échappée. Creed a fait tout un arrêt là-dessus! […] C’est une équipe qui est montante et à surveiller.»

Si les locaux ont nettement dominé au chapitre des tirs au but (16-2) en première période, ils n’ont tout de même pas réussi à percer la muraille de Zachary Bouthillier, très solide devant sa cage, tout autant que son vis-à-vis, Creed Jones. Aucun but n’a été marqué.

À 3:59 de la période médiane, les visiteurs ont ouvert le pointage lorsque Maxim Cajkovic (12e) est arrivé en trombe et a lancé la rondelle dans la partie supérieure du filet de Jones. Il a toutefois fallu le visionnement de la reprise vidéo avant que le juge n’accorde le but. Puis à 14:08, Zachary Massicotte (3e), qui se porte rarement en attaque, a fait coucher Bouthillier devant son filet après une remarquable feinte dans l’enclave pour créer l’égalité. Quelques secondes plus tard, Nathan Ouellet (14e) en a ajouté un autre en avantage numérique. Après ces deux buts rapides des Bas-Laurentiens, les hommes de Jeff Cowan ont semblé paniquer pendant quelques instants.

À 3:56 du dernier vingt, un superbe échange des Dogs en territoire offensif a permis à Jérémie Poirier (15e) de tirer un plomb dans le haut du filet pour niveler la marque à nouveau. Mais à mi-chemin de la période, Adam Raska (11e) a donné la victoire aux siens.

Océanic

Trois matchs de suspension pour Alexis Lafrenière

L’attaquant vedette de l’Océanic de Rimouski, Alexis Lafrenière, ratera les trois prochains matchs des siens. Le préfet de discipline de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) lui a imposé une suspension de trois matchs pour sa mise en échec à la tête envers l’attaquant Thomas Caron des Remparts de Québec dimanche.

Le meilleur marqueur de la LHJMQ et potentiel premier choix au prochain repêchage de la LNH a reçu cette suspension pour son geste, mais aussi pour accumulation de codes, lui qui en était à sa quatrième infraction.

L’entraîneur-chef des Remparts, Patrick Roy, n’a pas voulu trop s’avancer quant à son appréciation de la décision de la ligue. «Que je sois d’accord ou pas d’accord avec la sanction, ça n’a pas d’importance, mais j’imagine que c’est le genre de geste que la ligue ne veut pas voir», a-t-il affirmé mardi en parlant des coups à la tête.

«C’est dommage qu’un joueur comme lui fasse ça, car il n’a pas besoin de poser ce genre de geste. C’est quand même un attaquant important et il attire beaucoup partout où passe l’Océanic», ajoute-t-il à propos du surdoué qui montre une fiche de 24 buts et 60 aides en 39 parties cette saison.

«Pour nous, l’important est que Thomas s’en soit bien sorti. Il est à l’entraînement aujourd’hui et ne semble pas avoir de séquelles de ce coup», résume Roy. Quant à Caron, il a avoué en avoir été quitte pour une bonne frousse. «J’ai eu peur un peu, j’ai été un peu «shaké», mais j’ai terminé le match. Il y a eu un impact, j’ai repris mon souffle et j’ai continué.»

Du côté de Rimouski, l’Océanic a réagi à la suspension par voie de communiqué de presse. «La suspension imposée à Alexis Lafrenière pour une durée de trois matchs servira d’apprentissage important pour Alexis et tous les joueurs de l’Océanic. Alexis accueille avec humilité et respect cette décision», a déclaré le directeur des communications et du marketing Nicolas Thibeault-Dallaire, rappelant que l’Océanic, de concert avec la LHJMQ, visait à bannir les coups à la tête dans le sport.

Océanic

Chicoutimi 1/Rimouski 4: l’Océanic freine l’élan des Saguenéens

Pour la première fois en cinq duels contre les puissants Saguenéens, l’Océanic a obtenu une grosse victoire de 4-1, vendredi, au grand plaisir des 3780 partisans réunis au Colisée Financière Sun Life de Rimouski. Du même coup, les Rimouskois ont mis fin à une séquence de 8 victoires consécutives de Chicoutimi.

