Au cours de la saison, Nathan Légaré a eu des contacts avec 30 des 31 formations du circuit Bettman.

Nathan Légaré confiant de pouvoir brouiller les cartes au repêchage

En marge du repêchage de la Ligue nationale de hockey vendredi et samedi, à Vancouver, nous vous proposons les dernières entrevues avec les meilleurs espoirs de la région immédiate de Québec et ceux des équipes de l’Est-du-Québec évoluant sur le territoire desservi par Le Soleil. Aujourd’hui : Colten Ellis, gardien de l’Océanic de Rimouski, et Nathan Légaré, ailier droit du Drakkar de Baie-Comeau.

Il ne faut pas espérer que Nathan Légaré fasse un plat de son classement final par la centrale de recrutement de la Ligue nationale de hockey, qui le place au 54e rang des patineurs nord-américains pour le repêchage de ce weekend. Il sait très bien que la majorité des observateurs le font pointer beaucoup plus haut sur leur propre liste et il a suffisamment confiance en ses moyens pour espérer sortir plus rapidement.

Deuxième meilleur buteur (45) et huitième marqueur de la LHJMQ (87 points) la saison dernière, l’attaquant de puissance du Drakkar de Baie-Comeau assure qu’il n’a pas été affecté par ce rang, tout ce qu’il y a de plus théorique quand on y pense. À la mi-saison, il pointait au 64e échelon.

«Je n’ai vraiment pas été dérangé par ce classement, même si tout le monde m’en parlait», a confié Légaré. «C’est peut-être pour ça que j’ai connu du succès l’an dernier. Je me concentrais sur les matchs et j’oubliais ce que me disaient les partisans et les journalistes là-dessus.»

Au cours de la saison, il a eu des contacts avec 30 des 31 formations du circuit Bettman. Lors du dernier camp d’évaluation de la LNH à Buffalo, il a rencontré les représentants de 21 équipes. Ceux de Pittsburgh et de Chicago sont allés un peu plus loin que les préliminaires, l’invitant à souper. Est-ce un signe de leur grand intérêt?

«Je ne sais pas, mais j’espère sortir le plus haut possible, peut-être en deuxième ronde. On ne sait pas ce qui peut arriver et le rang de sélection, ce n’est pas ce qui est le plus important. Le plus important, c’est d’avoir sa chance. On l’a bien vu avec Alex Barré-Boulet», a-t-il fait valoir.

Ignoré par toutes les équipes de la LNH, Barré-Boulet a finalement signé comme agent libre par le Lightning de Tampa Bay l’an dernier. Affecté au Crunch de Syracuse, le natif de Montmagny a raflé rien de moins que le titre de recrue de l’année dans la Ligue américaine. Légaré n’aura sûrement pas à vivre la même déception que Barré-Boulet au repêchage, mais on comprend bien où il veut en venir avec cet exemple.

Coup de patin

L’ailier droit a entrepris son entraînement estival avec son bon ami Alexis Lafrenière et d’autres gros noms du circuit Courteau comme Samuel Poulin, Xavier Parent, Samuel Bolduc et son coéquipier chez le Drakkar, Christopher Merisier-Ortiz.

En compagne du réputé préparateur physique Stéphane Dubé, Légaré travaille particulièrement sur le principal point sur lequel les dépisteurs ont une réticence dans son jeu, soit son coup de patin. Mais il ne faut pas oublier qu’à six pieds et plus de 200 livres, Légaré ne peut pas accélérer comme un joueur de plus petit gabarit. «Je vais me concentrer sur ma vitesse, mais pour passer à l’échelon supérieur, il faut tout améliorer, pas juste un élément», reconnaît-il avec justesse.

Quand cette fameuse chance de faire ses preuves se présentera, Nathan Légaré entend tout faire pour demeurer «en haut», mais il demeure réaliste. «Pour moi, il n’y a rien d’impossible, mais pour mon développement, je ne serai sûrement pas frustré si je dois retourner au niveau junior. Ce sera à moi de connaître un vrai bon camp pour forcer la main de l’équipe qui m’aura repêché», conclut le jeune homme de 18 ans.