Choix de quatrième ronde en 2018, Nicolas Savoie avait hésité à se joindre à la LHJMQ. Il n’a jamais regretté sa décision de jouer à Québec où il a obtenu 12 points en 54 matchs à sa première campagne.

Nicolas Savoie prêt à jouer un plus grand rôle avec les Remparts

À l’approche de sa seconde saison avec les Remparts de Québec, le défenseur de 17 ans Nicolas Savoie est déjà prêt à jouer un plus grand rôle à la ligne bleue. «Je veux être un gros morceau dans l’équipe», prévient le numéro 14.

Ça tombe bien, puisque le joueur natif de Dieppe, au Nouveau-Brunswick, devrait être justement appelé à occuper une chaise importante dans la jeune formation québécoise. Il jouera avec Darien Kielb, le défenseur de 20 ans qui revient à Québec après un détour par Gatineau, où il est devenu l’un des meilleurs arrières de la LHJMQ.

Et comme un hasard ne vient jamais seul, la prochaine saison est aussi son année de repêchage dans la LNH, et s’il poursuit son développement comme il l’a fait à sa première campagne, il court la chance de grimper dans liste des meilleurs espoirs.

«J’y pense, c’est certain. Je veux être repêché dans la LNH, mais ce n’est pas mon principal focus. L’important, c’est de progresser, de bien jouer et d’aider mon équipe à gagner. Si je fais tout ça, mes chances d’être repêché seront bonnes», confiait le défenseur de 17 ans.

Savoie a été appelé à jouer plus que prévu, la saison dernière. À l’origine, l’entraîneur-chef Patrick Roy avait prévu qu’il fasse ses classes au même rythme que Marc-Édouard Vlasic, qui n’avait pas vu beaucoup d’action dans les premiers mois de son année recrue. Mais voilà, Savoie a eu droit à l’inverse, jouant la plupart du temps dans le top 4 de la brigade défensive des Remparts, qui disputent leur dernier match préparatoire, vendredi, à Drummondville.

«Nicolas possède l’attitude et le coffre d’outils pour réussir. C’est plaisant de travailler avec un jeune comme lui parce qu’il est réceptif et comprend bien le jeu. Les défenseurs d’aujourd’hui doivent être plus complets, il doit maintenant peaufiner quelques détails dans son jeu, comme son lancer. Nicolas n’est pas un défenseur à gros risque, il est difficile à jouer contre, il n’est pas nerveux avec la rondelle. Il va prendre plusieurs minutes sur le jeu de puissance», analysait l’entraîneur-associé et responsable des défenseurs, Martin Laperrière.

Plus à l’aise

Avec l’expérience acquise l’an passé, Savoie se sent plus à l’aise, notamment en possession de la rondelle.

«J’ai pris beaucoup de confiance avec la rondelle. J’ai beaucoup appris, l’an passé, je connais mieux le calibre et ce que je peux faire. J’ai été chanceux d’avoir de bons partenaires avec [Sam] Dunn et Étienne [Verrette], j’ai vu comment ça jouait dans la Ligue, je sais plus à quoi m’attendre», ajoutait celui qui a 12 points en 54 matchs à sa première saison.

Choix de quatrième ronde en 2018, Savoie avait hésité à se joindre à la LHJMQ. Il n’a jamais regretté sa décision de jouer à Québec. Il est convaincu qu’il en sera autant pour James Malatesta, qui a pris la même décision, ces derniers jours.

«Je suis vraiment heureux ici, j’adore ça. Je suis certain que James [Malatesta] aimerait ça, lui aussi. Il habite en pension tout près de chez moi, je lui dis souvent qu’il va adorer. En tout cas, ça passe vite. Je me rappelle encore de mon arrivée au camp. Et en un claquement de doigts, j’en suis déjà à ma deuxième saison.

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LE DÉFI MONDIAL: UNE BELLE EXPÉRIENCE POUR LAPERRIÈRE

Au début du mois de novembre, Martin Laperrière vivra sa première expérience dans le hockey international. L’entraîneur-associé des Remparts sera l’un des trois coachs en charge d’une équipe canadienne au Défi mondial des moins de 17 ans.

La compétition se tiendra du 4 au 11 novembre, à Swift Current et Medecine Hat. Laperrière est l’entraîneur-chef de la formation rouge, qui pourrait aligner le défenseur Charle Truchon, une recrue avec les Remparts. L’attaquant James Maletesta devrait aussi être de la partie, tout comme le choix de première ronde Nathan Gaucher.

«Le Canada envoie trois équipes à cette compétition, tandis que les États-Unis et la Russie, par exemple, n’en ont qu’une. L’objectif est de permettre au plus grand nombre de joueurs de 16 d’être exposés au niveau international. Pour moi, ce sera aussi une première dans le hockey international», expliquait Laperrière.

Il a dirigé, mercredi, une séance d’entraînement où plusieurs joueurs étaient absents en raison d’un horaire modifié à l’école. De retour comme bras droit de Patrick Roy à la barre des Remparts, il profite pleinement des occasions qui se présentent pour approfondir ses connaissances.

«Il est important de le répéter, je remercie encore Patrick et Jacques [Tanguay] de me donner la permission de m’absenter pour cinq matchs pendant cette période. Sur le plan hockey, c’est une belle compétition et ça me permet d’aller chercher des idées qui s’ajoutent à mon bagage d’expérience.»

Bien sûr, le fait de côtoyer les meilleurs joueurs au pays dans leur groupe d’âge lui sourit. Il avait été notamment impressionné par la qualité du jeu de Maletesta au camp de préparation, cet été. Le hasard veut que le jeune attaquant s’aligne avec les Remparts, cette saison, tout comme Jacob Gaucher, qui pourrait aussi être du lot.

Au camp, James avait été extraordinaire. Mais il y a aussi d’autres très bons joueurs du Québec qui devraient être au Défi mondial. Je peux dire que la cuvée de joueurs québécois est très bonne», indiquait Laperrière.