«Les gars étaient sur la rondelle, se réjouissait l’entraîneur-chef, Serge Beausoleil. Ils compétitionnaient, ils voulaient prouver qu’ils étaient dans le coup. Chicoutimi trône au sommet du classement avec Sherbrooke. Ce n’est pas pour rien! Il n’en échappe pas, de match comme ça. De pouvoir rivaliser avec eux, de voir qu’on est capables de gérer la rondelle, de créer de l’offensive, de donner si peu de chances, ce sont beaucoup de choses qui nous font plaisir. […] Les gars ont joué un match d’équipe en commençant par Alexis Lafrenière et les autres ont suivi. Ça crée un effet d’entraînement qui est contagieux.»

Dès la première période, les locaux sont arrivés sur la patinoire affamés, résolument décidés à ne pas faire de cadeau à leurs invités. C’est Adam Raska (9e) qui a ouvert la marque en avantage numérique à 11:26. Puis à 16:23, Zachary Bolduc (23e) a doublé l’avance des siens sur un impressionnant tic-tac-toe avec Alexis Lafrenière et Dmitry Zavogorodniy.

Les hommes de Serge Beausoleil ont continué à dominer l’adversaire qui a bien tenté de s’approcher du filet de Creed Jones, mais sans succès. À seulement 17 secondes, Justin Bergeron (9e) en a ajouté un autre sans aide à la suite d’un revirement. 

Au début du dernier engagement, les hommes de Yanick Jean ont augmenté la pression et ont réussi à s’inscrire au pointage sur une rondelle bondissante dans l’enclave logée par Félix Bibeau (21e) dans le fond d’une cage ouverte. Les Bas-Laurentiens fracassaient ainsi un nouveau record d’équipe avec 183 minutes et 43 secondes sans avoir accordé de but. À 2:47 à faire à l’affrontement, Zavgorodniy a marqué dans un filet désert. Avec un but et une passe, le Russe a célébré de belle façon son retour au jeu après 10 semaines d’absence. «J’avais hâte de le voir, a fait savoir son entraîneur. Je me rappelais comment il jouait bien, comment il rendait tout le monde meilleur autour de lui. Il a repris le collier là où il l’avait laissé!» Avec trois passes, Lafrenière a quant à lui atteint le cap des 60 mentions d’aide depuis le début de la saison.

Océanic

L’Océanic sans pitié pour les Voltigeurs [VIDÉO]

RIMOUSKI — Les Voltigeurs ont trébuché devant l’attaque de l’Océanic qui a été sans pitié, en l’emportant 7-0, mercredi, au Centre Marcel-Dionne de Drummondville. Pendant que la troupe de Rimouski remportait un deuxième jeu blanc successif, les locaux baissaient pavillon pour la deuxième fois de suite. «On ne pavoisera pas trop, mais c’est un bon match pour nous», se réjouissait Serge Beausoleil.

«Ce sont deux gros points pour nous, a poursuivi l’entraîneur-chef. Ce n’est jamais facile de jouer à Drummondville. C’est une équipe qui joue serré, qui est dure à jouer contre. Je pense qu’il faut continuer à bâtir là-dessus. Les gars commencent à s’apprivoiser les uns les autres. Il reste très peu de matchs avant les séries. Il faut être à point!»

En dépit du fait que les visiteurs n’ont pu compter sur Isaac Belliveau, Walter Flower et Andrew Coxhead en raison d’un virus, ils ont livré une puissante bataille. «C’est le fun de savoir qu’on peut performer même quand des éléments-clés ne sont pas là», a indiqué le pilote des Bleus. Même si plusieurs des 26 lancers qu’il a repoussés n’étaient pas dangereux, Colten Ellis a fermé la porte quand il le fallait. «Colten a mérité son blanchissage, surtout en fin de première et de deuxième, où il a fait des arrêts-clés», estimait Beausoleil.

