Les quarts Ben Roethlisberger et Cam Newton s’étaient donné l’accolade après un match présaison en 2014. Pour la petite histoire, les Panthers l’avaient emporté 10-0 sur les Steelers.

Newton et Big Ben: un duel respectueux

PITTSBURGH — Cam Newton a passé une partie de l’été à analyser Ben Roethlisberger tout en s’entraînant aux côtés d’Antonio Brown, une expérience que le quart-arrière des Panthers de la Caroline a qualifié «d’un mélange de respect et de curiosité».

Newton a admis avoir été soufflé par le jeu de pieds de Roethlisberger— «Un jeu n’est jamais terminé avec Big Ben» — et la persévérance de Brown. «C’est carrément une créature de la nuit», a-t-il dit à propos du receveur de passes. «Nous nous sommes entraînés en fin de soirée. Vers 22h. C’était notre deuxième ou troisième séance de la journée. Dès qu’il ressent le besoin de s’entraîner, il le fait, et je respecte ça.»

Newton aura l’opportunité d’observer Roethlisberger, Brown et le reste des Steelers (5-2-1) de plus près lorsque les Panthers (6-2) effectueront une rare visite à Pittsburgh, jeudi.

«Il est Superman»

Peut-être que ce sont les entraînements avec Brown. Peut-être que ce sont les liens qu’il a développés avec le coordonnateur offensif Norv Turner. Peut-être que c’est l’éclosion du demi-offensif Christian McCaffrey. Peu importe. Newton connaît présentement sa meilleure saison depuis qu’il a été nommé le joueur par excellence de la NFL en 2015.

C’est peut-être aussi la raison pour laquelle Roethlisberger s’est contenté de rire lorsqu’on lui a demandé s’il avait des conseils à prodiguer à Newton. «Je n’ai pas à lui en donner. Il est Superman.»

Le quart des Panthers pourrait en effet venir compliquer la tâche de la coriace défensive des Steelers. Cette dernière s’est révélée brouillonne pendant le premier mois d’activités, mais elle a retrouvé ses repères au cours de la récente séquence de quatre victoires.

Les hommes de Mike Tomlin n’ont alloué en moyenne que 275,5 verges de gains par match depuis un mois. Cette embellie est attribuable notamment à la chimie renouvelée dans le vestiaire, à une tertiaire revampée ainsi qu’au fait que la défensive passe beaucoup moins de temps sur le terrain, notamment parce qu’on remet le ballon beaucoup plus souvent au demi-offensif James Conner.

Une attaque à l’ancienne

Néanmoins, les Panthers représentent un défi unique. Ils constituent la plus fidèle imitation d’une attaque de la NFL d’antan. Ils ont amassé au moins 121 verges de gains au sol dans sept de leurs huit derniers matchs, et chaque fois Newton en a été l’instigateur.

À 29 ans, il pourrait établir un sommet personnel au chapitre des verges de gains au sol, propulsé par un amalgame entre la philosophie de Turner et sa manière singulière d’accepter la remise du ballon avant de décamper. Même s’il est encore exalté de pouvoir surprendre les défensives adverses, il n’hésite plus à glisser afin d’éviter un plaqué.

Les Steelers, quatrièmes dans la NFL au chapitre des sacs du quart, veulent s’assurer que Newton ne soit pas à son aise contre eux.

«Il ne pourra jamais éviter 10 collisions», a évoqué le plaqueur Cam Heyward. «Si tout le monde tente sa chance, alors quelqu’un va l’atteindre. Il faudra un effort collectif... ce sera tout un test.»