Pendant que Catrine Lavallée et Olivier Rochon (à droite) prendront part au Mondial Acrobatx, Lewis Irving, qui se remet d'une opération à la hanche, se contentera d'observer ses consœurs et confrères.

Neuf athlètes des derniers JO au Mondial Acrobatx

Membres de l’équipe canadienne de ski acrobatique, les sauteurs Lewis Irving et Olivier Rochon feront l’impasse sur la prochaine saison de la Coupe du monde.

Irving est sur la touche à la suite d’une récente intervention chirurgicale à la hanche. Il est passé sous le bistouri, voilà trois semaines, pour régler une vieille blessure subie en 2017 à Deer Valley qui aurait pu l’empêcher de vivre son rêve olympique.

Heureusement pour lui, il a été en mesure de se démarquer, l’hiver dernier, en obtenant son premier podium avec une médaille de bronze à la Coupe du monde de Secret Garden, en Chine. Il obtenait ainsi sa place dans l’équipe olympique, terminant 24e aux Jeux de PyeongChang.

«Je commence à bien marcher, je me remets bien de l’opération. L’objectif est de prendre tout le temps nécessaire pendant cette première année de cycle pour revenir à 100 %. Comme ma convalescence s’étire jusqu’en février, ce serait trop risqué de faire des compétitions en fin de saison. L’important, ce sera de bien se préparer pour le début de la saison 2019-2020. Ça n’aurait pas valu la peine de faire cette opération si c’était pour tout risquer ensuite», raconte le skieur de Charlesbourg.

Irving ne participera donc pas au Mondial Acrobatx, en fin de semaine, au club du même nom basé au Relais du Lac-Beauport. Jeudi, il observait les sauteurs de l’élite et de la relève s’élancer sur les rampes d’eau en marge de la conférence de presse de l’événement.

«Ça fait huit ans que je pousse pour aller aux Jeux, et j’ai réussi à le faire. La dernière saison a été intéressante, car je ne savais pas trop si j’allais pouvoir la faire au complet à cause de ma hanche. Non seulement ai-je pu la compléter, mais je suis aussi allé aux Jeux, alors à ce niveau, ce fut une saison parfaite pour moi», disait la recrue de l’année de la FIS en ski acrobatique en 2015-2016.

Repos nécessaire

Quant à Rochon, il se permet une saison sabbatique après une longue route de deux ans où il s’est rebâti comme sauteur. Sa cinquième place aux Jeux de PyeongChang le comble encore.

«Je me suis placé dans une position où je pouvais faire un podium. Oui, c’est décevant de rater le podium de peu, mais je suis tellement fier de ce que j’ai fait. Maintenant, j’ai besoin d’une année de congé pour reposer mon corps afin de revenir en force à l’été 2019 pour les trois dernières années du cycle olympique», disait celui qui a déménagé à Chelsea, où il s’est trouvé un boulot d’animalier et de dresseur dans un centre canin.

Il sera toutefois du rendez-vous, ce week-end, au Lac-Beauport. Il retrouvera d’ailleurs les deux Russes l’ayant devancé en finale olympique : Iliya Burov (médaillé de bronze) et Pavel Krotov (4e). La Russie est l’un des cinq pays présents au Mondial Acrobatx avec le Canada, les États-Unis, le Japon et l’Australie.

«Je n’ai pas sauté de l’été. Je l’ai fait lundi et mercredi, je suis moins rouillé que je pensais», ajoutait celui qui aimerait bien pousser dans le dos de ses deux amis et rivaux russes.

Le Mondial Acrobatx en est à sa 14e présentation. De «party d’amis» à ses débuts, il est devenu un événement incontournable et sanctionné par la FIS. Pas moins de neuf athlètes ayant pris part aux derniers JO y participent, dont la Québécoise Catrine Lavallée. Champion du monde en 2017, l’Américain Jonathon Lillis est aussi présent.

Les compétitions se tiennent à compter de vendredi, mais le clou du spectacle aura lieu samedi, en soirée, avec la finale de la classe élite.