Doublé de Bolduc

Les deux seuls buts marqués au premier vingt ont été signés par Zachary Bolduc, dont le premier en avantage numérique et le deuxième sur un tir faible des poignets qui a rebondi sur la mitaine d’Anthony Morrone. Motivée à jouer devant parents et amis, la recrue de 16 ans originaire de Bécancour atteignait le cap des 20 points en 37 matchs dans le Circuit.

Il a fallu attendre à la 13e seconde de la troisième période pour voir le tableau indicateur bouger à nouveau sur une frappe de Nathan Ouellet (13e). À 2:15, Nicolas Guay (22e), complètement oublié dans l’enclave, est venu hanter son ancienne formation d’un tir sur réception. À 14:53, le vétéran Olivier Bourret (2e) en a ajouté un autre sur un retour de lancer de Christopher Innis qui, pour son anniversaire, a joué un très fort match. 

À 15:05, Bolduc (22e) a complété son tour du chapeau. «Il mérite ce qui lui arrive, croyait Beausoleil en vantant son lancer du poignet. Il sait traîner dans l’enclave et trouver les espaces libres.» 

Puis à 9 secondes à faire à la rencontre, Maxime Collin (3e) a inscrit le 7e but sans riposte des visiteurs sur une feinte en supériorité numérique.

Océanic

Rimouski 5/Titan 0: l’Océanic blanchit le Titan

RIMOUSKI – Défait la veille par le même adversaire à domicile, l'Océanic est débarqué au Centre régional K.C. Irving de Bathurst, samedi, le couteau entre les dents, résolument déterminé à prendre sa revanche sur le Titan. Avec 41 tirs au but contre 20 du côté des locaux, la formation rimouskoise les a blanchis 5 à 0, se sauvant ainsi avec deux points en poche.

Serge Beausoleil a particulièrement aimé la gestion de la rondelle et la vitesse utilisée par ses troupiers, ce qui «a donné de beaux élans offensifs qui se sont concrétisés par des buts». «Il y a eu de très bons tirs du point d'appui, a-t-il ajouté. Ce qu'on a aimé, c'est ce synchronisme entre les joueurs. On a beaucoup moins donné la rondelle à l'adversaire. On était beaucoup plus patients. En compétitionnant comme on l'a fait, c'est pas mal la clé du succès! Tout le monde a fourni l'effort et mis l'épaule à la roue. C'est un match qui peut les faire grandir. Il faut bâtir là-dessus.»

Un tour du chapeau pour Guay

En première période, Nicolas Guay (21e) a complété un tour du chapeau en l'espace de 7 minutes 4 secondes, dont deux buts sur des passes d'Alexis Lafrenière. Il n'en fallait pas plus pour que Mario Durocher ordonne à Félix-Anthony Éthier de céder sa place à Tristan Bérubé devant le filet. Puis à 13:22, le capitaine Lafrenière a repéré Nathan Ouellet (12e) dans l'enclave, lui permettant de déjouer Bérubé en enfilant la rondelle dans la partie supérieure du filet.

Il a fallu attendre à mi-chemin du troisième engagement avant que le tableau indicateur ne bouge. Fort bien placé devant la cage, Frédéryck Janvier (5e) en a ajouté un dernier sur une splendide poussée de Lafrenière qui, à sa troisième partie en trois jours dans trois provinces différentes, récoltait son quatrième point de la rencontre, portant ainsi sa fiche à 78 points. «Hier [vendredi], c'était un match beaucoup plus moyen pour Alexis; il était au bout du rouleau, a indiqué son entraîneur. On sait à quel point il peut être bon quand ses réflexes sont affutés et, quand tout est en place, comment il domine. Hier, ce n'était pas le cas. On savait qu'il avait besoin d'une pause. Il a insisté pour jouer en disant qu'il se reposerait demain [dimanche] et lundi, au pire. On a acquiescé à sa demande et ce soir, il était partout sur la glace!»

