Il se passe décidément toujours quelque chose avec Nick Kyrgios. Son étape romaine restera comme un des must de l’Australien, 36e mondial, certes habitué des frasques, mais qui est cette fois parvenu en deux jours à faire autant de bruit sur le court qu’en dehors.

Nouveau coup d'éclat de Nick Kyrgios au Masters d'Italie

PARIS — Nick Kyrgios a encore frappé. Au lendemain de ses déclarations polémiques sur Novak Djokovic et Rafael Nadal, le bad boy australien a refait des siennes à Rome, quittant le court en plein match après avoir lancé une chaise.

Il se passe décidément toujours quelque chose avec Nick Kyrgios. Son étape romaine restera comme un des must de l’Australien, 36e mondial, certes habitué des frasques, mais qui est cette fois parvenu en deux jours à faire autant de bruit sur le court qu’en dehors.

D’abord avec son entrevue accordée à un journaliste américain et diffusée mercredi. L’Australien, invité à dire ce qu’il pensait de certains joueurs sur le circuit, n’a rien retenu, se payant notamment les numéro un et deux mondiaux, Novak Djokovic et Rafael Nadal. Au sujet du Serbe? «Il a une obsession maladive avec le besoin d’être aimé. Il veut être Roger. Il veut être tellement aimé que je n’arrive pas à supporter ça. Ça en devient embarrassant», a-t-il dit. Avant d’enchaîner.

«Peu importe le nombre de Grands Chelems qu’il remportera, il ne sera jamais le plus grand pour moi. Tout simplement parce que je l’ai affronté deux fois [il mène 2-0 face à “Djoko”] et, désolé, si tu ne peux pas me battre, tu n’es pas le plus grand de l’histoire».

Visiblement en forme, il s’en est également pris à Nadal, son «opposé total».

«Quand il me bat, tout va bien, il te dit que tu es un adversaire difficile et que tu as bien joué... Mais quand je l’ai battu, il s’est mis à dire : “Il ne me respecte pas, il ne respecte pas mes fans, il n’a aucun respect pour le jeu”. Mais de quoi parle-t-il? Je jouais de cette façon auparavant et rien n’a changé!», a-t-il dit.

Dès le lendemain, Kyrgios a remis ça sur les courts, en ajoutant à sa longue liste de frasques un énième sabordage en règle.

Face au Norvégien Casper Ruud, après avoir réussi à égaliser à un set partout, Kyrgios a craqué au début du 3et set. Juste après avoir perdu le 2e jeu de la dernière manche — les deux hommes étaient alors à 1-1 — , il s’en est visiblement pris au public, une altercation qui lui a coûté un jeu de pénalité. Cette décision va alors le faire exploser. Juste après avoir jeté sa raquette, il s’est emparé d’une chaise avant de la balancer sur le court. «I’m done» [j’ai fini], a-t-il alors lancé, avant de ranger ses raquettes, serrer la main de l’arbitre et quitter le terrain. Du grand Kyrgios.

Ce nouveau craquage pourrait toutefois lui coûter cher. Outre une belle amende, il risque également une suspension qui pourrait le priver de Roland-Garros.

Les favoris

Retour à la compétition. Au bout du suspense, la légende suisse du tennis Roger Federer s’est qualifiée jeudi pour les quarts de finale du Masters 1000 de Rome en disposant en trois sets du Croate Borna Coric, avant d’y être rejoint par Novak Djokovic et Rafael Nadal, plus expéditifs. Chez les dames, la journée a été marquée par la qualification de la Japonaise Naomi Osaka pour les quarts de finale, qui lui permettra de conserver son trône au classement WTA à la fin de la semaine. La reine du tennis féminin a éliminé la Roumaine Mihaela Buzarnescu (29e) en deux sets secs, 6-3, 6-3, et affrontera la numéro 4 à la WTA, Kiki Bertens, au prochain tour.

À cause des matchs annulés la veille à cause de la pluie, la journée de jeudi a eu des airs de marathon pour plusieurs joueurs. Et ainsi Federer a dû d’abord écarter en début de journée le Portugais Joao Sousa pour pouvoir ensuite affronter quelques heures plus tard Coric, et le battre 2-6, 6-4, 7-6 (7) au bout d’un combat de plus de deux heures et demie. Remonté sur le court quelques minutes avant la victoire laborieuse de Federer, Rafael Nadal (numéro 2) a été plus expéditif et s’est débarrassé 6-1, 6-0 du Géorgien Nikoloz Basilashvili (18e) en à peine une heure.Il a été imité plus tard dans la soirée par le numéro un mondial Novak Djokovic, qui a écarté facilement l’Allemand Philipp Kohlschreiber (N.56) sur le score de 6-3, 6-0.

Plus tôt dans la journée, le Serbe avait balayé le Canadien Denis Shapovalov (22e) 6-1, 6-3, et Nadal avait lui humilié le Français Jérémy Chardy (42e) 6-0, 6-1.