Joe Dunigan (21) a frappé un retentissant circuit en deuxième manche cassant même une branche de l'un des majestueux arbres surplombant le Stade municipal.

New Jersey 4/Québec 2: manque d'opportunisme des Capitales

Limités à six coups sûrs par les lanceurs des Jackals du New Jersey, les Capitales n'ont pas su profiter des rares occasions de marquer qu'ils ont eues. Résultat, ils se sont inclinés 4 à 2 dans une rencontre qu'ils ne pouvaient pas échapper. Seule bonne nouvelle, les Boulders de Rockland, les meneurs au classement, ont baissé pavillon 3 à 2 face aux Aigles.
«C'était la plus grosse série de l'année et nous avons échoué notre mission», a confié Patrick Scalabrini, qui espérait voir ses hommes remporter trois victoires contre le New Jersey lors de la série de quatre matchs qui s'était mise en branle mardi avec un programme double. «Et c'est certain que si l'on joue pour ,500, on ne fera pas les séries. Mais ce n'est pas fini. On va donc le répéter de nouveau, la prochaine série à domicile contre les Boulders sera la plus importante de la saison. Et il faudra absolument la gagner.»
Scalabrini a mentionné que la défaite de Rockland était une bonne nouvelle pour sa troupe. Il a cependant ajouté que ses hommes devaient d'abord commencer par triompher le plus souvent possible, puis ensuite espérer que les deux équipes qui les devancent au classement perdent.
Analysant la rencontre, le gérant des Capitales a mentionné qu'il était davantage déçu du résultat de la rencontre que de la manière dont son attaque s'était comportée. Il a expliqué qu'il ne pouvait pas à s'attendre à ce que ses hommes frappent 13 et 18 coups sûrs comme ils l'avaient fait mercredi et mardi, lors du second affrontement du double.
«Au bâton, nous avons été un peu à plat par moments. Je pense que nous n'avons pas frappé une balle d'aplomb de la soirée. C'est décevant un petit peu. Par contre, même si ce que l'on a fait n'a pas été super beau, on s'est battus jusqu'à la fin et nous avons créé pleins de chances. Si on veut trouver du positif, il y en a là.»
Au chapitre des éléments positifs de la rencontre, Scalabrini a aussi parlé de la performance de Kyle Regnault qui, après avoir été chancelant dans les deux premières manches, s'est très bien ressaisi par la suite en blanchissant les Jackals pendant cinq manches. «Je suis content de son ajustement, car ça n'allait vraiment pas bien pour lui au début. TJ (Stanton) avait vu quelque chose dans sa mécanique. Et par la suite ç'a été vraiment bien.»
De son côté, Sébastien Boucher a indiqué qu'il était convaincu que les Capitales auraient dû gagner la rencontre d'hier. «On n'a vraiment pas pris avantage des chances que l'on a eues et des coureurs que l'on a placés sur les buts. Je vais donner le crédit au partant des Jackals [Gabriel Perez]. Il a très bien lancé. C'est plate d'avoir perdu, mais il va falloir oublier cette défaite et penser à notre série contre les Boulders.»
Le match
Les Jackals ont ouvert la marque dès la première manche. Les visiteurs ont ajouté deux points en deuxième, dont un sur le retentissant circuit au champ centre gauche de Joe Dunigan. Son coup puissant a non seulement frappé l'un des majestueux arbres surplombant le Stade municipal, mais il a aussi cassé une branche.
C'est en quatrième que les Capitales ont inscrit leur premier point. Josué Peley a poussé Balbino Fuenmayor, qui avait obtenu un but sur balles, au marbre avec un solide double qui a aussi permis à Rene Leveret, auteur d'un simple, de se rendre au troisième. Après un deuxième retrait, Jean-Luc Blaquière a reçu une passe gratuite, mais Yuniesky Gurriel a constitué le troisième retrait avec un roulant solidement frappé sur la ligne du troisième but.
Les visiteurs ont ajouté un point en huitième aux dépens du releveur Kirk Clark, mais à leur tour au bâton, les Capitales ont riposté avec un point produit par Mike Provencher qui a poussé au marbre Fuenmayor. Sur le jeu, Rene Leveret a avancé au troisième. Les locaux ont ensuite placé un troisième coureur sur les buts quand Blaquière a reçu un but sur balle. Tout ça avec un seul retrait. Mais Yuniesky Gurriel a mordu la poussière et Sébastien Boucher a claqué une flèche au champ centre.
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Peley devra écouter davantage son corps
Josué Peley devra écouter davantage son corps lors des prochaines semaines. De retour au jeu mardi après avoir raté cinq semaines d'activités à cause d'une vieille blessure au genou et une autre à l'ischio-jambier, il a expliqué que même s'il était suffisamment remis pour retourner sur le terrain, il n'était cependant pas encore à 100 % de ses capacités.
«Je dois y aller progressivement», a lancé le joueur le plus polyvalent des Capitales. «Et tout dépendant comment mon ischio et mon genou vont répondre, je vais leur en demander davantage. Ce sont vraiment eux qui vont me dire si je peux pousser un peu plus la machine ou, au contraire, je dois prendre du repos. Mais une chose est sûre, ça va vraiment mieux. Si ce n'était pas le cas, je ne jouerais pas.»
Peley a indiqué qu'il aurait de la difficulté à mettre la pédale douce. Pour lui, il n'y a rien de plus normal que d'en demander toujours plus à son corps. Il a expliqué que c'était la même chose pour tous les athlètes. Mais un jour où l'autre, ilsdevaient en payer le prix. «Un moment donné, ton corps te dit: ''Tu m'as trop poussé''», a lancé le no 12 qui, lors de sa convalescence, sera suivi de près par le physiothérapeute de l'équipe de même que par un médecin. «Des gens qui pourront me ramener sur terre et me dire d'écouter mon corps.»
Le vétéran des Capitales n'a pas caché son inquiétude quant à la possibilité de se blesser de nouveau. Mais comme il n'a aucun contrôle sur ce qui pourrait arriver, il a mentionné qu'il devait chasser ses idées noires et se concentrer à retrouver sa forme des beaux jours.
Forcé à une très longue inactivité pour la première fois de sa carrière, Peley a trouvé le temps long, très long. Et il semble que ses coéquipiers aussi. Il a raconté à la blague que ceux-ci commençaient à le trouver tannant dans l'abri. «Je suis un gars d'énergie et j'aime bouger.»
Plus sérieusement, il a ajouté: «J'ai heureusement pu compter sur mes parents, ma famille et ma blonde pour m'aider. Et l'arrivée de Yuni [Yuniesky Gurriel] m'a permis de m'occuper un peu. Le fait que j'ai été à Cuba avec Michel [Laplante] et que j'ai été impliqué dans sa venue m'a donné du power et il m'a permis de me sentir un peu utile pour le club. Mais ce ne fut vraiment pas facile de voir mon équipe jouer sans pouvoir l'aider. Car rien ne peut remplacer une présence sur le terrain.»