Serge Beausoleil a aussi souligné le retour exceptionnel de Janvier après une absence pour soigner une blessure. «Il a pris où il avait laissé […], croyait-il. Ce n'est pas toujours facile, pour un joueur, de revenir, de reprendre le collier et d'être au niveau. Il a bien fait!»

Outre les performances de Guay, de Lafrenière et de Janvier, le pilote de Rimouski a mentionné le travail remarquable de Walter Flower à la défensive. «Il a été très solide, non seulement avec la rondelle, mais sans rondelle», a-t-il souligné.

Deux jeux blancs en trois matchs

Implacable devant son filet, Jones signait son deuxième jeu blanc dans l'uniforme bleu. «Creed Jones a été mis beaucoup plus à l'épreuve en troisième période et il a été vraiment solide, a salué Beausoleil. Ça fait trois matchs qu'il joue et il a donné un seul but! On peut dire que c'est un bon départ! Il amène un contrôle qui est contagieux et qui plaît bien à ses coéquipiers. Quand on a fléchi un peu, il a fait la différence.»

Quel impact peut-il avoir sur le gardien numéro un, Colten Ellis? «Ça lui demande d'élever son jeu», a répondu le patron de l'Océanic.

Océanic

Acadie-Bathurst 4/Rimouski 3: l’Océanic devra se regarder dans le miroir, selon Beausoleil

RIMOUSKI — L’Océanic a nettement dominé au chapitre des tirs au but (46-21), vendredi, sans réussir à terminer avec un seul point au classement. Le Titan d’Acadie-Bathurst est reparti du Colisée Financière Sun Life avec une victoire de 4-3. «Ils ont bien fait ça, Bathurst, a reconnu Serge Beausoleil, visiblement déçu de la performance de ses joueurs. Ils ont travaillé avec acharnement [...]. Mais de notre côté, on ne s’est pas préparés de la bonne façon. On a à se regarder dans le miroir!»

Le match a donné lieu à un duel de gardiens qui ont déjà été coéquipiers, soit Colten Ellis et Tristan Bérubé. En première période, 4 buts ont été marqués en 3 minutes 46 secondes. C’est Maxime Collin (2e) qui a marqué le premier, suivi de Rémy Anglehart (22e) avec un tir sur réception, de Bennett MacArthur (3e) sur une échappée et de Christopher Innis (2e) qui a nivelé la marque. Dans une bousculade devant le filet des visiteurs, à moins d’une minute à faire à la première période, Justin Bergeron (8e) a permis aux siens de retraiter au vestiaire en avance d’un but. 

L’engagement médian a été pénible pour les hommes de Serge Beausoleil, ayant même été incapables de profiter d’un jeu de puissance à 5 contre 3. Beaucoup plus performant, Acadie-Bathurst a inscrit deux buts, l’un d’Olivier Coulombe (5e) et l’autre de Riley Kidney (4e). Après un cafouillage devant le filet d’Acadie-Bathurst, Nicolas Guay a eu droit à un tir de punition, mais en vain. 

«Je ne suis vraiment pas content [...], fulminait le pilote de Rimouski. […] Après la deuxième période, on avait des gars qui étaient centrés sur eux-mêmes, qui se fustigeaient, qui étaient négatifs par rapport à ce qui était arrivé. Il faut arrêter de s’autoflageller et jouer au hockey! Ce n’est pas parce qu’on est l’Océanic de Rimouski et qu’on a Alexis Lafrenière que ça va être la Mer rouge qui va s’ouvrir comme pour Moïse!»

Pour le dernier vingt, Creed Jones s’est amené en relève à Ellis, qui ne semblait pas se sentir en confiance ni au maximum de sa forme, ayant cédé quatre fois sur 16 lancers. «Il n’était vraiment pas dans son élément», a confirmé Beausoleil. J’ai bon espoir qu’il va rebondir. Mais disons que ce soir, c’est un match, pour lui, qui est à oublier.» L’Océanic est revenu en troisième avec 20 tirs contre 5. Mais, les Bas-Laurentiens se sont butés à Bérubé qui n’en a pas échappé une. Les deux mêmes formations s’affronteront samedi à Bathurst.

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Hommage à Doris Labonté: reporté au 20 mars

RIMOUSKI — Annoncée pour le 28 février, la cérémonie visant à rendre hommage à l’ex-entraîneur-chef et directeur-gérant de l’Océanic, Doris Labonté, est reportée au 20 mars au Colisée Financière Sun Life de Rimouski.

Ce report est dû à une intervention chirurgicale que devra subir M. Labonté relativement à un traitement contre le cancer qu’il avait subi en 2018. «Doris nous a appelés, hier [mercredi], et il nous a expliqué avoir reçu l’appel qu’il attendait depuis longtemps, explique le président du club de hockey, Éric Boucher. C’est un drôle de hasard, mais nous sommes très heureux qu’il puisse subir cette opération qui est la dernière étape pour son rétablissement.»

Le principal intéressé a appris la nouvelle avec beaucoup d’émotions et d’humilité. «L’annonce de cette soirée-hommage a été une surprise qui m’a laissé bouche-bée, raconte Doris Labonté. Je trouve ça gros, moi qui ai toujours voulu être un gars du peuple, qui n’ai jamais visé la gloire personnelle, mais plutôt le succès de mes missions.» S’il accepte de se présenter au centre de la patinoire pour voir une bannière à son effigie être hissée au plafond de l’amphithéâtre, c’est au nom de tous les joueurs, du personnel administratif et d’encadrement ainsi que des partisans». «La seule personne que je vais nommer, pour le moment, est celui par qui tout est arrivé, […] soit M. Maurice Tanguay, qui a cru en moi et avec qui j’ai fait équipe durant les 10 premières années de l’aventure», souligne-t-il.

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Doris Labonté deviendra un immortel de l’Océanic

RIMOUSKI — Doris Labonté, qui a consacré 12 ans de sa vie à l’Océanic de Rimouski, deviendra un immortel. Lors d’une cérémonie prévue le 28 février au Colisée Financière Sun Life de Rimouski, celui qui a été entraîneur-chef, directeur-gérant adjoint et directeur-gérant du club de hockey verra son nom hissé pour toujours dans les hauteurs de l’amphithéâtre.

L’événement précédera le match à 19h30 lors duquel l’Océanic recevra les Mooseheads d’Halifax. Selon le président Éric Boucher, il y a longtemps que son organisation souhaitait rendre hommage à Doris Labonté qui, dès la fondation du club en 1995, se trouvait parmi les pionniers. Il y est demeuré jusqu’en 2007. Pour l’Océanic, le 25e anniversaire devenait le moment idéal pour honorer l’un de ses bâtisseurs.

Pendant sa carrière, Labonté a dirigé des joueurs de talents tels Brad Richards, Vincent Lecavalier et nul autre que Sydney Crosby. Avec ses troupiers, il a conduit son équipe vers la victoire pendant deux saisons régulières, ce qui lui a permis de soulever deux coupes du Président, deux trophées Jean-Rougeau et une Coupe Memorial. «Doris Labonté nous a donné des années de coaching avec une passion extraordinaire, estime Éric Boucher. Il a été le coach de ce qu’on dit être la meilleure équipe des 50 ans de la Ligue de hockey junior majeur. Il nous a donné plusieurs belles années ici.»

Lorsqu’il était entraîneur-chef, Labonté ne se contentait pas de demeurer debout derrière le banc des joueurs. Reconnu pour son caractère intense, expressif et passionné, l’ancien pilote avait une façon peu commune de travailler lors des matchs. «Il était toujours grimpé sur la bande, se souvient M. Boucher, qui le connaît depuis sa plus tendre enfance. Aujourd’hui, il pense qu’on le garderait une demi-période et qu’il se ferait mettre dehors par la Ligue! Avec l’émotion qu’il avait, un coach ne pourrait plus faire ça, aujourd’hui. En tous cas, il ne pourrait plus le faire de la même façon!»

Le président du club rappelle aussi à quel point Doris Labonté est apprécié des gens de Rimouski. «À toutes les fois qu’il vient ici, qu’il fait une apparition sur la glace, il a toujours une grosse ovation, souligne Éric Boucher. Je me rappelle que quand on avait monté une bannière pour M. [Maurice] Tanguay, Doris avait eu une ovation aussi grande que Vincent Lecavalier!»

Le principal intéressé a appris la nouvelle mardi soir, lors d’un souper visant à souligner le 25e anniversaire de l’Océanic et qui réunissait, entre autres, l’ancien capitaine Jonathan Beaulieu et le descripteur Michel Germain. Quand Éric Boucher lui a appris par vidéo qu’il deviendrait un immortel, Doris Labonté a accueilli l’annonce avec beaucoup d’émotions.

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Alexis Lafrenière vit ses rêves

RIMOUSKI — Au cours des deux dernières semaines, Alexis Lafrenière a atteint les plus hauts sommets auxquels un hockeyeur de 18 ans peut aspirer. Après être revenu du Championnat du monde de hockey junior avec une médaille d’or au cou, deux prix en poche et une cérémonie en son honneur devant des milliers de partisans à Rimouski, voilà qu’il repart jeudi pour disputer le Match des meilleurs espoirs de la Ligue nationale de hockey à Hamilton, en Ontario.

«C’est un rêve d’enfance qui s’est réalisé de jouer le tournoi, a admis le capitaine de l’Océanic. De représenter le Canada, c’était un honneur […] et de gagner l’or avec l’équipe, c’était un moment spécial!» Même si tout va vite pour lui, il garde la tête froide. «Il faut que je reste dans le moment présent, répète-t-il, tel un mantra. J’ai vécu des semaines hautes en émotions. J’essaie de profiter le plus possible de ce que j’ai la chance de vivre.»

Lors du Championnat du monde en République tchèque, celui que ses coéquipiers surnomment «Lafy» a été sacré joueur par excellence et meilleur attaquant, devenant le premier Québécois à recevoir ce dernier titre. «Ce sont de beaux honneurs, se réjouit-il. C’est très flatteur. C’est un surplus. Mais, ce qui m’a le plus ému, c’est la médaille d’or!»

C’est avec un mélange d’excitation et d’appréhension qu’Alexis Lafrenière quittera Rimouski pour prendre part au Match des meilleurs espoirs, où il endossera le rôle de capitaine. «Il faut être prêts parce que tous les joueurs sont hypertalentueux, garde-t-il en tête. Il faut bien se préparer.» À son retour à Rimouski, son objectif sera, avec ses coéquipiers, de soulever la coupe du Président.  

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Les Huskies prennent leur revanche face à l'Océanic [VIDÉO]

RIMOUSKI — Blanchis la veille, les Huskies ont pris leur revanche sur l’Océanic, dimanche, par la marque de 2 à 0 lors du dernier match d’un programme double disputé au Colisée Financière Sun Life de Rimouski. Malgré seulement 19 tirs au but contre 33 du côté des locaux, la formation de Rouyn-Noranda a prouvé que ce n’est pas le nombre de lancers qui est gage de victoire. Pour les hommes de Serge Beausoleil, il s’agissait du deuxième revers par jeu blanc au cours de leurs six derniers matchs.

«Ils ont été bons», a été forcé de reconnaître l’entraîneur-chef de l’Océanic en parlant de l’adversaire, tout en mentionnant que ses troupiers avaient tout de même livré une bonne bataille, surtout en première période. «Ça aurait pu aller d’un côté comme de l’autre. C’est un bon match de hockey!» Pour Beausoleil, une chose a principalement fait défaut chez ses ouailles : la finition.

Pression sur la défensive

En première période, les Rimouskois ont investi la zone des visiteurs et ont mis beaucoup de pression sur leur défensive. À l’engagement médian, la jeune défensive de Mario Pouliot, très disciplinée, a su fort bien affronter l’attaque d’Alexis Lafrenière et de ses coéquipiers. «Ils [les Huskies] fermaient la bleue et l’accès au territoire et on s’entêtait à vouloir fignoler, au lieu de mettre la rondelle derrière eux et de travailler avec notre vitesse», a critiqué Beausoleil. De plus, les Bas-Laurentiens n’ont pas su profiter de leurs trois jeux de puissance contre l’équipe présentant le pire désavantage numérique de la Ligue. «En avantage numérique, on a eu de très belles chances, mais on a raté le filet à plusieurs reprises», a déploré le patron.

Après 40 minutes de jeu, la feuille de pointage était aussi blanche que la tempête qui soufflait à l’extérieur. Il a fallu attendre à 13:32 du troisième tiers avant de voir le tableau indicateur bouger sur un but de Mathieu Gagnon (2e). Puis, à un dixième de seconde de la fin de la rencontre, Vincent Marleau (17e) en a ajouté un dernier dans un filet désert.

En ayant fermé la porte 33 fois, le pilote de Rimouski a affirmé que si Zachary Émond «n’avait pas été là, il n’y aurait pas eu de match». Il faut cependant souligner que son vis-à-vis, Colten Ellis, qui en était à son premier départ à domicile après presque deux mois d’absence, a aussi été très solide. 

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Rimouski 3/Rouyn-Noranda 0: retour éblouissant pour Alexis Lafrenière

RIMOUSKI – Le match opposant l’Océanic aux Huskies de Rouyn-Noranda, samedi, a mis en lumière l’incontournable Alexis Lafrenière, qui a fait un retour très remarqué au Colisée Financière Sun Life de Rimouski, après un mois d’absence. Non seulement il a fait l’objet d’un hommage bien senti, mais il a contribué à tous les buts marqués par son équipe qui a blanchi les champions en titre des coupes Memorial et du Président au compte de 3 à 0.

Le capitaine de Rimouski a eu droit à une longue ovation et à des applaudissements nourris des 3 708 spectateurs qui étaient présents lors de la cérémonie en son honneur, malgré les conditions routières plutôt hasardeuses. «C’était vraiment un beau moment pour moi, a indiqué le principal intéressé. C’était spécial! Ça prouve à quel point les partisans de l’Océanic ont beaucoup de classe. Ça a fait chaud au coeur!»

Le président de l’Océanic, Éric Boucher, lui a décerné une médaille d’or pour son exceptionnelle performance lors du Championnat du monde de hockey junior, qui s’est tenu du 26 décembre au 5 janvier à Ostrava en République tchèque. Aussi, une plaque honorifique, qui est actuellement en confection, lui sera remise ultérieurement. 

En dépit d’une blessure qui lui a fait rater deux matchs lors de ce tournoi international, le joueur vedette a obtenu 10 points, contribuant largement à la victoire d’Équipe Canada, qui a décroché la médaille d’or aux dépens de la Russie. Blessé en début du tournoi, le hockeyeur de 18 ans s’était écroulé sur la patinoire en se tordant de douleur. «J’ai eu peur un peu, mais j’ai suivi le processus de retour au jeu et ça s’est bien passé, raconte-t-il. C’était le «fun» de revenir pour la ronde des médailles.» 

Le prodige a été sacré «joueur par excellence» et meilleur attaquant du championnat, un titre décerné pour la première fois à un Québécois dans l’histoire de cet événement. «C’est un bel honneur, mais je pense que derrière chaque titre individuel, il y a toujours une équipe qui travaille et qui aide, a commenté le jeune homme de peu de mots. Ils ont beaucoup de crédit là-dedans. Ce n’est vraiment pas juste moi.» Concernant sa participation à l’événement, il a fait savoir que «c’était un bel honneur de pouvoir gagner l’or pour le pays». «Avec le groupe qu’on avait, c’était vraiment spécial. C’était un rêve d’enfance.» Lafrenière, que ses coéquipiers appellent affectueusement «Lafy», figure au premier rang des pointeurs de la LHJMQ avec 73 points, dont 3 obtenus lors de la rencontre de samedi. 

Des enregistrements vidéos composées de témoignages d’anciens joueurs et d’ex-capitaines de l’Océanic ont été diffusées lors de la cérémonie visant aussi à souligner le 25e anniversaire du club. Trois anciens joueurs qui ont évolué dans la formation bas-laurentienne entre 2005 et 2009, soit Benoit Arsenault, Jason Caron et François Bolduc, surnommé «l’homme de fer», ont procédé à la mise au jeu protocolaire.

Rimouski devra encore une fois se priver des services de son légendaire numéro 11 qui quittera dès lundi pour le Match des meilleurs espoirs Kubota qui sera disputé jeudi à Hamilton, en Ontario, et lors duquel il assumera le rôle de capitaine de son équipe. S’il est le 21e joueur de l’Océanic à prendre part à ce match, il est seulement le deuxième à en être nommé capitaine, après Vincent Lecavalier en 1998.

Lafrenière contribue aux trois buts

Alors qu’il aurait pu continuer à flotter sur son nuage, Alexis Lafrenière est pourtant vite revenu sur ses patins, mordant avec conviction la glace de la patinoire lors du match qui opposait son équipe aux Huskies. «C’est sûr que j’ai vécu beaucoup d’émotions dans les dernières semaines, a-t-il reconnu. En revenant ici, il fallait rester dans le moment présent et me concentrer sur le match. C’est ce que j’ai essayé de faire et c’est le «fun» qu’on ait réussi à gagner! Je suis vraiment content d’être de retour!»

Même s’il avait manqué neuf parties, qu’il n’avait pas encore eu le temps de pratiquer avec ses coéquipiers et qu’il ne connaissait pas ses six nouveaux troupiers, le capitaine de l’Océanic a, sans grande surprise, ouvert la marque. Seul dans le haut de l’enclave, Lafrenière (24e) n’aura pris que 12:57 pour battre le nouveau gardien des Huskies, Samuel Richard, d’un bon tir des poignets. «Il est arrivé aujourd’hui, a précisé son entraîneur. Ça faisait une semaine qu’il n’avait pas patiné. Il a repris le collier là où il l’avait laissé!» Même si Serge Beausoleil reconnaît qu’il n’a pu avoir un gros impact sur ses coéquipiers, le pilote estime néanmoins qu’il «est un modèle pour les autres et que c’est un gars qui est inspirant pour toute l’équipe».

En deuxième période, les locaux ont inscrit deux autres buts en l’espace d’une minute et 2 secondes. Nathan Ouellet (11e) et Cédric Paré (33e) ont été les marqueurs, sur des passes d’Alexis Lafrenière. «On a joué un bon match», n’avait pour seule analyse le capitaine, en ajoutant qu’il aimait jouer avec Ouellet qui «n’arrête jamais de travailler et qui va toujours chercher beaucoup de rondelles». «C’est un travaillant et tout le crédit lui revient», a-t-il ajouté. «Quand on travaille de façon intense comme ça, je pense que ça facilite le travail de tout le monde», a indiqué Beausoleil. Quand il [l’adversaire] ne marque pas de buts, on a de grosses chances de remporter le match! Les mathématiques sont simples à faire!»

À son deuxième départ dans l’uniforme de l’Océanic, le portier Creed Jones a récolté son premier jeu blanc. «Ce ne sont pas des matchs faciles à garder, a souligné Beausoleil. Mais, Creed a été Creed: il a été calme. C’est une belle victoire et je suis content d’avoir un jeu blanc. Ça fait du bien!»